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ALEXIS-ENZO : My Bodygard

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Dim 8 Mar - 12:43
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J’ai été très silencieux le long du trajet. Pas un seul mot, cela mettait une ambiance un peu pesante dans la voiture. Alexis devait se demander ce qui n’allait pas tout en se doutant que je n’étais pas content. Je me dirige vers le parking souterrain où je gare la voiture puis je fais signe à mon garde du corps de me suivre. Nous nous sommes dirigés vers ma suite. A pas lents, mais toujours calme pour l’instant, même si la colère grondait en moi après ce qui venait de s’être passé dans la clairière. Alexis allait devoir comprendre certaines choses en travaillant pour moi, je n’allais pas laisser ce genre d’incidents se reproduire. J’avais de grands projets pour lui, pas question qu’il fiche tout par terre juste pour de pareils enfantillages. Une fois arrivé chez moi, je lui demandais de refermer la porte derrière moi.

Puis avec vélocité mon poing s’écrasa à quelques centimètres de sa tête tandis que l’autre le saisis par le col et que mon visage s’approcha du sien, d’une vois colérique je lui demandais :

- A quoi tu joues Alexis ? Tu veux replonger ? Est-ce que tu réalises ce qui aurait pu se passer ? Si je n’étais pas venu que ce serait-il passer selon toi ?!

Il me donne sa version des faits, lorsqu’il conclue sa phrase je me doute qu’il s’imagine que je vais le munir pour avoir désobéi, il parait que la maîtresse est assez rude envers ses hommes. Je ne tolère pas l’échec, mais avec Alexis les choses sont différentes, plus personnels… Nous aimons la même femme, je l’ai embauché car j’ai du respect, de la sympathie et aussi une légère attirance physique. Mais je reprends la parole, lui expliquant clairement les choses :

- Arrête avec ça ! Je me moque de savoir s’il t’a insulté ! Il y a un point sur lequel je suis d’accord avec ce goupil, si tu voulais vraiment arrêter ce combat tu l’aurais fait ! J’ai hésité à descendre ce renard ! Parce que je préfère me salir les mains que de te revoir plonger dans le sang et la crasse !  L’honneur, le bushido, ce sont des valeurs qui ne sont qu’un prétexte pour la violence et la bêtise ! Tu as de la chance que ce renard soit juste trop jeune et naïf pour comprendre quoi que ce soit. Je t’ai embauché pour te donner une seconde chance ! La chance de ne pas rater ta vie comme moi je l’ai fait ! Tu travailles pour moi, mais ça ne veut pas dire que tu es quelque chose de remplaçable comme une arme ou un objet ! Tu es dans ma famille, ça veut dire que tu es comme un frère ou un camarade. Si tu meurs par la main d’un autre, je le traquerais et lui ferais payer cela au centième ! Alors ne refais plus cela, que tu sois en tort ou non je ne veux plus que tu retombes dans le meurtre…

Le ton de ma voix s’est un peu calmé. Puis, sans crier gare, ma main gauche vient caresser sa joue et sans expliquer pourquoi, ma bouche vient se poser lentement contre la sienne, cela ne dure que quelques secondes mais l’Archer ne s’attendait certainement pas à une telle réaction de ma part. Depuis la nuit avec Pearl, difficile de cacher que l’humain m’a un peu tapé dans l’œil. L’avoir à mes côté en tant que garde du corps est une grande satisfaction pour moi, mais depuis quelques temps je suis de moins en moins matériel, mais je veux toujours plus pour combler le vide que j’ai dans mon cœur et mon âme. Et l’absence récente de Jun n’a pas arrangé les choses.

Je regarde enfin Alexis dans les yeux, ce baiser sera sa punition pour avoir mis sa vie en danger, je l’ai déjà pardonné mais je me permets de lui faire comprendre ceci :


- Est-ce que tu comprends enfin… que j’ai eu peur pour toi ?
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Dim 8 Mar - 12:43
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A peine la porte enclencha le verrou que la punition à laquelle Alexis s'attendait arriva (sur le fond ; sur la forme, il n'avait aucune idée des méthodes d'Enzo). Il ne le frappa pas, mais il l'empoigna vigoureusement. Le russe avait l'habitude, en revenant au quartier général, de subir les caprices ou les humeurs de son employeur, qu'elle soit une diva de la mafia ou un Okami dangereux. Il subissait en silence, le regard fuyant, sans parler d'abord, tentant de s'expliquer ensuite. Et comme d'habitude, se sentir incompris. Il se contenta de laisser passer la colère du moment, sans chercher à démentir ce qu'il pensait véritablement.

Alors qu'il imaginait déjà le pire, en fermant les yeux d'appréhension, mais... Rien n'arriva. Et le discours n'était pas le même que d'ordinaire. Le Parrain avait été tenté de tuer Kitsune Magato. Il voulait le sauver d'une vie pareille à celle du passé du Sicilien, qui devait être terrible si on en croyait cette simple évocation. Il insistait bien sur cette embauche inespérée, cette chance de changer de vie. Alexis était toujours resté sceptique à ce sujet, mais cette confirmation installa dans son coeur un sentiment de regret. Il avait déçu son Maître, qui était plus un membre d'une nouvelle famille qu'un maître à l'image d'Irina Vassiliec. Il n'avait jamais entendu un tel discours. ENzo s'était inquiété pour lui, pour son garde du corps ? D'habitude, un parrain, cela s'inquiète pour soi, pour son gang, mais pas individuellement à un membre...
Pour couronner le tout, histoire de ne laisser aucun doute, le Don porta une main à sa joue et l'embrassa, le laissant aussi mortifié que séduit. Ah ça, se faire embrasser de cette manière par son patron, ce n'était jamais arrivé. Ce contact eut l'anvatage de calmer pour de bon la panique d'Alexis qui se laissa faire un instant. Il n'arrivait même plus à réfléchir, à savoir ce qu'il devait faire. Hésitant, il leva juste la main pour réclamer l'attention.

- Aies-je l'autorisation de parler ?

Enzo la donna. Alexis prit son courage à deux mains pour tenter d'expliquer la vérité sur ce qu'il s'était passé.

- Don Ariacci, je n'ose pas vous contredire, mais après tout, vous m'avez dit vous-même que soit on était dévoré, soit on prenait les choses en main. Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de présenter mes opinions dans mon métier. Néanmoins, vous vous montrez plus... euh... ouvert que le Serpent, et c'est pourquoi je profite de votre clémence pour prendre la parole. Même si cela doit vous déplaire ou vous mettre en colère. Je pensais avoir été clair, l'autre jour. J'ai toujours détesté tuer, et je ne suis on ne peut plus heureux de savoir que vous ne m'obligiez plus à le faire. C'est pourquoi je me vois à la fois surpris et contrarié que vous apportiez peu de confiance à mon dégoût pour le meurtre, en pensant une seule seconde que j'aurais eu envie de tuer le Renard. Vous manquez d'informations sur cet incident. Si j'ai accepté de me battre contre lui, ce n'était pas par égoisme, ou par caprice, bien que c'est ce qu'on me rabat beaucoup aux oreilles ces derniers temps. C'est pour une question d'honneur. Quand on vous défie, on ne recule pas. Mais c'était un combat sans mort au bout, et ce dès le départ.

Il respira un bon coup.

- Si cela peut vous rassurer, il m'a provoqué à plusieurs reprises pour que je me batte à fond. A part mon dernier coup, j'ai refusé de me battre à l'arc, et j'ai même jeté mon carquois à terre, pour me battre au corps à corps. Pour deux raisons : je ne veux pas tuer, je ne veux plus tuer ; et surtout, je n'agis jamais sans ordre, qu'il soit explicite ou implicite. Je n'ai pas pris la décision de tuer Pearl. CEla faisait partie des ordres implicites du serpent : "si on découvre quoique ce soit sur nous ou un membre du gang, tuez cette personne." Or vous, vous ne m'avez jamais donné de règles qui allaient dans ce sens. Don Ariacci...

Il s'arrêta, hésita, avant de dire dans un souffle presque inaudible.

- Vous m'avez sauvé la vie. Me croyez-vous assez stupide pour vous bafouer gratuitement ? Je sais que notre milieu, nous ne pouvons nous appuyer que sur nous-même, mais si vous fonctionnez vraiment comme dans une famille, il va falloir apprendre à faire confiance.

Aussitôt après, se rendant compte de son insolence pour laquelle, en Russie, il aurait subi mille tourments, il s'agenouilla à nouveau devant le Sicilien en signe d'excuses.

- Pardonnez-moi pour mon arrogance, je...
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Dim 8 Mar - 12:44
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Alexis prend la parole afin d’expliquer la situation dans laquelle il était. Je peux difficilement lui reprocher cela. Il a juste joué le jeu de cet impulsif hybride. Les renards de nos jours, ils ne peuvent pas s’empêcher de mettre leur nez n’importe où ! Ce garde du corps est le petit frère de Pearl ou quoi ? Puis, Alexis me tient un discours qui ne me titille pas, mais me surprend. Je le trouve même incroyablement plus bavard que la dernière fois où nous nous sommes parlés. Ses paroles par contre, n’aurait certainement pas été très apprécié de ses anciens camarades et lui aurait valu un aller simple au goulag ou à nager avec les poissons du poids aux pieds.

Mais le voir s’agenouiller ainsi me fait sourire, je me mets à son niveau passe ma main dans sa chevelure sombre et prend un ton rassurant :

- Allons, pas tant de cérémonies avec moi. Si je venais me fâcher lorsqu’un de mes hommes prend la parole, je devrais passer une grande partie de ma vie seul et je m’ennuierais beaucoup. En général les gens qui me font affront ne vivent jamais longtemps. J’ai besoin de toi et je ne t’en veux pas. Si je ne te faisais pas confiance, tu ne serais pas aussi proche de moi no ? De plus, je crois que je comprends de mieux en mieux pourquoi Pearl te trouve si…

Relevant son menton, ma langue vient sinueusement caresser ses lèvres puis ma bouche s’unit une nouvelle fois à la sienne et ma taquine langue invite la sienne à effecteur le début d’un ballet sensuelle. Quoi de mieux qu’un baiser pour pardonner et rassurer ? Bien sûr, je n’embrasserais jamais Clemenza, ça dieu m’en garde je ne donne pas dans les hommes de plus de 40 ans. Rien que d’y penser, c’est un parfait tue-l’amour. Mais ce serait du gâchis de ne pas profiter d’un aussi beau jeune homme qu’Alexis.

Je termine le baiser, lui souris tout en gardant son menton entre mes doigts et lui susurre :

- Attirant… Mais si tu continues à me taquiner ainsi je te punis d’une autre façon, ou tu risques d’y prendre gout…

Je n’ai pas honte de ses paroles. Après tout, je ne suis pas le genre d’homme à me marier, je pourrais être fidèle, si quelqu’un serait assez amoureux ou fou pour m’aimer. Depuis que je suis sans nouvelles de Jun, je suis un peu plus volage que d’habitude. Peut-être est-ce que je suis toujours à la recherche de l’être aimé… ou pas. Je ne sais pas et comme dirais Tsukiya, c’est fatiguant de penser à cela.

Je me relève et invité Alexis à se relever, même si une pensée peu chaste traverse mon esprit quand je le vois agenouillé ainsi. Mais ne tentons pas aussi facilement le diable, même si je ressens un début d’attirance et de désir se former. Je reprends la parole et demande à mon garde du corps :

- Mais assez parlé de cela. L’incident est déjà clos pour moi. Veux-tu boire quelque chose ? Oh ! Et plus encore, si tu me disais plutôt ce que tu as fait de ta journée en plein liberté. Je serais curieux de savoir ce que tu as fait.
Je me sors deux verres et une bouteille de saké que je gardais en réserve pour une grande occasion. Peut-être celle-ci en est une ?
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Dim 8 Mar - 12:44
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Une rencontre avec une jeune fille ? J’espère que ça s’est bien passé, en tout cas cela ne me surprend guère, Alexis est le genre d’homme qui plait facilement aux jeunes demoiselles. Il a même fait du shopping ? Comme cela devait être amusant, je me demande ce qu’il aime porter, avec le beau temps qu’il fait. Puis mon garde du corps commence à me poser une question qui me surprend. Il veut savoir pourquoi je trouve que nous nous ressemblons ? Ma foi cette question devait arriver à un moment ou un autre. Et le voilà qui panique à nouveau comme un geek devant le dernier numéro de Neko Chan magazine.
Dio mio…

Je reprends la parole pour le rassurer :

- Tu n’as pas à t’excuser. Après tout, n’est-ce pas toi qui m’as dit qu’il fallait que j’apprenne à te faire confiance ? Sache juste que ce que je vais te dire, devras rester secret, personne pas même Pearl ne doit connaitre ce que je fus jadis et ce qui m’as amené ici, au sommet. Installe-toi, c’est un long récit.

Je le laisse prendre place, puis tout en prenant quelques gorgées de mon verre tout en débutant mon récit, lui Alexis, l’ancien Archer du Serpent sera le premier à entendre l’histoire d’Enzo Ariacci, toute l’histoire :

- Je suis venu à new York auprès de mon père, ma mère et ma sœur. J’ai appris l’anglais mais mon père a fini par mourir déçu par ses rêves déchus de faire richesse. Ma mère l’a rejoint peu de temps après et j’ai dû élever ma petite sœur tout seul. J’ai laissé de côté des études pour elle. J’ai volé, extorqué, frappé j’aurais même pu tuer pour elle, j’ai été aux ordres de Don Armano. Au pénitencier de Wall of Pain, j’ai appris que je pouvais devenir plus dangereux que n’importe quel truand. Je pouvais inspirer la peur par ma force et mon aspect hybride mais aussi la loyauté et le respect par mon sang de vrai Sicilien. Mais je l’ai perdu, ma petite sœur, ma Lucrezia… Tuée par Clar Faegan, un client de Don Armano, le porc pour qui j’avais tout sacrifié. IL n’avait de Sicilien que le nom, quel genre d’homme d’honneur ferait d’une enfant une catin qui accueillerait la semence des hommes ?!

Ma main se resserre et brise le verre d’Alcool, je laisse échapper un léger sifflement de douleur mais fait signe à mon garde du corps de ne pas bouger. Je prends une serviette non loin de là et compresse la plaie légèrement ouverte sur ma paume. Puis je reprends un ton plus calme et affirme à Alexis qui continue de me regarder et peut être de s’inquiéter :

- Désolé… Elle était ma dernière lumière… J’ai refusé cela, j’ai tué Faegan, Don Armano, tous ceux qui ont contesté mon autorité. J’ai finis par posséder ce que je désirais. Je suis devenu un criminel pour ne plus devenir la victime et le pantin. Si je t’ai acheté auprès de la maîtresse, c’est parce que je ne voulais pas que quelqu’un devienne comme moi. Tu serais devenu sans émotions, un tueur froid qui obéit aux ordres. Peut-être même aurait tu été à assassiner la maîtresse pour prendre sa place et tenter de reprendre ce qu’elle t’a pris ? Mais tu aurais juste sombré dans le même cercle vicieux dans lequel je me noie. Je t’ai embauché pour veiller sur moi, mais j’ai aussi besoin que tu me soutiennes. L’argent n’achète pas l’amitié. C’est pour ça que je ne regrette pas de t’avoir à mes côtés, que je te fais confiance…

Je me lève de mon fauteuil, puis la paume de ma main vient caresser son visage. Mon inlassable soif et faim de posséder tout ce qui se trouve près de moi. Y compris même Alexis. C’est une drôle de façon que j’ai, un peu luxurieuse de vouloir vraiment posséder plus encore ce que j’ai. Ça plus le fait qu’Alexis est attirant et dégage de puissants phéromones. Ceci dit, je sais que ce n’est pas le moment.

C’est la première fois que je parle de mon passé à quelqu’un d’étranger. Je ne peux savoir qu’elle sera sa réaction, après tout cet humain est à la fois fascinant et étrange à mes yeux.
Près de lui, je continue à parler :

- Depuis que je suis au Complexe, je me suis attendri pour des choses que j’aurais jugées… insignifiantes à mes yeux. J’en suis même à aimer la même femme que toi, tout en profitant de la vie sous ses aspects. Luxure, argent, voiture, nuit exotiques… Mais je sais que je ne peux pas, je mettrais en danger ce que j’aime et ils deviendront des cibles de mes récents ennemis. Au final, ma vie sera comme ce verre : vide et je serais à jamais insatisfait hélas…

Concluais je en massant ma main encore un peu douloureuse.
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Un secret que Pearl ne connaissait pas ? Diable, cela devait être vraiment terrible. Alexis s'attendait à une confidence d'une vie triste et sans pitié. Il prit un siège à promixité du Don, et écouta attentivement son récit.

Pour devenir un mafieux aussi important que lui, l'existence n'avait pas pu être un champ de blé où l'on court en riant sur l'air de Raindrops Keep Fallin' on My Head, mais plutôt un champ de bataille où se dressaient des fils barbelés, jonché de cadavres où plane une atmosphère lourde et l'odeur du sang. Les premières victimes ne sont jamais la personne concernée, mais les proches qui subissent ses choix. Dans le cas d'Alexis, il avait été jeté en pâture à la Bratva à cause de l'ambition du Colonel Nikolai Dolohov. Pour le punir de son erreur, il était été tué et son fils destiné à un avenir peu enviable.
Le cas d'Enzo était aussi dramatique. La vie ne lui avait pas fait de cadeau. Il survivait pour aider sa jeune sœur, en prenant des risques, en allant en prison. Mais il avait été trahi par celui qu'il servait, de la plus vile façon qu'il soit : en exploitant une pauvre enfant à un travail déjà traumatisant pour des adultes forcés. Dans le même cas, Alexis aurait lui-aussi perdu la raison et réglé son compte aux responsables de cette sordide histoire. Tout ce qu'il avait fait, tous les sacrifices pour la seule lumière de sa vie, volé ainsi... De quoi devenir fou, en effet. Brisé par sa lutte quotidienne, le loup furieux était passé en mode prédateur. L'intensité de son histoire, dont il avait été marqué à vie, entraîna la destruction du verre qu'il tenait dans la main, le blessant au passage. Inquiet, le Russe cilla, mais il attendit. Enzo n'avait pas fini.

Il comprenait mieux à présent les arguments d'Enzo qui l'avait mené à le sauver. Il n'avait pas connu lui-même d’événements déclencheurs d'une fureur démentielle, comme le décès de Lucrezia. Sans cela cependant, il serait resté passif,aux ordres de sa maîtresse. Que serait-il advenu de lui si vraiment il avait mis à mort Pearl ? En serait-il arrivé jusque là et aurait envoyer une flèche de figer entre les deux yeux de la directrice du Serpent, laissant aller sa haine dévastatrice ? Heureusement, grâce à Pearl elle-même et à Enzo, il n'aurait pas à connaitre cet avenir funeste.
Une bouffée de reconnaissance envahit son être, tandis qu'Enzo reprenait la parole pour parler du changement qu'avait annoncé son séjour au Complexe hinata. Étrange... le lieu était-il un parados au sens religieux du terme, car la vie du jeune homme y aussi y avait radicalement changé. Il avait découvert une autre réalité que la sienne, pleine de joie, de jeux, de soleil, de vie, en fait.

Enzo avait fait une sacré déclaration demandant du courage à se mettre à nu ainsi ; il abandonnait ses réserves. Un acte qui se révélait souvent mortel dans leur Milieu, preuve ultime de la confiance qu'il accordait à son nouvel employé. Sa tristesse avait sincèrement touchée le slave, qui se leva de son siège, alla dans la salle de bain pour quérir dans la pharmacie tout ce dont il avait besoin. Il "gardait le corps" d'Enzo, et son rôle sous-entendait de le guérir de ses blessures, même infligées par sa propre personne. Dans le cadre de son travail, Alexis risquait toujours d'être touché, et à ce titre, il avait été préparé devoir se soigner avec les moyens du bord. Il prit la main blessée, l'examina, vérifia la présence éventuelle de verre. Il posa sa bouche sur la plaie et aspira, retirant de cette manière une minuscule éclat qu'il jeta à terre. Il désinfecta, et commença à bander la main tandis qu'il reprenait la parole, enfin, tout en évitant que leurs yeux ne se croisent, se focalisant sur sa tâche. Il ne voulait pas mettre mal à l'aise Enzo par l'expression de sa compassion. Les grands leaders n'aiment pas cela.

- Je vous remercie de vous être confié à moi avec tant de sincérité. Je ne saurais non plus jamais assez vous remercier de m'avoir tiré du bourbier dans lequel j'étais. Alors, le moins que je puisse faire est de tenter de remplir le fond du verre.

Il déposa ses lèvres sur celles, closes par la tension, du Sicilien qui sembla surpris par cette initiative.
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Dim 8 Mar - 12:44
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Alexis s’absenta quelques instants pour revenir panser ma plaie à la main. Il ôta un bout de verre de manière… Disons, assez propice aux fantasmes de jeunes filles. Bien que j’avais peur qu’il avale le dit corps étranger et ne se blesse. Il évitait mon regard, je ne pense pas qu’il agissait ainsi par impolitesse, mais peut être qu’après mes déclarations, il ne voulait pas me troubler d’une quelconque manière. Il penserait que je ne devais pas être mis mal à l’aise.

C’était surement déjà trop tard, car j’avais déjà été touché par son écoute, ses soins et son baiser.

- Je vais finir par penser que tu aimes faire cela…

Murmurais je avant de reprendre le baiser, caressant la peau de sa nuque, mes phalanges se baignant dans le sombre de sa chevelure ébène. Mon autre main descendait lentement sous le haut de mon garde du corps, effleurant ses hanches avant de se poser au niveau de son dos. Je commençais à perdre peu à peu le contrôle de ce « tête à tête » avec mon garde du corps. Personne avant lui n’avait été aussi proche de moi en aussi peu de temps.
C’était à la fois troublant, inquiétant et excitant…

Mais je ne pouvais pas imposer quoi que ce soit à Alexis, je ne l’avais pas tiré de sa vie passé pour lui offrir des chaînes dorées. Nous aimions la même femme c’était une chose, et celle-ci l’aimait sans aucun doute plus que moi. Mais étais ce suffisant pour que je décide de m’approprier son corps en plus de sa confiance et de sa loyauté ?

Je mis fin au baiser alors que nos langues s’enlaçaient de manières sensuelles pour lui demander d’un ton suave et grave :

-Mais tu penses pouvoir le faire ? Je suis surpris par autant d’initiatives de ta part. Je n’avais aucuns doutes sur tes capacités, cependant voir une telle loyauté chez toi en si peu de temps. Ce n’est pas contre toi, car je pensais qu’une femme comme Pearl pourrait combler ce vide. J’ai dû mal à me séparer de ce que j’aimerais avoir tu comprends… De plus, je me demande ce qui se passera si jamais je demande ton soutien et tes soins plus souvent ? Comment réagiras-tu si jamais je m’attache à toi ?

Suis je vraiment sincère? A moins que je ne me mente à moi même et que je sais que je n'arrive pas à me défaire de cette belle renarde. Elle me fait autant de mal que du bien et elle est plus addictive et enivrante que la plus puissante des drogues. Et Alexis dans tout cela?

Ce que je lui affirme est comme une formule de politesse aussi directe que maladroite à mon sens. Ma main caressa alors sa joue, je me remémorais alors cette nuit sublime avec Pearl que je peine et refuse à oublier. Ses gestes érotiques sur moi qui me donnent chaud. Une partie de moi aimerait surement ressentir une nouvelle fois ses intimes sensations. Je lui souris et reprend alors :

- Aussi vrai que j’aime ta présence et que ton contact m’est agréable. Je n’ai pas envie de t’imposer quoi que ce soit.

Cette relation de garde du corps et protégé prend une tournure assez inattendue…
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La main d'Enzo alla vagabonder dans ses cheveux avec une douceur qui surprenait autant qu'elle était agréable. Etait-ce tromper Pearl que de se laisser aller avoir lui ? Non, en toute innocence, il ne le pensait pas. Elle était déjà proche du parrin quand ils avaient fait l'amour la première fois. Quant à leur ménage à trois, n'était-il pas une preuve suffisante ? Une relation spéciale se mettait en place progressivement entre eux, et Alexis lui-même était surpris.
Il ne ressentait pas les mêmes émotions entre le loup et la renarde. Pearl, c'était ce qu'on pouvait candidement appeler l'amour. Du moins, vu qu'il ne l'avait jamais été auparavant, c'était ainsi qu'il analysait leur relation.
Avec Enzo, c'était différent. L'apprentissage d'Alexis était une première raison ; l'habitude de servir par tous les moyens possibles et agréables son patron. La seconde avait pour origine Enzo lui-même. Il attirait à lui le jeune homme sans que ce dernier ne puisse l'expliquer. Il était envoûtant à de nombreux égards. Son physique, son aura, son assurance. Et cela sans même connaitre son caractère et son passé.

A présent que le Russe en savait plus, un nouveau sentiment vint s'ajouter à son trouble. Il se sentait proche et comprenait les motivations du loup, sa dureté de l'autre jour, mais aussi la pitié qu'il avait eu pour le jeune homme et qui avait vraiment touché Alexis. L'Ookami lui avait permis de se sentir plus humain alors qu'il amorçait une phase de perte d'émotions, jusqu'à quoi ? L'incapacité de ressentir la pitié ? Devenir un tueur sans état d'âme et perdre son identité ? COmment ne pas ressentir une profonde reconnaissance envers lui ? Il était prêt à tout maintenant pour Enzo, quitte à donner sa vie pour lui. Oui, il en était jusque là. Tout le monde n'avait pas droit à une telle seconde chance dans son existence, et on lui en avait offert une. C'était quasiment une renaissance ; pas totale, vu que le brun ne quittait pas les gangs mafieux pour autant, mais la relation patron-employé n'avait plus aucun rapport avec ce qu'il avait connu. Terminée l'oppression qu'il ressentait tous les matins au point où parfois il était incapable d'avaler quoique ce soir au repas. Craindre les regards et se balader dans le quartier général les yeux résolument fixés sur le lino. Non, cela n'avait rien à voir avec le Serpent.

- La loyauté fait partie de mon métier, qu'on le veuille ou non. Je suis navré de dire que si je changeais encore une fois d'employeur, je ne vous serais plus fidèle, je me donnerais à celui à qui j'appartiens.

Tous les mots qu'il prononçait n'étaient pas pris au hasard. Ils étaient là pour taquiner le sentiment de possession d'Enzo, lui indiquer de cette façon que le Sicilien était le réel propriétaire du jeune homme.

- Je prends peut-être trop d'initiative, et de ce fait je vous créé une dépendance supplémentaire à ma personne, surtout avec ma promesse de "remplir le verre", si je puis réutiliser votre métaphore. Que les choses soient claires ; je ne tiens pas à remplacer quiconque. Je dis juste que votre verre ne contiendra pas seulement un seul type de liquide. Votre relation avec Pearl est différente d'avoir moi, et je m'appliquerais à combler vos besoins uniquement sur ce point précis, sans chercher la concurrence ou un remplacement. Si vous parlez de vous attacher à moi, ce sera de votre fait. C'est une peur que vous avez et je peux la comprendre à présent ; sans vous, je n'aurais jamais pu en saisir la teneur. Je me rends compte de la difficulté que cela parait, surtout si, pour une raison ou une autre, la personne à laquelle vous tenez disparaît.

Il s'interrompit avant de reprendre, avec le même calme professionnel que d'ordinaire, la sincérité en plus.

- S'il y a bien un élément que je souhaite retenir de ma carrière de tueur, c'est celui-ci : la vie est courte. Si vous commencez à vous poser trop de questions comme vous le faites, cela va handicaper votre quotidien. Vous aimez Pearl ? Côtoyez-la, demeurez à ses côtés et ne songez qu'au bon moment que vous passez en sa compagnie. Au moins, lors du dernier jour fatal, vous ne ressentirez aucun regret en vous disant que vous auriez aimé être plus présent.

Il fit une nouvelle pause.

- Je suis très touché par votre ressenti à mon égard ; je ne m'attendais pas à ce que vous me disiez cela aussi vite et aussi tôt. Notre rencontre est finalement une chance pour nous deux. Vous m'avez sauvé la vie, peut-être vais-je pouvoir influencer la vôtre ?
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Je ne m’attendais vraiment pas à ce genre de conseils de la part du jeune slave. Comme quoi, on n’est jamais assez surpris par notre propre entourage. Les paroles du jeune russe sont sage, lui qui n’a connu que la captivité et la vie de tueur est néanmoins de bon avis. Je parlerais avec Pearl, il le faut. Mais je devrais taire mes sentiments pour elle si je ne veux pas qu’elle soit mise en danger par « Phoenix ». S’ils n’étaient pas là, je pourrais prendre le risque de baisser ma garde, juste pour elle, juste pour le plaisir de sentir son regard ambré sur moi, son sourire taquin et la douceur de soie de ses mains sur ma joue.
Une torture si enivrante et addictive que je ne puis ressentir avec quelqu’un d’autre…

La vie est courte ça je le sais et comme Tsukiya me l’a fait remarquer, je me pose surement trop de questions, je réfléchis trop aux conséquences et en bout de courses, je ressemble à ses hommes qui ne savent plus où donner de la tête. Si je profiter de tous ses plaisirs, sans penser aux autres mais à moi ? Est-ce que cela me ressemblerait vraiment ? Une fois encore, je me pose trop s de questions. Peut-être devrais-je profiter des hommes et des femmes qui croisent ma route. Et si jamais je me retrouve avec plusieurs compagnons et compagnes, well… Je suis un loup, je n’obéis pas aux lois des hommes.

Je finis par sourire et affirme au jeune homme en effleurant à nouveau sa joue du dos de ma main :

- Il est vrai que pour un garde du corps tu ne manques pas d’initiatives. Certains n’apprécieraient pas ça mais ne n’est pas mon cas. Puis je parler d’avoir de la chance ? Oui peut être… Je règlerais mon « problème » avec Pearl plus tard, je ne dois pas laisser cela embrumer mon esprit plus longtemps, par respect pour la femme que nous aimons toi et moi. Cependant je te remercie de tes conseils Alexis. Je vois que j’ai bien fait de te choisir comme protecteur. Mais cessons de parler de choses qui me tourmentent, pour l’heure, j’ai d’autres idées en tête et je serais bien curieux de voir comment comptes-tu influencer le cours de ma vie…

A ses paroles je dépose un nouveau baiser sur ses lèvres, puis lentement, je déboutonne ma chemise, révélant ainsi mon torse aux yeux de l’humain tandis que mes mains cherchent à ôter son haut que je juge inapproprié à cette chaude situation. Puis je lui fais signe de s’approcher de moi en lui susurrant :

- Viens…

Beaucoup jugeraient cet acte d’obscène et de dangereux. Je réponds à une envie luxurieuse et capricieuse. Cependant, je sais que je fais confiance à Alexis, celui-ci est mon protecteur et mon confident. Je peux lui parler en toute sincérité sans risques de représailles ou de traitrises. Et son charme mon dieu, même moi qui préfère les femmes voluptueuses et les être androgyne, je dois avouer honteusement qu’Alexis est le premier « homme » sans féminité qui me fait autant d’effet.

Est-ce dû à ses phéromones ou quelque chose d’autre dans ce genre ? Je ne sais pas mais alors que je suis adossé au fauteuil mon garde du corps contre moi, mon être entier n’est pas insensible aux charmes de mon protecteur alors que nos lèvres sont collées l’une contre l’autre, que nos langues entament un tendre ballent érotique et que je sens mon membre emprisonné dans sa prison de tissu se raidit sous ses cuisses. Ma bouche vient aussi gouter à la peau de son cou, puis se perd le long des pointes sensibles de ses pectoraux alors que mes mains glissent lentement le long de ses hanches et de son fessier ferme.
Avant que je n’aille plus loin, les joues écarlates je finis par avouer à mon tendre confident tout en massant ses hanches sportives :

- Alexis… J’ai envie de toi… Si tu veux que je m’arrête dis le moi maintenant tant qu’il est temps.

Toujours laisser le libre arbitre à ceux qui me sont proche et que j’aime, c’est la moindre des choses no ?
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Dim 8 Mar - 12:44
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Alexis prenait-il trop vite goût à la liberté ? Peut-être, c'était un bien plutôt qu'un mal, dans le sens où Enzo lui en laissait la possibilité. Il se laissa donner des conseils alors qu'il était peut-être le plus mal placé pour cela ; néanmoins les tueurs, pour approcher leurs cibles, doivent savoir faire preuve de psychologique et posséder un sens de l'analyse. Et a priori, il ne s'était pas trompé au sujet d'Enzo.

Celui-ci interrogeait le jeune homme, malgré qu'il le connaisse mieux à présent. En dehors de sa force monumentale (le cou d'Alexis s'en souvenait encore), de son autorité naturelle lors des moments de crise, le slave s'étonnait que le Parrain soit aussi émotif. Autant Alexis n'avait vraiment craqué qu'une fois dans sa vie, durant cette soirée à la fois douloureuse et sublime, autant il avait un contrôle de ses émotions à tout épreuve - quoique Kiyohi avait sûr le surprendre, elle petite innocente maladroite. Cependant, en bon méditerranéen au sang chaud, Enzo était réfléchi dans les moments de calme, mais dès que ses sentiments prenaient le dessus, il lâchait la bride et laissait tout sortir sans se contrôler. Sur ce point, les deux hommes étaient assez opposés. C'était peut-être sur ce point, entre autres, que le brun allait pouvoir lui apporter quelque chose.

En attendant, même si sur certains points, Alexis prenait enfin son envol, sur d'autres, notamment l'obéissance aveugle, il était encore asservi par les règles de son ancien patron et partait du principe que si Enzo avait effectivement envie de lui, il devait accepter sans penser à son propre libre arbitre. A ceci près de différent : autant avant, c'était une vraie corvée, tant il détestait les Grands Pontes du Serpent, autant avec le loup, il y avait quelque chose de différent, qu'il ne saurait même pas expliquer. Ce n'était pas de l'amour : ce sentiment, il l'avait bien pour quelqu'un, bien qu'il ne soit pas tout à fait sûr de son fait, c'était en tout cas comme cela qu'il le décrivait.
Non, l'hybride avait un pouvoir sur lui. Il attirait le jeune homme comme un aimant, qui se sentait si reconnaissant, et si admiratif de cet être charismatique, qu'il ne parvenait même pas à arrêter son élan, à la limite de l'hypnotisme. Il se laissait faire tandis que le loup ôtait son haut et le sien, sa chemise noire glissant sur sa peau avant de tomber par terre, et dévoila l'épiderme pâle du jeune russe.
A nouveau leurs langues se mêlèrent dans une danse voluptueuse qui saisissait Alexis de la tête aux pieds, se sentant prêt à passer à l'action, et à devenir l'esclave consentant des désirs de son maître. Les mains chaudes de ce dernier, à la fois délicates mais aventureuses, participaient à un embrasement général que, malgré toute la bonne volonté du monde, le brun ne pouvait dissimuler.

- Il est trop tard pour arrêter...

De l'ambiguité de la sexualité d'Alexis, il était à la fois ce que les japonais désignent comme Seme et Uke : il était un soumis aux initiatives entreprenantes. Il dominait son partenaire pour mieux se soumettre lui. Il détestait cela avant, car ce comportement était toujours lié aux préliminaires du meurtre. Mais il n'était plus question de la seconde étape, il prenait enfin du bon temps dans ses relations charnelles.
Aussi, sans tarder, sans même s'occuper du torse pourtant puissant de son patron, agissant de façon franche, il s'agenouilla devant lui, défit la fermeture éclair de son pantalon de marque. Il découvrit le membre puissant de l'ookami, confirmant son attirance pour l'humain. A travers le tissu du sous-vêtement, il se mit à le caresser de son index, tout le long, avant de l'embrasser doucement. Il fit durer ces baisers indirects pour accentuer le sentiment de frustration d'Enzo, pour le mener à une véritable délivrance. Il coulissa enfin le boxer, le sexe n'en pouvant plus jaillit de sa prison sans détour. Sans lui laisser aucun répit, Alexis prit le gland entre ses lèvres et le parcourut par de rapides va-et-vient provocateurs. Puis il entreprit un mouvement vertical de sa tête pour satisfaire l'ensemble du membre, sa langue parcourant le moindre millimètre d'attention.
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Dim 8 Mar - 12:45
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La messe était dite, plus de marche en arrière possible mais je n’avais aucun regrets sur ce qui allait se passait à présent. Alexis était mon garde du corps, mon confident, il n’y avait aucune honte à ce qu’il soit de temps en temps mon amant. Je lui laissais le choix, il pouvait refuser. Mais le fait qu’il accepte me faisait plaisir. Je savais que je pouvais me fier à lui, prendre le risque de baisser ma garde.

Il est vrai qu’Alexis n’est pas le genre d’homme à mentir ou à cacher ses envies par de belles tournures de phrase ses opinions et ses émotions. Ses dernières qu’il contrôlait mieux que moi. Au point qu’il puisse paraitre froid même si je sais que ce n’est qu’une façade, un rempart. Cependant, je fus surpris de le voir s’agenouiller devant moi et s’occuper de mon sexe avec tant de dévotion. Surpris, mais pas gêné. La tête en arrière et toujours confortablement installé sur le canapé, je ne pensais à rien d’autre qu’au bien être que me procurait la compagnie de mon protecteur avisé.

Je fermais les yeux pour mieux savourer les baisers et les coups de langue de mon confident, protecteur et amant. Je n’avais pas l’habitude de faire cela avec des hommes, surtout des hommes qui ne dégagent aucune féminité. Mais je pouvais baisser ma garde avec Alexis, et je le laissais faire alors que mes paumes se posaient sur sa tête, mes phalanges baignant dans le noir de sa chevelure alors que je laissais s’échapper quelques plaintes viriles par ma bouche.

- Mmm… Mmmm…Mmrrrrrr…

Il était doué, je pensais qu’il se montrerait plutôt réticent, que ce qui s’est passé la nuit dernière avec Pearl était… Disons ? Une luxurieuse et inattendue conséquence ? Mais le plaisir qu’il m’offrit, le contact de ses lèvres contre les miennes, son habile langue qui tourmentait délicieusement mon sexe, j’aimais tout cela, je ne voulais pas qu’il s’arrête et que cela se limite à une unique fois.

Car Alexis faisait preuve d’une loyauté, d’un respect et d’une admiration pour moi auxquelles je ne pouvais rester indifférent. Les soldati de ma famille m’obéissaient bien sûr, mais pas comme ce jeune russe que j’avais « sauvé » des mains ensanglantées de la maîtresse. Jamais je ne demanderais à mes hommes d’être aussi dévoué envers moi comme le fait le jeune humain. Mes soupirs d’aise se transforment en grognements bestiales au fur et à mesure que je sens la langue de mon amant qui lèche, tourne et me happe sans aucun répit. Je devrais lui dire de prendre garde, je risque de laisser mon plaisir me submerger. Mais je n’en ferais rien, pourquoi ?

Comme l’a dit Alexis, il est trop tard pour s’arrêter et ce n’est pas faire preuve d’arrogance que d’affirmer qu’il continue à agir ainsi pour me combler. Je n’avais pas non plus envie qu’il cesse, agir de cette façon peut paraitre obscène mais cela peut aussi montrer une légère « appartenance ».

De toutes façons, il était trop tard, en poussant un cri viril et grave, mon sexe déversa quelques jets chaud et épais ma semence à grands flots dans la bouche de mon amant. Hum, voilà qui était assez inattendue ma foi… Lorsqu’il retira sa bouche, je le saisis par le menton et lui affirma en souriant avant de poser une nouvelle fois mes lèvres aux siennes :

- Scusatemi… je n’ai pas réussis à tenir aussi longtemps…

Puis ses paroles, je me lève porte mon garde du corps dans mes bras, chose que je m’étonne moi-même à faire pour le guider vers ma luxurieuse chambre. Pourquoi Pearl ou Tsukiya seraient ils les seules à profiter de ce genre d’attention? Puis, je le dépose ensuite sur le moelleux du matelas, le contemplant un bref instant. Je me permet alors de l’embrasser avec passion et énergie tandis qu’une de mes mains masturbe son sexe. Les yeux fermés, les joues rouges et le souffle chaud. Cela dura de longues avant que je ne lui susurre d’un ton grave :

- Permet moi de me racheter en t’offrant à mon tour un peu du plaisir que tu m’as offert…

Puis, à mon tour sans crier garde, je me mets au niveau de son bas ventre, puis pose mes lèvres sur son sexe en érection, dégageant un arôme unique et ma foi assez enivrant.

Je lèche la peau entourant le gland sensible avec taquinerie et érotisme, puis je décide enfin à le prendre en bouche. Depuis mes derniers rapports avec Tsukiya je suis moins réticent à ce genre de pratique, surtout pour quelqu’un comme Alexis. Tout en faisant habilement tournoyer ma langue, la paume de ma main droite vient masser ses testicules alors que mes doigts effleurent la sensible peau de ses fesses et aussi son anus.

Je me ‘égale d’avance à quelques idées peu chaste qui me traversent l’esprit, mais pour l’heure, je me contente d’accélérer la cadence de mes baisers intimes.
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Dim 8 Mar - 12:45
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Avec l'entrainement, Alexis s'était amélioré, et ses attentions dévouées arrivaient toujours à leurs fins. Il ne fut pas étonné que son patron ne puisse se retenir ; c'était fréquent, il avait l'habitude. Il dégusta sans aucune gêne sa jouissance, avant de s'essuyer le visage. Un nouveau baiser langoureux vint signifier le contentement de l'ookami. Ce dernier possédait de nombreuses ressources, dont celles de surprendre son monde. Avant même que le slave eut le temps de se rendre compte de ce qu'il passait, Enzo imita son geste de l'autre jour en soulevant le jeune homme comme il l'avait fait avec Pearl. Il pouvait (ce que le brun savait déjà pour avoir subi sa main puissante sur sa gorge) qu'il avait une force hors du commun. Porter une femme était légère était une chose, mais un homme grand et athlétique n'était pas du même acabit. Il le déposa doucement sur le lit, laissant Alexis muet de stupeur. Des excuses de tantôt, et cela à présent ! Enzo agissait trop différemment, cela ne se passait jamais ainsi ! Le jeune homme était chamboulé dans ses habitudes. Pearl avait déjà permis au brun de découvrir une autre façon de faire l'amour. Mais Enzo n'était pas Pearl : il était son patron. Celui-ci ne devait pas donner du plaisir, Alexis était là pour remplir ce rôle ! Alors que l'hybride retirait ses derniers vêtements, il protesta, gêné.

- Non, Don Ariacci, ce n'est pas comme ça que ça marche, vous ne devez pas...

Le loup le fit taire d'un nouveau baiser enflammé, coordonné de caresses sur son membre trahissant tout son désir, clouant le jeune homme au matelas. Le manipulateur n'en demeura cependant pas là, et prit place vers le bassin de son employé pour le couvrir d'attention. Ne tenant plus, Alexis serra le tissu du drap entre ses mains, rougissant et gémissant. Entre deux soupirs, il parvint à s'insurger sur les actes d'Enzo.

- Arrêtez... ce n'est... Ce n'est pas à vous ... de me donner... de donner du plaisir... C'est... mon ... rôle... je dois... vous satisfaire...

Il se défendait très mal, pourtant, car les gestes de l'hybride lui faisaient perdre totalement pied comme ceux de Pearl lors de sa première fois avec elle. Alexis avait connu une situation proche de celle de son éducation dans son gang, il s'était donné pour les autres, sans tenir compte de sa personne et de la réciprocité. En effet, d'abord Pearl puis Enzo avaient été comblés, avec la complicité du jeune homme ; mais lui n'avait rien reçu, sans que cela ne le dérange le moins du monde. Là, c'était différent ; et cela le déboussolait totalement. Il était un serviteur ; et on ne donne pas à un serviteur. Même si Enzo voulait être son ami, ce qu'Alexis appréciait et souhaitait, il lui faudrait du temps pour intégrer la notion d'amitié à son émotionnel. Pour l'instant, Enzo restait son patron, peu conventionnel au demeurant, mais son supérieur néanmoins.

Les réclamations du caucasien cessèrent vite sous les assauts du Don. Entre la langue provocatrice qui réchauffait son corps d'une ardeur intenable ; les mains aventureuses qui s'approchaient d'un territoire érogêne dont Alexis n'avait aucune connaissance (il avait toujours pris ses victimes, et jamais l'inverse), il sentait une démence voluptueuse lui faire perdre la tête.
Enzo n'en avait pas fini, et allait de plus en plus vite. Nul besoin pour le jeune homme de recourir à ses pillules bleues. Il était à deux doigts de se laisser aller et se le refusait. Il pantelait, il avait chaud et ses yeux fermés accentuaient encore plus ses sensations.

- Arrêtez... Je...

Continuez...

- Je ne vais pas pouvoir... me ... retenir...

Et dire que c'était lui-même, quelques minutes plus tôt, qui disait avec assurance et sévérité :"il est trop tard pour arrêter".
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Dim 8 Mar - 12:45
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C’était plaisant et très amusant de voir mon garde du corps dans une position qui lui semblait nouvelle et dont il n’avait pas l’habitude. Alors que ma langue tournoyait lentement, je posais parfois mon regard sur lui, sentant son visage prendre une couleur de plus en plus écarlate. Alors que ma bouche aspirait avec dévotion et gourmandise le sexe du russe. Tout en lui souriant je finis par lui susurrer alors que son membre se raidit dans ma bouche :

- Je crois qu’il y a certaines choses que tu ignores encore mon pauvre ami… et ton corps semble en contradiction avec tes plaintes. Il va être très difficile de me mentir sur ce point…

Ralentissant un peu plus la cadence, je masse langoureusement son sexe et reprends la parole afin de calmer ses peurs futiles qui n’ont pas lieu d’être :

- Si cela peut te déculpabiliser, sache que je suis le genre d’homme qui aime prendre soins de ses amants. Femmes comme hommes, même si je n’en ai fréquentais que très peu. La luxure est un délice qui comme le vin se savoure mais ne connait pas vraiment de limites. J’adore Pearl, mais cela ne veut pas dire qu’elle soit la seule à profiter des petits plaisirs de la luxure… Tu n’as pas à te retenir et ce n’est que le début crois-moi…

Je lui souris, puis sans crier gare, je reprends avec vitesse et passion mes baisers sur son membre, aspirant son gland qui frétille sous mon palais. Si je dois bruler dans les flammes de l’enfer pour mes péchés et mes vices, soit. Mais avant cela je consumerais chaque instant comme étant le dernier. Mais je sais que jusqu’u bout, Alexis veillera sur moi, il sera là pour moi. Mais je ne l’entraînerais pas dans ma chute, je ferais tout pour qu’il puisse profiter de sa liberté, qu’il jouisse des plaisirs qu’on lui a interdit.

Savourant les cris et les plaintes de mon garde du corps, je sens enfin sa jouissance qui emplit ma bouche. Je ne lui laisse pas le temps de s’arrêter, je lui demande toujours d’un ton sensuel mais avec une pointe d’autorité :

- Tourne-toi…

Lorsqu’il s’exécute, je me place au-dessus de lui, mon corps contre le sien, ma bouche vient mordiller son cou sensible, lécher son oreille et je tourne son visage vers le mien afin de profiter d’un autre de ses baiser. Mon bassin ondule le long de ses fesses qui tremblent à mon contact. Il est encore trop tôt pour cela. J’ai d’ailleurs un doute sur un point que j’ai oublié d’aborder avec mon protecteur. Je me suis laissé entrainer par mes émotions et ma libido, mais je pense que je le saurais bientôt.

Fouillant dans un tiroir je sors une lotion d’huile massant et lubrifiante acheté à l’Ero Shop et conseillé (et testé) par Tsukiya. J’enduis mes paumes de l’huile parfumée aux agrumes, puis je masse lentement et sensuellement le dos de mon compagnon. Il faut faire revenir le plaisir qui est légèrement retombé après cette « mise en bouche » qu’il a je le sais, fort apprécié malgré ses peurs et ses jérémiades. C’est assez étonnant que Son corps soit aussi réceptif au contact chaud. Je me demande s’il a eu la chance de profiter de certains « talents uniques » de l’hybride que nous aimons tous les deux ? Quoi qu’il en soit, il est pour le moment entre mes griffes et je sens mon sexe durcir à nouveau et effleurant la peau rose et douce de ses fesses.
Comme il serait tenant de le prendre maintenant, je n’aurais qu’à enduire mon sexe de lubrifiant, le tenir fermement, plonger lentement en lui. M’enivrant de sa chaleur intime jusqu’à l’extase complète. Mais je me contrôle. Je ne veux pas aller trop vite.
Descendant lentement le long de ses hanches et le bas de son dos, je m’allonge au niveau de son fessier ferme et lui susurre :

- Si jamais ce n’est pas agréable dis le moi, je m’arrêterais…

Puis, je commence à déposer quelques baisers frôlant son intimité, peu à peu je m’en approche, faisant jouer ma langue tout autour pendant quelques minutes avant que je ne décide enfin de la plonger un peu. Gémissant de plaisir, mes paumes continuèrent leurs caresses sur le reste du corps d’Alexis. Lorsque son anus s’habitue à mes coups de langues, mon index vient alors prendre la place et entreprend de lents va et vient.

L’invitant à se redresser légèrement, mon autre main libre vient le masturber avec sensualité. Je finis par me dire que je fais bien de ne pas hâter les choses, car je pense qu’il y a de fortes chances qu’Alexis n’ai pas connu ce genre de « rapports ». Même si j’ai envie de lui, je ne le ferais qu’avec son accord. Une première fois est douloureuse, mais je peux aussi faire en sorte que cela soit le plus agréable et peut être même lui offrir autant de plaisir qu’il m’en procure. Je ne lui en voudrais pas qu’il refuse, mais au fond de moi je sais que j’ai envie et qu’il va être impossible de me stopper.
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Dim 8 Mar - 12:46
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Effectivement, Alexis éprouvait des difficultés à jouer la comédie. Il ne voulait pas qu'Enzo arrête ce qu'il lui faisait. Il se sentait juste embarassé de cette inversion des rôles. Faire ce qu'il faisait, dans ses cours d'éducation sexuelles, était l'acte ultime de la soumission à son supérieur et du bonheur total de l'amant. Le jeune homme n'avait jamais eu le droit à cette délicatesse, c'était impensable. Comme si Enzo était l'esclave et Alexis le patron. Or, ce n'était pas le cas. Le Sicilien lui faisait briser un tabou ; ce dernier ne comprenait pas et s'en fichait, puisqu'il redoublait de plus belle ses tortures sensuelles. Le russe ne parvenait plus à lutter contre la vague de fièvre qui démarrait de son bas-ventre pour se frayer un chemin dans chaque parcelle de son corps, avec un délice insupportable qui lui arrachait des gémissements longs dont il n'était guère coutumier. Etait-il donc plus bavard pendant l'amour que lors de conversations ?
Sa retenue ne pouvait plus durer. Alexis était pourtant endurant, mais tant de picotements sur le derme délicat de son sexe ne pouvaient que l'entraîner vers l'inéductable, et peu fier de lui, fut obligé de rendre les armes.
Honteux, il voulut s'excuser mais d'un ton impératif, Enzo l'intima de se mettre sur le ventre.

Alexis avala sa salive. Il comprenait ce qui allait se passer ; savait qu'il n'y avait rien à craindre. Et au moins, cette partie-là remettait la hiérarchie à sa place. Il était le tributaire du Sicilien, et la position supérieure du loup normale. Pour autant, le jeune slave était un peu craintif. Il n'avait jamais connu cette partie de la relation. Tout simplement parce qu'il touchait les autres, quand on ne le touchait lui que rarement. Or, l'hybride non seulement avait capturé en sa bouche le sexe avide du brun, voila qu'à présent il franchissait une étape supérieure.

Grelottant étrangement d'appréhension et de fébrilité, il fit pivoter son corps et sentit sur lui la présence de son patron, la chaleur de son corps sur la sienne. Alexis ne pouvait plus voir ce que son patron lui faisait, et une envie de décupler cette relation de dominance monta en lui comme une flêche. A vrai dire, il ne comprenait pas vraiment, à part matraquage de l'esprit, pourquoi il voulait tant appartenir à Enzo à ce point, d'être entièrement à lui. Le loup était-il sorcier ? Etait-ce son aura écrasante qui agissait ainsi sur le jeune homme, au point de se mettre à genou devant lui alors qu'il détestait cela devant Irina ? Il mourrait d'envie de lui faire une demande, mais il craignait que le loup la sente déplacée et contraire même à l'idée qu'il avait évoqué plus tôt, celle d'une complicité entre eux. Il se tut doc, sous les frôlements de leurs corps dans une dynamique synchronicité.

L'ondulation s'arrêta au point qu'Alexis fut déçu. Que se passait-il ? Il se bornait néanmoins à ne pas regarder et laisser faire le destin. Une odeur agréable envahit alors la pièce, acide, fraiche, avant que les mains zélées du Parrain ne reviennent sur son dos pour le détendre d'un massage. Encore une nouvelle pratique que le russe ne connaissait pas, mais qu'il appréciait à sa juste valeur. Enzo prenait vraiment soin de lui avec un savoir-faire extraordinaire qui insinuait qu'il n'en était pas à son coup d'essai. Un frisson le secoua alors que le loup s'approchait de son fondement. La pression de ses mains indiqua d'ailleurs au jeune homme que l'hybride, s'il le pouvait, déchainerait sa ferveur s'il le pouvait, mais il se contenait. Il allait même en douceur et préparait le terrain, pardonnez l'expression, par des douceurs au départ passagères, puis plus appuyées.
Alexis geignit, son cerveau se perdait dans les méandres du plaisir.

- ah.... ahhh.... hmmmmm.... hmmm... oui... hmmmmm.... ahhhhh !!

Un cri succéda à ces murmures quand Enzo s'aventura plus loin dans son antre. Le brun serra à nouveau les draps entre ses doigts jusqu'à en faire blanchir ses phalanges, et se forçait à rester muet en se mordant les lèvres, qu'il fit d'ailleurs saigner lors d'une nouvelle incursion audacieuse. Mais... qu'avait fait Enzo ? C'était plus intense, plus rapide, plus dur aussi ! Alexis fut sommé de se relever et subit deux assauts parallèles sur ses deux zones rouges érogènes. A nouveau, ses lèvres s’entrouvrirent et tremblèrent sous l'effet de son excitation grandissante, prisonnier d'une libido explosive dont il n'arrivait plus à gérer les doigts experts en lui et sur lui.

Il perdait la tête. Enzo lui faisait perdre la tête. Comme Pearl avait réussi à le faire auparavant, mais là, c'était différent. Il avait communié avec Pearl et c'était formidable, inimaginable, paradisiaque. Avec Enzo, il découvrait encore une nouvelle façon de prendre un plaisir intime, bien qu'il appréhendait les secondes à venir autant qu'il était impatient. Qu'allait-il connaître à présent ? Il s'en doutait. Mais il voulait savoir. Alors qu'il sentait en lui l'initiation du loup aux unions masculines, d'une voix posée et sûre, il présenta finalement sa requête étrange.

- Don Arriacci... hmmmm... C'est si.... Je vous en ... prie... Faites que je sois... hmmm... entièrement à votre merci.... assujettissez-moi.... totalement...
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Dim 8 Mar - 12:46
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Je dois avouer que je ne m’attendais pas à cela…

Alexis Dolohov, l’ancien Archer de la maîtresse. Lui qui fait si sûre de lui, lui que l’on peut difficilement cerner ses émotions. Lui qui parait si calme et se montre rarement en colère. A cet instant j’ai dû mal à reconnaitre l’homme que j’ai en face de moi. Se livrant à un acte aussi érotique avec son employeur, le rouge aux joues et me faisant la demande de le posséder au sens propre du terme. Il n’y avait rien d’obscène dans cette lubrique réclamation, en tout cas j’avais dû mal à la voir, dans l’amour et le sexe, je ne m’impose aucuns tabous.

Avec du recul, je me dis que mon tendre humain a dû être formé pour être obéissant, un peu comme un esclave. Les choses ont un peu changé, mais on ne peut se défaire de certaines habitudes. Toutefois, j’ai cette impression qu’avec moi, mon garde du corps prend plaisir comme jamais avant. C’est une certaine satisfaction que je me garde pour moi, je traite mieux Alexis qu’Irina et cela m’emplit d’arrogance et d’assurance. Du moins un bref instant, car très vite je ne pense plus à la maîtresse du serpent mais au besoin de satisfaire pleinement mon compagnon de luxure.

Je suis un peu surpris, mais pas dégouté. Certains pensent que je devrais avoir honte, mais je suis plus excité que jamais par la demande de mon protecteur et amant. Comme pour le remercier de ce « laissé aller ». Je souris à cette proposition en lui susurrant d’un ton grave et excité :

- Vraiment ? Soit… Si c’est ce que tu désires…

Puis à ses mots, mon majeur s’unit à mon index et mes doigts commencent à accélérer leurs mouvements dans l’anus chaud d’Alexis, mes phalanges plongent si loin que je peux presque sentir sa prostate qui efférent l’extrémité de ses doigts. Ma paume se resserre autour de son gland que je masturbe vigoureusement et serre avec sensualité. Je continue encore, encore… Je ne peux pas m’empêcher d’apprécier un instant comme celui. L’homme que je possède qui s’offre ainsi à moi, qui veut que je le possède entièrement. On peut difficilement me faire plus plaisir…

Enfin, je ne peux plus tenir… Lentement mes doigts se retirent du chaud sanctuaire de mon amant laissant échapper un bruit humide érotique. La tension et l’excitation ne retombent pas car nous savons tous les deux que vont débuter à présent la partie la plus alléchante. J’ordonne à mon concubin d’ouvrir un tiroir afin qu’il me donne un préservatif, aromatisé au fruit de la passion. Obéissant, je le remercie en embrassant son dos humide et grognant de plaisir. Mon sexe enveloppé dans sa nouvelle prison de plastique, je repasse du lubrifiant sur mes doigts afin de remplir l’anus frétillant de mon compagnon qui gémit de plus belle, puis j’en enduis mon sexe.

Nous sommes enfin prêts.

Lentement mon gland effleure l’entrée intime lubrifiée d’Alexis, tout tremblant à l’idée de m’accueillir en lui. Pour le rassurer, je lui susurre d’un ton grave et langoureux :

- Si tu as mal… Fais le moi savoir je m’arrêterais… Je ferais tout mon possible pour que ce soit les plus agréable possible. Et si tu le désires, ce ne sera pas l’unique fois.

Je sous-entends bien sûr par-là que je ne compte pas me contenter d’une fois cette après-midi maintenant que je suis affamé mais aussi que je suis absolument alléché à l’idée de recommencer à posséder mon garde du corps. Une sensation ma foi très agréable qui emplit mon cœur … Lentement mon gland plonge en lui. Mon bassin fait de lents va et vient, petit à petit je ressens ses parois intimes qui se resserrent. J’évite de me montrer trop hâtif. Même si mon envie de le prendre avec plus d’autorité et de sauvagerie gronde en moi, je dois me contrôler encore un peu. Faire en sorte qu’Alexis ait le moins mal possible.

Lentement mais surement, je sens l’anus de mon compagnon s’élargir un peu plus, m’aspirant petit à petit en lui. Mes joues prenant une couleur écarlate, j’essaye de me retenir même si cela devient de plus en plus dur. Les gémissements virils en sensuels d’Alexis excitent mes instincts. A tel point qu’après de longues minutes à préparer le terrain je finisse par craquer poussant des rugissements de plaisir alors que mes paumes serrent les fesses de mon amant et que je le pénètre jusqu’à la garde :

- Mmmm… Mrrrrr… Mrrrrr !!

Avec autorité cette fois je me saisis des poignets de mon amant, les tirant un peu en arrière. Mes coups de bassin s’accélèrent de plus belle et je pénètre mon amant avec plus de vitesse. J’ai du mal à croire que cela se passe aussi vite et que cela soit aussi excitant. A dire vrai, je ne pensais pas qu’Alexis serait aussi… érotique à sa manière. Je veux encore le posséder. Je veux le prendre encore, tenir fermement son corps et jouir jusqu’à épuisement total.
Une belle fin d’après midi s’annonce…
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Dim 8 Mar - 12:46
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Alexis était devenu fou. Il ne comprenait même pas pourquoi lui, quelqu'un de mesuré au sang froid légendaire, perdait soudain toute raison en faveur d'une libido exacerbée à ce point. Il se fichait complètement du "qu'en dira-t-on", comme avec Pearl. Et bien qu'assailli pour le bien que lui procurait son patron et amant, il analysa son comportement assez simplement.
Certes, il était servile depuis son plus jeune âge, et n'ayant connu qu'un mode de fonctionnement et qu'une seule société, bien qu'il rêvait pourtant d'en sortir, il refermait le cercle vicieux. Peut-être lui faudrait-il plus de temps pour se décontaminer de cette servitude qu'il rejetait et réclamait paradoxalement à Enzo. Cependant, il y avait une légère nuance avec son passé, qui prouvait non pas une régression mais une amélioration : c'était lui qui réclamait : Enzo ne l'avait pas obligé à agir ainsi. Et si Alexis disait "je veux arrêter", il imaginait mal le Sicilien continuer.
Le second point était encore plus simple : pendant des années, Alexis avait permis à ses amants de passage d'atteindre l'orgasme en leur prodiguant des attentions en nombre sans jamais avoir de retour, puisque ce n'était pas le but du jeune homme. Et pour une fois dans sa vie, il avait envie de connaître l'effet qu'une relation entre homme pouvait procurer. Puisqu'Enzo voulait lui donner du plaisir, autant en profiter ! Il réfléchirait quand ce serait le moment.

Il eut bien fait à cet instant de débrancher son cerveau pour pouvoir vivre pleinement cette expérience neuve en compagnie de quelqu'un d'aussi passionné et chevronné dans le domaine, et qui répondait aux supplications d'Alexis sans rechigner, avec application même. Un cri s’étirant en gémissement accompagna les mouvements de plus en plus intenses et plaisants. Le silence s'installa quelques instants où les deux amants reprenaient de l'air dans leur étreinte torride. Le jeune russe attendait sans bruit, essoufflé, tandis qu'il guettait les déplacements du loup, à l’affût du moindre son qu'il provoquait ou qui s'échappait de sa bouche sensuelle. Répondant à sa demande, le jeune homme s'approcha de la table de nuit et récupéra un préservatif dont il ouvrit le sachet avant de le tendre à l'hybride. Puis il se mit en position, sans plus de crainte. Certes, Enzo ne le prenait pas en traître en lui annonçant que cette première fois pouvait être douloureuse, mais en la matière, Alexis avait un seuil de tolérance supérieur à la moyenne.
Aussi, bien que ressentant des tiraillements les premières secondes, puis effectivement un élancement sur cette peau douce et sensible, rien ne pouvait le faire renoncer.
Avec même la promesse de recommencer, ce qui n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd.

Alexis n'était plus du tout cet être glacial et fermé qu'il pouvait être auparavant. Le sexe faisant perdre toute inhibition, le mot contrôle perdait son sens, et quand les ébats étaient si divins, la sincérité mettait à la porte la simulation. Chacun à leur manière, assez éloignées, Pearl et Enzo avaient débridé le jeune homme pendant ces minutes de bonheur absolu où rien ne comptait à part les caresses, le toucher, les gestes de douceur et d'affection, ou de passion.
Le slave n'exprima aucune douleur, rien d'insupportable, ce qui encouragea le boss à gagner en vigueur et en envergure, l'emplissant d'un désir indescriptible, au point d'accompagner les mouvements de bassin par les siens, dans une sorte de complicité sensuelle. A nouveau, il haleta, échappa des injonctions à chaque coup de rein, s'habituant avec addiction à cette présence nouvelle en lui. Il comprenait mieux à présent ce qu'il avait provoqué chez ses cibles.

Cependant, Enzo n'avait pas fini par ses initiatives. Et alors qu'il lui avait paru difficile d'aller plus loin, les envies d'aliénation du russe montèrent d'un cran lorsque le loup, terrible prédateur, lui maintint les bras avec fermeté. Une sorte de fantasme naquit en lui en cette seconde, qui n'était pas prête à l'éloigner de sa domesticité. Mais baste de la psychanalyse, il se remettrait en cause une autre fois.

Leur coït dura longtemps, mais peu selon les critères de cet être insensé qui s'était perdu dans le labyrinthe de ses émotions. Alors qu'Enzo se retirait, fatigué par les efforts qu'il avait prodigué, Alexis décida de le surprendre une nouvelle fois. Il était lui-aussi épuisé physiquement, mais refusait de s'arrêter en si bon chemin. Il avait des années de concupiscence à rattraper.

- Don Arriacci...

Il hésita, ses joues rougirent. Il était tellement rare qu'Alexis se montra si spontané et si demandeur, lui dont le silence était presque religieux. Il plongea ses yeux brillants de luxure dans ceux du loup, lui tourna le dos sciemment et croisa ses poignets au niveau de ses reins.

- N'hésitez pas à utiliser les montant du lit....
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Dim 8 Mar - 12:46
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Dio mio…

Plus le temps passait en compagnie d’Alexis plus je me demandais si c’était vraiment le même homme. Je radote, mais voir le jeune humain aussi… comment dire. Passif et sensuel ? Je ne suis pas spécialement porté sur le sadomasochiste et le bondage. Mais… Car oui il y a un petit mais. Ce serait mentir de ne point avouer que je n’adore pas voir mon amant s’offrir corps et âme juste pour me satisfaire. Sa présence me fait oublier la guerre qui se prépare à New York, Phoenix… Alors que je compte réserver un rôle primordiale à mon bienveillant protecteur, je me concentre pour lui offrir le plus de plaisir possible alors que mes coups de bassins s’accélèrent et que je râle et grogne de plaisir alors que mon sexe est prisonnier dans l’étau de chair ferme que forme son bouillant anus.

C’est pourquoi alors que ses cris s’intensifièrent, qu’il ne me demandait pas d’arrêter, que je serrais la chair ferme de ses hanches, plissant les yeux alors que de lubriques contractions se former atour de mon bassin. Les plaintes langoureuses de mon amant finissent par me faire céder alors que je jouis abondement pour la première fois en lui. Reprenant un peu mon souffle, je me retire lentement. D’une certaine façon je suis encore un peu sous le choc… Je ne m’attendais pas vraiment à ça. Peut-être quelque chose de plus… tendre ? En tout cas je ne suis pas au bout de me surprises quand le jeune russe toujours allongé sur le ventre mets ses poignets derrière son dos en me lançant un regard d’une rare sensualité.
Ais je bien entendu ?

Je dois avouer que je n’ose pas vraiment… mais seulement durant une seconde et demie. Car voir mon amant s’offrir à moi de la sorte et vouloir être posséder de la sorte. Je m’absente un bref instant, fouillant dans mon tiroir à vêtement. Puis, je reviens sur le moelleux du matelas, ligotant fermement ses poignets derrière son dos. Inutile d’aller trop vite, j’utiliserais les montants du lit et mon imagination un peu plus tard. Totalement à ma merci, mes mains se posent sur son fessier que j’écarte afin que mon sexe toujours en érection replonge en lui. Cela m’arrache une autre plainte virile, puis mes mains se posent sur son dos et je lui murmure ses paroles :

- Je te promets que cela tout restera entre nous mon beau Alexis…

De toutes façons ce n’est pas mon genre d’user de chantage avec ceux qui me sont proches. Qu’est-ce que cela m’apporterait ? J’ignore si Alexis agit pour me satisfaire ou s’il aime un peu ce qui se passe entre nous. En tout cas, je dois avouer que pour une première fois « bondage », c’est… plutôt excitant suivant la personne. Sans défense, je ressens la chaleur enivrante qui enrobe mon sexe et m’incite à aller plus loin en lui. C’est un peu moins serré et je pense que cela sera d’avantage agréable et … érotique.

J’ai du mal à réaliser le temps qui passe. Car après avoir gouté à une première fois avec Alexis ligoté. Je ne résiste pas à l’envie de recommencer. Cette fois je n’ai plus pris la peine d’utiliser un préservatif, ce qui avait l’air de le ravir. Cette fois pieds et mains liés aux montants du lit (à ce sujet d’ailleurs, presque tout mon stock de cravate est passé et c’était ça ou la ceinture de cuir mais j’avais peur que cela passe mal). Allongé sur le dos, je plongeais avec hargne et plaisir entre les fesses de mon amant et protecteur.

Excité comme une bête sauvage en rut, je savais qu’il allait être très difficile de me calmer avant… un certain temps. Plongeant mon regard dans celui de mon amant, je lui avouais en rugissant presque avant de l’embrasser avec passion :

- Mrrrr…Mrrraaaa ! Alexis… Si tu savais à quel point… J’aime ça…

Je pourrais en avoir honte. Mais c’est pas le cas. D’un point de vue purement morale, je me félicitais que mes parents ne puissent pas me voir ainsi. Pour le reste, je n’en ai cure… sauf que je veux que cela dure encore longtemps et que ce ne soit pas l’unique fois. Dio mio je devrais avoir honte, mais ce n’est pas le cas…
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Dim 8 Mar - 12:46
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Le cœur d'Alexis battait la chamade tandis que les pas d'Enzo le menèrent à fouiller ses placards. Le jeune russe n'était absolument pas sûr de ce qu'il faisait. Il avait l'opportunité d'être libre, et voila qu'il régressait avec une demande de vassalité. Elle était belle, sa volonté d'émancipation ! Pourtant, alors que l'ookami tirait sur les bouts de son lien et serrait le nœud, son désir monta d'un cran supplémentaire ; un afflux de sang dans son phallus l'électrisa tout entier. Et son amant n'avait même pas repris son étreinte qu'il était déjà proche de l'orgasme.
Il trouverait pourtant étrange de projeter son fantasme soudain et incohérent avec Pearl ou n'importe quel autre partenaire. Seul Enzo, pour lui, était en droit de reproduire ce schéma de maître et d'esclave. Parce qu'il était le patron. Parce qu'il l'avait racheté. Parce qu'il lui donnait une nouvelle chance. Parce qu'il était ouvert d'esprit et juste. Peut-être était-ce juste un caprice passager du jeune homme, et qu'il évoluerait vers une délivrance totale de son statut. Pour l'heure, il se donnait corps et âme aux ardeurs bienfaitrices du passionné Parrain.

Inconsciemment peut-être aussi souhaitait-il effacer pour de bon la présence invisible d'Irina sur lui. Voire même quelque chose de plus profond encore. Alexis fut persuadée que de toutes ses pensées et ses hypothèses sur l'origine de son envie soudaine, la suivante était encore plus valable que les autres.
Oui, il avait été endoctriné pendant de nombreuses années. Il avait été serviteur de son maître et à ce titre, se donner à lui. Au delà de cela, Alexis brisait définitivement le lien avec la Maîtresse. Voire même, il la rejetait et la provoquait en lui disant :"Tu m'as toujours forcé à m'avilir alors que je ne le voulais pas. Et bien regarde à présent : alors qu'Enzo ne m'y oblige pas, je le fais volontiers, avec plaisir, et je suis même l'instigateur de cette situation. J'ai pris les rênes de mon existence, et si je veux être attaché, c'est de mon plein gré. J'appartiens à Enzo et à moi-même. Tu ne peux plus m'atteindre."
Le destinataire de cette ultime rébellion n'était pas là, mais Alexis était enfin soulagé et délivré de sa peur. Il pourrait même aller insulter cette femme ou la tuer si Enzo l'exigeait. Et il n'aurait aucun regret. Il était prisonnier volontaire du Loup, et délivré du Serpent.

Couché sur le lit, sur le ventre, les mains entravées, Alexis perçut son amant reprendre possession de sa personne. Ses sens étaient décuplés par sa restriction, et le jeune homme était fiévreux, tout son être réclamait la suite. Les mains du parrain sur ses rondeurs dorsales l'incitèrent à lui faciliter son passage. Il se mordait les lèvres. Dès que la verge tenue s'insinua dans ses chairs, ses gémissements étaient plus intenses qu'auparavant. Il entendit les paroles étouffées par l'action de son partenaire. Et sincèrement, il s'en fichait bien de l'opinion des autres sur son désir. Il avait accompli tellement de meurtres qu'un petit penchant pour le bondage à côté était un chaste pêché. L'hybride peut-être était-il gêné en son fort intérieur, et tentait de se justifier lui-même, accomplissant son forfait avec plaisir mais culpabilité. Mais tant qu'il satisfaisait Alexis, celui-ci n'en avait cure.

Le Don se frayait un chemin dans l'intimité brûlante du slave dont la voix ne pouvait se taire, trahissant toute retenue. On ne pouvait entendre dans cette pièce que les cris à l'unisson des deux amants, tandis que tout leur environnement s’effaçait au profit de l'instant présent. Pourvu que rien ne vienne les déranger.

Sur ordre de son maître, Alexis se positionna sur le dos. Ses yeux noirs d'ordinaire éteints étaient brillant de vie et de lubricité. Ses mains furent libérées de l'emprise de l'accessoire vestimentaire, fort peu de temps. Enzo, contentant l'étrange penchant de son garde du corps, lui prit sa main droite et la tira vers le montant du lit, à la tête, et l'attacha consciencieusement. Il réitéra le geste pour la seconde main. Alexis se trouvait de plus en plus vulnérable et plus désireux d'être pris par son prédateur. Mais le parrain n'avait pas terminé. Il ligota les chevilles aux pieds du lit, l'obligeant à écarter ses jambes et s'exposer ici son impuissance à se débattre. Son entre-jambe était dégagé, rien ne faisait obstruction, le russe ne pouvait plus se renfermer sur lui-même. Sans défense, il accueillit avec un plaisir exacerbé son dominant en lui.

Il gémissait à chaque va-et-vient, proche de sa prostate. Les deux hommes plongeaient leur regard mutuellement et se faisaient aveu de leur attirance et de leur désir. Le sexe de l'ancien tueur ne parvenait plus à se contenir. Des gouttes de liquide séminal perlèrent sur son prépuce. Il n'en pouvait plus, mais paradoxalement, il voulait encore plus. Sa soif était insatiable.
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Dim 8 Mar - 12:46
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Je crois que je n’avais pas prévu que cela devienne aussi intense. Remarque, j’arrive de moins en moins à prévoir les conséquences de certains choix, disons personnels.

C’était vraiment exceptionnel. Je n’avais pas l’habitude d’agir avec tant de lubricité avec des hommes. Bon, Tsukiya étant bien sur un cas à part, mais ce que je voulais dire c’est que je ne pouvais pas m’empêcher d’être autant surpris par les phéromones et l’excitation que me provoquaient Alexis juste par des regards et des plaintes masculines. Je pensais qu’il n’y avait que Pearl ou Jun qui pouvaient me mettre dans un tel état. Il faut dire, qu’elles ont chacune leurs atours et leur charme.
Avec Alexis il y avait quelque chose d’assez… unique, oui c’est le mot unique.

Car plus je prenais possession de son corps et affirmait ma dominance sur son être, plus je sentais la puissance de ses phéromones agir sur mon corps. Plus j’allais et venait en lui, plus je voulais continuer à sentir la chaleur de son intimité m’enrober et m’aspirer. Je pouvais sentir sa soif, son envie et son plaisir. C’est comme si nos corps s’unissaient dans cette singulière relation entre lui et moi. Mes grognements se mêlaient à ses plaintes, dans cette chambre où personne ne pouvait nous déranger.

Pas même la famille, le meurtre, Little Italy, la Maîtresse ou même Phoenix. Rien ne pouvait gâcher cet instant. Je voulais que des moments avec Alexis comme ceux que je voulais passer avec Pearl, Tsukiya et peut être d'autres rencontres qui sait. Se déroulent sans que je ne sois troublé par mes démons...

Je ne pouvais m’arrêter, mon corps reluisait de fines gouttes de sueur dû à l’effort intense que je fournissais pour combler mon compagnon et protecteur. Malgré la fatigue, mon ardeur était toujours d’attaque, je décidais alors de combler une ultime fois mon amant en redoublant d’effort. Toujours en le laissant sur le dos, je liais ses deux poignets, mais je libérais ses jambes pour les écarter le plus possible, les tenant ferment dans le creux de mes paumes brulantes. Mon sexe allant au plus profond et jusqu’à la garde. Je le tenais contre moi, il était à moi, c’était une sensation si agréable que je ne pus m’empêcher de rester muet et de lui affirmer alors que mon plaisir gagnait en puissance :

- Alexis… Je crois que... j’aime te posséder… tu fais preuve d’une telle loyauté pour moi… personne avant toi ne s’était offert de la sorte… Hmpf ! Tu… Tu as su gagner ma confiance en plus d’affection de ma part… Je ferais en sorte de ne pas te décevoir à mon tour…

Mes lèvres s’unirent aux siennes avec un peu de bestialité alors que je sentais son bas ventre trembler et ses abdominaux fermes enduits de sa propre semence. Une bien belle vision que n’ôta rien à mon excitation. Il fallait conclure en beauté (du moins pour le moment seulement) avant de se laisser aller complètement dans une lubricité sans limites. Et je ne voulais pas gâcher les forces de mon amant de suite. Je voulais en garder un peu pour plus tard.

Libérant ses mains des montants du lit mais les laissant liées, je le soulevais, dos contre mon torse et écartant ses jambes le plus possible avant que mon sexe ne replonge dans cette enivrante chaleur. Nos râles devinrent plus forts encore, je sentais un nouvel orgasme approcher, mon corps s’électrifiait, mes muscles se contractaient. Je tournais le visage du jeune russe vers le mien pour lui susurrer d’un ton excité avant de l’embrasser d’une nouvelle et ardente passion :

- Ensemble mon bien aimé garde du corps… Jouissons ensemble…

Mon bassin exécuta de rapides mouvements, nos corps étaient si près et bientôt je sentis mon sexe déverser un torrent de délice érotique dans l’anus de mon garde du corps. Lentement, je me retirais mais le gardais contre moi, puis je glissais le long du lit, et sans lui laisser un moment de répit, je le serra avec avidité dans mes bras avant de m’abreuver une fois encore de ses lèvres dans un baiser à la fois passionnel mais tendre. Mes mains se perdaient le long de son corps athlétique, puis je lui affirmais en souriant :

- Pour ta première journée en toute liberté, j’espère que je ne suis pas un employeur trop exigeant. Un peu possessif peut être… mais je puis t’assurer que ta compagnie me fait beaucoup de bien.

Je pose une autre fois encore mes lèvres contre les siennes, puis lui demande après avoir vu l’heure qui me confirmait que l’après-midi s’achevait :

- Dis-moi, as-tu quelque chose de prévu ce soir ? J’avais dans l’idée de dîner avec toi et de parler affaires te concernant. Puis, à moins que tu ne sois exténué…

Les affaires le concernant ne sont pas si graves que cela, mais son avis m’importe. Ensuite, je serais bien curieux de savoir si mon garde du corps aimerait retenter cette délicieuse expérience une nouvelle fois…
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Dim 8 Mar - 12:46
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Le parrain tenait bon ; son endurance était impressionnante. Il continuait sans faiblir, bien que sa sueur indiquait que la fatigue n'était pas loin. Était-ce pour Alexis sa capacité d'adaptation, l'habitude et le contrôle de lui, mais bien qu'il ne connaissait aucun répit, il gérait cet aspect et demeurait toujours aussi volontaire. Quoiqu'il n'avait pas de mérite; il était peu actif, contrairement à son partenaire, ondulant juste son corps et exprimant toute sa gratitude et ses perceptions par des plaintes et des gémissements silencieux ou légèrement sonores. Il s'était adapté sans difficulté à la présence du phallus puissant d'Enzo en lui, et n'attendait rien que de s'aliéner encore et encore. Les relations charnelles avaient cela de bon qu'elles permettaient d'occulter tous les ennuis extérieurs. Et parmi ses nombreux amants, deux seuls avaient pris du plaisir et lui en avaient donné. Les deux seuls avec qui il avait choisi de le faire et dont il souhaitait la proximité éternelle. Et Alexis avait besoin de ça. Oublier. Tirer un trait sur le présent pendant ces quelques minutes qui passent toujours beaucoup trop vite. Il n'ignorait pas qu'il leur faudrait arrêter à un moment, mais il n'était pas pressé de redescendre du septième Ciel où il avait établi un cocon velouté. Aussi, à chaque pause du loup, il s'attendait à leur ultime communion pour le repos du guerrier sur les draps.

Fort heureusement pour la démence nouvelle du Russe, le Loup ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin. Il attacha les deux poignets de sa proie au dessus de sa tête, toujours relié au lit. Étrangement, cette position pourtant semblable à la précédente, lui procura un nouveau fourmillement du bas ventre, et il tortilla inconsciemment son bassin en réaction à son excitation. Il analysa que les mains au dessus de la tête étaient à nouveau dans son champ de vision, et dans un sens rendant la captivité plus frustrante, et donc plus jubilatoire. Le Don écarta ses jambes au maximum et les maintenait ; il n'avait plus d'obstacle pour aller jusqu'au bout. Avant même qu'il ne reprit son office, ce simple toucher et cette seule posture l'élança son être vers le bonheur absolu ; à nouveau du sperme se fraya un chemin à l'extérieur de sa chair. Cette fois, nul doute, le glaive de l'Italien ne pouvait plus aller au delà ; Alexis cria une première fois. Ils étaient l'un contre l'autre. Les yeux brillants d'Alexis se noyèrent dans ceux d'Enzo. Nouvel assaut. Il cria une seconde fois. Il entendit bien les paroles de son passionné amant, mais ne put y répondre tant ses sens l'assaillaient sans relâche et empêchaient tout retour sur le devant de la scène de la raison. Le Loup se montrait même plus offensif, ses baisers plus appuyés, plus sauvages, rappelant qu'il était avant tout un hybride, et que la nature plus animale pouvait parfois prendre le dessus. La conclusion de cette étrange oeuvre de chair ne saurait tarder. Toujours ligoté, mais libéré du lit, le jeune homme se vit manipulé par les mains chaudes et tremblantes d'ardeur de son patron qui le plaça comme l'entendait, corps contre corps. Et à nouveau, leur danse torride continua pour ses dernières secondes. Alexis ne tint plus ; sa liqueur libidineuse s'échappa pour de bon en même temps qu'il exprima son orgasme fulgurant, répondant ainsi à la requête de l'ookami après un court échange de leurs lèvres. Il avait d'ailleurs fait de même. Cette chaleur en lui était étonnante, mais il ne s'en offusqua pas. A présent, il était rassuré. Lui qui ne connaissait pas cette partie des relations entre hommes se sentait au moins rassuré : les cibles qui furent les siennes avaient été comblées avant leur départ pour l'autre monde. Ils avaient connu grâce à lui un moment merveilleux pour terminer leur existence sur terre. Et bien qu'il ne put les ramener, bien qu'il le souhaitait de tout son cœur, il partageait enfin leur connaissance de l'extase.

Il reprenait à peine conscience que le loup le gardait contre lui et lui parlait. Il dut redescendre très vite ; il était fatigué, mais content. Vraiment. Il écouta les paroles d'Enzo et le laissa dire seul jusqu'à ce que le Russe peu bavard n'ait plus le choix et doive à nouveau agiter ses cordes vocales. Enfin, entre deux baisers d'Enzo. Était-il aussi prévenant après l'acte avec toutes ses conquêtes ? Il se comportait parfois plus comme un amoureux (très expressif) qu'un amant.

- Je vais bien, Don Arriaci. J'apprécie beaucoup votre côté possessif. Et en tant que votre... employé, je pense que vous avez compris que j'aime possédé DE VOUS.

Il accentua beaucoup les deux derniers mots. Pour deux raisons. Pour bien préciser qu'il n'adopterait ce comportement qu'avec lui, et lui seul. Il serait un amant doux et aimant pour Pearl. Pour les autres, s'il y en avait d'autres... c'était une histoire secondaire. Après tout il n'était l'esclave que de son maître. Son penchant pour les liens lui serait exclusif. Cette partie de lui ne serait rien qu'entre lui et Enzo.

- Je ne suis pas fatigué. Et si c'est votre souhait que nous passions la soirée ensemble, alors ce sera fait.
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Dim 8 Mar - 12:46
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Ah décidément la manière unique de parler d’Alexis ne cessera jamais de me surprendre. Je ne lui demandais pas de rougir aux moindre de mes paroles mais il est vrai que son ton presque… Comment dire, froid peut prêter à confusion, j’ai même bien failli penser que j’étais un piètre amant. Mais je ne dois pas oublier qu’il a été endoctriné pour être obéissant et non pour faire preuve de sentiments et de tendresse envers son maître. Je ne devais pas me prendre la tête pour si peu. Je lui affirmais alors :

- Ma foi, je vais prendre cela comme un compliment alors. Mais avant de parler de la soirée que nous allons passer, nous devons parler affaires.

Cet instant était agréable certes, mais nous ne pouvions nous limiter à quelques échanges libidineux aussi passionnels et uniques soient-ils.

Je me levais, et quittais le moelleux des draps pour me vêtir et gagner le salon. J’ouvris les fenêtres du balcon et autorisais mon garde du corps à fumer s’il le désirait, tant qu’il restait attentif à mes prochains paroles et instructions bien sûr. Je sortis deux verres, une bouteille de Whisky et de la Vodka que j’avais acheté récemment, je me servis et laissa à Alexis le choix de faire de même. Puis, m’allumant une cigarette, je pris place dans l’un des fauteuils avant d’expulser de mes lèvres une généreuse fumée argentée. Je pris la parole, mon ordinateur portable sous la main avec les récentes informations qui m’avaient été transmises et pris enfin la parole :

- Les affaires vont mal ces derniers temps. Récemment un groupe répondant au nom de Phoenix a fait son entrée dans la criminalité. Ils jouent les justicier, ont des contacts dans la municipalité et la police mais ce ne sont que des anarchistes qui n’ont aucun sens des affaires. Le plus important est que ce groupe s’intéresse à Little Italy, à mon empire et à mes affaires. Une source sûre m’a informé qu’ils comptent m’assassiner. La bonne nouvelle est qu’ils ignorent où je suis, ce qui fait que ceux qui nous sont proches comme Pearl seront hors de danger. Mais la mauvaise est qu’ils feront leur possible pour que je revienne et ceux en s’en prenant directement à mes business et à mes collaborateurs.

En effet, plusieurs de mes partenaires ont été retrouvés mort après un « accident ». Clemenza a même échappé de peu à une tentative d’assassinat. Il est mon bras droit et a une importance dans ma famille, il m’est loyal et je ne puis ignorer ses attaques plus encore. Mais je devais aussi aborder un autre point cruciale, quelque chose dont je devais faire part Alexis. Je repris alors la parole et continua :

- Ce qui m’amène à penser que la maîtresse sait quelque chose à leur sujet et je suis prêt à parier qu’elle a cessé ses activité et a mis son clan sous silence parce qu’elle a percé à jour Phoenix et détient une information capital les concernant. C’est pour cela que je lui ai donné rendez-vous dans deux jours à l’extérieur du complexe Hinata. Je dois conclure une vraie alliance avec elle, ou m’assurer qu’elle ne se mette pas en travers de ma route. Elle sait où je suis et elle pourrait revendre l’information et je ne veux pas prendre ce risque. Même si cette hypothèse est faible, elle existe quand même.

Irina est dangereuse, mais elle reste avant tout une femme d’affaire. L’achat d’Alexis lui a prouvé que je pouvais faire affaires avec elle, nous pouvons être partenaires mais nous pouvons aussi être rivaux et elle sait que je ne garde jamais en vie mes ennemis très longtemps. Alexis le sait aussi, je lui parle avec un ton moins neutre mais compatissant :

- Alexis, tu as travaillé pour elle très longtemps, je comprendrais que tu ne veuilles pas venir à ce rendez-vous. Mais si tu viens, tu dois savoir qu’elle te testera, elle vérifiera si elle a toujours une influence sur toi. Même si tu fais partie de ma famille, elle cherchera à me prouver que d’une certaine manière qu’elle a toujours une importance gravée en toi.

Le choix est sien, mais ce rendez-vous pourrait ne pas mettre Alexis à l’aise ou pire encore. Irina est aussi quelqu’un d’imprévisible, joueuse comme un chat avec ceux qu’elles jugent comme ses « proies ». La maîtresse testera ma volonté aussi, elle ne fera affaires que si elle me juge comme son égal. Cela risque d’être intéressant, dangereux mais intéressant…
Une fois qu’Alexis m’a donné son avis sur la question, je reprends la parole. Je parle beaucoup je le sais, mais c’est important voir vital :

- Si tout se passe comme je l’espère. Si l’accord se déroule bien, je vais alors organiser mon retour à Little Italy. Mais tu ne m’accompagneras pas là-bas. Il y a de fortes chances que Phoenix arrive à m’atteindre, mais je ne puis laisser ma famille sans défense. Ils ont besoin de leur parrain, si je ne reviens pas je perdrais toute crédibilité envers les autres familles sicilienne que j’ai rallié. Mais je dois aussi assurer mes arrières. J’aurais besoin de toi pour veiller sur plusieurs personnes ici, au Complexe. Pearl en fait partie. Elle est très importante et si mes ennemis mettent la main dessus, ils s’en serviront pour me faire pression. Et je cèderais tout mon empire pour qu’elle reste en vie si cela arrive. Il y a aussi d’autres personnes, je te donnerais la liste sous peu dès que mon départ sera prêt et que j'aurais organisé une réunion entre toutes les familles Siciliennes sous mes ordres.

C'est ce qu'on appelle le conseil, c'est plus une tradition mais en ces temps de crise je dois savoir si je peux me fier aux hommes de pouvoir qui sont sous mes ordres ou pas.

J’ai passé beaucoup de temps en ces lieux et certaines personnes qui ont croisé mon chemin ont acquis une valeur certaine à mon égard. Je suis presque sûr qu’avant que je ne retourne rejoindre les lumières de la ville d’autres le seront mais elles devront ignorer qui je suis. Je dois donc veiller à ce qu’Alexis enregistre mes instructions et exécute ma volonté, le ton que je prends et plus sombre et autoritaire :

- Une dernière chose, si je meurs à Little Italy. Je ne veux pas que tu me venges. Tu seras contacté s’il m’arrive quelque chose, mais ta place est ici. D’une certaine façon ce sont les affaires rien de plus. Mais si mes ennemis gagnent, alors tu seras libre, tu ne seras plus l’esclave de quiconque. J’ai du mal réaliser ce que je m’apprête à te demander. Car avant tout cela, lors de notre première rencontre, je te voyais comme un obstacle, te sachant proche de Pearl d’une certaine manière j’aurais même pu te tuer. Mais j’ai finis par te faire confiance, à m’inquiéter pour ta vie, à t’apprécier comme un ami, un frère que je n’ai jamais eu, un confident, un amant aussi… Il n’y a que toi qui puisses faire cela pour moi, alors écoute moi bien.

Je marque une légère pause alors que je sens dans mon cœur une légère plaie quand je repense à cette hybride, cette goupil pour qui je donnerais tout même si je pense que je devrais la tenir à l’écart de tout cela. Quitte à ce que je sois rongé par les remords de ne plus sentir ses baisers sur moi plutôt que de pleurer sur sa tombe par ma faute. Je continue fixant des mes pupilles dorée mon interlocuteur :

- Tout ce que je voudrais, c’est que tu veilles sur Pearl à ma place, je n’ai jamais su si j’étais vraiment quelqu’un d’important pour elle, je me suis souvent comporté comme un rustre parfois. Je ne puis changer le passé, mais je peux t’enter d’influencer de manière positive son avenir. Car ce qui m’importe, c’est qu’elle soit en sureté, avec quelqu’un qui l’aimera, alors rend la heureuse, elle le mérite et ne cherche pas à venger ma mort. Je préfère mourir en sachant que j’ai protégé ceux qui m’étaient chers et qu’ils vivront loin de la crasse et du vice, que de rendre mon dernier soupir avec la crainte de vous voir souffrir par mes péchés. Ce sera tout.


Cela a dû jeter un certain froid à l’ambiance de tout à l’heure, peut-être cela risque-t-il de perturber Alexis. Ce n’est pas grave, je lui laisserais la nuit pour qu’il réfléchisse et digère tout cela. Je lui accorde une importance capital dans mes plans, c’est ma pièce maîtresse, cela fait beaucoup de pression, je n’ai pas besoin de lui en rajouter plus.
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Alexis avait-il blessé son patron par ses propos dénués d'émotion dans la voix ? Pourtant, il n'avait pas simulé tout à l'heure, pas besoin. Et son accentuation de son appartenance était un signe. Cependant, même si le garçon devenait avec le temps beaucoup plus expressif, hors cadre professionnel (il devenait naturel là où auparavant, il jouait la comédie), il se comportait toujours avec raideur et sévérité avec son patron. A terme, cela changerait aussi. Après tout, il avait fait preuve d'une libération explicite au lit avec lui. La Maîtresse n'avait pas eu cet honneur.

A regret, le jeune homme surveilla son patron qui se rhabillait. Il fit de même une fois qu'il fut seul dans la pièce et rejoignit Enzo dans le salon de sa suite. Il refusa l'alcool (il ne buvait jamais et se tiendrait à cette règle) et ne prit aucune cigarette, car il n'en avait pas envie. Il était un fumeur très occasionnel. Il demeura debout alors qu'Enzo s'était confortablement assis dans son fauteuil. Alexis avait vraisemblablement du mal à assimiler le côté "familial" de la relation en faveur de l'aspect professionnel.
Il écouta attentivement tous les mots et idées du monologue d'Enzo pour les assimiler, comme il le faisait à chaque mission qu'on lui donnait. Sa mémoire intégrait tout parfaitement, à cela près qu'à présent, il pouvait se permettre des remarques. Du moment qu'il les mesurait.

Il prit donc connaissance des raisons pour lesquels les groupes mafieux faisaient le dos rond, avec l'apparition du Phoenix. Il n'avait jamais entendu parler d'eux auparavant, mais si, comme l'évoquait Enzo, ils étaient responsables du retrait des affaires du Serpent, cela signifiait qu'ils n'étaient pas les premiers clampins. A présent, le Phoenix avait les yeux braqués sur les Terres du Sicilien, et risquait de le mettre, lui et ses proches, en danger. Soit rien de bien joyeux pour l'avenir.
Alexis ne put cependant s'empêcher de serrer le poing de colère quand Enzo confia qu'Irina allait se déplacer en personne au Complexe Hinata. Le Parrain savait ce qu'il avait à faire, et c'était son droit de faire ce qu'il voulait avec qui il voulait. Cette entreprise serait utile au gang du Loup, et assurait une aide face à un ennemi commun.
Cependant, l'idée pour le jeune slave de revoir son ancienne propriétaire si tôt après son acquisition ne lui plaisait pas. Oh, certes, son audace sexuelle de tout à l'heure prouvait qu'il était prêt à la recevoir avec la même froideur qu'une étrangère (elle l'avait bien formé pour cela, après tout) et lui dire une bonne fois pour toute :"je ne suis plus à toi". Pour autant, il aurait préféré que cette rencontre ne soit pas aussi rapide. Aussi, avec un détachement admirable pour une personne en colère, d'un ton qui ne trahissait pas ses états d'âme, il répondit.

- Ce n'est pas à moi de choisir si je veux ou non venir. Si elle me teste, elle le fera. Mon avis n'a aucune importance. En revanche, en tant que votre garde du corps, il est nécessaire que je sois à vos côtés.

"Même si je n'en ai pas la moindre envie", songea-t-il. Il la connaissait pour savoir ce dont elle était capable, et pas des choses reluisantes en général. Il serait plus à l'aise avec la présence d'Enzo, qui sera là pour le protéger. Il était suffisamment possessif pour montrer les crocs sur le serpent voulait replanter les siens dans sa propre proie. Très animale comparaison (Alexis n'était pas vraiment une proie pour Enzo. Sauf au lit), mais ô combien réaliste dans ce cas.

La suite des affaires d'Enzo le contraria encore plus. Celui-ci devait retourner à Little Italy et laissait sur place son protecteur pour qu'il s'occupe de Pearl et de ses proches. Ce qui signifiait qu'il n'était pas à ses côtés à lui. Ce pour quoi il avait tout de même été engagé au départ. Il ne lui déplaisait pas de protéger PEarl, mais après ce qu'Enzo déclara, il faillit s'insurger. Si le Don risquait sa vie, ce n'était pas normal qu'Alexis ne soit pas à ses côtés. Il avait les capacités de prévenir toute catastrophe, en Mais c'étaient les ordres et il n'avait pas à les discuter. Il retint donc sa langue et se concentra sur les informations et les directives. A la mort d'enzo, il serait libre. Magnifique, c'était avec des promesses comme ça que certains Grands Noms avaient été tués pour accélérer le processus d'abolition. Heureusement Enzo n'aurait pas à le déplorer. Il prenait néanmoins un risque. Mais outre le sauvetage inopiné et la confiance qu'il lui accordait, voire même l'inquiétude de son intégrité physique, il ne ferait jamais une telle chose.
Pour autant, il éprouvait encore des difficultés à la réciproque des sentiments. confident, oui. Il pouvait tout écouter, conseiller, orienter. Son amant, sans problème. Il était même prêt à remettre le couvert séance tenante. Mais un frère et un ami, c'était plus difficile. D'abord parce que c'était tout de même sa famille, sa seule et unique famille, qui l'avait mis dans cette mouise (merci du cadeau, Papa le corrompu) et que la famille n'était en rien un synonyme de confiance. Quand à l'amitié, il avait bien eu des amis à l'école ou au club de tir à l'arc, mais il en avait été séparé tôt. Et au Serpent, les autres étaient des collègues ou des rivaux. Cette notion n'était donc pas significative pour lui.

- Don Arriacci, je suis très touché et je suis désolé que par mon caractère et ma façon d'être, je sois incapable à l'heure actuelle de vous rendre toute la bienveillance dont vous faites preuve à mon égard. A défaut, vous avez découvert tout à l'heure une partie de moi dont tout le monde ne peut pas se vanter. Si cela peut vous rassurer.

Il parla de cela sans aucune gêne, avec la même neutralité que d'ordinaire.

- Vous savez fort bien que je suivrais vos directives. Si vos ordres sont de protéger Pearl et tous ceux de la liste, je le ferais. Je regrette que vous ne souhaitiez pas que je vous accompagne, je serai en mesure d'éloigner de vous toute tentative d'assassinat. Mais mon opinion ne rentre pas en ligne de compte, seule votre décision est importante. Je comprends tout à fait vos arguments mais je souhaite savoir qui vous protégera lors de vos déplacements.

C'était dur pour lui d'exprimer ses émotions, et pourtant il en avait à cet instant. Elles se battaient en lui avec violence, même. Mais il ne pouvait pas, ce n'était pas son rôle.

- Je prendrais soin de Pearl, je vous le promets sur ma vie. En revanche, Don, si vous me laissez loin de vous, j'ai besoin d'instructions. Protéger quelqu'un, en ce qui me concerne, n'est pas dans mes attributions habituelles. Elle signifie une proximité et je ne suis pas expert en combat rapproché, même si j'ai quelques notions. Cela réduit néanmoins ma réactivité et mon efficacité. Je suis un tireur à distance. A terme, il va me falloir développer une nouvelle compétence. La seconde chose que je suis obligé de mettre sur le tapis concerne mes règles d'agissement. Vous ne me les avez pas stipulées, et pourtant elles sont d'importance. Pour la protection de vos proches, que dois-je faire des éventuels agresseurs ? Les laisser partir en vie ? Les capturer ? Les interroger (avec ou sans torture) ? Les blesser et donner un avertissement ? Les tuer ? Je ne peux pas me permettre de prendre la décision à votre place. C'est à vous de me dire quoi faire.
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Il sera présent au rendez vous. Difficile de savoir s’il est enthousiaste l’idée de recroiser le regard de son ancienne maîtresse. Ce sera une rude épreuve pour lui, je dois lui faire confiance mais je prie pour que cela soit le moins pénible possible. Il protégera l’hybride que nous aimons, cela me rassure. Mais mon échine se refroidi quand il parle de tuer d’éventuels agresseurs. Ce n’est pas ce que je veux, ce n’est pas ma volonté. Je ne me mettrais pas en colère, il veut bien faire mais il doit comprendre, je pose mes paumes sur ses épaules et lui annonce d’une voix calme :

- Alexis… je t’ai fait une promesse. Jamais tu ne seras un instrument de mort pour que j’arrive à mes fins ou pour protéger mes proches. C’est une sécurité, mais il y a très peu de chances que Phoenix connaisse l’existence de Pearl ou de mes proches. Reste proche de Pearl, quand aux autres surveille-les de loin et veille à ce qui ne leur arrive rien. Si Phoenix les découvre, capture les et veille à ce qu'ils ne fassent de mal à personne. Mais ne les tue pas, Clemenza te contactera et veillera à ce qu'ils parlent. Je te demande beaucoup mais je ne peux confier cette importante tâche qu’à toi. Et je sais que tu ne me décevras pas. Je n’oublie pas que nous sommes deux à aimer Pearl.

Et elle ne voudrait pas qu’il replonge dans le meurtre. Elle veut découvrir cet autre homme qu’il devient. Si seulement elle pouvait m’aimer comme lui. Non, je ne dois pas penser à cela maintenant, ce n’est pas le moment. Je dois faire part de certains détails à Alexis, afin qu’il soit au courant de ce qui se passera quand je rentrerais. Je reprends la parole donc :

- Celui qui assurera ma sécurité sera mon bras droit : Clemenza Angelo. Il m’est loyal et il ne me trahira pas. Mais je crains qu’on ne puisse empêcher mon assassinat. Cependant, si je sais après ma rencontre avec Irina, je sais contre qui je me bats. Ils ne me tueront pas… Toi aussi fais moi confiance Alexis. Le seul qui se salira les mains dans cette histoire c’est moi.

Oui, car le but de Phoenix est de me faire perdre toute crédibilité auprès de ma famille. Pour que ma mort soit justifiée, mérité… Mais je ne leur donnerais pas ce plaisir, c’est moi qui fixerais les règles et ils regretteront de m’avoir sous estimé. Je finis par décrocher le téléphone, puis affirma à mon garde du corps :

- Je ne me sens pas de préparer à manger, hormis du tiramisu. Je vais commander des pizzas, il y a un excellentissime pizzaiolo en ville, je prends à commander, des gouts particuliers ?

Je me demande si Alexis a déjà mangé une vraie pizza, l’artisanale cuite dans les fours en bois, no ? Ce sera l’occasion pour lui d’essayer alors.

La soirée commence, assez calme je dois dire. Pour le moment nous digérons nos plats et je regarde (avec un certain désintérêt total) la télévision avec une émission qui ressemble plus à un regroupement de cochons d’inde en manque de pailles. San dire mot, je fis signe au jeune homme de s’avancer et de venir au plus proche de moi. Puis, mes mains viennent chercher le contact de la chaleur que dégage sa chevelure et son corps (dissimulé encore sous ses vêtements pour le moment à mon grand regret). Je ne dis pas un mot pour le moment, je réfléchis, me demandant si je devrais me montrer différemment avec lui. Plus rustre ou goujat (comme Pearl aime tant m’appeler parfois). Mais je finis par briser le silence en prenant un ton grave mais sans aucune forme d’agression :

- Je sais que je te demande beaucoup Alexis en si peu de temps. Tu as quitté le Serpent il y a peu et je comprends qu’il soit difficile de perdre certaines habitudes. Peut être même que ma méthode de travailler te semble un peu spécial. Je ne sais pas comment travaille le clan du Serpent. Vois tu, j’ai bâti de mes propres mains un empire qui a remis en valeur la signification « d’être sicilien ». Mes soldati ne me suivent pas parce que je suis leur chef et que je les paye bien, du moins c’est secondaire.

Cela doit lui sembler étrange que je parle de cela, il aura même du mal à faire un lien quelconque au fait qu’un Don mange passe la soirée avec un garde du corps Russe après avoir mangé une pizza en sa compagnie avec des besoins ma foi, peu catholiques. Je continue alors :

- Ils me suivent par ce que moi, un hybride de loup, je connais les vrai valeurs d’un homme d’honneur. Les « affranchis » comme on aime tant nous appelé. Je ne les force pas à m’obéir, ils me suivent parce qu’ils croient en moi, car je suis leur frère, leur père, leur Don. Car c’est ça être Don, tenir ses promesses et commander mais avec le cœur et avec honneur.

Je soulève le menton d’Alexis, mes pupilles venant croiser les siennes alors que je continue de lui parler en esquissant un sourire :

- Je ne veux pas que tu suives mes ordres aveuglément. Si tu n'agis que par sourde docilité, alors nous serons en contradiction.Ton avis compte pour moi. Mais même si j'adore te posséder, cela ne m'empêche pas de ressentir du respect pour toi. Car je ne peux pas te considérer comme un objet qui décore ma suite. Si cela te gêne que je te traite comme un amant avec un peu d’affection j’en suis désolé. Je suis comme ça hélas. Je suis si possessif envers une personne que je ne puis m’empêcher d’éprouver une certaine estime. Je ne sais pas si c’est à cause de la perte de ma sœur. Je possède un hôtel de luxe très important à Little Italy, je connais chaque femme et homme qui y travaillent. Mais ils ne sont pas esclaves et choisissent leurs clients. Je suis ton employeur, tu peux m’appeler Patron et me vouvoyer lors de tes heures de service. Mais en dehors, tu peux m’appeler Enzo, ça ne me dérangera pas.


Je ressens soudain une fulgurante envie de l’embrasser avec la même passion et bestialité qu’il y a quelques heures environ. Mais je vais faire l’effort de me retenir. Je lui souris et me permets de lui demander :

- Est-ce que… Tu m’en veux ? si c'est le cas je m'excuse...
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Enzo avait beau dire, qu'allait bien pouvoir faire Alexis face à un tueur du Phoenix. Et s'il n'y avait que peu de chance pour que Pearl soit en danger, pourquoi alors n'accompagnerait-il pas le boss, d'autant plus s'il faisait ses adieux dans son fataliste monologue. Il n'avait qu'à envoyer ce "Clemenza" protéger ici au Japon, à moins qu'il ne soit lui-même un protecteur plus efficace. Une fois de plus, il tut son opinion. Il se doutait que le Don n'apprécierait pas sa vision des choses. Si Alexis ne devait tuer personne, il devait vite se recycler. Enzo n'avait pas tiqué quand il en avait parlé, aussi était-il temps de l'évoquer à nouveau.

- Je fera comme vous l'ordonnez. En revanche, Don Arriaci, je ne tuerais plus personne. Je vous l'ai promis. Mais je ne peux pas laisser tomber le tir à l'arc. Si je veux protéger correctement Pearl, je ne peux supprimer mon unique atout. Je suis archer, et ce qui fait ma réputation. Sans cela, je n'ai aucune qualité propre à faire peur à qui que ce soit. Je vais travailler mon style dans cette idée.

Il pouvait toujours blesser ou capturer. A condition de savoir où la garder. Dans un complexe rempli de touristes et de femmes de ménage, ce ne serait pas chose facile.
Il ne pouvait pas s'empêcher d'être amer. En bon Méditerranéen, Enzo amplifiait son sens du sacrifice, mais Alexis le savait capable de protéger les autres. Il se jetait pour eux dans la gueule du loup (drôle d'ironie pour un ookami) et pensait sa mort imminente. Alors pourquoi ne mettait-il pas toutes les chances de son côté ? Il était mécontent ; mais il le cachait bien.
Il acceptait donc les instructions d'Enzo sans commentaire et commanda avec nonchalance la plus simple pizza qu'il soit, avec juste des olives et du jambon. La nouvelle lui avait coupé l'appétit. Il demeura en retrait, le temps de la livraison, mais ne laissait rien paraître. Il n'était pas d'une excellente compagnie, mais il était contrarié. Il mangea sans déguster ce plat qu'il n'avait pas coutume de goûter. Enzo n'avait rien remarqué, preuve qu'Alexis n'avait rien perdu de ses capacités à dissimuler ses émotions.

Le loup mit la télévision en marche. Pourquoi donc, puisqu'il ne la regardait pas vraiment ? Alexis ne regardait jamais la télévision. Interdit par la Maîtresse. Abrutissant, inutile, perte de temps, selon elle. "Oui qui permet de développer un esprit critique qui t'effraie, n'est-ce pas ?". Pour être honnête, en dépit de l'interdiction Supérieure, cela ne l’intéressait pas.
Cette trop normale scène de vie quotidienne le mettait terriblement mal à l'aise et accueillit avec soulagement le toucher du loup sur ses cheveux. Ils s'attiraient mutuellement, c'était indéniable. Rien qu'en pensait à leurs actes de toute à l'heure, il frissonnait. La voix grave et sensuelle d'Enzo couvrit les sons de la télévision. Alexis ne l'entendait déjà plus.
A nouveau, le Sicilien faisait une approche pour ouvrir son garde ci corps vers une autre façon d'être. Il parla beaucoup de son gang, de sa famille, avec qui il avait une autre relation que la mafia russe. Dénuée de peur et d'obligation. Emplie de respect mutuelle et non de crainte permanente et de souffrance. De mort aussi. La "familia". Le Russe se sentait incapable de se laisser aller à l'heure actuelle. Il était froid comme la glace, à l'image de son pays. Là où au contraire, chez Enzo, régnait le soleil du Sud. Le chaud et le froid pouvaient-ils cohabiter ?

- Don, vous n'avez pas à vous excuser. Ce n'est pas à un chef de présenter ses excuses. Mais plutôt à moi d'être en adéquation avec votre univers. Vous l'avez dit vous-même, je suis avec vous depuis peu de temps, et je commence à peine à goutter à la liberté. Je vous en suis reconnaissant au point de vous confier ma vie. Je vous respecte profondément et je regrette de ne pas pouvoir être plus démonstratif.

Il fit une pause. Il avait plombé l'atmosphère, mais tant pis.

- Je suis conditionné depuis ma naissance à la rigueur et à l'obéissance. Par mes origines russes (nous ne sommes pas célèbres, là-bas, pour notre sens de l'humour). Par mon père, qui était un militaire de carrière. Par le Serpent, chez qui je suis entré encore enfant et sorti que l'autre jour. J'ai vingt-quatre ans. Cela fait environ quinze ans que je suis sous son joug. On ne se débarrasse pas si facilement de quinze ans ans d'asservissement, de violence, de manipulation et d'endoctrinement. D'autant plus que mon unique épanchement réel depuis que nous nous connaissons m'a valu une gifle et une ironie blessante de votre part. Donc, pour prendre votre expression, je vous préserve de mes "Insupportables jérémiades".

Alexis n'était pas du genre rancunier, mais il n'avait pas la mémoire courte. Et soudain, sa neutralité disparut au profit d'une moue boudeuse qui prouvait qu'il était capable d'émotions. Et de se montrer sarcastique aussi. Comme avec la pauvre petite Kiyohi.

- Pearl m'a permis de découvrir que j'étais capable d'être libre, mais elle n'est pas ma propriétaire. Ce n'est pas pareil. Alors prenez patience, et laissez-moi m'habituer à cette nouvelle réalité. Qui plus est, je vous ai montré tout à l'heure que je n'étais pas si polaire que ça.

Il esquissa un micro sourire (en taille et en durée) avant de boire un coup et reprendre avec une impassibilité presque insolente.

- Vous êtes apprécié de vos subalternes et ils vous le rendent bien. Vous traitez vos gens avec bienveillance, au contraire de la Maîtresse qui les maltraite. Vous êtes à l’opposé dans vos méthodes. Elle, par la peur et la haine. Vous, par la proximité, l'honneur et le cœur. Je ne pensais pas qu'on puisse se maintenir longtemps à la tête d'un gang par une telle attitude, mais vous êtes l'incarnation de la main de fer dans un gant de velours. A ce titre, je vous adresse toute mon admiration. Cependant, votre bonté est aussi votre faiblesse. Et votre confidence ainsi que vos excuses m'offrent à penser que le Phoenix vous fait peur, pour vos proches, non pour vous même. Vous montrez trop vos émotions ; vous avez le sang chaud, à l'inverse de moi. Et cela peut profiter à l'ennemi. Surtout si vous...

Il frappa avec force sur l'accoudoir du canapé et serra les poings.

- Vous vous imaginez déjà mort et perdant ! Vous êtes un loup, et pourtant, vous vous imaginez déjà tué à l'avance, jusqu'à faire votre testament. Etes-vous un lapin qui va se faire dévorer tout cru ? Mon avis compte pour vous, alors laissez-moi vous dire que si je garde toujours tout pour moi, c'est parce qu'à l'intérieur je brûle et j'étouffe avec ma réserve toutes mes pensées, cela a toujours été ainsi. Mais je vais vous en faire part : vous avez bien dit, tout à l'heure qu'il y avait peu de chance pour que Phoenix connaisse l'existence de Pearl ou de vos proches. Je suis sûr que vous avez d'autres gardes du corps compétents. Mettez-les ici et je vous accompagne à Little Italy. S'ils apprennent que l'Archer veille sur le Loup, ils réfléchiront à deux fois avant de vous attaquer.
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Les paroles d’Alexis sont aussi sec qu’une claque en pleine figure, mais elles sont vraies et me font reconnaitre à quel point je ne suis pas parfait. Beaucoup penseraient que son ton frôle l’insolence voir l’insubordination. Mais il s’inquiète pour moi et je le devine dans le ton qu’il prend, levant légèrement le voile de glace qu’il a l’habitude de garder. J’éteins donc le poste télé, de toute façon ce qui passait ne m’intéressait pas et le présentateur avait une coiffure semblable aux antennes des homards. Puis sans lui demander son avis, je me lève, prends Alexis, le fait s’assoir sur le fauteuil à ma place et me place contre lui avec dominance.

Ainsi je sais que j’aurais toute son attention, même si je dois avouer que cela me donne à nouveau des envies peu chastes. Je prends la parole et affirme à mon bienfaiteur :

- Tu as raison… Je suis méditerranéen et je laisse mes émotions ressurgir bien trop souvent en ces lieux, car quand je suis à New York je les contiens plus facilement. Je ne pouvais deviner ce qui s’était passé pour ton cas et… peut être étais ce mieux que je les apprenne ainsi. Alors, je te prie de m’excuser de mon impatience. Je dois avouer que je ne suis pas doué pour ce qui est d’attendre. Mais je ferais des efforts. Et je suis ému de voir autant de loyauté et de respect pour moi. Tu es plus jeune que moi mais tu as une analyse spectaculaire des dangers. Mais tu dois me faire confiance...

Le dos de ma main vient effleurer la peau de sa joue, la légère tension qui était présente dans l’atmosphère semble laisser peu à peu la place à quelque chose de nouveau. Je continue afin de rassurer les peurs de mon protecteur :

- Mais je dois éclaircir certaines choses avec toi. D’une part, si cela peut te rassurer je ne compte pas mourir ou me laisser tuer. Il y a beaucoup de choses que je compte bien savourer encore et je compte avoir une longue vie devant moi. Mais tu sais que mes ennemis sont paranoïaques, même si je serais ravi que tu viennes avec moi, cela serait dangereux. Car si tu venais avec moi à Little Italy et que nous envoyons des gardes du corps au Complexe alors que je n’y suis plus, ils se demanderont pourquoi et nous mettrons en danger des personnes chers et la femme que nous aimons. Mes hommes n’auront ni ta discrétion et tes compétences et je ne suis pas prêt à prendre ce risques. Je ne t’empêcherais pas d’arrêter le tir à l’arc et je veux que tu continues de t’entraîner. Phœnix veut me faire passer pour faible auprès des miens, et je compte bien jouer leur jeux afin qu’ils s’imaginent que je suis aussi bête et assuré qu’ils le pensent.

Si je fais preuve de tendresse, de complicité et d’intimité avec Pearl, Alexis, Tsukiya et peut être d’autres à venir qui sait… Je sais qu’à Little Italy, je serais intouchable, impossible à briser et cela doit le rester. A tout prix… M’approchant un peu du jeune humain qui m’écoute avec attention, je finis par malice et taquinerie à dégrafer son haut, sans dire un mot et s’il tente de dire ou faire quoi que ce soir ma main vient lui faire signe de ne pas lutter ou contester quoi que ce soit.

Après tout, le jeune russe n’avait il pas affirmé il y a quelques heures de cela qu’il appréciait être possédé par moi ? Je continuais alors savourant un bref instant la vue de son torse à demi nu devant moi :

- Alexis… La rencontre avec Irina sera décisive, mais si je peux créer une alliance avec elle, alors Phœnix aura perdu. Et je sais exactement comment ils comptent me tuer, l’avantage de savoir qu’on risque de tomber dans un piège et qu’on peut le retourner contre ses adversaires. Et c’est ce que je compte faire, et là je n’hésiterais pas. Phœnix se brisera et ceux qui auront douté de moi s’en mordront les doigts. Il faut être patient, c’est une guerre qui se prépare et c’est moi qui porterais le coup de grâce.

Une tension sexuelle et de plus en plus chaude s’accentue, lentement mes paumes viennent écarter les jambes du jeune homme, laissant la place à mon bassin pour se coller contre son entrejambe, mes pupilles dorées plongées dans les siennes, ma bouche si proche de la sienne alors que mes paroles viennent caresser son visage :

- Mais un jour… je t’emmènerais avec moi à little Italy. Je te le promets. Tu auras le privilège de voir les lumières de la ville, tu pourras montrer aux autres que tu es mon protecteur, que tu n’es pas comme eux, je t’emmènerais là où je vis. Dans un de ses immeubles dont les sommets crèvent les nuages, surplombent la ville et que la populace envie. Je pourrais te voir t’entraîner au tir à l’arc, si tu le désire, tu pourras faire de la compétition et me rendre plus fier de toi encore que je le suis en cet instant. Tu pourras contempler la ville à mes côtés et regarder de haut tous ceux qui l’ont fait pour toi. Et la nuit, je t’offrirais un peu d’autorité intime, te prendrais … Mais peut être ne vais-je pas attendre cet instant …

Avec passion mes lèvres s’unissent aux siennes, mon sexe durcit et semble vouloir déchirer ma fermeture éclair tandis que mes mains caressent et tiennent avec autorité le visage de mon ami, confident, protecteur et amant…
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La pression redescendait en lui, mais il s'inquiéta de voir la réponse du Don, qui alla éteindre la télévision, l'installa sur le fauteuil où il se trouvait se colla contre lui d'une manière qui ne laissait aucun doute. Un spasme secoua le bas-ventre du jeune homme, mais ce n'était pas le moment pour cela. Il n'était pas indifférent au comportement dominateur du loup, et ce dernier l'avait bien saisi ; il en jouait.
Attentif aux propos, Alexis constata qu'il avait bien fait de soulever les points de tantôt. Pour autant, Enzo ne céda pas. Le loup était content de son employé, mais il allait continuer son plan d'origine, en promettant de ne pas perdre bêtement la vie. Il pondéra l'emportement du Russe avec un argument qui, somme tout, était totalement valable. Alexis n'avait pas pensé, en effet, aux interrogations de l'ennemi face à un mouvement trop important des forces du Sicilien. Cela attirerait l'attention sur le Japon, et mettrait en danger les personnes qu'Enzo voulait au contraire protéger. Au moins, le jeune slave avait la possibilité de continuer son art qu'il détestait autant qu'il aimait. Il se sentirait plus à l'aise à défendre de son arc les proches d'Enzo qu'en close-combat ou un revolver (qu'il ne savait pas, du reste, manipuler).

A nouveau, tout en parlant sérieusement de sujets graves, l'ookami entreprit de déboutonner sa chemise. Alexis considéra que ce n'était pas le moment, mais son patron stoppa sa tentative d'un geste autoritaire. Le parrain avait un appétit sexuel particulièrement développé (le côté sauvage de l'hybride, peut-être ?) et ne rechignait pas à faire usage de ses mains là où d'autres personnes auraient trouvé cela incongru. Un peu comme si, pendant l'explication d'un plan de bataille, un général attouchait son lieutenant. La respiration du brun s’accélérait légèrement. Même s'il avait pu résister à l'excitation que créait cette situation, son corps reniait en bloc sa résistance. Autant se laisser aller, en ces conditions.
Silencieux, le slave ne contestait pas son employeur. Il était satisfait de voir qu'il avait repris du poil de la bête. Émotionnellement, cependant, Enzo était versatile. Il était dans le drame fataliste et à présent se montrait à l'inverse conquérant et sûr de lui. A n'y rien comprendre. Le côté exacerbé des gens du Sud, probablement. Les virevoltes étaient fréquentes chez les sanguins ; ils n'étaient pas aussi calculateurs et réfléchis que les gens plus pondérés. Il était souvent difficile de suivre leurs raisonnements sans s'y perdre. Et de prévenir leur impatience.

Puisqu'on parlait d'impatience, Enzo continuait de parler sans s'arrêter, tout en entreprenant ses offensives de séduction. Alexis résistait difficilement à son assaut, se sentant contraint avec plaisir d'écarter ses jambes et ainsi de libérer l'accès à son intimité. Ils étaient si près l'un de l'autre... Lui en contrebas, Enzo en hauteur. Ses instincts se réveillèrent, tandis que les lèvres d'Enzo, et les mots qu'il prononçait, accroissait sa vivacité licencieuse. Le Parrain l'emmenait en rêve dans Little Italy, aux States, pour un temps sans rapport avec le travail, à l'instar d'un week-end romantique. Drôle de vision, certes, mais la promesse d'être proche de lui et d'être saisi par sa virilité l'emporta sur le côté trop gentillet du tableau. Et il ne faudrait pas longtemps au garçon pour qu'il supplie le loup de ne pas attendre Little Italy pour s'adonner à un jeu dont le slave était devenu plutôt friand.

Il se laissa embrasser avant de participer activement au ballet de leur langue. Le bassin d'Enzo, plaqué contre le sien, l'informa de son désir grandissant. La fermeté des mains sur son visage accentuait encore plus l'envie d'Alexis de se donner, sans défense, à son patron. Et son fantasme de soumission ne s'était pas envolé, il n'attendait que ça. Son regard disait ": Prenez-moi".

- En effet, pourquoi attendre. Je suis vulnérable dès maintenant. Je ne résisterais pas. Et même si je le faisais... Vous êtes en capacité de m'empêcher de me révolter.

Et il esquissa un sourire (visible, cette fois) à l'intention de son amant et patron. Un petit sourire en coin bien provocateur.
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