Revenir en haut Aller en bas



 

 :: Archives Forums importants :: Complexe Hinata Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

ALEXIS-PEARL-ENZO : La fin

Aller à la page : Précédent  1, 2
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:29
Admin
Cette situation prend une tournure que j’ai de plus en plus de mal à comprendre ou à contenir, car ma surprise fut immense quand la belle hybride me fit cette érotique demande. J’hésitais un peu, mais en entendant le timbre de son unique voix percer mon âme et mon cœur, je finis par lui murmurer :

- Tes désirs sont des ordres, mia bella…

Lentement, mon gland humide vient se glisser entre son tendre fessier et caresser son anus. Mes yeux se ferment, je me rapproche un peu plus d’elle, ma bouche venant savourer l’unique gout de la peau de son cou. Dio mio, je ressens une légère pointe dans mon cœur alors que je sens mon membre qui s’unit à son autre intimité.

Ma première fois n’a rien de glorieux ou de romantique. C’était une prostituée travaillant pour Don Silvanno Armano, une « récompense » pour un service rendu. J’ai dû mal à me souvenir de son visage, mais elle était douce et ne semblait pas troublé par le fait que j’étais… un loup. J’étais maladroit, pataud, je n’arrêtais pas de lui demander si je lui faisais mal.

Ce soir, j’ai l’impression de perdre à nouveau à ma virginité. J’essaye d’être le moins maladroit possible, le plus doux avec elle… Mais plus j’agis ainsi, plus je me rends compte que ma séparation avec elle sera… rude, douloureuse et me laissera une plaie béante et profonde. Alors que mes coups de bassin deviennent de plus en plus rapides et amples, je ne peux retenir une larme, réalisant que je suis vraiment amoureux d’elle.

Je ne puis même m’empêcher d’envier Alexis, qui s’abreuve de ses lèvres et de sa tendresse. C’est dans l’ordre des choses, même si ça fait mal…

Mes mains viennent enlacer et masser sa généreuse poitrine, mes phalanges venant pincer et caresser ses pointes roses et sensibles. Mon sexe est voluptueusement compressé dans cet étau de chair, m’empêchant de me retirer. Je ferais alors en sorte qu’elle éprouve beaucoup de plaisir pour ça première fois ici, avec la complicité d’Alexis bien sûr. Je vais tacher de me retenir le plus longtemps possible, car une série d’éclairs commencent à piquer mon bassin et mon bas ventre.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:29
Admin
Jamais Pearl n’avait été aussi honteuse de demander quelque chose. Enfin quoi ! D’où lui venait cette lubie soudaine ? On n’avait pas idée de réclamer une sodomie comme ça, à deux hommes qu’on ne connaissait, au final, que relativement peu. Certes, le plaisir fou et la vertigineuse sensation de fusion entre leurs corps lui donnaient à penser qu’ils étaient amants depuis des années et qu’elle pouvait leur confier ses désirs les plus secrets sans douter qu’ils mettraient aussitôt un point d’honneur à la satisfaire. Exactement comme elle en aurait fait avec eux, du reste. Mais tout de même. Dans ses souvenirs lointains, ce n’était pas quelque chose qui se faisait. Aussi fut-elle extrêmement reconnaissante à Alexis comme à Enzo de ne pas se laisser désarmer bien longtemps par cette demande inhabituelle. Avec une douceur indicible, le loup commença à se frayer un chemin à l’entrée de son anus et la jeune femme ne put s’empêcher de se raidir légèrement en sentant sa peau la tirer douloureusement à cet endroit, ma foi peu habitué à de telles incursions. Cependant, bien consciente que cela n’aiderait en rien à la manœuvre, elle se força à inspirer profondément pour se détendre du mieux qu’elle le pouvait, avec l’aide ô combien agréable d’Alexis qui ne cessait de la pénétrer doucement. Les chaleureuses mouvances du plaisir qui ondoyait dans son bassin étaient une excellente diversion à la douleur, limitée par les gestes précautionneux d’Enzo. La voix de Pearl modulait de langoureux gémissements à mesure qu’elle le sentait s’enfoncer plus loin en elle, et gagnait en puissance alors que les tiraillements de sa peau endolorie laissaient peu à peu place à une autre sensation. Une houle intense qui soulevait ses entrailles et venait fourmiller dans tous ses membres, de plus en plus profonde jusqu’à s’accorder au rythme du russe. Dès lors, ce fut l’extase.

Nulle tension ne venait plus parasiter la volupté qui lui semblait jaillir de toute part, l’inonder à fleur de peau alors qu’elle enlaçait passionnément les deux hommes. Sa voix ne semblait plus lui suffire à exprimer tout ce qu’elle ressentait. Les mains de ses amants ne cessaient d’aller et venir sur son corps, lui arrachant des frissons violents qui semblaient intensifier encore toutes les sensations démentielles qui la submergeaient. Les paumes vigoureuses d’Enzo, les longs doigts fins d’Alexis volaient sur ses seins, ses hanches, ses tétons et ses cuisses sans cesser une seule seconde de soulever son corps sous l’assaut de leurs mouvements respectifs.

« Oh oui, encore ! C’est si bon, je… »

Pearl ne parvenait même plus à garder clair le fil de ses paroles. Elle aurait voulu leur dire encore le plaisir qui l’envahissait, sans commune mesure avec ce qu’elle avait ressenti auparavant, à quel point il la faisait se sentir unique, précieuse, à jamais vibrante d’émotions incroyables entre leurs mains, et les leurs seulement. Elle avait beau avoir eu beaucoup d’amants jusqu’à maintenant, ils étaient les premiers à lui donner accès à cette dimension qu’elle n’aurait peut-être jamais soupçonnée sans eux : faire partie d’un tel tout où elle pouvait les combler tous les deux à la fois car elle se sentait libre de se donner entièrement à eux, sans la moindre retenue. Bientôt, le souffle d’Alexis devint rauque sur ses lèvres et sa verge se durcit encore dans son vagin alors que ses mouvements se faisaient plus rapides et plus profonds en elle. Remplie de toutes parts par ses deux amants, cette accélération fit monter d’un cran encore le plaisir qui brûlait chaque fibre de son être et lui arracha un cri de volupté tandis que le russe jouissait à nouveau. Elle s’abandonna dans son baiser avec une fougue qui n’avait d’égal que la houle des reins d’Enzo, qui la prenait toujours. Sa langue se mêla à celle du jeune homme et ses mains l’enlacèrent passionnément, un gémissant ponctuant leur étreinte lorsque ses doigts prirent la relève en elle, la rapprochant à son tour de l’orgasme. Elle caressa les cuisses de l’okami pour l’encourager à faire preuve de plus de vigueur encore, de ne plus hésiter à laisser parler l’ardeur qui le tenaillait. Et ce fut bientôt comme s’il l’avait entendue. Sous les assauts conjugués de ses deux amants, Pearl se vit trembler de tous ses membres, chaque parcelle de sa peau entrant en fusion sous les vagues de chaleur qui l’envahissaient, remontaient en elle comme une implacable tempête. Son orgasme fut aussi foudroyant que celui d’Enzo, qu’elle sentit se répandre en elle avec un délice sans pareil.

Il lui fallut quelques instants pour reprendre tous ses esprits après qu’ils se furent retirés tous les deux. Après coup, elle trouva même la force de penser qu’elle aurait été bien bête de ne pas proposer cette charmante pratique. Le souffle court et le regard enfiévré, elle releva le visage du torse d’Alexis sur lequel elle s’était appuyée et croisa son regard perçant, aussi fébrile que le sien. Jamais encore elle n’avait vu un tel trouble sur son visage, même de leur première fois, et elle adora aussitôt cette expression qui lui disait à quel point en cet instant, il se sentait tout comme elle plus vivant qu’il ne l’avait jamais été. Grâce à elle, et grâce à Enzo. Oh, Enzo… cet homme si troublant qui avait le pouvoir de leur faire éprouver tant de choses avec si peu. Qui offrait une nouvelle vie au russe et des sentiments inconnus à la jeune femme avec un naturel désarmant, comme s’il avait été une sorte de magicien capable d’exaucer leurs désirs, se rendant par là même indispensable… Caressant les lèvres d’Alexis du bout du doigt, Pearl passa en un battement de cil un accord tacite avec lui et ils se retournèrent de concert vers l’okami, venant de nouveau caresser son corps avec dévotion. La renarde frissonnait encore de sa jouissance précédente et ferma les yeux sous l’effet de l’émotion, alors que ses mains et ses lèvres venaient se mouler aux reliefs virils du large torse, des épaules massives, du ventre musclé, des hanches vigoureuses et des cuisses puissantes. Près d’elle, le ruse faisait de même et à eux deux, ils ne laissèrent pas un instant de répit à leur amant, comblant de caresses chaque parcelle de peau qui s’offrait à eux. Avec une implacable lenteur, ils arrivèrent bientôt au niveau de son sexe frémissant. Et d’un commun accord, après un même regard de braise à Enzo, ils ouvrirent ensemble la bouche pour l’honorer comme il le méritait.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:29
Admin
L'expression "fou de désir" n'était pas veine pour décrire l'état dans lequel étaient les trois partenaires après cette étreinte passionnée. Pearl mit quelques longues secondes à se remettre de ces ébats qui l'avaient portées au nues, aussi bien que les deux hommes dont la jouissance ne pouvait les contredire. Alexis avait déjà connu un moment de pur bonheur lors de ses premiers amours avec la belle hybride, et il aurait cru ce souvenir indétrônable. Mais après ce qu'il venait de se passer, il revoyait son jugement. Lui-aussi dut fermer les yeux avant de se remettre. Ils allaient sûrement se coucher, leurs dernières forces, surtout celles de Pearl, s'amenuisaient toujours après l'orgasme.

Un doux toucher de la main le ramena à la réalité, et il constata que contrairement à ses précisions, la renarde était loin d'avoir épuisé ses ressources. Ses caresses, toujours aussi plaisantes, réchauffaient le corps et les sensations du jeune slave. Son enthousiasme communicatif ranima ses désirs et il comprit immédiatement l'idée que sa complice avait derrière la tête. Était-ce une sorte de vengeance de l'alliance des deux hommes pour l'avoir comblée d'attentions, qui animait sa volonté de satisfaire, à deux, le Parrain ? Il se mêla sans hésiter à ses actes, laissant ses mains entrecroisées celles de son amante sur le torse musclé et bien battu d'un okami surpris par cette nouvelle scène à laquelle il ne s’attendait assurément pas.
Alexis trouvait qu'il n'y avait pas plus agréable façon de prouver une allégeance à son patron. Cela n'avait rien à voir avec les obligations de la Maîtresse, qui ordonnait sans laisser de place à la spontanéité. Avec Enzo, et surtout grâce à la présence de Pearl qui apportait de la volupté et d'une sensualité passionnée à leur démonstration, Alexis exprimait à sa manière sa reconnaissance ainsi que sa soumission acceptée au Sicilien. Ce qui était un grand pas en avant.

Les deux complices prenaient leur temps pour combler le loup. Le Russe constatait avec amusement que l'hybride le copiait dans ses méthodes de tortures savoureuses. La fièvre montait en Enzo au point d'en être palpable, et encourageant ses partenaires à continuer leurs frasques. Ils en vinrent à honorer le sexe à nouveau gonflé, en dépit de son explosion de tantôt, forcé à de nouveau être réceptif suite à ces nouveaux attouchements.
Alternativement, ou simultanément, les langues de l'hybride et de l'humain parcouraient la peau sensible du pénis tendu, avant de se rencontrer pour une danse enflammée. Un nouveau coup d’œil, dont le sens paraissait évident, leur fit changer de tactique. Et tandis que les lèvres roses de Pearl captivait le gland frémissant de l'Okami, Alexis laissait sa langue lécher ses testicules avec indolence, puis plus rapidement avec insolence. Il sentait leur chaleur, leur contentement, ce qui motiva Alexis à se montrer encore plus entreprenant. Il malaxa l'une avec ses mains, tandis qu'il prenait en bouche la seconde. C'était fini. L'un des plus puissants parrains connu du milieu avait perdu le contrôle. Ses soupirs et ses tressautements le trahissaient. S'arrêtant une seconde, Pearl et Alexis s'adressèrent un sourire, échangèrent un nouveau baiser langoureux, avant de se remettre au travail. Il prit en bouche le membre assailli de toutes parts tandis que la renarde y effectuait un va-et-vient d'une main affirmée.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:29
Admin
Cette fois, je venais de me retrouver, un peu à la place de Pearl. Etais-ce une vengeance de sa part pour toutes les fois où je me serais montré… comment est ce mot déjà, « goujat ? » Ce n’était pas ce que j’avais vraiment prévu de ma soirée. Me retrouver ainsi chouchouter par cette hybride, l’amour perdue de ma vie et mon récent garde du corps ? Voilà une manière assez unique de torturer mon corps et mon esprit. Les lèvres de Pearl qui enrobaient la chair sensibles de mon sexe alors que le russe s’occupait avec érotisme de mes testicules, puis ils s’embrassaient, mes regardaient comme deux succubes avant que mon garde du corps ne décide à prendre en bouche mon membre tandis que la poigne de la renarde se fit sentir.
Quel homme et quelle femme dio mio…

Mais il fallait que je fasse preuve d’un minimum d’autorité, pas par péché d’orgueil mais disons… que je devais mettre un certain point d’honneur, je devais prouver que j’étais le dominant, c’est comme si mes instincts bestiaux reprenaient le dessus. Je devais garder un minimum de sang-froid, ne pas être trop brusques dans mes prochains gestes. Avec fermeté mais sans violence, mes deux paumes vinrent se poser sur le cuir chevelu doux de mes deux amants, mes phalanges plongèrent dans l’océan de leurs sombres cheveux, je les regardais de mes pupilles emplies de désir, chacun d’entre eux semblait prendre plaisir à me faire tourner la tête. Puisqu’il s’agissait d’un jeu, je comptais bien y jouer un rôle moi aussi…
Je fixais l’hybride, lui susurrant son tendre prénom avant de l’inviter à prendre mon sexe complètement en bouche comme elle sait le faire :

- Pearl…

Alors que je me sentais aspiré, je souriais à mon autre amant, lui fit signe de s’approcher pour que nos lèvres et nos langues puissent à nouveau s’unir. C’était une manière assez… spéciale de fêter son entrée dans ma famille, mais il ne fallait pas se mentir, sur les prochains jours, je ne dirais pas non à un nouveau tête à tête avec lui. Voilà qui allait rendre la relation de protecteur et protégé très intéressante ma foi...

Puis je mis fin au baiser et susurra son prénom pour l’inviter à prendre la place de la belle renarde :

- Alexis…

J’ignore s’il avait déjà fait cela auparavant, mais il avait vraiment une manière… bien à lui et unique de prendre soin de ses amants. Cela devenait aussi addictif que l’alcool ou le tabac. Je fis signe à ma belle renarde de venir à son tour m’embrasser, léchant au passant ses lèvres pulpeuses aussi mûres qu’un agrume. Puis, afin d’ajouter un peu plus de piquant à la situation, je finis par rapprocher une nouvelle fois leurs deux visages de mon sexe leur susurrant et affichant un sourire gourmand :

- Vous…

Leurs deux bouches et leurs langues unies m’arrachèrent une série de grognements sauvages. Je sentais des vagues de chaleur soulever chaque partie de mon corps.

Le cri d’orgasme qui s’échappa de ma gorge n’était pas celui d’un homme, mais il ressemblait plutôt au hurlement que poussent les loups à la pleine lune. J’étais comme en transe et je l’avouais, surpris de voir autant de semence chaude s’échapper de mon sexe et éclabousser le visage et les bouches de mes amants. Je repris mon souffle, mais mon corps était complètement épuisé et je m’écroulais sur le moelleux du matelas. Même si à la base je pensais que cette soirée avec Pearl m’était réservé, j’étais heureux de sentir les corps chaud de mes deux compagnons de luxure à mes côtés, alors que je m’endormais petit à petit et que mes bras chercher le contact de ses deux êtres si proches de moi…
Voilà, une manière bien particulière de terminer la soirée…

Le lendemain matin, je sentais des courbatures dans mon corps, le soleil se levait tranquillement mais il n’était pas encore très tard. Je m’étirais un peu, je sentais le souffle et une légère plainte à demi endormi à mes côtés. Je pouvais alors voir la belle renarde toujours endormie, près de moi… Mais contrairement à la dernière soirée que nous avions passée ensemble, elle n’avait pas pris refuge dans la salle de bain. Alexis n’était pas là, mais il était proche, peut-être était-il allé vers le balcon ? Je devais lui parler de toutes manières…

Je soulevais la couette, mais avant que je ne quitte le lit, je ne pus m’empêcher de border ma belle Pearl et de lui murmurer avec douceur :

- Tu peux dormir encore un peu. Je vais fumer dehors, je ne veux pas te déranger avec cette fumée nauséabonde. Je ne m’en vais pas, ne t’en fais pas.

Je posais une légère bise sur ses lèvres. J’ignorais si elle pouvait vraiment m’entendre, car la Pearl que j’avais l’habitude de fréquenter rougissait comme une sainte aux moindres compliments, toucher et baisers. Mais cette nuit-là elle avait réussis à retourner la situation contre moi, à me mettre dans tous mes états.

Je viens à la rencontre de mon nouveau garde du corps, lui sourit et lui faisant signe de ne pas s’inquiéter. Ce dont je devais lui parler n’était rien d’autre qu’un « service » que je voulais qu’il accomplisse maintenant qu’il était à mes ordres. Mais peut-être avait il lui aussi quelque chose à me dire, peut être que ce qui s’est passé cette nuit ne devait pas se reproduire ou quelque chose d’autre. Il est assez difficile de se mettre dans sa tête. Je sortis une cigarette de mon briquet et paquet que j’avais au préalable pris dans ma veste, car j’étais pour ainsi dire rester nue. Puis je lui demandais :

- Bien dormi ? Je dois avouer que cette soirée a pris une tournure aussi inattendue qu’intéressante. Mais maintenant que nous sommes un peu en tête à tête, j’avais quelque chose à te demander avant que Pearl nous rejoignes, mais avant cela, est ce que tu fumes ?

Je lui tendis la paquet, attendant une réponse ou un geste de sa part.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:30
Admin
Quelle délicieuse idée ils avaient eue… Les hanches ondulantes et le souffle frémissant de volupté, Pearl savourait à l’unisson avec Alexis le sexe dressé d’Enzo, comme s’il se fût s’agit d’une offrande. Encore que, sous leurs baisers et leurs caresses expertes qui se secondaient à la perfection, le loup n’avait plus vraiment le contrôle de la situation. La jeune femme sentait ses mains puissantes trembler dans ses cheveux et les frissons incontrôlés qui tendaient ses cuisses et son bassin vers leurs bouches agiles. Elle n’avait eu qu’une seule fois l’occasion de le voir ainsi, lors de leur dernière étreinte, mais force lui était de reconnaître que cette fois-là n’avait rien à voir avec la précédente. Même si son corps était épuisé, son désir semblait inextinguible et elle ne cessait d’embrasser, de lécher, d’aspirer le membre à sa merci, excitée comme jamais de sentir l’ascendant qu’ils avaient sur Enzo en lui donnant un tel plaisir (quand bien même ce dernier essayait tout de même de mener la danse). Et lorsque ses lèvres venaient à effleurer celles d’Alexis, elle en accueillait le contact du bout de la langue, grisée par l’harmonie sensuelle dont ils parvenaient à faire preuve ensemble. Ils n’avaient même pas besoin de se parler pour accorder leurs gestes et combler leur amant de façon toujours renouvelée et s’y attelait avec ferveur. Le baiser fiévreux qu’ils échangèrent juste avant d’inverser les rôles était teinté d’une voluptueuse complicité qui fit courir un frisson brûlant sur son échine alors qu’elle caressait le torse du slave de sa main libre tout en empoignant le sexe d’Enzo.

Lorsqu’Alexis prit à son tour le large membre en bouche, elle se redressa sous l’impulsion de l’okami. Son regard fauve captura le sien et ses lèvres s’entrouvrirent d’elles-mêmes avant qu’il ne l’embrasse, lui arrachant un gémissement. Cet homme la rendait folle. A l’instant où sa bouche prit possession de la sienne, sa langue s’y aventurant comme en terrain conquis, son cœur entra en fusion alors qu’elle s’alanguissait dans ses bras. Elle ignorait à quoi c’était précisément du, mais l’émotion qui dansait en elle au contact de son corps ne cessait de l’emporter dans ses méandres sulfureux. Elle ne cessa de l’embrasser qu’à contrecœur et parce qu’il la reconduisit vers son sexe tendu, affamé de caresses dont Alexis s’occupait toujours. Elle le rejoignit et l’étreignit à son tour, laissant ses mains parcourir sa silhouette vigoureuse et souple qu’elle aimait tout autant que la solide charpente de l’okami. Dans un registre différent, le slave aussi embrasait son cœur et faisait courir sur sa peau des frissons de douceur. En cet instant précis, elle n’aurait voulu les quitter ni l’un ni l’autre, et passer toute sa vie dans leurs bras. Elle ferma les yeux avec dévotion lorsqu’Enzo scanda leurs prénoms, la voix assourdie par un trouble voluptueux qu’elle ne lui avait jamais entendu et qui enflammèrent ses reins plus qu’ils ne l’étaient déjà. Elle embrassa ardemment Alexis et ce faisant le ballet de leurs langues enlacées tournoyait autour du membre de l’okami, qui bientôt ne put plus y tenir. Pearl poussa une petite exclamation de surprise en sentant les jets de semence jaillir par surprise et éclabousser son visage et sa bouche. Diantre, voilà qui n’était pas prévu… Malgré tout, même si c’était collant et pas spécialement agréable, elle concevait ce que cela pouvait avoir d’érotique, aussi le laissa-t-elle faire. Elle prit même l’initiative d’embrasser les lèvres pareillement maculées d’Alexis, juste pour le plaisir des yeux d’Enzo, avant d’essuyer leurs visages. Puis, le désir apaisé et les membres lourds, Pearl glissa de façon presque irréelle dans le sommeil, sans un mot, sans chercher à briser cette étrange atmosphère qui planait entre eux, se blottissant simplement contre les corps chaleureux des deux hommes…

Elle fut réveillée le lendemain par la lueur du jour filtrant à travers la fenêtre dont elle avait oublié de fermer le volet, et par la sensation d’un corps en mouvement à ses côtés. Ouvrant à demi les yeux, elle reconnut la peau claire et la musculature finement dessinée d’Alexis, qui se levait. Tendant un bras languide, elle le retint un bref instant le temps de déposer un baiser au creux de son dos, puis le laissa aller en se retournant sur le dos, manœuvre ralentie par le poids du corps d’Enzo contre elle. Elle somnola tranquillement quelques minutes, laissant le réveil la gagner malgré la lourde torpeur qui lestait tout ses membres, puis le loup quitta le sommeil à son tour. La croyant endormie, il ne put s’empêcher de se pencher vers elle en se levant et elle répondit doucement à son baiser avant de faire mine de se rendormir.

« Hmmm… Je sais que vous n’irez pas bien loin, de toute façon… »

Elle se retourna sur le côté et se pelotonna sous les draps… jusqu’à ce qu’Enzo ait quitté la chambre. Dès qu’elle l’entendit s’éloigner, elle sortit du lit en silence, s’emmitoufla dans sa robe de chambre et gagna à son tour la porte (sur ses jambes flageolantes). Entrouvrant le battant sans bruit, elle resta cachée dans l’angle du mur, là où l’on ne pouvait pas la voir depuis le balcon et écouta de toutes ses oreilles la conversation qui avait lieu dehors et qui lui parvenait depuis la porte fenêtre laisser ouverte. Elle n’était pas dupe. Outre leurs folles étreintes, il s’était passé quelque chose d’important hier soir et si Enzo et Alexis se retrouvaient seul à seul, ils allaient forcément aborder le sujet. Ils la croyaient endormie et elle ne faisait aucun bruit pouvant les détromper. Or, ce qui allait se dire ne pouvait en aucun cas échapper à sa connaissance. Ou alors, autant rendre tout de suite sa carte d’espionne.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:30
Admin
Alexis, au réveil de cette nuit totalement folle, ouvrit doucement les yeux avant que les détails de la veille ne lui reviennent en mémoire. Le meurtre... Enfin, la tentative de meurtre. La colère d'Enzo, terrible. La défense de Pearl. Le pardon. Le changement de maître. Le serment d’allégeance. Et leur... leur quoi en fait ? Une célébration sexuelle de cet événement, une fête ? Ou bien les nerfs qui lâchaient après trop de tension ? Avec le recul, bien que ce fut d'une intensité qu'il n'avait jamais connu, le jeune russe trouvait leurs ébats bien incongrus. Comme si tous étaient devenus fous.
Avec la discrétion dont il savait si bien faire preuve, il se sortit du lit sans réveiller les deux autres occupants et sortit de la chambre, en fermant bien la porte. Il avait bien envie de rentrer dans sa suite, mais vu qu'il avait changé d'employeur, il devait d'abord entendre ses instructions avant de pouvoir vaquer de son côté. Sans règles, il serait perdu et ne saurait comment agir, comment accomplir son nouveau travail. Ce qui l'obligeait à rester. Il récupéra ses vêtements là où ils avaient été abandonnés la veille, et alla se rafraîchir à la salle de bain avant de se rhabiller. A son retour, la porte était toujours fermée. Il était le seul éveillé encore à cette heure. Le ciel n'était même pas levé, et Alexis dormait peu.

Il ouvrit la porte coulissante du balcon, par où il était entré hier avant tout ce drame à venir, et posa ses coudes sur la balustrade, laissant le vent s'engouffrer dans ses cheveux noirs. Il regardait à l'horizon poindre le soleil, profitant de ce nouveau lever du jour auquel il n'avait pas cru, encore hier soir, qu'il pourrait y assister. Il était encore en vie, par miracle seulement. Et son miracle s'appelait Pearl.
Il ne concevait d'ailleurs toujours pas comment elle avait pu le défendre après son geste. Elle l'avait donc apprécié à ce point lors de leur première rencontre, puis des suivantes où Alexis s'était senti plus vivant que jamais ? Il ne l'aurait pas cru. Et il ne le méritait pas. Ce matin, sur le balcon de la suite de Pearl, il avait la gueule de bois. Mal à la tête après les émotions fortes et exténuantes qu'il avait accueilli dans son coeur meurtri par des années d'esclavage. Il n'était même pas sûr qu'il réalisait la proposition faite par Enzo était un rêve, qu'il avait imaginé, et que c'était effectif. Il resta ainsi longtemps à réfléchir et à regarder le ciel au loin.
Derrière lui, quelqu'un vint le rejoindre. Il sut de suite, au bruit de pas, que le Parrain se rapprochait. Alexis avala sa salive, sentit son sang quitter ses veines. Et s'il s'apprêtait à le pousser du haut de ce balcon ? Qu'il avait tellement peur pour Pearl, qu'il avait calmé le jeu la veille, mais profiterait du sommeil de l'hybride pour venir régler son compte à celui qui avait failli la priver de sa collaboratrice ? L'homme de l'est ferma les yeux, attendit. Mais rien n'arriva, du moins pas ce qu'il avait entrevu. Enzo lui souriait. Voir sourire un loup n'était pas rassurant. Il n'était pourquoi pas hostile à jeune homme, et le rassura qu'il n'avait rien à craindre. Immédiatement, il se détendit. Mais garda le silence. L'exécuteur ne prenait jamais la parole en premier, c'était au commandant de le faire. Ce n'était pas en une nuit qu'on perdait des années de manipulation mentale.

D'un geste, il accepta la cigarette, sans toutefois prendre la parole. Il récupéra un de ces cylindres blanc et orange, pencha son bras vers le briquet qu'Enzo venait d'allumer et enflamma l'extrémité. Il porta la cigarette à ses lèvres et tira une bouffée, qu'il évacua en soufflant. Cela le réchauffa et lui fit du bien. Il remercia le loup et indiqua d'un regard qu'il était tout ouïe.
Si le Don voulait que cette conversation soit secrète entre eux, profitant du sommeil de Pearl pour qu'elle n'entende pas, il fallait être plus précautionneux. La renarde n'était peut-être plus endormie, et pouvait les entendre. De son pas félin, il retourna vers la porte coulissante qu'il ferma complètement.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:30
Admin
Alexis accepta ma cigarette, il me laissa même lui offrir mon feu. Il ne semblait pas bavard, à moins qu’il ne soit encore « trop docile ». Il est vrai qu’on perd difficilement les habitudes qu’on apprend auprès du Serpent. Il s’éloigna un bref instant pour le voir refermer le battant de la porte coulissante. Une décision sage car je n’avais pas oublié que l’hybride avait la fâcheuse habitude d’écouter aux portes et de traîner son vilain museau là où il ne le faut pas. Et elle a de la ressource, même après une telle nuit je sais qu’il lui en faut plus pour qu’elle ne soit pas tenté par l’envie de découvrir certains secrets.

Je souris à l’homme qui me faisait face lui affirmant en recrachant une légère fumée grisâtre :

- Les oreilles ont des murs hein ? De toute façon je ne dirais rien concernant ce que j’ai de plus secret ici. Je pense connaitre Pearl un peu plus que toi, je n’ai pas oublié qu’elle reste une renarde taquine et futée qui aime jouer avec le feu. Je comprends que tu te sois laissé séduire. Elle a du charme et elle sait s’en servir. Et c’est ce qui me plait chez elle… Ce qui s’est passé cette nuit était intéressant et ma foi fort excitant. Et pourtant je dois t’envier.

Je pose mon regard sur la ville de Taiyou No Tokai qui s’étend au-delà de la fenêtre de ce petit studio. M’approchant un peu plus du balcon, attendant qu’Alexis puisse me suivre, il y a un peu d’agitation au dehors, tant mieux, je préfère que Pearl ne puisse pas trop m’entendre à ce sujet. Ça rendra notre prochain au revoir que plus dur. Je décide de continuer mon récit, respirant une nouvelle bouffée de tabac avant de la recracher lentement :

- Je t’envie car Pearl est différente avec toi, elle est plus… elle si tu vois ce que je veux dire. Elle ne se cache pas sous de faux airs, des faux semblants Elle a l’air même heureuse et aussi plus maîtresse de ses émotions. Vois-tu, un homme comme moi possède beaucoup, si quelqu’un désire quelque chose en général je l’ai. Et quand quelque chose me plait, je me le procure. Et pourtant, je dois t’envier car elle fait preuve de tendresse et de douceur envers toi qu’elle ne le fera avec moi. Est-ce à cause de mon caractère, je l’ignore. Mais je ne t’en veux pas, je suis plutôt heureux qu’elle puisse éprouver quelque chose pour une personne comme toi. Tu es un homme de valeur et d’honneur. Plus que ses abrutis en maillots de bains avec de pitoyables existences de fils à papa…

Je ne supporte pas ce genre de personne, s’imaginant tout connaitre du monde, voulant tout posséder mais pleurnichant à la moindre contrariété. Mais assez parlé de Pearl, je finis par donner mes premières instructions à mon nouvel employé. Peut-être n’attendait-il que cela d’ailleurs ? Je reprends alors la parole toujours du même ton :

- Je te laisse 24 heures pour tirer un trait sur ton passé. Ta nouvelle vie commence demain, et ton premier ordre sera de profiter de ta première journée libre pour sortir, aller au magasin, boire un verre, faire ce dont tu as envie… Je ne connais pas aussi bien la maîtresse que toi. Mais je sais que même si tu vis loin de ton maître, tu restes enchaîné. Alors j’aimerais que tu profites de cette vie. Tout comme cette cigarette que tu fumes savoure là, j’aurais un seul service à te demander en échange. Tu as changé de maître certes, mais tu as aussi changé de mode de vie. Et tu auras beau être mon garde du corps. J’aimerais te confier certains de me secrets. Que tu sois mon confident. Si je t’ai choisis, c’est que nous avons plus en commun que je ne le pensais. Sinon pourquoi est-ce que je n’éprouve pas de la jalousie alors que nous aimons tous deux la même femme ? Non, je n’ai pas de temps à perdre à créer une quelconque rivalité avec qui que ce soit. J’aimerais pouvoir te faire confiance, que tu puisses me soutenir et m’épauler… pas en tant que conseiller mais quelque chose d’aussi proche et intime qu’un ami.

Voilà qui devrait le surprendre. Qu’il soit rassuré que je tiendrais ma promesse de ne pas l’utiliser comme assassin personnel. Il sera juste le protecteur bienveillant de ce que j’ai de précieux ici. Mais cela je ne le dirais pas devant Pearl bien sûr, tout en jetant ma cigarette au dehors, je lui demande en souriant :

- Est-ce que tu penserais être toujours à la hauteur ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:34
Admin
« Shit… »

Le juron lui échappa à voix basse lorsqu’elle entendit la porte coulissante du balcon se refermer. Elle aurait du s’en douter… A vrai dire, les deux hommes auraient même baissé dans son estime s’ils n’y avaient pas pensé. Après tout, un parrain de la mafia et un assassin tout fraîchement retraité se devaient de faire preuve de la plus élémentaire méfiance quand ils échangeaient des confidences secrètes. A plus forte raison quand une espionne dormait dans la pièce d’à côté. Donc non, elle n’était pas surprise de ce contretemps… mais c’était tout de même extrêmement contrariant. Enfin, elle s’en remit rapidement. Retournant à pas de loup dans la chambre, elle s’approcha de la fenêtre et se mit en devoir de l’ouvrir avec une extrême lenteur. Elle donnait sur la même façade que le balcon de son studio et, en tendant l’oreille, elle avait bon espoir de parvenir à entendre ce qui se disait. Mais pour cela, elle ne devait surtout pas faire de bruit, quitte à rater les premières minutes de conversation. Soigneusement, centimètres par centimètres, elle parvint à ouvrir le loquet sans qu’un seul son ne soit perceptible aux deux hommes sur le balcon, distraits par les chants matinaux des oiseaux et par leurs propre voix, l’espérait-elle. Dès que le verrou fut levé, elle ouvrit le battant toujours aussi lentement, encore plus peut-être et seulement de quelques centimètres, uniquement de façon à ce que leurs paroles lui parviennent en tendant l’oreille. Il n’aurait pas fallu qu’un des deux remarquât que la fenêtre était entrouverte alors que ce n’était pas le cas lorsqu’ils avaient quitté la chambre, mais elle faisait confiance à sa discrétion naturelle.

Lorsqu’enfin elle put s’installer pour écouter, Enzo en était justement à… son attitude envers eux deux. Pearl rougit immédiatement, sa queue s’agitant en un battement agacé. Non mais, pour qui se prenait-il encore celui-ci pour spéculer ainsi sur ses sentiments ? Pourquoi serait-elle plus naturelle avec Alexis qu’avec lui ? Avait-elle fait preuve de favoritisme cette nuit ? Il serait temps qu’il arrête de fabuler sur son compte à la fin. Cependant, elle ne parvenait pas à comprendre exactement pourquoi elle était vexée de l’entendre parler ainsi, en s’estimant moins apprécié que son garde du corps. Non, ce n’était pas le cas… pas vraiment. Elle rougit de plus belle en se rendant compte qu’elle avait failli laisser entendre qu’elle éprouvait effectivement des sentiments pour Enzo et qu’elle n’aimait pas les voir dénigrés ainsi par ce dernier. Et elle se retint de soupirer en décidant que ces prises de tête matinales étaient beaucoup trop compliquées et risquaient de lui faire manquer toute la conversation entre les deux hommes. Car le plus intéressant était à venir, à n’en pas douter. L’okami, qu’elle entendait bien plus que son tout nouveau garde du corps, en arrivait justement à leur relation et à ce qu’il attendait d’Alexis. Ce dernier deviendrait le confident d’Enzo. Quel chanceux ! Il aurait certainement accès à des infos de tout premier plan et, à n’en pas douter, il garderait tout pour lui. Pearl reconnaissant par avance que jamais elle ne parviendra à arracher le moindre secret à quelqu’un d’aussi professionnel que le russe. Sa seule chance était donc de continuer à se taire et d’écouter clandestinement ce qui allait se dire à présent…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:34
Admin
Il ne doutait pas que Pearl cherchait à les écouter, mais par habitude, Alexis veillerait à ne pas être entendu. Les conversations ne sont parfois pas bonnes à entendre. Il se rapprocha du loup, qui n'avait pas encore pris la peine de se rhabiller. Heureusement que le temps n'était pas froid, il ne faudrait pas qu'il tomba malade. La cigarette ne réchauffe pas vraiment le corps, contrairement à ce qu'on pourrait penser.
La conversation qui suivit lui sembla assez irréelle. L'hybride à ses côtés lui parlait de Pearl ; sans toutefois se montrer jaloux, une certaine tristesse pointait dans sa voix et les mots qu'il employait. Alexis touchait Pearl d'une manière différente de lui, selon ses dires. Le loup était-il si heureux pour Pearl ? Nul doute, mais il oubliait un point important. Peut-être en effet que la renarde se montrait sous un autre aspect avec le russe, mais quels étaient ses sentiments à elle les concernant ? On dit bien connaître une personne, mais sait-on vraiment à quel point ? Il préféra cependant ne pas revenir sur ce sujet. C'était pour lui assez inconvenant dans son travail de se mêler des sentiments des autres. Cette nuit, pour lui, bien que très plaisante et tellement à l'opposé de ce qu'il avait connu, n'ouvrait pas la voie vers la complicité et les débordements confessionnels. Cependant, l'ookami ne voyait pas cela de la même façon, puisque sans tabou, il dévoilait son âme à son garde du corps. Alexis s'interrogeait : était-ce sa façon de l'informer de la confiance qu'il avait en lui ? Montrer ses points faibles avec tant de franchise et de spontanéité était dangereux dans le milieu. Il ne devait certes se dévoiler qu'à peu de monde, affichant en public un visage plus proche de celui d'hier, tout croc dehors. Mais imaginons qu'Alexis soit un agent double, un traître : il aurait là de très bonnes informations pour le faire souffrir, via Pearl. A moins que l'instinct de l'hybride lui permette de repérer, à l'instar d'un détecteur de mensonges, les cachotteries de son employé ?

Cependant, la surprise que lui réservait par son comportement le Sicilien n'était pas terminé. Il passait d'un extrême à l'autre. On lui permettait d'être "libre" ! De faire ce qu'il voulait ! Avait-il bien entendu ? Il ne put s'empêcher de laisser son visage informer son chef de l'incrédulité d'un tel ordre. Il ne savait même pas comment réagir, et se contenta de rester muet pendant qu'il écoutait chaque mot s'échappant des lèvres du bel hybride pour saisir une subtilité, un double-sens, un sous-entendu qui nierait le discours qu'il percevait, mais rien n'était douteux ou flou. Enzo Ariacci ne voulait pas embaucher un garde du corps au sens strictement physique de ce dernier, mais une sorte de garde-l'âme, avec qui il puisse échanger. Alexis ressemblait-il à ce point au jeune loup pour que celui-ci se sente si proche du Russe ? Quel était donc son passé ? Là encore, la réserve de ce premier jour l'empêcha de prendre la parole et d'exprimer son point de vue. Il devait déjà s'adapter à sa nouvelle condition, ce qu'il avait franchement des difficultés à appréhender. La confiance n'existait pas dans ce métier, c'est ce que tout le monde vous disait en permanence. Depuis quand les mafieux faisaient une confiance aveugle et cherchait à avoir des amis ?
A présent, le loup l'interrogeait sur son opinion sur toute sa proposition. On lui demandait son avis. Et non pas dans une situation de crise. Dans le calme. Il pouvait s'exprimer. Et sa voix resta bloquée. Ses mots aussi. Il aurait voulu parler de ses réticences à comprendre ce qui lui arrivait. confier sa reconnaissance. Remercier ce geste d'Enzo qui lui avait sauvé la vie. Qu'il acceptait d'être son confident, bien qu'il ne serait pas forcément le meilleur soutien psychologique qu'on puisse connaitre. Mais... rien ne sortait. Un mur entre son cerveau et ses cordes vocales, construit par des années d’embrigadement, l'empêchait d'imaginer un nouveau monde loin des contraintes de son passé. Il lui faudrait plus de temps pour intégrer cette donnée dans son cerveau. Voire même... Une confirmation.

Il n'y croyait tellement pas, tout simplement parce qu'il n'avait pas été en relation avec les deux parties, à savoir le Loup et le Serpent. Quel intérêt aurait l'Ookami de lui mentir ? Aucun. Il n'accordait en revanche aucun crédit à Irina. N'avait-elle pas été sa nurse pendant son enfance, avant de dévoiler son véritable visage, sans que Dolohov père et fils ne se doutent de rien, qu'ils étaient observés tous les jours, et qu'ils avaient un serpent dans leur nid ? Tant qu'il n'entendrait pas de la bouche même de cette odieuse femme la vérité sur l'achat du jeune homme, il ne pourrait être tranquille. Il en parlerait plus tard, selon l'humeur, avec Enzo. Ce n'était pas le moment, pour l'instant.

- Tout ce que vous voulez que je sois, Je le serais.

Tout le verbe italien et méditerranéen, chantonnant et bavard, eut pour réponse le tranchant laconisme des pays de l'Est.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:34
Admin
Le ton que prend Alexis pour me répondre est ma foi… à l’image que l’on se fait des gens de l’Est. Un peu froid et sec. N’ont-ils pas des auteurs moins dramatiques que Dostoievski là d’où il vient ? Enfin, je ne dois pas oublier qu’il a été « dressé » par cette chère Irina. Cette sublime vipère contre qui j’ai bien failli être en guerre si nous n’avions pas établi un « accord », c’est sans doute très machiste de ma part, mais ce doit être la seule personne avec qui je regrette d’avoir partagé ma couche. Elle a tout pour plaire, même cette cicatrice sur son visage n’enlève rien au « charme ». C’est… plutôt particulier et je ne compte pas m’étendre dessus.

Je prends une profonde inspiration puis expulse la fumée par mes narines avant de sourire à Alexis et de lui affirmer :

- Ma foi, je pense que je ne serais pas déçu. Je m’attendais à ce que tu mettes un peu plus d’émotion, mais nous ne sommes pas dans un roman ou une pièce de théâtre.

Je ne suis pas grand lecteur, mais en y réfléchissant bien, il est vrai qu’une tentative d’assassinat ou un parrain défend son informatrice, qu’il pardonne et recrute le tueur pour ensuite se livrer à une partie de jambes en l’air à trois. Cela fait plus scénario de film érotique pour jeunes adolescents japonais… Tout en regardant le soleil se lever lentement, je finis par jeter ma cigarette au dehors reprenant un bref instant la parole mais qui conclut l’embauche de mon nouveau garde du corps :

- Nous parlerons de la suite plus tard, je t’ai dit l’essentiel et te souhaite une fois encore la bienvenue dans ma famille.

Reste à savoir s’il fera l’affaire ou non. Mais il y a très peu de chances que je sois déçu et quelque chose me dit que d’une certaine façon nous serons proche. Peut-être pas exactement comme avec Pearl, même si je dois encore réfléchir à ce délicat sujet, jamais je ne l’ai autant désiré que cette nuit, si nous n’étions pas rentré aussi tard (et si j’avais pris un supplément de gingembre) j’aurais très certainement continué à la combler avec la complicité d’Alexis au point que ses fantasmes secrets feraient pâle figure. Honnêtement, si cette nuit serait à refaire je le ferais sans aucune hésitation. Jamais je n’ai eu l’impression de me sentir moins vide dans mon cœur et mon corps.

Je me demandant bien ce que nous allons faire à présent, nous rhabiller. Très certainement parce que dans mon cas j’ai encore le sillet à l’air libre et même s’il a la grande forme des méditerranéen je ne pense pas que je vais continuer à me promener ainsi. Bon, on ne risque pas de m’ennuyer avec ça, il n’y a personne encore dehors avec ça. Au pire une collégienne pucelle rougissant pour un rien ou une grand-mère promenant son caniche. Ça ferait un drôle de roman ce genre de situation ça aussi…

Au bout de quelques minutes je me dis qu'il serait temps que nous rejoignions Pearl dans sa chambre, si elle s'y trouve encore mais j'ai peu de doutes à ce sujet. Je ne pensais pas partir d’ici comme un voleur et encore moins encore tout nu. Même si je ne me sens pas tout à fait moi-même à l’idée de recroiser ses pupilles ambrée, son sourire … Il faut au moins que je dise au revoir, en espérant qu’elle ne me reteindra pas trop longtemps. Déjà que la soirée s’est a pris une tournure inattendue, je ne saurais affirmer ce qui pourrait se passer dans la matinée. D’autant plus que je suis encore nu et que si je pense encore à quoi que ce soit d’érotique cela se verra, et pas que par moi…

Je finis par faire signe à Alexis de me suivre (du moins s'il le désire) afin que nous retournions dans la chambre, déjà peut être me rhabiller puis... et bien je ne sais pas.

Aurais je la chance de m’enivrer une fois encore de ton parfum et peut être de savourer un dernier baiser? Ce serait mentir de dire que je n'y pense pas...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:34
Admin
Évidemment, Alexis accepta à sa manière, simple, rude et efficace. Si différent du visage qu’il avait montré cette nuit… Même Enzo en fit la remarque, ce qui ne l’étonna pas de lui. L’okami ne gardait quasiment rien pour lui, quand à ce qui lui plaisait et ce qui ne lui plaisait pas. C’était à se demander comment il arrivait encore à paraître mystérieux aux yeux de qui que ce soit, elle y comprit. Et pourtant… Pearl s’était rarement sentie aussi étrange qu’à cet instant précis, en train d’écouter les voix de deux hommes fondamentalement différents qui parvenaient à déclencher tant de tempêtes en elle. C’était bel et bien une sensation troublante, qu’elle ne pouvait qu’observer sans comprendre totalement, sans parvenir à en attribuer les diverses nuances au russe ou à l’italien. Comme si ce qu’elle éprouvait pour l’un était complémentaire de ce qu’elle ressentait pour l’autre. Quelle idée ridicule… La jeune femme savait au fond assez bien ce qu’il en était, qu’Enzo éblouissait son cœur et ses sens à l’égal d’un feu d’artifice quand Alexis les immergeait doucement dans un bain de lumière. Cependant, les savoir tous les deux si près d’elle l’empêchait de considérer séparément la fougue sensuelle de l’un de la tendresse de l’autre. Cependant, elle n’eut pas l’occasion d’y songer plus avant car elle entendit bientôt Enzo annoncer leur retour dans le studio. God damn ! Pearl se releva et ferma la fenêtre en profitant du son de la porte coulissante du balcon. Que faire ? Retourner au lit et faire semblant de s’y réveiller ne serait pas crédible. Les draps n’auraient pas le temps de se réchauffer et son cœur n’avait pas tout à fait le rythme calme de quelqu’un qui s’éveille. Au lieu de cela, elle prit le parti de faire comme si elle venait de se lever. C’était encore le plus pratique puisque c’était le cas. Elle alla se saisir de son peignoir, le yukata de soie qu’elle utilisait comme tel, et s’en revêtit en nouant soigneusement l’obi par devant. Puis, elle ouvrit la fenêtre en grand pour aérer la pièce. Enzo et Alexis entrèrent sur ces entrefaites.

« Bonjour. »

A son grand dam, la jeune femme rougit en se rendant compte de la nudité du loup. Allons, ce n’était pas comme s’ils avaient fait bien pire que de se voir nus cette nuit. Oui, certes, mais même quand on s’y attendait, un tel spectacle dès le matin avant de quoi en désarçonner plus d’une, à plus forte raison alors qu’elle était en mode espionnage juste avant. Arrangeant comme elle le pouvait sa chevelure noire autour de son visage, elle s’avança vers eux. Pourtant, arrivée face à eux, elle marqua une brève hésitation. Que devait-elle faire, à présent ? Enfin, même avec ce qui s’était passé cette nuit, elle n’oubliait pas que les choses avaient tournées ainsi sous le coup de… de… enfin bref, certainement pas sous le coup de quelque logique. Théoriquement, elle était toujours censée s’en tenir à une relation strictement professionnelle avec Enzo… Après qu’il lui ait divinement mis chaque parcelle du corps au fer rouge quelques heures plus tôt, tout comme Alexis. Oh, et puis flûte. Elle s’avança donc et déposa brièvement un baiser sur leurs lèvres à chacun d’eux avant de quitter la pièce pour les laisser se rhabiller.

« Si vous voulez rester déjeuner, je vous en prie installez-vous. Je vais m’éclipser dans la salle de bain un petit quart d’heure. »

Oh oui mon Dieu, ça lui ferait du bien. Si elle s’était écoutée, elle aurait pris un bain parfumé de deux heures et demie pour se prendre la tête tout à son aise, mais il y avait quelques convenances à respecter tout de même. Elle s’en tint donc à une douche bien chaude, qui eut le mérite de débarrasser sa peau de la touffeur de la nuit et d’achever de la réveiller agréablement. Une fois terminée, elle se sécha, s’habilla d’une robe d’été rouge assez simple et à fines bretelles, se coiffa et se maquilla légèrement, puis quitta la pièce pour rejoindre les deux hommes autour de la table. Elle fut soulagée de constater qu’ils étaient parvenus à trouver les bols, le café, le beurre et toutes les choses essentielles au petit-déjeuner. Cependant, dès qu’elle prit place et que son regard croisa les leur, elle poussa un soupir. Ça n’allait pas être possible… Décidant d’oublier cavalièrement les conventions sociales qui veulent que l’on n’évoque pas ce genre de choses à table, elle prit une profonde inspiration pour tailler dans le vif du sujet une bonne fois pour toute :

« Comme je ne voudrais pas que nous nous rendions ridicules à faire comme si de rien n’était, je préfère mettre les choses au clair dès maintenant : ce qui s’est passé cette nuit a été… étrange, certes, mais néanmoins très agréable. Voilà… »

C’était dit. Elle ne se sentait au final pas moins ridicule maintenant, mais c’était dit…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:35
Admin
Alexis s'inclina en signe de respect tandis qu'Enzo lui souhaitait à nouveau la bienvenue. Il conserva le silence ; un silence pesant pour les autres, jamais pour lui. Il accompagna le loup à l'intérieur. Pearl devait être réveillée ; peut-être même avait-elle tenté de les écouter. C'était bien son style. Elle ouvrait la fenêtre. Venait-elle de se lever ? Elle avait en tout cas le teint et le visage frais d'une personne qui avait passé une bonne nuit. Le rouge en plus devant le loup qui n'avait pas pris soin de se rhabiller, agissant avec une liberté sauvage qui lui allait à merveille. En revanche, voir la renarde s'empourprer surpris le russe. Pearl n'était pas, selon lui, de ces femmes qui détournent le regard, surtout devant une personne avec qui elle a des relations aussi proches que celle de la veille. Le lien entre elle et Enzo était différent du leur, et Alexis n'en comprenait pas tous les tenants et aboutissants. Était-ce important ? Il n'en savait trop rien. Quoiqu'il fut peut-être un peu jaloux, oui. De ne pas avoir fréquenté autant cette dame et de la connaître plus que lui. Cependant, si la belle acceptait de revoir le jeune homme, il rattraperait son retard.

Visiblement gênée par quelque chose, elle trouva une bonne excuse pour s'enfuir et permettre à Enzo d'enfiler des vêtements. Elle leur demanda même de préparer le repas du matin, ce qu'Alexis trouva trop normal. Voire même trop étrange. La veille, il s'était introduit chez elle pour la tuer. Il avait renoncé. Enzo l'avait neutralisé. Une discussion sérieuse et dramatique avait débuté. Enzo avoua avoir racheté le tueur pour son compte, le faisait basculer dans un monde irréel où il se retrouva au lit avec eux, lui pourtant coupable de tentative de meurtre. Il aurait dû être tué ou capturé. Non, ils avaient fait l'amour.
Et là, ils devaient préparer un petit déjeuner. Perturbé, comme dans un état second, il laissa faire Enzo qui connaissait parfaitement la suite de Pearl. Il trouvait cela trop décalé, trop incongru. Il avait besoin de prendre du recul. Tout était trop délirant. Il s'éveillait peut-être d'un rêve. Il n'était pas à sa place. Tout se passait de façon beaucoup trop simple. Il amorça une fuite vers la sortie, mais Enzo lui mit les bols dans les mains pour qu'il les pose sur la table. Interloqué, il les posa sur la table comme s'il ne saisissait même pas le sens de ses gestes. Était-il le seul à être dépassé par le cours des événements ?

Quand Pearl vint les rejoindre, et s'installa à leur côté (Tiens, Alexis s'était assis ? Il ne souvenait même pas d'avoir pris place sur la chaise...), un temps d'attente le renseigna sur son interrogation de tantôt. Non, il n'était pas le seul. Mais pas pour les mêmes raisons. Pearl s'exprima avec gêne. Elle pensait évacuer son malaise par la parole, mais ses yeux la trahissaient. Elle tentait de crever l’abcès. Belle tentative.

Assis devant un bol, vide, avec du pain, du beurre et de la confiture, Alexis décidément ne se trouvait pas à sa place. Il ne mangeait jamais avec personne, sauf en mission et il jouait la comédie dans ces moments. Or, là, il n’interprétait aucun rôle. Il allait déguster un petit déjeuner. Si pour Pearl, leur lubricité de la veille était l'origine de son trouble, pour Alexis, c'était qu'on ait si vite tiré un trait sur son geste et qu'il se retrouva en face de ceux envers qui il se sentait toujours aussi coupable. Il ne voulait pas faire de scène, mais il était incapable de manger quoique ce soit. Il ne savait même pas si quelqu'un parlait ou pas. Il s'était coupé dans une sorte de bulle et voulait à tout prix retrouver sa suite, seul, pour réfléchir, seul.
Il avait subi un choc important et n'avait pas eu l'occasion jusqu'à présent de méditer sur tout cela.

Il se leva alors de table, s'effaçant avec un certain talent, et prit la direction de la sortie de la suite.
Il espérait que personne ne lui dirait rien, ne chercherait pas à l'interroger ou le retenir. Cependant, il n'était pas dupe. Restait à savoir qui s'insurgerait le premier.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:37
Admin
Rester manger avec Pearl ? Ma foi, pourquoi pas, je dois dire que je n’avais rien de prévu pour l’heure hormis de retourner travailler. Avant que l’hybride ne prenne la route de la salle de bain elle fait quelque chose auquel je ne m’attendais absolument pas et qui n’a rien de professionnel. Le baiser qu’elle dépose sur mes lèvres n’a rien de luxurieux, mais gorgé de tendresse et d’une chaleur qui font rougir un peu mes joues. Elle ne peut me voir sourire un peu bêtement alors qu’elle referme la porte de la salle de bain.

Puis s’enchaine quelque chose d’assez étrange, Alexis et moi-même qui préparons la table du petit déjeuner. Enfin, pour le coup c’est moi qui met en place une grande partie de la table vu que le jeune homme semble perdu voir même tétanisé. Alors que je sens que ce dernier essaye de se sauver, je lui place les bols entre ses mains et le regarde d’une manière qui doit lui faire comprendre « Tu ne pars qu’avec mon autorisation. » Les quinze minutes où Pearl n’est pas là semblent plus longues, mais quand elle revient mes narines s’enivrent de son arôme qu’elle dégage.

Quelle sublime femme…

Nous nous installons mais sans parler, ce doit être le contrecoup de la soirée. Je dois avouer que beaucoup de choses se sont enchainées, mes sentiments pour Pearl, la tentative d’assassinat, le rachat d’Alexis, le plan à trois… dio mio, cela fait en effet énormément pour une soirée. Je connais des hommes qui pour autant que ça aurait fait un infarctus. Je ne mettrais pas la faute sur l’alcool, je me souviens de chacune de mes paroles, de mes actes et des agréables sensations que m’ont offertes cette renarde et cet homme.

Soudain, Pearl brise le silence avec une affirmation qui fait glisser ma cuillère sur le sol. A-t-elle… dis qu’elle avait aimé cela ?

Oh… Une fois encore cette hybride ne cessera jamais de me surprendre.

Je suppose, que je devrais moi aussi donner mon avis sur la question alors je leur avoue en toussant légèrement :

- Je ne vous contredirais point là-dessus. J’ajouterais même que si cela serait à refaire je suis sûr que ce sera dans des conditions… disons moins spéciales.

Comme je l’ai dis on ne vit qu’une fois et il serait idiot de ne pas constater la synergie et la complicité entre nos trois êtres. J’ignore si ce sont mes paroles dignes d’un pervers en manque de sexe depuis plus de 20 ans, mais l’Archer n’a pas l’air dans son état normal et semble vouloir s’enfuir dès que possible. Ce qu’il fait d’ailleurs, comme ça sans même nous dire « au revoir tout le monde ». Cazzo… Je pose ma serviette et demande à Pearl de m’excuser un bref instant.

Je finis donc par rattraper mon garde du corps qui allait passer par la porte et lui annonce d’un ton impérial et sec :

- Alexis !

Il s’arrête et se retourne vers moi. Je m’approche vers lui et sans le quitter des yeux lui déclare d’un ton dominant :

- Ce serait manquer de respect à Pearl de partir sans lui dire au revoir. De plus j’avais quelque chose à te demander pour ta première journée de liberté et j’aimerais que tu m’écoutes attentivement au lieu de fuir. J’aimerais que nous parlions, vers la fin d’après midi. Ne t’éloigne donc pas trop du complexe.

Malgré ce qui s’est passé, il ne doit pas oublier qu’il m’appartient et doit m’obéir. Mais je finis par comprendre que le jeune humain n’est pas à l’aise avec ce qui se passe maintenant. Avec cette « normalité qui diffère totalement avec ce qu’il a vécu et ce à quoi on l’a formé pour. Je posais ma main sur son épaule et lui annonçait d’un ton plus doux :

-Je comprends que tout s’enchaine et va trop vite pour toi. Je ne sais pas si cela t’aidera à aller mieux, mais je t’ai pardonné et Pearl aussi. La normalité est une chose qui peut se révéler effrayante pour nous qui venons d’un milieu aussi hostile. Il te faudra t’adapter et ça prendra du temps. Le point positif, c’est que cette histoire nous a rapprochés de Pearl. Tu repartiras sur de bonnes bases avec elle. En attendant, essaye de profiter de ta première journée libre.

Je finis par le ramener vers la cuisine. Même si ce n’est pas pour manger mais pour au moins s’excuser auprès de Pearl, s’il doit partir lui dire au revoir ou rester un peu pour profiter du spectacle de douceur de ses pupilles et de ses lèvres qui nous ont tant gâtées.

Hélas, l’heure tourne pour moi et je crains de devoir quitter la scène. Tel un gentleman, je range mon bol et mes couverts dans le lave vaisselle. Je fais une légère révérence à Alexis avant de m’approcher de notre amante commune, plus ravissante que jamais alors que je lui annonce d’un ton aimant :

- Je crains de devoir vous laisser signorina. J’ai du travail qui m’attend. Mais j’ai beaucoup apprécié cette soirée avec vous. Prenez soins de vous.

A mon tour je fais quelque chose que je ne pensais pas faire, mes lèvres déposent un ultime baiser, d’une douceur que je gardais au départ pour Jun. C’était aussi bref qu’intense et je sens mon cœur s’affoler. Je lui souris et finit par franchir la porte.

Vais-je pouvoir continuer à rester professionnel avec elle ? Je l’ignore, mais l’intervention d’Alexis m’a fait comprendre que je n’étais pas infaillible. L’homme est devenu mon protecteur et Pearl est devenue ma faiblesse, additive et tendre…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:37
Admin
Mais qu’est-ce qui lui avait pris, parmi toutes les idioties possibles, de dire celle-là… si elle l’avait entendue dans la bouche d’une autre, Pearl l’aurait tout de suite dédaigneusement classée dans la catégorie « nymphomanes ». N’y avait-il pas plus important à régler avant de savoir s’ils avaient tous appréciés cette nuit ? Si, bien entendu. Il n’y avait qu’à regarder le visage d’Alexis, d’habitude si impassible et qui luttait à présent pour dissimuler son trouble, ou Enzo qui en lâchait ses couverts pour s’en rendre compte. Morte de honte, la jeune femme se serait giflée pour son inconséquence, mais force lui était de reconnaître qu’elle n’était pas encore tout à fait elle-même elle non plus, même après une bonne douche et un peu de maquillage. Et pour cette fois, elle en aurait presque remercié Enzo, quoique sa remarque fût encore plus osée que la sienne. Elle lui fit même un petit sourire discret, pendant une seconde (et pas plus, hein !). Tout de même, recommencer si vite… Cependant, elle n’eut pas le temps de s’offusquer d’une telle hypothèse qu’Alexis amorça un mouvement de repli stratétique. Pearl en resta coite. Plaît-il ?

Une fois encore, ce fut Enzo qui eut la présence d’esprit de le retenir alors qu’il s’en allait vers la porte sans même dire un mot. Et même si elle aussi fit un effort visible pour se contenir, les battements agacés qui agitaient sa longue queue blanche n’auraient su mentir : cela faisait longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi vexée. Certes, elle avait abordé le sujet de façon quelque peu cavalière, mais était-ce une raison pour partir de la sorte comme le dernier des hussards ? Etait-il si choqué ? Avait-il tellement honte de ce qui s’était passé cette nuit ? A la bonne heure. Elle aussi, cela allait de soi. C’était tout de même la première fois qu’elle s’adonnait à une telle luxure, avec deux partenaires qui plus est. Ce n’était pas pour autant qu’elle les avait jetés dehors comme des malotrus, sans même leur dire une parole ! Blessée, la jeune femme détourna obstinément le regard sur son bol de thé, mélangeant avec application une cuillère de sucre. Pour une fois, c’était Enzo qui se souvenait de l’usage des bonnes manières, c’était toujours ça de pris pour lui… Même si elle ne fit aucun commentaire quand il le ramena vers la cuisine, elle lui concédait ce bon point. Et bientôt, elle n’eut d’autres choix que de lui accorder qu’il se montrait beaucoup plus compréhensif envers le jeune homme qu’elle-même.

« Oh non non, je ne le retiens pas s’il a mieux à faire ailleurs… »

Cependant, elle regretta vite ces paroles. Après tout, c’est vrai que la soirée n’avait pas pris un tour des plus normaux, bien au contraire. Pour le russe, ce devait être tellement de bouleversements titanesques à assimiler que rien que d’essayer de se mettre à sa place, elle en avait le tournis. Elle accepta donc bon gré mal gré de reposer les yeux sur lui et de lui adresser un petit sourire étrangement timide même si elle était encore un peu vexée de sa tentative de fuite. Elle avait beau lui en vouloir un peu, elle le trouvait toujours aussi attendrissant. En revanche, ce fut au tour d’Enzo de les quitter, pour cause de travail. Oh, du travail, du travail… elle ne comptait plus le nombre de fois où on lui avait servi cette excuse. Était-ce donc si difficile que ça de dire qu’ils étaient trop mal à l’aise pour prendre le petit-déjeuner en sa compagnie après la folle nuit qu’ils avaient passée ? Non, bon sang de bois ! Mais pourquoi diable aucun des deux ne pouvaient s’y résoudre. Crénom de nom, les hommes… Cependant, elle n’eut même pas le temps de se fâcher. A peine s’était-elle levée pour lui dire ce qu’elle pensait qu’il était auprès d’elle et la surplombait de sa haute taille, incorrigiblement séduisant. Ses lèvres se posèrent sur les siennes, légères comme un souffle et pourtant la firent frissonner comme s’il l’avait prise à nouveau, à l’égal de cette nuit. Seigneur Dieu… Elle en fut tellement surprise qu’elle ne put même pas le retenir alors qu’il partait vers la porte avec un dernier sourire. Pourtant, elle sentit distinctement pendant un instant l’envie de le retenir et de l’embrasser à nouveau pulser dans sa poitrine… Troublée, Pearl toussota un peu lorsque la porte se fut refermée, pour retrouver un peu d’aplomb, les joues rouges. Et pour quoi passait-elle encore, maintenant ?

« J’espère que tu me pardonneras cette scène ridicule… Et aussi d’avoir été sèche tout à l’heure. »

Reprenant contenance, elle se rapprocha d’Alexis. Maintenant qu’elle y faisait plus attention, le pauvre avait réellement l’air perdu. D’une main tendre, elle repoussa quelques mèches devant son visage pour venir lui caresser la joue. Que d’épreuves avait-il du endurer en si peu de temps… A son tour, elle l’embrassa avec douceur, appréciant le frisson velouté qui courut sur sa peau à la chaleur de ses lèvres. Des sensations en tout point différentes des baisers de l’okami et pourtant toutes aussi délectables.

« Si tu préfères t’en aller, je ne t’en voudrais pas. Je crois que nous avons tous besoin d’être seuls et de… réfléchir. Mais si c’est ce à quoi je pense qui te tracasse, sache que ça n’a pas d’importance. Nous sommes tous toujours en vie, donc c’est déjà oublié. »

Et puis, comme elle n’avait plus très faim elle non plus, elle débarrassa les restes de son petit déjeuner. Elle décidé également qu’elle passerait la journée entre le sauna, le jacuzzi et le salon de massage pour se détendre et faire le point sur les derniers évènements. Ce soir, elle commencerait à travailler sur ce que lui avait demandé Enzo. Tout ceci marquerait la fin d’une bien étrange nuit. Chacun allait avoir besoin de temps pour se retrouver, par rapport à tout ce qui s’était passé. Mais néanmoins, si elle avait l’occasion de les revoir, l’un comme l’autre… elle ne dirait certainement pas non à ces deux hommes qui la troublaient, chacun à sa manière.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin
Admin
Messages : 1314
Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 8 Mar - 12:37
Admin
Il ne fut pas assez discret. Difficile de l'être totalement avec un si petit nombre de personnes et une telle proximité. Le ton autoritaire et dur du don fit sursauter le pauvre Alexis qui serra les dents, luttant pour empêcher ses mains de trembler. Il se retourna avec précaution vers son nouveau chef, en baissant la tête. Il comprit assez évidemment qu'il avait manqué de politesse envers Pearl en partant en catimini, mais le Russe n'y pouvait rien. Après l'étrange drame de la veille, prendre un petit déjeuner lui paraissait aussi absurde qu'un tableau surréaliste. Il reçut les consignes d'Enzo quant à la suite de sa journée, et promit de s'excuser auprès de la renarde pour sa fuite à l'anglaise avortée.
A sa grande surprise, le mafieux fit preuve d'empathie à son égard en comprenant la raison de son esquive. Pour lui faciliter son départ, ou réellement par obligation, le loup quitta la scène en premier, au grand déplaisir de Pearl dont la moue boudeuse indiquait qu'il était coutumier de ces retraits prématurés. Pour se faire pardonner, il l'embrassa, d'une manière très différente d'Alexis, et déstabilisa la femme qui s'empourpra. Pearl avait des comportements tellement différents avec lui et les autres. Elle était à la fois charmée et en colère, alors qu'elle était douce et malicieuse avec le russe.

A présent qu'ils se retrouvaient seuls, tous les deux, Alexis était dans ses petits souliers, gêné pour son attitude qui avait blessé la jeune femme. Hélas, il n'avait pas souhaité l'atteindre. Heureusement, l'hybride était si perturbée par le baiser que sa rancœur la quitta. Elle s'excusa même (alors qu'il était le seul fautif) et le prit en pitié à cause de son air d'oisillon tombé du nid. Elle lui réchauffa le cœur comme elle savait si bien le faire : caresse, baiser. Tout autant que ce petit déjeuner, cette délicate attention le saisit par son décalage avec ce qu'il était arrivé hier. Comment pouvaient-ils, Enzo et elle, faire comme si rien n'était alors que le slave avait tenté de la tuer ? Avaient-ils déjà oublié ? Alexis, lui, ne pouvait pas tirer un trait aussi rapidement, malgré les arrangements qui avaient suivi et leur volupté irréelle. Le poids de la culpabilité lui pesait. Il lui était nécessaire de se poser, seul, et de revenir à froid sur tous ces événements.

Pearl avait saisi ce qui le turlupinait. Elle était intelligente et perspicace. Quoique la préoccupation sonnait comme une évidence. Alexis s'inclina devant elle, terriblement mal à l'aise. Il était persuadé que tout serait plus simple si elle lui en voulait.

- Je te demande pardon... Mais je vais me retirer. Tu auras beau me consoler, j'ai besoin de temps pour assimiler tout ce qui est arrivé en moins de vingt-quatre heures.

Il s'excusa à nouveau platement, se dirigea vers la porte, moins récalcitrante que la veille. Alors qu'elle refermait sur ses talons, il se retourna, faillit prononcer quelques mots. Aucun son ne sortit de sa bouche. Il renonça et disparut en silence dans les couloirs. De retour à sa suite, le moment de l’introspection était venu. Il s'allongea sur son lit, les bras sous la tête, et fixa le plafond.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Archives Forums importants :: Complexe Hinata-
Sauter vers: