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ALEXIS-PEARL-ENZO : La fin

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Dim 8 Mar - 12:24
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Il était décidé. Il ne pouvait pas faire autrement. C'était la règle. C'était lui ou elle. Elle en savait trop et ne pouvait vivre avec ce secret. Ceux qui connaissent l'identité des membres de groupes obscurs ne pouvaient respirer encore. Ce serait dangereux pour le gang. Pourtant, Alexis était resté longtemps hésitant, s'était même rongé les ongles jusqu'au sang, avant de prendre sa décision.
Il était en plein dilemme. Il ne voulait pas tuer Pearl Dawson. Elle n'avait rien à voir avec ses affaires, et devait vivre sa vie. PEut-être qu'elle ne le dénoncerait pas et n'en avait parlé à personne ? Avait-elle même compris ce qu'il était ? Elle n'avait peut-être pas trouvé ? Malheureusement pour elle, elle n'était pas n'importe qui. La Renarde. Une pro pour trouver des informations. Nul besoin d'être Nostradamus pour deviner. Elle n'en resterait pas là. Elle devait savoir. Et voila ce qui allait la perdre. S'il ne la tuait pas, elle risquait donc d'en parler. Et il ne pouvait se permettre qu'on connaisse son identité. La Maîtresse lui ferait payer le prix fort, d'autant plus que ces incidents arrivaient à un moment où le Serpent devait se faire discret. Il en tremblait à cette idée. Il n'avait pas le choix : s'il ne voulait pas souffrir, il devait tuer Pearl. C'était sa vie ou la sienne, et la mort était plus douce que la douleur.
Il existait une autre possibilité, mais après avoir essayé, il n'y parvint pas. Déjà par le passé, il avait tenté, sans jamais y parvenir. Il était trop lâche pour se suicider.

Puisqu'il savait où se trouvait la suite de Pearl, il décida de s'y rendre de nuit. Vêtu d'une tenue noire moulante, de chaussures épaisses antidérapantes, et son arme fétiche, dont il passa le carquois autour des épaules. Il se rendit sans difficulté, grâce à ses grandes capacités de discrétion, dans l'appartement adjacent à celui de la kitsune. Il le savait inhabité. Il ouvrit la porte en la forçant comme on le lui avait appris, et se glissa dans la pièce noire. Il referma le verrou derrière lui. Il traversa la chambre, ouvrit la porte coulissante de la terrasse. Il passa rapidement la tête à l'extérieur avant de se rétracter. Il vérifiait ainsi la présence de la voisin. La lumière était allumée. Il jura. Il aurait préféré un contretemps ! Que Pearl soit sortie, qu'elle profite encore de la vie tant qu'il en était encore temps ! Va-t-en, sors ! Ne reste pas ! Mais non, la lumière demeurait, l'obligeant à passer à l'acte.

Il jeta un nouveau coup d'oeil. Elle n'était pas sur sa propre terrasse. Elle était évidemment dans l'appartement. Il escalada le garde-corps, posa son pied sur le mur, et chercha ses prises. Le mur n'était pas lisse, l'escalade n'était pas risquée. Et les balcons limitrophes.
S'il n'était pas si faible, il lâcherait ses mains, tandis qu'il ne touchait plus le sol. Tout s'arrêterait, là, en bas du bâtiment. Hélas, il avait été tellement endoctriné sur la réalisation d'une autolyse qu'il ne parvenait pas à se persuader de se laisser tomber. Ce n'était pas faute d'avoir essayé, dans le passé, de dire adieu à cette vie qui le répugnait. Malheureusement, les Meneurs du Serpent connaissaient parfaitement la théorie du réflexe de Pavlov, et parvenaient à l'appliquer sur de nombreux points auprès de leurs agents. De façon à ce que personne ne meure sans en avoir l'ordre. Le pire était que cela fonctionnait.
Alexis se haïssait, avec plus de violence que d'habitude. Pour la première fois de sa vie, il n'avait pas d'ordre direct pour tuer une personne qui n'était même pas une cible. C'était juste une consigne de survie, pas une mission. Il prenait une décision sans la prendre. Il était tout de même coupable.

Il atterrit en silence sur le sol de la terrasse de Pearl. En silence, sans se faire repérer, il regarda à l'intérieur. Pearl était là, elle lui tournait le dos. Il prit son arc en main et positionna sa flèche, avant de pénétrer dans l’appartement, l'arme d'abord pointée vers le bas. Puis, prudemment, il se mit en place, banda l'arc, prêt à tirer. Il voyait son dos. Ses lèvres si douces, son sourire lui revinrent en mémoire. Il n'arrivait pas à lâcher son doigt. S'il tirait dans la seconde, il la tuerait net, sans douleur.

Son corps si parfait, leur rencontre... Son intelligence fine... Son rire...
Il n'y arrivait pas.
Pire encore, elle se retourna car il n'avait pas été rapide. Elle le découvrit. D'une voix glaciale, il déclara.

- Je n'ai pas le choix. Je suis désolé.

Il affichait son regard de prédateur, il était concentré et sérieux. Mais la flèche ne partait pas. Son regard se durcissait. Ses muscles se contractèrent à en devenir douloureux.
Il croisa le regard de Pearl. Ses mains se mirent à trembler. En colère contre lui, il baissa les bras et se remit immédiatement en position. Mais son corps le trahissait, secoué de tressaillements, l'empêchant de pouvoir réaliser un tir propre. Son regard était mauvais. Terrible. Effrayant. Les secondes s'écoulaient lentement. On aurait dit des heures. Non, des années. C'était insupportable.
Il sentit une larme couler le long de sa joue gauche. Puis la droite. Toute sa retenue craqua. Ses traits se détendirent, sa bouche pincée se courba vers le bas, ses lèvres et son menton tremblèrent à leur tour. Ses sourcils se soulevèrent vers le haut. Il se mit à murmurer la même expression d'une voix éteinte.

- Je ne peux pas... Je ne peux pas... je ne peux pas...

La dernière phrase claqua dans un sanglot. Il baissa son arme pour de bon. Il savait ce que ça voulait dire. Il se condamnait à mourir mais elle vivrait. Il valait mieux elle que lui. Elle rayonnait alors que lui n'était qu'un déchet de l'humanité. Pourvu juste qu'il ne souffre pas au moment fatidique. L'arc à la main, il se précipita vers la porte, le coeur brûlant, le sang en éruption, les larmes ne cessant de couler. Dans la panique, il voulut tourner la clé dans le verrou et la fit tomber. Sa main droite incertaine trouva le petit objet, il l’inséra dans le verrou maladroitement. Son ouïe fut attirée malgré lui par un bruit de pas dans son dos. Une démarche différente de Pearl. Un éclair sembla le pétrifier sur place. Elle n'était pas seule. Il y avait un homme dans son appartement.
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Dim 8 Mar - 12:24
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Alors que j’escortais la renarde chez elle, je me sentais de moins en moins bavard et de plus en plus mélancolique. Je n’ai pas énormément parlé avec elle, peut-être est-ce l’alcool et que je me dis que je ne devrais pas dire le moindre mot de travers pour ne pas choquer ou troubler la kitsune plus qu’elle ne l’est déjà ? Pourtant lorsque nous prenons l’ascenseur, l’envie de la serrer contre moi, de la plaquer contre le mur et d’unir ma bouche à la sienne et de m’enivrer de son corps de reine est intense. Mais je me contente de sourire, d’écouter ses paroles, même lorsqu’elle reste silencieuse, j’écoute son souffle régulier, les battements rapides de son cœur, puis lorsque nous arrivons à la porte de son studio, quelque chose en moi me fait sursauter, mon échine se contracte et je ressens comme un malaise, je me dis que ce n’est rien.

L’intérieur de son studio n’a pas changé depuis ma dernière venue, propre et bien entretenue, je ne savais pas de quoi pourrions-nous bien parler, et surtout si j’allais réellement céder à la tentation d’un acte peu chaste avec l’hybride. Après avoir franchis la porte, je me demandais si j’avais fait le bon choix, avais-je bien fait de demander l’aide de Pearl ? Avais-je eu raison de venir chez elle la tête embrumée et le corps émoustillés ? Je n’écoute qu’à moitié ce qu’elle me dit, me contente de hocher de la tête pour dire « oui » ou « non ». Ce n’est pas très galant et m’en excuserais bien si je pouvais comprendre ce qui se passe. Je finis par regarder par la fenêtre et de demander à mon hôte :

-Avez-vous déjà eu cette sensation que lorsque vous vous regardiez dans la glace, votre reflet vous est étranger. Comme si vous aviez fauté quelque part mais sans savoir pourquoi?

Quelques secondes de silence avant que je ne réalise ô combien ma question est stupide en ces lieux, surtout avec elle qui ne doit pas comprendre pourquoi de tels mots de la part d’un Don. Je m’excuse presque aussitôt :

- Désolé, oubliez ce que je viens de dire c'était déplacé… Puis-je utiliser votre salle de bain ?

Je m’éloigne ensuite, allument le robinet qui laisse couler silencieusement de l’eau froide que j’apporte à mon visage, puis je me regarde dans le miroir juste au-dessus du lavabo, qui est cet étrange personnage en face de moi ? J’ai du mal à croire que ce soit moi. Je commence à parler à voix basse et à moi-même :

- Si seulement j’arrivais à t’avouer que je tiens à toi. C’est stupide, et en agissant ainsi je risque de me mettre moi-même dans un bourbier sentimental, j’ai toujours cette désagréable pressenti que tu me détestes… C’est pourtant toi qui a infiltré mes bureaux no ? C’est toi qui as joué les secrétaires et c’est toi qui m’as giflé juste pour un baiser no ? Tuttavia… Je ne peux pas m’empêcher de t’apprécier, d’aimer cette façon unique que tu as de jouir de ta liberté, d’être avec moi. Mais je devrais prendre mes distances, je ne suis pas sûr que je sois capable de te rendre heureuse. Le suis-je capable vraiment ?

Je ne sais pas, il y a ce qu’on me dit et ce que je pense et fait. Mais au final, je reste un criminel aux yeux de la loi. Mes doigts humides passent dans ma chevelure et je prends la décision de laisser la signorina seule, ne pas agir sasn réfléchir. Mais alors que j’ouvre lentement la porte de la salle de bain, quelque chose ne me plait pas, alors que je m’approche de Pearl, aucun mots ne sort lorsque je vois Alexis Dolohov, près de la porte et son arc à la main.

Ce que je vois me paralyse, mes jambes ne bougent pas alors que l’hybride est en danger. Tout comme ma sœur, je ne peux rien faire, juste contempler ce qui m’horrifie. Je ne pourrais jamais lui dire ce que j’ai sur le cœur ? Jamais lui parler à nouveau ?
Soudain tout redevient lucide, je dois agir, elle est en danger, sauve la ! Protège-la ! Le tueur aux cheveux sombre remarque ma présence, j’ai peu de temps avant qu’il ne décoche une flèche, je cours vers lui criant de toutes mes forces :

- PEARL NO!

Mes jambes retrouvent leur puissance, mon bras écarte Pearl et ma main droite vient saisir le russe à la gorge que je plaque avec fracas contre la porte d’entrée, il ne devait pas s’attendre à ça, qui aurait pu prévoir qu’un Don agirait ainsi ? Ayant lâché sur le coup son arc, je donne un coup de pied pour l’éloigner un peu plus et lui déclare d’un ton mauvais et en poussant quelques sinistres grognements :

- Buonasera Archer…

Pourquoi est-il ici ? Pourquoi a-t ’il essayé de tuer Pearl ? Je jette un coup d’œil vers elle, vérifiant qu’elle n’ait rien, puis je me retourne vers cet homme et lui annoncé toujours du même ton :

- As-tu oublié ce que je t’ai dit lors de notre dernière rencontre bastardo? « J’ai rencontré des gens que j’apprécie mais qui n’ont rien à voir avec le monde que nous fréquentons. Si jamais j’apprends que le moindre mal leur est fait, je vous en tiendrais pour responsable » Le fait que vous ayez couché ensemble n’y est pour rien. Mais Pearl m’est précieuse, plus que tu ne le crois alors je ne prendrais pas le risque de te laisser repartir en vie, je n’ai pas pris mon arme sur moi, donc je dois te briser la nuque de mes propres mains. C'est un acte personnel mais je ferais face aux conséquences. Et n’essaye pas de me menacer avec ta maîtresse, ça ne marchera pas avec moi…

J’ai mené des guerres de gangs et fait couler du sang pour plus que ça, juste par avarice. Là c’est différent, pour avoir tenté de tuer cette femme, je suis prêt à me resalir les mains, à honorer le surnom de « Bloody Wolf ». Quitte à ce que "Le Serpent" me déclare la guerre, qu'il en soit ainsi. Je tuerais pour protéger ce que j'ai de précieux.

Mais j’hésite, je vois dans les yeux d’Alexis qu’il n’a pas pu la tuer, il n’a pas le regard d’un tueur en ce moment, mais d’un homme qui cherche le pardon. Pourquoi j’hésite ? Est-ce que c’est parce que je me reconnais en lui ? J’ai parfois l’impression de reconnaitre le jeune ookami que j’étais avant que je ne goute au meurtre. Mon ton est un peu plus doux, mais ma prise reste ferme lorsque je lui demande :

- Pourquoi Archer ? Pourquoi as-tu hésité au dernier moment ?

A-t-il des sentiments pour elle ? Si sa raison est juste…
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Dim 8 Mar - 12:24
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Elle avait trop bu, c’était indéniable. Du moins, à son sens. Oh, elle marchait toujours droit et se sentait en pleine possession de ses moyens (plutôt se faire harakiri sur le champ que de se retrouver minable aux côtés d’Enzo, ou de qui que ce soit). Mais elle ne voyait que l’alcool, ce saké traître avec son goût sucré, pour expliquer son état de fébrilité. Vu de l’extérieur pourtant, leur retour vers le complexe se fit de façon réservée, sans que plus de quelques phrases ne soient échangées. Mais intérieurement, sa main sur l’avant-bras musclé de l’okami, la proximité chaleureuse de son corps près du sien la faisaient trembler. Jamais elle n’aurait cru se retrouver un jour ainsi avec lui. Après leur ultime entrevue new yorkaise et la honte sans précédent qu’elle en avait conçue, qu’est-ce qui aurait pu lui faire croire qu’elle reverrait cet homme et qu’en moins de deux semaines ils se trouveraient aussi proche qu’ils l’étaient maintenant ? C’était à marcher sur la tête. Et cela lui faisait se poser des tas de questions abracadabrantes qui n’avaient pas lieu d’être. Que ressentait-elle réellement pour Enzo ? Ne faisait-elle pas fausse route en cherchant à repousser ce désir qui la prenait au corps, en ce moment même ? Pourquoi se sentait-elle aussi fiévreuse à l’idée de rentrer à son studio avec lui ? Si elle l’avait pu, elle serait passé immédiatement à la phase gueule de bois, au moins elle en aurait été quitte avec ces épuisantes torsions de méninges. Et peut-être aurait-elle cessé d’avoir le ventre noué sans explication, à mesure qu’il approchait de leur destination.

Il lui fallut s’y reprendre à deux fois pour déverrouiller la porte, le cœur battant et les mains frissonnantes, avant de s’écarter pour laisser passer l’okami. Distraitement, elle lui dit de faire comme chez lui, en retirant ses chaussures. Grands dieux, si elle avait su qu’elle serait aussi peu à l’aise, elle aurait rétracté immédiatement son invitation, se dit-elle en allant ouvrir la fenêtre… mais visiblement, elle n’était pas la seule. Comment expliquer autrement cette étrange question que lui posait soudain l’homme face à sa fenêtre, dont les épaules solides lui semblaient soudain si lourdes lorsqu’elle se retourna vers lui ?

« Que voulez-vous dire ? »

Une réponse pleine de finesse, digne de la grande espionne qu’elle était, assurément… Mais pour cette fois, elle ne trouvait rien d’autre à lui répondre. Elle ne comprenait pas, ou a peur de comprendre, cette soudaine lassitude qu’elle sentait poindre dans la voix grave d’habitude si assurée. Sa queue vint s’enrouler autour de ses jambes, craintive. Pourquoi ne pouvait-elle supporter de le voir ainsi ? Pourquoi lui était-il tellement pénible d’être témoin de ses instants de faiblesse ? Comme s’il n’avait pas le droit d’être autre chose que l’homme de pouvoir séducteur et dangereux qu’elle connaissait, qu’elle pensait connaître…Cette pensée ajouta encore à son trouble et elle lui indiqua vaguement qu’il pouvait profiter de la salle de bain comme bon lui semblait. Et dès lors que la porte se referma sur sa silhouette, l’angoisse qui lui étreignait les entrailles monta d’un cran. Elle ne pouvait s’en défaire alors qu’elle retirait son gilet, dénudant ses épaules, dénouant ses cheveux qui tombèrent en cascade sur la peau nacrée de son dos. Ce n’était quand même pas d’être seule avec lui qui lui faisait peur à ce point, non ? Jamais Enzo ne lui ferait du mal, excepté tous les sévices qu’il avait infligés à son amour propre. Pourquoi une telle anxiété ? Pearl mit un instant à comprendre qu’ils n’étaient pas seuls. Un frisson glacé sur sa nuque la fit se retourner vers la fenêtre ouverte.

Une brèche glaciale dans le temps s’abat sur elle comme une chape de plomb. Sur son balcon, la Mort vibre sur la corde tendue…

Le souffle emprisonné à l’intérieur de ses poumons pétrifiés, la jeune femme sentit le sang se retirer de son visage et les forces de ses membres, comme si la vie commençait déjà de la quitter. Pendant une seconde qui lui sembla une éternité, elle écouta la voix sibérienne du russe, ses excuses vides de sens. Elle calcula qu’elle n’aurait jamais le temps d’atteindre le Double Derringer caché parmi ses boîtes à chaussures sans être transpercée, ni même d’appeler à l’aide. Elle se rendit compte qu’elle allait mourir, qu’elle mourrait déjà sous le poids de ce regard impitoyable, et qu’elle ne pouvait rien faire pour l’en empêcher. Elle ne put que regarder l’inéluctable sans comprendre, Alexis aux traits si durs à présent, alors qu’elle se souvenait encore si bien de son visage lorsqu’ils avaient fait l’amour, et des rares sourires qu’elle l’avait vu esquisser. Elle ne pouvait croire qu’il s’agissait du même homme, ni que les choses allaient finir ainsi. Où, quand avait-elle fait une erreur ? Etait-ce dont ainsi que les choses devaient prendre fin ? Contrairement à ce qu’elle s’était imaginée, Pearl n’avait pas peur. Non, elle se trouvait même étonnamment calme, pendant cette seconde interminable. Mais contempler le visage d’Alexis, dont elle se souvenait encore de la chaleur sous ses doigts, la suffoqua soudain de tristesse. Durant un laps de temps infime, les larmes lui montèrent aux yeux alors qu’elle ne quittait pas l’assassin du regard, à la pensée qu’Enzo était à moins d’une cloison de là et qu’elle allait mourir alors qu’il n’avait pas eu le temps de l’embrasser de nouveau. C’était tellement ironique de songer à cela maintenant, qu’elle en aurait ri si elle l’avait pu, avant de mourir de la main de l’autre homme qui avait le pouvoir de la troubler…

Et alors s’accomplit l’impossible.

Cela commença par un frémissement. [i] Insidieux et invisible, il courait sur les muscles tendus à l’extrême du tueur, plus perceptible à son instinct qu’à ses sens, sans qu’elle ne puisse d’abord identifier de quoi il s’agissait. Lorsqu’Alexis se mit à trembler, l’effarement la fit cligner des yeux. Non, c’était impossible. La flèche allait partir. D’un instant à l’autre elle allait quitter sa corde avec un sifflement létal et se planter dans son cœur, la tuant sans même qu’elle ne ressente réellement la douleur. D’un instant à l’autre… si l’Archer ne baissa pas son bras. Devant un tel spectacle, Pearl resta soudain muette alors que son corps revenait à la vie, et se mettait à trembler au même rythme que le bras qui la menaçait. Comment cela se pouvait-il ? Sans qu’elle ne sache pourquoi ni comment, alors qu’elle comptait déjà les derniers instants de son existence, elle vit avec une stupéfaction sans égale la flèche et l’arc s’incliner vers le sol, tiré vers le bas sous le poids des larmes, oui, des larmes, qui coulaient maintenant sur le visage du jeune homme. Comment cela se pouvait-il ? La renarde ne put faire un geste, incapable de penser à quoi que ce soit, incapable de détacher ses yeux de ce regard d’enfant perdu qui semblait appeler à l’aide à travers l’aveu de son impuissance. Une telle détresse dans la voix d’un homme… Il fallut une autre voix, une autre angoisse tonnée dans son dos, l’appelant elle aussi, pour qu’elle ne retrouve soudain l’usage de son corps, comme si on avait pressé un interrupteur.

Alexis s’enfuit vers la porte et avant qu’elle n’ait pu esquisser un geste au moment où il passa à côté d’elle, le bras puissant d’Enzo vint l’abriter derrière le rempart de son corps massif. L’odeur musquée et rassurante de sa peau lui parvint comme une étreinte juste avant qu’il ne se lance à la poursuite du fuyard, ne le saisisse à la gorge et ne le soulève du sol pour le plaquer contre la porte, pas déverrouillée assez vite. Pearl sursauta, pâle et tremblante, à cette vision. La silhouette immense du loup, bondissant au col du chasseur brisé dont le visage ruisselait toujours de larmes lui donna un tel coup au cœur qu’elle se précipita immédiatement vers son placard, se jetant sur ses boîtes à chaussures. Comment les choses en était arrivées là ? Elle n’en savait rien. Elle n’aurait pu l’expliquer même si sa vie en dépendant, pas plus qu’elle ne pouvait dire pourquoi elle agissait ainsi, si ce n’est peut-être pour une certitude qui venait de se cheviller en elle avec une telle force que son corps bougeait sans que son cerveau y soit pour rien. Là dans cette pièce, deux hommes aussi dangereux l’un que l’autre se tenaient face à face, prêts à se battre pour elle. Et elle refusait, de toute son âme, de voir l’un ou l’autre tomber. Se saisissant son Double Derringer, elle retourna au pas de course dans le vestibule et le braqua sur le visage d’Alexis, des deux mains, campée avec force sur ses jambes qui ne tremblaient plus.

« Lâchez-le, Enzo, et reculez. Ne lui donnez pas l’idée de vous poignarder avec une flèche… »

Pendant un instant, Pearl crut que c’était une autre qui avait parlé. Sa voix, sèche et glaciale comme un couperet, l’effraya par sa dureté même, alors que c’était certainement son meilleur atout. Elle n’avait jamais tué qui que ce soit de ses mains. Certaines de ses victimes s’étaient suicidées ou avaient été assassinées après que les renseignements qu’elle avait divulgués les aient acculées à la ruine ou à la merci d’ennemis sans pitié, mais pas au-delà. Elle avait déjà brandit son arme, avait déjà tiré et blessé pour se défendre et s’enfuir ou simplement faire peur, ce qui s’avérait en général efficace. Mais pas au-delà… Et même si son corps se tenait roide et paré, même si sa voix avait pris des accents polaires, il ne faudrait pas plus d’un regard au russe pour déceler qu’elle n’avait rien d’une tueuse. Que jamais elle ne pourrait presser cette détente sans trembler, sans voir sa résolution fléchir et s’étioler comme un château de cartes… exactement comme elle avait vu les membres d’Alexis ployer sous le poids sanglant de son instrument de mort, comme elle avait vu les larmes couler sur ses joues en guise de rébellion contre son odieux devoir. Pearl déglutit, sentant déjà sa fermeté faiblir. Elle connaissait le talent de l’Archer. Elle savait qu’il figurait parmi les rares assassins au monde à n’avoir jamais laissé une cible en vie et que s’il avait décidé qu’elle devait mourir alors elle pouvait d’ores et déjà considérer la chose comme faite, sans espérer ni pitié ni pardon. Aussi se trouvait-elle soudain tout aussi abjecte de pointer son arme sur celui qui l’avait épargnée. Etait-ce réellement l’Archer qui se tenait devant eux ? Le tueur implacable du Serpent, dont la simple évocation suffisait à faire doubler le nombre de leurs gardes du corps aux plus puissants barrons du crime ? Pourquoi dans ce cas avait-il baissé son arc ? Pourquoi s’était-il laissé surprendre par Enzo de la sorte alors qu’il aurait facilement pu les abattre tous les deux ? Pourquoi semblait-il déchiré à l’idée de devoir la supprimer ?

Une réponse s’imposa à l’esprit de Pearl alors qu’elle tentait en vain de raffermir sa prise sur son revolver. Une idée que sa raison et la méfiance ancrée dans chaque fibre de son corps par son métier d’espionne lui criaient de réfuter tant elle semblait folle, mais elle ne parvenait pas à l’écarter, ni même à souhaiter le faire, certainement à cause de l’alcool encore. Alexis n’était pas l’Archer. L’Archer avait été créé de toutes pièces par le Serpent, et face à elle il n’y avait que l’homme brisé sur lequel on avait greffé de force ce monstre, que l’on avait tenté d’enterrer vivant dans son propre corps pour y substituer le répugnant semeur de cadavres. Sans doute quelque chose comme cela, quelque chose qui expliquât qu’elle souhaitait se débarrasser de son révolver et aller au secours de cette âme perdue qu’elle avait entrevue tout à l’heure, alors qu’il sanglotait qu’il ne pouvait pas la tuer. Jamais elle n’avait éprouvée une telle compassion auparavant, ni cette envie d’y céder au mépris de tout le danger encore bien présent. La seule raison qui l’empêchait de le faire, c’était Enzo.

Pearl ignorait pourquoi il avait crié son prénom de la sorte, l’avait protégée au mépris de sa propre sécurité, pourquoi il se tenait prêt à briser sans pitié les cervicales d’Alexis pour avoir voulu attenter à sa vie. Elle ne parvenait pas à comprendre, et en même temps le savait tant que cela lui faisait peur. La même peur qui la faisait se dérober lorsqu’il se montrait tendre avec elle, se rebiffer lorsqu’il cherchait à l’embrasser, qui l’emplissait d’inquiétude lorsqu’il quittait par instants son piédestal et lui apparaissait faillible, fragile comme n’importe quel homme. Et même si elle ne voulait pas encore s’avouer tout cela, même si elle n’y était pas prête, elle refusait malgré tout de le voir risquer sa vie. L’Archer pouvait encore se reprendre, quel qu’ait été son accès d’humanité, et si tel était le cas, la jeune femme ne le laisserait pas faire de mal à Enzo. Jamais. Elle était prête à tirer, s’il le fallait. Quand bien même cela devrait lui briser le cœur, elle savait déjà qu’elle presserait sur la détente sans réfléchir si cela devait sauver la vie de l’okami. C’est pour cette raison qu’elle s’entendit murmurer, d’une voix soudain suppliante :

« Dis-moi que je peux baisser cette arme, Alexis… »
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Dim 8 Mar - 12:24
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Tout s'était passé très vite. Avant même qu'il ne puisse glisser la clé dans la serrure et prendre la fuite, une main puissante le saisit par la gorge et le projeta contre la porte, ébranlant le bois peint. Alexis ne parvenait plus à réfléchir, à entendre ou voir. Seul comptait ce réflexe de survie poussant à traquer le moindre atome d'oxygène qui pourrait atteindre ses poumons. Le regard du brun se voila légèrement, mais lui permit néanmoins de reconnaître son agresseur. Il était incapable de comprendre ce qu'il se passait autour de lui, ne saisissant que des impressions fugaces telles que Pearl se déplaçant, des sons troubles. L'étouffement lui faisait perdre pied et brouillait ses sens. Le temps passait lentement tandis que trouver de l'air devenait de plus en plus pénible. Sa conscience commençait à présent à le quitter.
Cela cessa aussi brusquement que son commencement. L'air revint alimenter le corps d'Alexis, qui s'écroula au sol, avant de se relever péniblement, en oscillant. Pris de vertige, il manqua de trébucher, avant de retrouver un équilibre précaire. Il porta une main à son cou, où il sentait encore la chaleur de la main vengeresse et la douleur au niveau des cartilages du cou.

Le complexe Hinata est aux yeux de tous un lieu de bonheur, de plaisir, de loisir, un vrai paradis où il fait bon vivre et où on peut se détendre. Pour Alexis, au contraire, cela n'avait été que l'antichambre de l'enfer. Tenu en laisse par la Maîtresse depuis qu'il était sous son joug, soit lorsqu'il était enfant, il avait agi tel un chien fou dès lors que son employeuse l'avait détachée sans instruction dans cet endroit de perdition. Aveuglé par un monde auquel il n'avait jamais eu droit jusqu'alors, il avait enchaîné les erreurs les plus stupides après des années d’entraînements draconiens, et s'était mis à dos un terrifiant Parrain. Alexis avait pourtant été prévenu qu'il ne devait pas toucher à ses proches, mais comment deviner que Pearl était l'un d'eux, puisqu'Enzo n'avait jamais spécifié son identité ? Pourquoi Pearl n'avait pas, elle non plus, averti le jeune homme qu'elle était avec quelqu'un d'autre, ce qui aurait pu éviter ce drame ? Enzo Arriaci devait être très en colère qu'on ait voulu tuer la demoiselle, mais il devait aussi en vouloir au slave de l'avoir fréquentée de trop près. Cet homme voulait tout posséder, il ne devait pas aimer partager.
Quoiqu'il en soit, dès la seconde où l'assassin avait pris la décision d'éliminer la Renarde, il avait scellé son propre destin.

Le loup ne lui avait donné qu'un petit répit en écartant ses doigts. La mort par étranglement était terrible, lente et douloureuse. Enzo ne voulait pourtant pas le tuer de suite, désireux que le jeune Russe parle, s'explique. De même que Pearl, qui le menaçait à présent de son revolver. Ce fameux revolver qui avait tout déclenché.
Les deux hybrides face à lui voulaient comprendre ce qu'il s'était passé. Pourquoi avoir arrêté son geste ? Pearl le savait sûrement. Elle l'avait vu pendant qu'ils étaient ensemble. Il était si différent, si heureux, si souriant. Elle lui avait offert quelque chose qu'il n'avait jamais connu dans sa vie. Un moment unique. En un sens, cette situation devenait ironique : Alexis donnait du plaisir à certaines de ses victimes avant de les assassiner. Il en était de même pour lui : atteindre le Septième Ciel avant d'aller sous terre.

Il n'avait pas l'intention de répondre à leurs interrogations. Cela ne changerait rien à la situation actuelle. Tout était fini, et Alexis avait enfin devant lui l'opportunité de ce dont il était incapable d'accomplir par lui-même. En fait, la liberté qu'il cherchait tant se résumait en un seul mot. Mourir. Il avait longtemps cru qu'il suffisait de payer la dette de son père pour retrouver enfin son libre arbitre. Lorsqu'il avait pris connaissance des salaires des Tueurs, assez mirobolantes, il s'était d'abord demandé à quel point son paternel s'était fourvoyé pour que son fils doive travailler autour pour réparer le méfait. Mais avec le temps, Alexis émettait un doute : et s'il avait déjà remboursé pleinement cette somme ? La Maîtresse ne le garderait-elle pas pour ne pas perdre un excellent élément et pour éviter qu'il ne la trahisse ? Face à ce constat, effectivement, recouvrir sa liberté équivalait à quitter ce monde.

Il sentait toujours des larmes lui couler sur les joues, plus rares que tantôt. Il essaya de retrouver un semblant de dignité après avoir dévoilé l'homme détruit dissimulé derrière son masque de froideur. Plaqué contre la porte qu'il n'avait pas réussi à ouvrir sous l'effet du stress, Alexis regarda son arc éloigné de lui. Dire que sa passion s'était retournée contre lui... Il aimait cet objet autant qu'il le détestait. Il était soulagé que son pire ami ne soit plus à sa portée. Il ferma les yeux un instant, prit une longue respiration. Il rouvrit ses paupières, mais ne regardait pas les deux personnes en face de lui. Alexis avait honte de ce qu'il était, et ses yeux fuyaient les leurs. Il se détestait pour avoir échoué à arrêter de lui-même les massacres dont il était en partie responsable, par faiblesse de caractère.

- Je souhaite formuler une requête. Je n'ai jamais rien réclamé de ma vie, j'espère que vous y consentirez, même s'il serait compréhensible que vous refusiez. Ne baissez pas votre arme. Et pressez la détente. Faites juste en sorte que ça soit rapide. S'il-vous-plait.

Il ne méritait pas ce qu'il allait demander. Il ne savait même pas s'il était prêt à mourir ou non. Cette considération relevait de l'anecdotique. Y avait-il une existence après la mort ? Il verrait bien s'il devait affronter les Enfers tels que les imaginent les religions. Ce n'était guère le moment pour les questions métaphysiques : son seul souhait était de mettre un terme, maintenant, à sa vie.
Seule Pearl avait le pouvoir de lui offrir une mort sans souffrance. Enzo était forcément en colère et l'avait déjà menacé de lui briser les os. Et si toutefois Alexis s'échappait de cette pièce, en laissant vivant les deux hybrides - qu'il serait dans l'incapacité physique et psychologiques de tuer à présent - il savait que la Maîtresse se chargerait de faire durer son agonie. Alors, Pearl, vise bien et tire. Qu'on en finisse.
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La sensation du pouls d’Alexis qui bat sous ma paume, à cet instant je n’avais qu’une envie, lui briser le cou et sentir la vie qui quitte son corps pour avoir tenté de faire du mal à ma renarde. Mais Pearl revient, son arme pointée vers le russe, cette vision me met assez mal à l’aise. Prend-elle ses risques ? Est-ce parce qu’elle tient à Alexis ou parce qu’elle craint pour ma vie ? Quoi qu’il en soit, je relâche cette violente étreinte et affirme d’un ton mauvais :

- Comme il vous siéra.

Je prends un peu de distance et regarde la scène qui se déroule sous mes yeux. Voir Pearl tenir une arme à feu dans les mains me donne des frissons dans le dos. Elle qui use surtout de son charme et de son intelligence, la violence ne lui va pas, et c’est triste à dire mais j’ai peur qu’elle presse la détente de son calibre 41RF. La situation était à la fois dramatique et cynique à mon gout. Alexis semblait renoncer à toute envie de vivre sur ce monde, il demandait même à la femme qui semblait tant l’apprécier de mettre fin au terrible fardeau de sa vie. Promptement, je m’avançais vers l’homme à la chevelure ébène et sans retenue ma main gifla sa joue avec fermeté, puis je lui annonçais d’un ton autoritaire :

- Si tu veux mourir… Fais le toi-même mais n’implique pas Pearl la dedans et si je t’entends prononcer des nouvelles idioties je t’arrache la langue.

On meurt tous un jour, surtout dans le milieu que moi et Alexis fréquentons depuis quelques années, mais moi je pense que l’on reste maître du jour et de l’heure où l’on veut mourir. Cet homme ne réalise pas l’opportunité qui s’offre à lui. Il ignore qu’il ne travaille déjà plus pour la maîtresse, il serait plus simple pour moi de lui avouer qu’il est ma propriété à présent. Mais je ne le ferais pas, j’ai besoin d’un dernier test avant de m’assurer qu’il ne me trahira pas et qu’il me sera fidèle. Je reprends la parole prenant un ton moins impérieux :

- Quant à moi, je ne ferais rien de ta vie. Cela peut paraitre amusant vu ma position, mais il n’y a aucune noblesses à tuer quelqu’un qui n’a ni la volonté et la force de se défendre. C’est vrai que tu mérites la mort, tu as tenté de tuer l’une de mes associées et je ne suis pas le genre d’homme à prendre des risques. Tu aurais pu tuer Pearl, mais tu ne l’as pas fait. Je me demande pourquoi ? Mais je pense connaitre la réponse. Tout comme lors de notre dernière rencontre tu m’as fait comprendre que tu n’aimais pas la vie d’assassin que l’on t’a « offerte ». En vérité, tu renonces à la vie auprès de ta maîtresse mais tu ne sais pas où aller. Tu as été tenu en laisse si longtemps que tu ne peux pas faire un pas sans qu’on te l’ordonne, passez-moi l’expression. Mais peut-être est-ce là le signe que tu peux commencer quelque chose d’autre.

Je finis par m’agenouiller, regardant cet homme en face de mes yeux. Il ne m’inspire aucune pitié, mais je ne peux pas m’empêcher d’éprouver un peu de jalousie pour lui. Il est encore jeune et il peut encore profiter de la vie, contrairement à moi. Pourquoi est-ce que je lui tends la main comme ça ? Parce qu’il ressemble à celui que j’étais autrefois, avant que je ne devienne le Bloddy Wolf, le Don… C’est pour ça que je fais ce que je n’ai encore jamais fait auparavant, pardonner à un ennemi. Je lui ajoute aussi :

- De plus, cela rendrait Pearl triste que tu ne sois plus là.

Mais elle a surement son avis à dire là-dessus. Je la trouve bien silencieuse mais je ressens bien sa peur et son angoisse.
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Que de secondes interminables, à tenir cette maudite arme dans ses mains qui devenaient moites, jusqu’à ce qu’Enzo consente enfin à relâcher Alexis. Pearl essaya tant bien que mal de retenir son soupir de soulagement lorsqu’elle vit enfin sa poigne d’acier libérer la gorge du russe, qui passa les minutes suivantes à tenter de retrouver son souffle après être passé aussi proche de l’asphyxie. Durant tout ce temps, la jeune femme ne le quitta pas du regard, tentant de garder son aplomb même si le poids de son révolver lui semblait de plus en plus absurde entre ses paumes, parce qu’elle n’osait pas tourner les yeux vers Enzo. Outre le fait qu’il ne fallait en aucun cas perdre de vue la personne que l’on tenait en joue, elle savait à quel point la violence de son geste était déroutante aux yeux de l’okami. Les armes, les règlements de comptes et les effusions de sang étaient de son ressort, certainement pas de celui de l’espionne. Mais les choses en étaient arrivées là avant même qu’elle ait pu s’en rendre compte ou réaliser ce qu’elle faisait, si ce n’est qu’elle avait pris cette décision pour protéger l’homme loup, qu’elle pensait en danger. Il apparaissait presque évident maintenant que le russe ne représentait plus une menace, bien qu’il importât de rester sur ses gardes. Mais hormis cela, avait-elle encore une raison de brandir cette funeste gueule de métal ? Ne souhaitait-elle pas protéger Alexis également, ou à tout le moins lui venir en aide ? Etait-il besoin d’un nouvel objet de mort crachant poudre et plombs en lieu et place des flèches pour essuyer les larmes sur ce visage brisé, pour tendre la main à cet homme abattu ? Non, en aucun cas. Et Pearl trouva une nouvelle raison de jeter loin d’eux cette arme abjecte lorsque l’assassin déchu lui demanda de mettre fin à ses tortures en pressant la détente, en faisant en sorte de ne pas le faire souffrir davantage si c’était possible. Dans son cœur serré se souleva une vague de refus tellement véhémente qu’elle perdit ses moyens, ouvrit la bouche pour protester, fut à deux doigts de lancer le Double Derringer à l’autre bout de la pièce (chose peu conseillée lorsque le revolver en question est chargé). Non, elle ne voulait pas tuer Alexis. Elle n’en n’était pas capable et ne souhaitait pas lui venir en aide de la sorte, d’une façon aussi cruelle. Mais avant qu’elle ait pu rassembler les mots pour le dire, pressentant par avance que cette tentative serait un échec, le pas d’Enzo se fit entendre à côté d’elle.

En une seconde, il fut de nouveau sur lui, immense, redoutable et vibrant de colère au point que la jeune femme redouta un instant de le voir exaucer son souhait. Mais au lieu de cela, il se contenta de le gifler avec une force qui la fit sursauter et déséquilibra le russe. Sous ses yeux, sa joue vira au rouge, plus sous l’effet de ses paroles que du coup lui-même lui sembla-t-il. Elle aussi, ébranlée par ses mots, elle ne put s’empêcher de lever les yeux sur lui. Aussitôt, son cœur se dilata dans sa poitrine sous l’effet de l’émotion, embrasé par le souffle ardent qu’elle ressentait depuis peu en sa présence et qui la fit rougir et frissonner sous l’effet d’un sentiment qu’elle ne connaissait pas. Jamais, et Dieu sait si elle pesait ses mots, jamais Enzo ne lui avait paru aussi viril, ni aussi désirable, qu’en cet instant. En une phrase à peine, il lui sembla retrouver le prédateur irradiant de séduction auquel elle était incapable de résister et un flot de braises s’égaya dans ses membres. L’entendre ainsi prendre la parole, mettre des mots sur ce qu’elle n’était pas parvenue à exprimer pour la protéger, après tout ce qu’elle lui avait fait subir (il fallait bien l’avouer) pour le tenir loin d’elle, c’était comme s’il lui dressait devant les yeux la preuve irréfutable qu’elle se trompait à son sujet depuis le début, qu’une autre relation était possible, et peut-être effective entre eux sans qu’elle en ait jamais eu conscience. Curieusement, elle n’était pas fâchée ou irritée de découvrir ainsi qu’elle avait eu tort. Juste irrémédiablement, profondément troublée, au point que son cœur battant la chamade semait des frissons sur sa peau alors qu’il continuait à l’adresse d’Alexis, lui faisant à lui aussi peu à peu entrevoir une autre voie. Au point qu’elle fut complètement prise au dépourvu lorsqu’il lui passa le relai et que son regard heurta le sien, faisant courir une onde de chaleur dans tout son corps.

« Je… »

Oh, par pitié… Pearl avait depuis toujours une sainte horreur de balbutier, et il fallait que ça arrive aujourd’hui, en présence des deux hommes qui comptaient le plus pour elle. Mécontente d’elle-même, la jeune femme prit le temps de se calmer, de recouvrer son aplomb et posa ses yeux dorés sur le visage souillé de larmes du russe. Etait-il réellement prêt à démarrer une nouvelle vie, comme le sous-entendait l’okami ? On ne se libérait pas du Serpent aussi facilement que cela, il le savait aussi bien qu’elle. Malgré tout, s’il existait bel et bien une chance, une toute petite chance pour que cela soit possible… Avec un calme minéral, Pearl déchargea le barillet de son revolver, puis posa balles et arme sur la console près de l’entrée avant de venir s’agenouiller à son tour auprès d’eux.

« Enzo a raison, Alexis. Je ne souhaite pas mettre fin à tes jours… »

Non, elle ne le souhaitait pas. S’il y avait un espoir pour qu’elle puisse un jour revoir Alexis, comme ils se l’étaient dit sans le penser lorsqu’il avait quitté son studio la dernière fois, alors il fallait la saisir. Sa main vint essuyer les larmes du jeune homme en un tendre revers, alors qu’elle plongeait ses yeux dans les siens. Ils avaient beau être noyés de tristesse, il lui semblait bien y voir une lueur aussi vive que ténue, une leur de vie qui ressemblait à celle qu’elle avait vu alors qu’ils faisaient l’amour. Y repenser lui réchauffa les reins, un bref instant.

« Ta première requête serait bien plus belle si tu demandais à pouvoir vivre comme tu l’entends. Vous avez le pouvoir de la lui accorder, n’est-ce pas Enzo ? Ce n’est pas votre genre de faire de tels discours sans les actes qui vont avec… »

Elle posa les yeux sur l’okami et un nouveau frisson de feu tourbillonna à la base de son ventre. Décidément, comme si c’était le moment de songer à ce genre de chose. Mais elle n’y pouvait rien, à son grand dam. Outre le fait qu’elle ne se sentait pas exactement elle-même ce soir, la présence simultanée de ces deux hommes, qui savaient chacun à leur manière faire vibrer comme personne les cordes sensibles de son cœur et son corps, la rendait plus que réceptive à l’attirance qu’exerçait sur elle les êtres hors-normes, dangereux, ô combien envoûtants…
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La gifle que lui asséna Enzo fut plus douloureuse au cœur qu'à la joue. Les atteintes au visage se montraient souvent humiliantes, et c'était le sentiment qu'avait Alexis à ce moment-là. Il avait honte de se donner en spectacle, honte de ne pas être capable d'en finir lui-même. Honte d'être le dernier des minables et d'avoir demandé à Pearl de le tuer. Mais où avait-il la tête ? La renarde n'était pas une tueuse, et elle tremblait déjà assez à l'idée de pointer un pistolet. Alors de là à appuyer sur la gâchette ?
Le jeune homme se recroquevilla contre la porte, son bras gauche tenant son bras droit en signe de faiblesse. Enzo ne voulait plus le tuer à présent, au point qu'Alexis regretta qu'il ne l'eut pas étranglé tout à l'heure. Sa tête était penchée vers le sol, où il voyait ses larmes s'écraser régulièrement. Il tremblait de la tête aux pieds. Il n'osait pas regarder les personnes en face de lui. Il aurait aimé disparaître dans le sol, dans le mur, ne pas être là. Malgré son état, cependant, il entendait bien ce que lui disait Enzo. Qu'il méritait la mort. Qu'il s'interrogeait sur son arrêt. Qu'il avait compris qu'Alexis n'était pas un tueur de son propre gré. Un nouveau sanglot le prit lorsque le loup termina d'une voix grave en disant que Pearl serait triste.

Les genoux à terre, Alexis était dans l'incapacité de bouger. Il était dans un état qui frisait la catatonie, et manqua même de sursauter quand Pearl essuya ses larmes et chercha un contact du regard derrière ses mèches de cheveux qui lui cachaient le visage. Il se sentit mieux pendant quelques instants, bien que nageant dans l'incompréhension sur la clémence dont il faisait tous preuve face à un acte qui la ne méritait pas. Il se trouvait dans l'incapacité totale de répliquer, et se posa des questions sur le discours de Pearl. "Le pouvoir de lui accorder"... De quoi parlait-elle ? Accorder quoi donc, la liberté ? Son corps fut secoué de spasmes et il se mit soudain à rire. Pas d'un rire de joie, oh non. Malheureusement pour lui. Son rire était incongru dans cette situation, et semblait lié à une sorte d'hystérie. Le désespoir pointait, pesant et étouffant, derrière cette vive réaction. Cela lui permit d'ailleurs de retrouver la parole.

- La vie d'assassin qu'on m'a "offerte" ! Drôle d'expression que vous avez là, Don Arriaci ! On offre des cadeaux, je crois, et je pense que ce j'ai vécu EST LOIN D’ÊTRE UN CADEAU !

Sa voix avait soudain augmenté pour se transformer en un hurlement, et cessant brutalement son fou-rire nerveux. Il leva alors la tête vers le Parrain, le visage toujours baigné de larmes, sa joue douloureuse et rouge, les yeux rouges aussi qu'il plongea dans ceux de son interlocuteur, exprimant une colère qu'il avait contenu pendant des années et qu'il laissait enfin s'exprimer.

- Vous avez certes mis les formes pour faire passer ce mot, mais le fait est là, et les mots ne sont jamais anodins ! On m'a IMPOSE cette existence de merde alors que je n'étais qu'un gosse, tout ça parce que mon père était un corrompu qui est allé se mouiller avec la mafia ! Pour de l'argent, pour du pouvoir ! Et après que vous me dites qu'on m'a "offert" ce job, vous insinuez que je peux prendre la décision de m'en aller ? Que je peux commencer quelque chose ? Vous vous foutez de ma gueule ? Vous êtes un parrain, Don Arriaci, et vous savez aussi bien que moi comment cela fonctionne ! Vous pensez que je n'ai pas déjà essayé de quitter cette vie ? Quelles échappatoires avais-je ? Fuir : on vous rattrape aussitôt, et on vous enferme pendant des jours en vous faisant subir mille tourments, dont la faim et le froid, et croyez-moi, en Sibérie, il fait très froid ! Quant aux récidivistes, certains ont perdu leurs jambes à force de les avoir immergées sous la glace ! Avec des amputations dont je ne vous décrirais même pas les conditions ! Le suicide ? J'y ai songé aussi, mais vous savez, je n'ai pas été le premier ! Et quand un homme du Serpent y parvient, tous ses congénères payent pour lui, de manière à ce que vous y réfléchirez à deux fois avant de vous tuer ! Pour ne pas faire subir aux autres ce que vous avez enduré ! On vous garde en vie par la culpabilité ! Vous avez refusé de me tuer, l'un comme l'autre ici, et il me reste quoi alors ? Me faire rattraper par la Maîtresse, être puni par elle ? Vous appelez ça une porte de sortie ? Car croyez-moi, elle me retrouvera, elle en a les moyens !

Il se remit à trembler, maintenant que la pression redescendait. Si au moins le loup avait serré ses doigts... Il savait quel destin l'attendait à présent, et ce n'était pas reluisant. Pourquoi les deux hybrides n'abrégeaient pas ses souffrances, lui qui payait une dette dont il n'était même pas coupable ? D'une toute petite voix, quasiment inaudible, entrecoupée de sanglots, il reprit.

- Je ne veux plus... être un tueur... Je ne veux plus de ce fardeau...

Il se couvrit le visage de ses deux mains, abattu. Pourquoi le sort s'acharnait-il ainsi contre lui ? Depuis son père, jusqu'à ces années d'apprentissage de ce métier infernal. Son premier mort, qui l'avait traumatisé. Les tueries répétées, pour lesquelles il avait toujours du remords. Il était allé sur toutes les tombes de ses victimes pour y déposer une fleur. Les menaces permanentes de son boss. La rencontre avec Pearl, un moment de bonheur gâché par la curiosité mutuelle des deux jeunes gens. Et Enzo, qui l'avait pourtant prévenu... Il y avait des millions de femmes sur terre et il avait fallu que le slave fasse l'amour avec l'une des intouchables du loup italien.
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Dim 8 Mar - 12:25
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J’écoutais attentivement la suite des évènements. C’est bien la première fois que je vois le jeune homme parlait autant. Ses mots sont durs, du moins ils le sont pour Pearl qui ne l’a surement jamais vu ainsi. On ne connait jamais assez bien les gens. La preuve, elle aurait sans aucuns doutes eu peur de moi si elle m’avait rencontré avant que je ne devienne Don. Ceci dit, il faut que je calme la situation et que je finisse par amener Alexis là où je veux qu’il soit :

- Vous avez fini ? Cela devenait intéressant au début mais maintenant je commence à me demander si je ne devrais pas moi-même appuyer sur la gâchette pour que je cesse d’entendre vos insupportables jérémiades.

Ce genre d’avertissement va refroidir un peu les ardeurs mélancoliques et théâtrales de l’Archer. Pas que je n’étais pas un peu ému par ce qu’il a dit, mais je n’aime pas la tournure que prend cette « rencontre », et je ne supporte pas les gens qui attirent l’attention plus que moi, surtout quand il s’agit de Pearl. Je reprends la parole et décide de montrer au jeune humain qu’il n’est pas le seul dans le milieu de la criminalité et qu’il semble oublier quelques détails importants :

- Vous dites que vous n’avez jamais eu le choix, que tout vous a été imposé. On a toujours le choix, suivre les ordres ou prendre les rênes, c’est ce qui vous différencie de vous et moi. J’aurais pu finir comme vous, tueur à gage mais j’ai simplement refusé de finir en bas de la chaine alimentaire. Quand ceux qui vous entourent vous semblent durs, agissez avec plus de fermeté et le monde entier pliera le genou. Si vous aviez eu de l’ambition, vous auriez pu tuer la maîtresse et prendre sa place. Dans notre milieu, la succession se fait par la loi du plus fort. La criminalité n’est pas pour les faibles d’esprit, il ne faut pas y mêler nos sentiments ou nous perdrons tout. Et nous souffrons tous Alexis, j’ai sacrifié beaucoup pour arriver au sommet, j’ai dû encaisser la discrimination de ceux qui se prétendent de vrais Siciliens quand ils se complaisaient dans le luxe et laisser leurs hommes mourir pour une parcelle de territoire, je me suis salis les mains pour apporter un équilibre dans la mafia Sicilienne. C’est dur, mais je ne regrette rien de ce que j’ai fait, c’était nécessaire. Et même si je ne travaille pas pour la maîtresse, ceux qu’elle vous a demandé de tuer étaient nécessaires, du moins en partie je suppose… Alors, cessez de vous comporter comme un enfant et agissez en homme.

Je marque une légère pause, ce n’est pas l’orgueil qui m’a poussé à prononcer ses paroles, mais il fallait bien qu’Alexis cesse de pleurnicher en pensant que les Dons ont la vie paisible. Mais je recroise les pupilles de la Kitsune, et cela suffit à me mettre mal à l’aise. Qu’est-ce qu’il lui a plu chez cet homme ? Son physique seulement ? ça ne me regarde pas mais quand même… Je finis par lui affirmer en détournant son regard de ses yeux pour ne pas tomber dans le piège de son charme :

- Cessez de me regarder ainsi Pearl… On dirait que c’est moi le fautif dans cette histoire…C’est lui qui a essayé de vous tuer…

C’est un peu facile comme argument, mais c’est hélas le seule que j’avais à portée de main. Cependant, je sais qu’elle est attirée par l’humain et je ne peux rien faire pour l’en empêcher, je décide donc de faire mon offre, je pensais qu’elle se ferait dans d’autres conditions mais cela semble être le bon moment :

- Je crois qu’il serait temps que j’arrête de tourner autour du pot, j’ai simplement besoin de savoir si toi : Alexis Dolohov, tu veux continuer à travailler pour la maîtresse et si tu en as l’occasion choisir un autre travail. Lors de notre dernière rencontre je t’ai dit que nous nous reverrons surement, mais je ne t’aie pas dis que j’étais intéressé à ton cas.

J’attends de savoir s’il est au moins apte à écouter ce que j’ai à dire, puis je finis par lui proposer :

- Ça consisterait à travailler pour moi en tant que garde du corps au complexe Hinata. Le virement est prêt à être encaissé, mais j’ai besoin de savoir si je peux me fier à toi ou non… Si tu acceptes voilà une des deux conditions que j’attends de toi : m’obéir, la deuxième étant d’ordre personnel je ne peux la dire devant Pearl j’en suis navré. Si tu acceptes de travailler pour moi, sur mon honneur je te fais la promesse que tu pourras rester ici, continuer à fréquenter Pearl et qui bon te semblera… De plus… sous mes ordres, tu n’auras jamais à utiliser ton arc. Je ne veux pas verser de sang ici. A toi de voir si ce genre de vie te conviendrait…

Je ne suis pas du genre à me plaindre, mais si on m’avait fait ce genre d’offre avant que mes mains ne soit souillées par le sang, cela aurait grandement changé ma vie, je peux au moins faire ça pour lui, une seconde chance pour qu’il puisse ne pas gâcher la sienne.
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Il était étonnant de constater à quel point la détresse d’Alexis faisait vibrer les fibres de sa compassion. Pourtant, depuis le temps, elle avait au moins appris à se blinder face à ce genre de choses, car ce n’est pas avec des sentiments que l’on devient une espionne hors-pair, loin de là. Au cours de sa carrière, elle avait vu plus d’un homme craquer et verser des larmes sans que cela ne soit guère plus qu’un tiraillement désagréable dans sa conscience les premières fois, puis rien du tout par la suite. L’affliction du russe ne lui semblait pas du même ordre. Après l’avoir vu tel qu’elle avait pu le voir, le sourire tendre et l’œil passionné, même si ce n’était que l’instant d’une étreinte, elle ne pouvait supporter de voir un tel désespoir s’abattre sur ses épaules. Car maintenant qu’il l’avait épargnée, elle savait sans en douter un seul instant que s’il y avait eu une once de sincérité dans leurs échanges précédents, alors qu’ils flirtaient tout en essayant de cacher leurs véritables identités, elle se trouvait dans ces instants bien trop courts où il lui était apparu en paix avec lui-même. Elle le mesurait pleinement à présent. Tout comme dans le cas d’Enzo, elle ne pouvait supporter de le voir souffrir de le voir autre que ce qu’il était censé être pour elle : ce jeune homme tendre qui caressait doucement sa joue en la dévorant des yeux avec un adorable dévouement. Elle aurait voulu sécher ses larmes et faire en sorte que les choses s’arrangent, et certainement pas rester muette et inutile lorsqu’Alexis se mit à hurler tous les tourments qui l’accablaient depuis des années, pour les jeter à la face de l’okami.

Sitôt qu’il commença, Pearl détesta ce moment. Petite déjà au jardin d’enfant, elle se détournait de ses camarades qui venaient exhiber un genou écorché ou n’importe quel bobo. Elle n’avait jamais aimé les gens qui faisaient étalage de leur douleur, avait toujours considéré cela comme obscène. Non pas qu’elle se voilât la face ou ignorât les souffrances d’autrui mais estimait simplement que les blessures ne devaient pas servir à s’attirer l’attention ou la compassion d’autrui. Les blessures devaient être dépassées, car il est éminemment vrai que ce qui ne nous tue pas nous renforce. Bien sûr, il était facile pour elle de tenir ce genre de discours avec la vie rêvée qu’elle avait eue en comparaison de celle d’Alexis. Mais outre le fait que le jeune homme lui était cher, même si elle ne ressentait en aucun cas le mépris qui lui venait habituellement pour ceux qui se plaignaient de tous leurs malheurs, il lui était extrêmement pénible d’entendre de sa bouche cet avant-goût de l’enfer qu’il avait vécu, jour après jour, depuis l’assassinat de son père. Etait-il possible qu’on lui ait réellement infligé tout cela et qui sait combien d’autres tortures encore ? Elle ne pouvait se résoudre à l’accepter car elle n’avait pas envie d’éprouver de la pitié ou de l’horreur pour le russe. Ce jeune homme qui lui avait sourit de façon si tendre, avait pris soin d’elle avec une telle dévotion, qui l’avait faite se sentir femme, précieuse, unique, déesse et offrande à la fois sous ses doigts experts, ne méritait en aucun cas un sentiment aussi humiliant que la pitié. Elle voulait qu’il redevienne et demeure tel qu’il l’avait été, tel qu’il l’avait émue. Exactement comme avec Enzo dont elle ne pouvait tolérer les accès de tristesse sans tenter de les dissiper. Ces deux hommes, si importants à ses yeux chacun à sa manière, n’avaient pas le droit de souffrir sans qu’elle ne puisse soulager leur peine. C’est pourquoi lorsque l’okami renchérit, évoquant à son tour tout ce qu’il avait du faire pour s’en sortir pour mieux faire taire la complainte du russe, elle lui en fut certes reconnaissante de mettre fin à cette avalanche de malheur. Mais elle n’en pensait pas moins pour autant :

« Oh, pour l’amour du ciel, Enzo, cessez ce petit jeu ridicule. Cet homme a bien assez souffert sans que vous ne l’y aidiez… »

Non mais alors… Certes, dire les choses en face pouvait constituer une thérapie salutaire, mais un peu de tact était tout de même bienvenu dans ce genre de situation particulièrement explosive. Il n’était pas en train de réprimander un enfant ou un de ses soldato, que diable ! L’argument dont il usa en détournant le regard fut immédiatement jugé comme irrecevable et traité comme tel :

« Et je suis en vie, comme nous tous dans cette pièce, ce qui n’était pas gagné. N’est-ce pas là le principal ? Maintenant cessez un peu cette bataille d’ego pour passer à l’essentiel, je vous prie. »

Flûte, à la fin. Elle connaissait suffisamment l’animal pour savoir qu’il n’aimait pas s’embarrasser de paroles inutiles et leur préférait de loin les actes. En outre dans une telle situation, s’il n’avait pas exécuté sur-le-champ Alexis après ce qu’il avait tenté de faire, c’était certainement parce qu’il avait une idée bien précise en tête. Bien qu’elle respectât ses méthodes, faire mariner le russe plus longtemps dans un tel état de détresse n’était pas nécessaire à son sens. Il suffisait de le regarder pour savoir qu’il avait suffisamment expié son crime. Et comme elle le pensait, Enzo avait en effet une proposition à faire au jeune homme. Une proposition dont elle fut la première surprise : il avait ni plus ni moins racheté Alexis à ses bourreaux. Disposer d’un être humain de la même façon que l’on aurait fait d’un canapé ou d’un cheval de course et l’échanger après négociations contre une somme d’argent monstrueuse pouvait paraître abominable, ni plus ni moins que de la traite, une sombre résurgence de l’esclavage. Mais sur le papier seulement. Dans les faits, Pearl ne doutait pas que travailler pour Enzo, homme d’honneur bien avant d’être criminel, serait pour Alexis une vie en tout point différente que ce qu’il avait connu jusqu’à maintenant.

« C’était donc ça, les projets que vous aviez… C’est un beau geste. »

Elle lui sourit. C’était sincère. Elle s’en voulait presque à présent de l’avoir houspillé pour qu’il en vienne plus vite au fait (presque seulement car il n’avait tout de même pas pris de gants, le bougre). Mais elle était surtout admirative de la grandeur d’âme dont il faisait preuve. Elle ne connaissait pas d’autres parrains qui auraient pu en dire de même. Enzo n’avait pas offert cette porte de sortie à Alexis uniquement que parce qu’il y voyait un intérêt. Il l’avait fait, d’abord et avant tout, parce qu’il avait senti que le russe avait désespérément besoin d’une main secourable pour s’extirper de l’enfer dont il était prisonnier et l’avait tendue, simplement. C’était un aspect de lui qu’elle n’arrivait toujours pas à comprendre, comme lorsqu’il l’avait épargnée alors qu’il l’avait surprise en flagrant délit d’espionnage. Ces décisions injustifiables sur le plan des affaires, comme si l’homme refaisait de temps en temps surface par-delà le parrain. Plus Pearl avait l’occasion de l’apercevoir, plus cet homme la fascinait, au point qu’elle se demandait parfois comment il aurait été s’il n’avait pas sombré dans le crime. Quelqu’un de droit, de bon, au fort caractère certes, mais plein de charisme et toujours horriblement séduisant. Pas très différent de celui qu’il était en définitive, qui arrivait à lui faire perdre tous moyens un en mot, un regard, un baiser, parfois moins que ça. Toujours était-il que pour le moment, elle lui était reconnaissante de son geste envers Alexis. Elle se tourna de nouveau vers le russe et tendit encore une fois la main pour sécher ses larmes :

« Le choix te revient. Enzo est un homme de parole. Et je serais heureuse que nous puissions nous revoir, comme promis… »

Un autre sourire, tout aussi sincère. Elle serait très heureuse de voir de nouveau la joie resplendir sur son beau visage (même si elle s’étonnait après coup qu’Enzo ne se soit pas montré plus jaloux que ça…)
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Les mots de l'okami étaient durs. C'était la première fois, depuis que le pauvre Alexis avait vu sa vie détournée, qu'il se plaignait, et il s'en prenait plein la tête. Il écoutait tous les arguments qu'on lui présentait et même s'il comprenait où Enzo voulait en venir, cela lui paraissait impossible. Avoir pris la place de la maitresse en la tuant ? Etait-ce le bourrage de crâne qu'on lui avait fait depuis son enfance qui l'en avait empêché, ou bien comme on lui disait, il était un faible d'esprit ? Les meurtres qu'il avait commis étaient-ils nécéssaires ? Soit disant qu'il se comportait comme un enfant, c'était peut-être vrai. En même temps, on ne lui avait pas laissé le temps d'avoir une enfance, on l'avait obligé à murir si tôt, qu'une régression pouvait être possible. La compassion n'était pas le fort du loup ; en même temps, que devait-il attendre d'un des plus influents parrains de la mafia ? Des caresses sur la tête ? Qu'il lui tombe dans les bras en disant :"oh, pauvre petit, c'est trop triste ?" Evidemment que non. Heureusement que PEarl était là, avec sa douceur, sa tempérance, toujours le même soleil dans le ciel orageux. Dire qu'il aurait pu la tuer et qu'elle le défendait. Elle n'était pas rancunière. Ou bien... ressentait-elle quelque chose pour Alexis comme lui pour elle ? Cette chose souvent sirupeuse et inaccessible qu'était l'amour ? Elle aussi, tout comme lui, avait en tête ce moment unique où ils avaient échangé ensemble caresses et et baisers. Il osa la regarder de son propre gré, et ressentit un frisson lui parcourir le corps. De la voir le défendre avec acharnement la rendait tellement désirable.

La sévère voix d'Enzo le fit redescendre sur terre pour une rêverie hors de propos dans ce contexte, mais salutaire pour son état de nerf. Et ce qu'il crut comprendre le fit trésaillir. Avait-il mal entendu ? Est-ce que le Sicilien était en train de lui proposer de travailler pour lui ? Et qu'il avait probablement prévu ce coup depuis leur première rencontre ? Pourquoi ne pas être venu lui en parler plus tôt ? Tout cette histoire n'aurait pas eu lieu !
Beaucoup de choses tournaient dans la tête du jeune homme qui semblait à deux doigts de faire un malaise. Pourquoi Enzo s'était-il intéressé à lui, cela lui échappait. D'accord, c'était un homme de pouvoir, et à ce titre, qui aimait s'entourer. Alexis, non, l'Archer, était l'un des tueurs les plus redoutables dans la profession. Jusque là tout était crédible, mais le loup ajouta que s'il passait sous ses ordres, il ne serait plus un assassin. Et là, l'intérêt de le recruter devait tout de suite moins intéressant. Ce qui faisait de lui une personne de renom, c'était son arc ! En dehors de cela, il n'était qu'un homme commun, avec certes un sang-froid hors norme (quoiqu'en train de voler en éclat dans cette affaire). Comment pourrait-il être un garde du corps efficace s'il n'en avait pas les capacités ?

Le visage d'Alexis se crispa d'une moue : était-ce vraiment le moment de se poser ce genre de question ? Enzo lui proposait une porte de sortie inespérée ; comment avait-il pu convaincre la Maitresse ? LA réponse était simple, voire évidente : l'argent. Et tel qu'il connaissait sa patronne, racheter Alexis coûterait très cher. Il ne devait pas douter, ni reculer. Rares étaient ceux qui avaient la chance de s'en sortir à si bon compte. Il ne connaissait que peu le Don, mais malgré la rudesse de ses propos, sa proposition lui ouvrait une perspective plus respirable que la pression étouffante de la Mafia du Serpent. Et cerise sur le gâteau, il aurait la possibilité de fréquenter Pearl. Cette perspective seule pouvait le convaincre de tout accepter. Néanmoins, il s'en étonna. Il allait soulever la question, mais elle semblait si hors de propos dans l'instant qu'il s'arrêta à temps; Pearl n'était-elle pas la douce amie d'Enzo ? Ou était-elle juste une proche relation, sans sentiment, juste une forte amitié ? Non, il savait bien qu'il y avait quelque chose entre eux. DAns leur regard et leurs échanges, cela crevait les yeux qu'ils étaient des amants. Enzo se montrait bien magnanime pour "partager" sa bien-aimée avec quelqu'un d'autre. Cela s'expliquait par le fait qu'il respectait Pearl et qu'il n'en était pas le propriétaire. Il lui laissait mener sa vie comme elle l'entendait, sans jouer les jaloux là où d'autres auraient éliminé les rivaux sans aucune hésitation. Enzo était un homme troublant, et difficile à cerner. A quoi devait-on imputer sa générosité envers le russe ? Un passé commun, une existence analogue, de tristesse, de peur, de choix difficiles. Finalement, malgré son ton et ses paroles fortes, le loup n'était pas si dénué de compassion qu'Alexis l'avait cru.

Il sentit de nouveau la main de Pearl sur sa joue, et l'arrêta en y posant la sienne. Essayant de retrouver un semblant de dignité après son assassinat raté et sa confession humiliante, pour quelqu'un qui se taisait toujours, il amorça un mouvement du genou pour se relever. Chancellant, il prit appui contre le mur et refusa l'aide de la kitsune pour se redresser. Silencieux, il attendait de retrouver son calme et sa sérénité coutumière.

D'un côté, travailler pour Irina Vassiliec. De l'autre, pour Enzo Ariacci. Une citation du Parrain, réplique culte même pour les amateurs du cinéma, lui vint en tête. "Je vais vous faire une proposition que vous ne pourrez pas refuser." Il esquissa un sourire quasiment imperceptible, qu'il afficha pendant une seconde.

- Je ne maitrise que le tir à l'arc, et ne suit pas en expert en combat au corps à corps, même si j'en connais les bases. Je ne pense pas être le meilleur garde du corps qu'il soit. Mais cela s'apprend. Si vous m'accordez votre confiance pour me proposer un tel travail, alors vous pouvez compter sur moi.
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Mon offre sembla avoir piqué la curiosité de Pearl, du moins un bref instant. Même si elle m’a trouvé rude envers Alexis, le temps n’est plus à la douceur et on ne bâti pas quelque chose de solide sur du coton. L’archer semblait hésiter, il refusa la main que la Kitsune lui tendait pour l’aider à se relever. Fier et orgueilleux jusqu’au bout hein ? Même si je trouve qu’il est un peu rustre envers la demoiselle, après tout elle est attachée à lui et s’inquiète de son bien être quand même, un peu amusé par cette scène, je me demande s’il a agi de la même manière lors de leur première rencontre.

Il acceptait mais semblait avoir du mal à comprendre pourquoi je ne voulais pas qu’il devienne un tueur et qu’il utilise un arc s’il entrait à mon service. Je souriais et lui affirmais d’un ton impérial :

- Sache Alexis que la confiance ne s’accorde pas, ce n’est pas quelque chose qu’on offre comme un cadeau au premier venu. Ça se mérite et se gagne par l’effort, la loyauté et des sacrifices, mais je pense que tu ne me décevras pas. Le fait que tu sois un ami de Pearl et que tu ne veuilles pas rester une coquille vide suffit à me convaincre que j’ai fait le bon choix. Mais je veux que tu sois sur de ton choix. Le contrat que je te propose n’est pas sans risques et étant Sicilien, nous mettons quelques formes à recruter nos membres. Si tu le permets…

Oui, nous les mafiosi Siciliens avons une manière très particulière de recruter ceux qui veulent entrer dans leurs familles. Certains font payer un droit de passage et sont sans honneur. La tradition exige un rituel, qui consiste à piquer le doigt de l’intéressé avec une aiguille, répandre quelques gouttes de son sang sur une image de la vierge marie et qu’il répète ses paroles tout en tenant la dite image brulant dans ses mains « Moi (il dit son prénom) Si je venais à trahir le secret de notre famille. Que mon âme se consume, tout comme ce saint. » C’est la loi de l’omerta, du silence. Le code d’honneur des mafias siciliennes.

Alexis n’est pas Sicilien certes, mais il aura le droit à son rituel spécial. L’occasion pour Pearl de découvrir comment les Dons Siciliens recrutent leurs nouveaux soldats :

- Alexis Dolohov, je te vois comme un soldat, un homme prêt à servir son parrain dans l’honneur. Sand Don, la famiglia n’a pas de repères, mais sans hommes d’honneur, un parrain n’aura que du sable entre ses doigts. Un don se doit d’être comme un père pour les siens, sévère mais avec de la compassion. Tu n’es pas un esclave au service de son duc, mais un soldato, un fratello qui protègera sa famille. Alexis Dolohov, acceptes tu d’être un membre de notre famille ?

Je conclus ma phrase en lui tendant ma main. Ce n’est pas celle de Pearl, et même si je le recrute de manière assez théâtrale, cela me permettra de savoir s’il est sincèrement disposé à servir mes intérêts. Lorsque j’ai enfin sa deuxième réponse, je pose mes mains sur ses épaules et dépose deux brefs baisers sur ses joues. C’est aussi ce qu’exige la tradition lorsqu’un parrain recrute son nouveau soldato. Mais curieusement le contact des joues d’Alexis me fait hérisser et quand je sens son souffle, je crois que je commence à comprendre pourquoi Pearl est tant intéressée à lui.

Il est vrai qu’il est beau jeune homme, je n’ai pas eu beaucoup d’amant masculins hormis Tsukiya mais cet humain dégage aussi d’importants phéromones et nous les hybrides y sommes sensibles. Je relâche cette étreinte et finit par conclure ce recrutement :

- Bene…Ceci étant réglé, je pense qu’il n’y a pas de raisons d’avoir peur, je te pardonne l’incident de ce soir, essaye juste de ne pas gâcher ta nouvelle vie. Je…J’ai des affaires urgentes à achever et j’ai le regret de vous annoncer que je dois vous quitter signorina Dawson. Merci pour tout...

Hum. Une nouvelle fois je m’enfuis la queue basse. Et je n’ose pas rester plus de 10 secondes à croiser ses pupilles ;
Il est vrai que le but de cette soirée était de parler en tête à tête avec Pearl et même de redécouvrir la chaleur de son corps de succube ou du moins de faire semblant d’y résister. Mais la venue d’Alexis a tout interrompu et en voyant le regard que la renarde lui porte et qu’elle ne me portera jamais, je ne me sens pas si à l’aise que ça.

De la jalousie ? Non, J’ai toujours mis un point d’honneur à respecter la vie privée des autres et à ne pas les posséder.
Même si je meurs d’envie de sentir la douceur de sa chevelure d’ébène glisser entre mes phalanges. La chaleur de ses lèvres en forme de fraises contre les miennes. Cazzo ! Comme si c’était le moment de la désirer devant un autre.
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Un frisson la parcourut lorsqu’Alexis arrêta de la sienne sa main sur son visage. Ses doigts tremblaient encore un peu mais le gros de la crise semblait passé et la panique lâchait peu à peu prise sur son être. Du moins, c’est ce qu’elle déduisait de cet éclat pénétrant, troublant, qu’elle avait senti friseler sur sa peau quand leurs yeux s’étaient croisés, comme en souvenir du regard enfiévré de passion qu’il posait sur elle lorsque son corps allait et venait au-dessus du sien… Pearl essaya tant bien que mal de s’en défendre. Ce n’était certainement pas le moment pour avoir ce genre de pensées, enfin ! Le russe s’empressa de le lui confirmer en devenant subitement tout pâle alors que la proposition d’Enzo le faisait manifestement tomber des nues. La renarde pria pour qu’il ne tourne pas de l’œil. En l’état actuel de la situation, la dernière chose dont elle avait besoin était d’un homme évanoui dans son vestibule. Cela dit, elle comprenait aisément qu’il fût sous le choc. L’expression « trop beau pour être vrai » devait prendre tout son sens dans son esprit. Elle-même aurait été complètement désorientée à sa place… avant de cerner très rapidement où ses intérêts étaient le mieux lotis. Sans un mot, Alexis entreprit de se remettre debout et Pearl l’imita. Elle amorça un geste pour le soutenir lorsqu’il vacilla un bref instant mais son aide fut déclinée. Ce n’était pas si étonnant que cela, en définitive. L’égo du jeune homme avait été mis suffisamment à mal pour qu’il ne veuille pas être materné plus que nécessaire. Avec l’ombre d’un sourire sur son beau visage où les larmes ne coulaient plus (à moins que ce ne fût un jeu de lumière à la commissure de ses lèvres), il accepta l’offre d’Enzo. L’okami sourit franchement quand à lui et après une dernière mise en garde, entreprit de le faire rentrer sur le champ dans sa famille.

Pearl fut quelque peu surprise. Elle aurait pensé qu’il attendrait une occasion un peu plus officielle, dans ses bureaux de New York avec le reste de ses hommes de confiance. Et pour tout dire, elle se serait bien passé qu’il s’amuse à faire brûler du papier dans son studio. En y réfléchissant, ça ressemblait aux défis que se lançaient parfois les garçons dans la cours de récré, pour devenir des « frères de sang »… ce qui lui donnait à penser qu’au final, les hommes ne grandissaient jamais vraiment. Cependant, elle perçut de façon très claire la solennité de l’instant alors que le rituel s’accomplissait et se tint silencieuse et immobile du début à la fin, pleine de respect, de crainte et de curiosité pour cet univers qu’elle côtoyait, espionnait, et qu’elle voyait se dévoiler exceptionnellement devant elle aujourd’hui. Lorsqu’Enzo prit Alexis aux épaules pour l’embrasser sur les joues et clore la cérémonie, une chape de frémissement chaleureux remonta du creux de ses reins le long de son échine, accélérant un bref instant les battements de son cœur. Cette accolade était éminemment virile, mais voir les deux hommes si près l’un de l’autre, leurs visages se frôler de la sorte étaient également… fascinant. Et c’est sans doute à cause de ce trouble sur lequel elle n’arrivait pas à mettre de nom que Pearl fut si incrédule lorsque l’okami annonça qu’il allait se retirer. What ?!

La jeune renarde resta bouche bée l’espace d’une seconde, puis arriva une chose qui ne s’était pas produite depuis de longs mois : sa longue queue blanche s’ébouriffa sous l’effet de la colère, transformant son harmonieux panache lactescent en une espèce de plumeau démesuré, pas élégant pour un sou si ce n’est franchement ridicule, mais qui avait le mérite de prévenir sans détour que ça allait barder. Et ce fut le cas :

« Enzo Ariacci ! »

La voix naguère si douce de la renarde claqua comme un coup de fouet dans l’entrée du studio, et aurait suffi à figer une mouche en vol. Ça commençait à bien faire, à la fin ! C’était quoi ? La troisième fois qu’il lui faisait le coup ? Foi de renarde, il n’allait pas s’en tirer comme ça. Elle voulait bien ménager son orgueil d’homme et de Don de temps en temps, mais il ne fallait pas pousser non plus. Le devançant sans lui laisser le temps de protester, elle ramassa les clés de la porte tombées à terre un peu plus tôt, les remit sur la serrure et donna un bon tour de verrou, sans le quitter des yeux, le mettant au défi de quitter la pièce de son regard furieux. Pearl ne savait pas vraiment en quoi cela l’horripilait à ce point, mais il était hors de question qu’elle le laisse prendre la fuite à nouveau, avant qu’ils aient pu mettre les choses au clair. Chaque fois auparavant, même si elle en avait été toute aussi agacée, elle l’avait laissé faire parce qu’il était encore bien trop difficile pour sa fierté de le retenir et de laisser entendre qu’elle pourrait désirer sa présence, qu’il puisse compter pour elle. Et même si les choses étaient encore bien floues dans sa petite tête de renarde à ce niveau, il était tout de même temps d’attraper le loup par la queue à défaut du taureau par les cornes :

« Quand vous comporterez-vous enfin autrement qu’en parfait goujat ? Pour commencer, tout italien que vous soyez, je ne suis ni votre sœur ni votre épouse. La seule autorisation qui pourrait prévaloir pour me fréquenter est la mienne, certainement pas la vôtre. Ensuite, commencez donc par appliquer les conseils que vous donnez : comportez-vous en homme et cessez de fuir dès que se profile une situation qui vous embarrasse. »

Elle eut un instant la pensée qu’elle venait peut-être de porter un coup dur à sa crédibilité de Don, devant un soldato tout fraîchement émoulu qui plus est, mais n’en éprouvait pas le moindre remords. Au contraire, c’est fou ce que ça faisait du bien ! Outre que la soirée lui avait quelque peu mis les nerfs à fleurs de peau, Pearl était finalement assez soulagée d’être parvenue à l’empêcher de filer à l’anglaise, même si le plus dur restait quand même à venir. Enfin, il ne serait pas dit qu’elle ferait machine arrière à présent. Sa colère retomba et sa queue reprit un diamètre normale tandis qu’elle rassemblait son courage (peine perdue puisqu’elle baissa les yeux et rougit, visiblement embarrassée). Dieu, que c’était difficile… mais ce n’était pas demain la veille que la jeune femme resterait démunie face à un homme, même celui-ci. Elle finit donc par prendre doucement sa main dans la sienne avant de lever vers lui ses grands yeux dorés, adoucis par un éclat timide et magnifiés par un désir sincère, qu’elle exprima sans attendre :

« Vous ne m'avez même pas laissé le temps de vous remercier de m'avoir protégée. Je… ne souhaite pas que vous partiez. Ni toi non plus, Alexis. »

Ses prunelles d’ambre s’étaient posées sur le russe tandis qu’elle s’adressait à lui, curieusement bien assorties à ses pommettes rougies. Oui, c’était embarrassant, tout de même. Pearl n’en revenait pas d’avoir émis un tel souhait, qu’aucune bienséance élémentaire n’aurait su justifier. Demander à deux hommes de rester auprès d’elle alors même que l’un d’eux avait tenté de la tuer sans succès et que l’un comme l’autre agissait avec une désinvolture insolente sur ses hormones, ça n’avait rien de convenable. Mais au final, comme du temps de Saint Richards, elle n’en avait pas grand-chose à faire. Tendant sa main libre, elle prit celle d’Alexis et mêla ses doigts aux siens, tout comme elle le faisait avec ceux d’Enzo. Un léger sourire s’égaya sur son visage tandis qu’elle les regardait tour à tour, sans doute pour tenter de dissiper sa gêne :

« Après tout, ma soirée a été bien plus riche en événements que prévu, grâce à vous deux. J’aimerais que vous restiez, un peu… S’il vous plait. »

C’était de loin l’argument le plus bancal, et paradoxalement le plus attendrissant dont elle ait jamais usé…
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Alexis assista à la suite de cette décision, prise par Enzo à son insu, comme s'il était dans un état second. Il se demandait s'il ne rêvait pas. Il ne changeait pas de milieu, il faisait toujours partie de la mafia. Mais son travail changeait du tout au tout. Au lieu de faucher des vies, il en protégerait une. Il n'était pas soumis au statut d'esclave, mais considéré comme un soldat. Certes, il devait toujours faire preuve d'obéissance aveugle, mais la différence était énorme pour son honneur. Il répondit sans hésitation à l'invitation d'Enzo, acheva du mieux qu'il put ce cérémonial singulier mais moins dégradant que celui du Serpent. Il demeurait droit et sérieux, bien que nageant dans l'incompréhension. Pourquoi Enzo s'était-il intéressé à lui ainsi ? Pour son talent, par curiosité ? Par nostalgie semblait être la réponse : le Don disait s'être reconnu en lui, et était persuadé qu'Alexis pouvait être encore sauvé de la noirceur. Il avait beau être un parrain, il demeurait quelqu'un de bon. Un loup qui protège son clan avec violence, et acharnement.

Un loup... très troublant aussi. Il n'était guère étonnant que l'Okami aie obtenu le respect autour de lui, et pas seulement par la force. Bien qu'il se fut montré dur dans son discours de tantôt, il était resté droit et fier, sa parole faisait mouche et s'imposant aux autres avec autorité respectable. Il émanait de lui un magnétisme qui attirait les gens à lui, irrésistiblement. Enzo était à la fois terrifiant et fascinant. Il suffit de la pose de ses mains sur les épaules du russe et ces baisers symboliques pour accentuer sa confusion.

Cet adoubement terminé, le Sicilien souhaita tirer sa révérence. Le jeune homme se savait coupable de ce départ prématuré. Pourtant, si quelqu'un devait quitter les lieux, cela devait être lui. Après tout, il avait interrompu brutalement leur soirée à deux. De plus, est-ce que la renarde accepterait de continuer ce moment avec celui qui avait failli la tuer ? Il aurait préféré rentrer dans sa propre suite séance tenante pour se remettre de ses émotions et réfléchir à cet étrange événement. Quant à laisser la kitsune seule, il n'en était pas question. Elle avait subi un choc, elle avait besoin d'un soutien, si forte était-elle. Et seul Enzo pouvait lui procurer cette sûreté. Alors le russe esquissa un geste pour s'expliquer, mais la tierce personne fut plus rapide.

Pearl n'était pas ravie d'être éconduite, et se mit en colère avec une telle ferveur qu'Alexis fit un pas en arrière. Sa queue ravissante de renarde s'ébouriffa à l'image du chat qui feule. D'une voix à laquelle il n'était pas habituée, la belle tança le loup d'un ton qui ne souffrait aucune réplique. Elle ne manquait ni d'audace, ni de franc-parler. Cette nouvelle preuve de caractère et d'intelligence raviva les sentiments d'Alexis à son égard. Il la trouvait séduisante même dans l'emportement, en dépit de sa queue en vrac, de ses joues rouges et les yeux revolver.

Elle se rapprocha du Don dont elle prit les mains. Alexis ne perdit rien du regard qu'ils s'échangeaient mutuellement. Il n'arrivait pas à déterminer la nature de leur relation. Ils étaient certainement amants, mais était-ce en respect mutuel, un jeu de séduction, ou une accointance entre haine et amour, aussi intense que destructrice ?
Obligeant les deux mâles à demeurer à ses côtés, empêchant ainsi Alexis de fuir à l'anglaise, elle l'indisposait sérieusement. Il gardait le silence, la tête baisse. Un peu comme s'il était un enfant assistant à une dispute de ses parents.

Évitant à tous de rester debout bêtement, Pearl les invita à s'installer dans le petit salon de sa suite, et leur proposa un verre. Alexis lui fit commande d'un alcool fort. Il prit place sur un canapé qu'il connaissait déjà bien. Des souvenirs torrides lui revinrent en mémoire. Pensées qu'il avait encore à l'esprit tandis que Pearl lui tendit son verre. Ses yeux croisèrent les siens en amande, avec ses longs cils élégants et sensuels, qui voyaient tellement à travers lui qu'elle ne pouvait que saisir ce qu'il avait derrière la tête. Elle afficha un petit sourire malicieux, alors qu'il baissa la tête en piquant un fard. Il avait même l'impression qu'Enzo avait surpris cet échange et qu'il en comprenait la teneur. Etait-il jaloux ? triste ? Indifférent ? Pourquoi acceptait-il cette fréquentation entre eux, alors qu'il le savait suffisamment attaché pour qu'il n'ait pas hésité à s'interposer tout à l'heure ?
D'une voix hésitante, il demanda après avoir pris son courage à deux mains.

- Pearl... Pourquoi la dernière fois, n'avez-vous pas...

Il s'arrêta. Sa demande était à la fois indiscrète et inconvenante pour les deux hybrides. Il n'avait pas à s'interroger. C'était leur histoire. Seulement, sa phrase en suspens laissait une interprétation libre, et risquait de déclencher une conversation inattendue.
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Pearl est en colère, comment lui en vouloir l’homme qui la sauve s’apprête à prendre la poudre d’escampette. Elle y va fort, le pire est que cela ne fait que lui rajouter du charme. Mais lorsque je sens ses doigts qui s’enlacent contre les miens, je sens les battements de mon cœur qui s’accélèrent alors que mes yeux s’abreuver du venin de son charme. Je ne voulais plus partir et je crois même que si je m’écoutais, je l’embrasserais avec grand plaisir, déchirant ses vêtements pour que mes paumes et ma bouche savoure chaque partie brulante de sa peau. Et la présence d’Alexis ne me gêne pas, même s’il a des sentiments pour elle je les accepte. Je lui souris et lui murmure :

- Vous me traitez de goujat… pourtant vous devriez savoir que j’aime chaque minutes passées avec vous… signorina…

Nous avons finis par nous rassoir sur le canapé, j’ai pris un dernier verre, quelque chose de fort et de puissant. Avec ce que nous avions déjà bu au restaurant, cela me fit tourner encore la tête et je me remémorais les tendres moments où je pus voir ma belle hybride nue, savourant ses cris de plaisirs alors que ma bouche savourait le nectar interdit, la saveur sucrée de ses tétons roses et l’intensité de son regard d’ambre. C’était bien le moment d’avoir autant de désir.

Mais les yeux de la désirée était posée sur Alexis, pas sur moi. Je l’enviais un peu car Pearl se comportait avec lui d’une manière que j’aimerais tant avoir. Sentir juste une fois la douceur de sa voix rien que pour moi, pour combler mon cœur vide et avare. Le russe posa une bien étrange question mais je comprenais alors qu’il se sentait troublé, à cause de moi ? Du fait que je ne réagisse pas au fait qu’il puisse fréquenter Pearl ?

Pearl n’était pas à moi. Et elle ne m’aime pas, elle est juste sensibles à mon charme mais je sais qu’il n’y aura jamais quelque chose de solide ntre elle et moi. Et ça me fait mal…

Mais je finis par prendre la parole et affirmais :

- Tu poses de bien étrange questions Alexis, si c’est un nouveau jeu je veux bien me lancer aussi… Simple curiosité si tu me disais ce qu’il y avait entre toi et Pearl. Nous sommes entre adulte, pas besoin de se cacher quoi que ce soit comme de simples enfants et je me demandais si votre relation est celle de simples concubins ou plus intense. Si tu attendais de moi un acte de jalousie, je crains te décevoir…

Je ne sais pas si on peut considérer ça comme une preuve d’amour. Mais un parrain qui se marie est un parrain imprudent. Avoir des maîtresses est déjà dangereux et m’y attacher les mets en danger. Pourtant je ne peux plus me passer de Jun Kono et de Pearl. Peut-être devrais-je céder à cette envie qui gronde en moi, la présence d’Alexis en ces lieux ne me gêne pas et ne m’arrêtera pas. Je crois même que … j’accepterais qu’il passe la nuit ici. Inutile de se mentir d’avantage, je désire cette renarde et l’homme qui me fait face aussi. Je ne veux pas d’un rival, je ne considère plus Alexis comme un ennemi. Tout ce que je veux juste qu’elle soit comblée et heureuse.

Je finis donc par faire ma demande osée à notre désirée en posant mon verre puis en enserrant tendrement ses doigts de fées :

- Pearl… Vous vous doutez que si Alexis n’était pas intervenu notre soirée aurait pris une tournure des plus alléchantes. Je ne dis pas que cela n’est plus possible, après tout je peux voir que cet homme vous désire tout autant que moi. Mais il ne partira pas et ce n’est pas mon vœu, je vais donc vous faire la demande…

Le rouge gagne un peu mes joues. Je suis obligé de marquer une pause alors que je manque de me noyer dans la mer ambrée de ses pupilles camouflée parfois par le velours de ses sublimes cils ébène. Le souffle me manque et je rassemble mon courage pour finalement faire mon osée demande :

- Accepteriez-vous de passer cette nuit avec moi et Alexis ? Je suis las de l’ivresse de l’alcool, c’est dans une autre que je veux m’épanouir. Avec vous et Alexis.

C’est dit, je ne pensais pas que ça me ferait autant d’effet. En aurais-je trop dit ? Cette rencontre a pris une tournure assez inattendue…
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Malgré tout ce qu’elle pouvait en dire, Pearl n’aurait fait ses études dans aucun autre établissement que Saint Richards parce que les années qu’elle y avait passées lui avaient permis d’acquérir des notions absolument indispensables à sa survie. Outre les bases de sa future activité et les subtilités du croquet, la jeune femme avait entre autre appris à se comporter en parfaite femme du monde en toute occasion. Ainsi, même si elle n’aurait jamais pensé à l’époque faire face un jour à une telle situation, Pearl remercia infiniment tous les cours d’étiquette parfaitement assommants auxquels elle avait assistés lorsqu’elle se retrouva à inviter un parrain de la mafia et un ex-tueur à gage fraîchement promu soldat à prendre place dans le canapé du salon tandis qu’elle allait chercher des remontants pour tout le monde après une tentative d’assassinat raté sur sa personne, le tout avec la dignité qui sied en tout point à une maîtresse de maison digne de ce nom. Ce qui vint parfaitement justifier le fait qu’elle se servit également une bonne rasade de Bacardi lorsqu’elle leur apporta leurs verres. En toute honnêteté, elle appréhendait quelque peu les minutes à venir. Qu’allaient-ils pouvoir se dire après avoir vécu une telle situation ? D’un côté, c’était elle qui les avait retenus, oui. Sauf qu’elle ne voyait à présent plus pour quelle raison elle avait fait une telle demande. Ou disons plutôt qu’elle s’efforçait de chercher sans succès une raison autre que les picotements chaleureux qui lui réchauffaient le bas-ventre lorsqu’elle posait les yeux sur l’un ou sur l’autre, en songeant à leurs rapports passés. Cette tendance était tout de même bien embarrassante. D’ailleurs, lorsqu’elle prit place entre eux deux, se retrouver à côté d’Alexis sur le canapé ne manqua pas d’éveiller de nombreux souvenirs somme toute fort plaisants, qui décochèrent quelques élancements vibrants entre ses reins. Par une coïncidence bien trop parfaite pour être entièrement due au hasard, elle croisa le regard du russe à cet instant précis. La sensation de ses mains expertes et de ses lèvres sensuelles sur son corps affleurèrent aussitôt sur sa peau et elle se retint de se mordre la lèvre sous l’effet de ce fantôme de plaisir soudain. Au lieu de cela, elle lui sourit, accentuant la complicité de son expression par un battement de cils. Il y avait repensé aussi, alors… Juste avant de porter son verre à ses lèvres, elle répondit à sa question d’une voix douce :

« Parce que ce n’était pas nécessaire. Voilà tout. »

C’était aussi simple que cela. Si complexes soient ses rapports avec Enzo, elle n’avait pas de comptes à rendre à qui que ce soit, lui ou à Alexis, quand à ses fréquentations. Il n’y avait selon elle pas lieu d’en parler plus que nécessaire. Ce n’était, en revanche, pas le cas de l’okami qui compléta sa réponse avec sa… cavalerie coutumière. Pearl sursauta légèrement et avala une plus grande gorgée qu’elle ne l’avait voulu. Décidément… Ce franc parler était bien entendu une grande qualité et avait le mérite de vite amener au cœur du sujet en imposant son statut, atout souvent fort utile dans la criminalité. Mais parfois, c’était tout de même légèrement désarmant. La jeune femme reposa son verre avant de se tourner vers lui :

« Vous êtes incorrigible. Ma relation avec Alexis est à peu de choses près la même que la nôtre, Enzo. Si ce n’est qu’elle est moins ancienne et que j’ignorais son… ancienne identité, devrais-je dire à présent, quand nous nous sommes rencontrés. »

Une réponse sincère et concise, non dépourvue d’élégance. Pearl aurait pensé que cela aurait suffi à clore le sujet. Mais c’était sans compter sur l’idée bien précise qu’Enzo avait en tête. La jeune femme en soupçonna la teneur dès qu’elle croisa son regard de fauve et ne put empêcher soudain son cœur de battre plus fort et sa température corporelle d’augmenter sensiblement. Ces yeux brûlants qui semblaient la caresser et la prendre par leur simple feu, comme s’il se fût directement s’agit de son corps irrésistible… Un vif élan de chaleur humide traversa ses cuisses et elle parvint de justesse à se retenir de se tortiller, ce qui aurait été une indication plus qu’évidente de malaise. Cernée qu’elle était par ces deux hommes qui la troublaient tant et harcelée par ses propres désirs qui commençaient à prendre des tournures franchement inconvenantes, elle avait fort à faire pour garder son calme. Un long frisson la parcourut de haut en bas lorsque l’okami saisit doucement sa main entre ses doigts dans un geste très tendre. Son regard se perdit dans le sien par mégarde et elle se sentit très distinctement commencer à basculer sous son charme, exactement comme les deux fois où il avait fini par la faire sienne. Consciente du danger et surtout du fait qu’Alexis était aux premières loges de la scène, ce qui l’enfiévrait plus que de raison, Pearl invoqua désespérément quelque chose, n’importe quoi qui la ferait réagir et revenir à elle. Et, bon sang de Seigneur Dieu, elle fut immédiatement exaucée. Les mots que prononça Enzo lui firent aussitôt perdre les siens :

« Qu’est-ce que vous… What ?! »

Le temps de comprendre ce qu’il lui demandait et, à sa grande honte, elle vira soudain au rouge pivoine tandis que sa queue s’ébouriffait à nouveau, de stupeur cette fois. Les mains tremblantes, elle tenta fébrilement d’en maîtriser le panache pour se redonner contenance, sans succès.

« Mon… Monsieur Ariacci, mais… Mais comment diable pouvez-vous proposer de telles choses avec autant de sérieux ?! Ce n’est pas… »

Pearl s’arrêta de justesse. Elle avait manqué de parler comme le père Callaway. Autant dire qu’elle avait évité de peu la catastrophe. Se trouver des points communs avec ce bigot sans cran d’Arthur Callaway aurait été le plus bas affront qu’elle ait pu faire à sa dignité. Mais tout de même, elle voulait bien n’avoir aucun problème avec les choses du sexe mais ce qu’il demandait là, c’était tout simplement… enfin, ce n’était pas quelque chose qui se faisait tranquillement dans les normes de leur société ! Sans même évoquer le fait qu’il avait failli y avoir des morts dans cette pièce moins de dix minutes plus tôt, on parlait tout de même de… de relations multiples, ça n’avait rien d’anodin (ni de très convenable) ! Mais à dire vrai, ce qui choquait le plus Pearl n’était pas tant le fait qu’il ait énoncé cette proposition à voix haute. C’était bien plutôt qu’il ait osé dire tout haut ce qu’elle souhaitait tout bas. Allons ! Inutile de mentir. Elle était complètement en émoi depuis qu’elle était en tête-à-tête avec eux, nier les pensées très peu chastes qui lui avaient traversées honteusement l’esprit en moins de cinq minutes aurait été de la dernière hypocrisie. Bien sûr que la proximité des deux hommes la troublaient, que les souvenirs à fleur de peau sur tout son corps exacerbaient son désir, que l’idée qu’ils puissent être deux à la combler en même temps avec leur art de faire l’amour était d’autant plus excitante que revêtue d’une aura d’interdit. Mais, tout de même, là de but en blanc… les joues toujours écarlates (elle remarqua d’ailleurs un peu tard qu’Enzo était plus ou moins dans le même état), elle commit l’erreur de regarder alternativement l’okami et le russe et sentit son cœur s’emballer. Sa voix était altérée par le trouble et le désir lorsqu’elle s’entendit répondre :

« Oh God… si j’accepte, je ne pourrais plus jamais regarder l’un de vous dans les yeux sans mourir de honte sur-le-champ… Pourtant, je… »

Hum, non. Elle n’était pas capable de continuer. Un des sérieux désavantages de Saint Richards était de vous inoculer une propension à l’élégance quasiment inaliénable et Pearl avait beau se presser les méninges dans tous les sens, elle ne voyait pas de tournure élégante pour formuler la chose. A défaut, son souffle suspendu sur ses lèvres rougies et entrouvertes, la hardiesse fébrile avec laquelle elle osa effleurer de ses mains frissonnantes les jambes des deux hommes ou l’intensité de son regard vibrant de désir parlèrent pour elle…
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Cette soirée prenait une tournure à laquelle Alexis ne s'attendait vraiment pas. Déjà, lors de sa phrase laissée en suspens, il ne s'attendait pas à ce que les deux hybrides comprennent ce qu'il allait dire. Il aurait pu parler de tout autre chose, il n'avait rien avancé. Et pourtant, il avaient saisi la teneur de sa question. Enzo outrepassait même la pensée du russe. Il n'attendait rien du parrain, pas même d'être jaloux. Il n'avait pas à l'être, d'ailleurs. Il était évident que Pearl avait des sentiments et une attirance indéniable pour le loup. Après tout, entre hybrides, de race proche (le loup et le renard se ressemblent beaucoup), et aussi parce qu'ils semblaient se connaître depuis longtemps, Alexis doutait que son intercession les trouble outre mesure. Il ne se sentait pas jaloux pour autant, non. Il se sentait... de trop.

C'est pourquoi il fut muet de stupeur quand il ourdit la requête d'Enzo, ainsi qu'une marque d'humanité derrière son masque de parrain en s'empourprant, même si la nuance était légère. Ne venait-il pas d'insinuer qu'il proposait à Pearl de... passer la nuit en compagnie de ces deux hommes ? Mais qu'entendait-il par là ? Alexis avait peur de se méprendre, ou d'avoir vraiment saisi le propos. Pour avoir confirmation de son ressenti, il tourna la tête pour examiner la réaction de la principale intéressée.
La même couleur vint tinter ses joues, tandis qu'elle manifestait sa surprise d'une exclamation. Son corps se mit à trembler, sa queue ordonnée se troubla à nouveau. Elle avait donc compris la même chose que lui, ce qui fit baisser les yeux du jeune homme, et serrer ses doigts jusqu'à ce que les jointures soient blanches.

Comment Pearl et Enzo pouvaient-ils pardonner et oublier si vite l'évènement de tout à l'heure ? Il n'y a même pas un quart d'heure, l'okami avait tenté de l'étrangler pour le punir de sa tentative d'assassinat, et Pearl avait manqué de perdre la vie, et à présent, le même loup proposait de les cotoyer charnellement ? C'était incongru, et Alexis n'avait qu'une envie, c'était de fuir, de partir, de réfléchir seul, dans sa chambre et évacuer tout ce qu'il ne pouvait lâcher en public, après s'être déjà suffisament confessé et humilié devant eux.
"Qu'une seule envie, es-tu certain ?" pensa une partie de lui-même. Il suffit de voir la belle renarde confuse devant cette proposition, elle pourtant si sûre d'elle-même, au caractère bien trempé, au sens de la réplique redoutable, pour fondre pour ses beaux yeux et son rougissement attendrissant. Sans parler de sa voix, qui tout en se voulant offusquée, trahissait un désir bien grossièrement camouflé. Sa main posée sur la jambe du slave provoqua en lui une réaction dans tout son corps, qui sans pour autant lui faire oublier ce qu'il s'était passé, estompait ses émotions emmêlées.

Il alla bouger sa propre main, mais n'osa pas. Il avait l'impression de voler à Enzo sa compagne, de commettre un adultère. En un sens, Pearl n'était pas la moitié du parrain, et tenait à son indépendance, d'aimer qui elle voulait, comme elle voulait. Après un regard de cette dernière lui signifiant d'arrêter d'hésiter, il finit par se pencher vers elle et caresser ses lèvres de son index, ses lèvres si douces et sucrées. Ne pouvant résister à son attraction, il y déposa un tendre baiser. Dire qu'il avait failli se priver d'un tel bonheur. Il était le pire des hommes, ne valant guère mieux qu'un déchet, à oser toucher celle dont il avait décidé la mort un peu plus tôt, pour se damner à présent à l'idée de ne plus pouvoir toucher son visage, ses lèvres, son corps. Il ne méritait pas ce moment, et pourtant, il était fiable au point de ne plus pouvoir se contrôler.

Sa main caressa les cheveux de l'hybride. Il souleva ses longues mèches, et dénuda son cou gracile, pour y déposer un nouveau baiser. Sa bouche continua son exploration jusqu'à sa gorge, s'arrêtant à la frontière du tissu de ses vêtements, toujours choisis avec goût et la mettant en valeur. Là, il fit une pause, il hésita. Craignant de dépasser son droit, il consulta Enzo du regard. Alexis était toujours prisonnier de lui-même. Après tout, sa servitude était encore gravée en lui ; ce n'était pas en une heure qu'on se débarassait d'une pression ancienne de nombreuses années. Après un coup d'oeil significatif du Sicilien, et l'acquiessement encourageant de la demoiselle, il laissa son index caresser la naissance de sa poitrine. Sa robe bleue, tenant par un miracle dont les femmes avaient le secret, était le seul rempart de son corps et de sa peau. A travers le tissu, il sentit le relief de ses tétons si sensibles, comme il l'avait fait la première fois avec elle. Pour maintenir le suspense, pour tester son répondant et son envie, savoir s'il pouvait aller plus loin ou s'arrêter là.
Lui se sentait déjà ailleurs, effaçant toute sa peur, sa tristesse, son désarroi derrière l'envie, le besoin même, qu'il avait de sentir sa chaleur contre son corps. Enzo était là, ce serait différent de la dernière fois. Il n'avait rencontré ce genre de situation, et redoutait d'être maladroit, de commettre une erreur, ou de véhiculer l'impression qu'il manquait de respect à la splendide renarde. Pour autant, même s'il était un peu gêné, il ne portait pas attention au fait de se retrouver nu devant un homme. Il avait déjà eu des relations, certes peu consenties, avec plusieurs, dans le cadre de son ancien travail. Cela lui importait peu. Enzo avait l'avantage, contrairement à eux, de ne pas être une cible, de diffuser une sorte de magnétisme autour de lui, qui le rendait aussi fascinant qu'impressionnant aux yeux du jeune homme. Il le soupçonnait d'être un amant hors du commun, attentionné et fougueux, ce qu'Alexis, plutôt tendre et doux, n'était pas. Il ne possédait pas la même flamme que l'okami dans son regard.

Se rendant compte qu'il s'était perdu justement dans la contemplation des yeux du loup, il rougit, et se reporta sur Pearl. La pointe de ses seins avait durci, exprimant corporellement son désir à fleur de peau. Etant autorisé par les deux parties en présence, Alexis écarta le tissu du sein droit (le second restait encore couvert par l'autre pan de la robe), et frôla du bout de sa langue la corolle rosée, avant de la déposer sur l'extrémité tremblante du mamelon.
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Tous deux semblaient surpris par mes paroles. Pourquoi ? Je n’avasi que confirmer mes envies et celles du russe. Il est vrai que cette soirée aurait pu mal s’achever, jele conçois, mais le passé appartient au passé. Alexis m’appartenait, cela suffisait à ce que je lui pardonne sa tentative d’assassinat. Il n’est pas fait pour le meurtre, la maîtresse ne l’a jaamis su et un jour elle aurait fini par s’en débarasser. Même s’il a changé de collier et de maître, je en suis pas comme elle. Je reste un criminel, mais j’ai gardé mon honneur.

La nouvelle vie d’Alexis commence maintenant, c’est une manière assez spécial de couper avec son ancienne vie. Mais Pealr l’aime, alors je peux au moins leur offrir ce cadeau… a tous les deux…
Au final, cette amusante situation ferait un bien mauavsi film de gangster, mais une bien belle scène pour un film d’adulte.

Finalement Alexis compris et prit enfin l’initiative d’embrasser et caresser notre renarde. Je le laissa ouvrir la danse avant que je ne décide à mon tour d'effleurer de la paume ce corps de rêve sous cette robe azurée. J’étais impatient de pouvoir à mon tour embrasser la voluptueuse Pearl, semblable à ses impératrices du Moyen Orient et de ses temps anciens qui savourent un instant de plaisir avec ses concubins préférés. L’odeur de sa peau me parvient et je mordillais avec sensualité son oreille et y glisser ma langue à l’intérieur. Deux hommes rien que pour elle ? Voilà qui s’annonçait être une expérience intéressante…

Alexis était quelqu’un de tendre, de patient… Le genre d’homme qui fait lentement mais surement monter le désir. Il s’occupait bien de la signorina, il avait l’air de redouter ma colère ou ma jalousie. Il lui faudra sans doute un peu de temps pour apprendre à me connaitre et à comprendre à manière de penser. Cette situation ne me dérangeais pas, je ne « partageais pas » Pearl. On partage un plat, de l’or, un territoire… Pas une femme comme elle non. Si elle m’aimait, je serais prêt à lui acheter tout ce qu’elle veut, quoi de plus naturel que de lui offrir un moment comme celui là, ou ses fantasmes les plus secrets prennent vie ?

Je suis comme ça… Je prends ce qui est à moi mais j’offre à ceux qui me sont chers ce qu’ils désirent…
A mon tour, je révélais son autre sein dont la pointe rose et dure semblait se languir de quelques érotiques attentions. Tels des nourrissons affamés, nous tétions la généreuse poitrine de notre amante, sans aucunes retenue poussant d’agréables plaintes qui nous encourageaient. La nuit allait être chaude et longue, ma main souleva le bas de sa robe, dévoilant l’une de ses tendres cuisses que je caressais vers l’intérieur. Avec la complicité d’Alexis, cette mise en bouche nous permit de montrer à Pearl que nous étions prêt pour elle.

Je cessais alors mes charnelles attentions et demandais à mon récent garde du corps :

- Le canapé n’est pas assez grand pour nous… Alexis, aide moi à porter Pearl jusqu’au lit per favore…

Je n’avais pas pris un ton impérial et donc cela ne sonnait pas comme un ordre, mais je savais qu’il comprenait que je n’agissais pas par rivalité mais par alliance. Nous adorions la renarde, elle symbolisait beaucoup pour nous. Il fallait donc qu’elle se sente adorée, chérie, chouchouté… Le russe m’aida et à deux nous soulevâmes délicatement notre concubine, prenant ainsi la route vers ce qui allait devenir l’autel des plaisirs.

Nous déposâmes la belle, telle une offrande sacrée. Puis je pris cette fois l’initiative de déshabiller la jeune femme. Ce n’était pas contre Alexis, mais cela allait certainement être la dernière fois que je pouvais faire cela, je voulais avoir cet infime plaisir, lentement, notre amante se retrouva nue, allongée, les joues rouge et nous regardant avec des yeux de sainte. Je ne pus m’empêcher de lui susurrer la gorge presque nouée :

- Tu es belle...Si belle...

Sans attendre une minute de plus, j’ôta mon pantalon et mon sous vêtement, je fus surpris de constater que mon sexe était aussi dur et ferme. Ce devait être la première fois que je désirais autant Pearl et que j’étais excité. Je m’allongeais à côté d’elle, puis je fis signe à mon « associé » de s’approcher, qu’il n’ai pas peur, je ne mords pas après tout…

Enfin, je pris sa main, humidifia deux de ses doigts avec ma langue, ce premier et intime contact me fit agréablement frissonner. Lorsque mes yeux croisèrent les siens, j'eus très envie de l'embrasser et de caresser son corps et son sexe. Quel phéromones. Mais il ne fallait pas dériver de notre trésor, la signorina Dawson. car après tout, c'était pour notre hybride que nous étions associés dans la luxure de cette enivrante nuit. Je guidais alors sa mains vers le vagin de notre reine, ensemble nos majeurs s’unirent alors pour masser avec douceur son bourgeon intime et sensible. Puis, ma bouche vient à nouveau lécher les contours de son imposante poitrine avant de suçoter avec gourmandise son mamelon. Mon sexe en érection effleure la cuisse chaude de mon éternel succube et mes pupilles regardent avec connivence ceux d’Alexis.

La chaleur de nos trois corps se fait rapidement ressentir, de tendres tournis me prennent mais je ne veux pas m’arrêter ; pas avant d’avoir unie mon corps une ultime fois avec le sien et lui offrir le plus beau de ses orgasmes avec l’aide de mon précieux allié…
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Enzo avait décidément le chic pour la mettre dans des situations plus qu’embarrassantes. Comme si on pouvait répondre quoi que ce soit de digne à une proposition pareille, à fortiori quand ladite proposition correspondait en tout point à ses désirs inavoués, par la complicité fort gênante de ses propres hormones. Le cœur palpitant et les joues écarlates, elle se tourna vers Alexis en espérant un quelconque secours de sa part (peut-être pas un refus clair et net non plus, mais une légère tempérance l’eut aidée à se calmer) mais aussitôt le choc avec ses pupilles sombres et brûlantes embrassa sa propre envie de se jeter à corps perdu dans l’invitation indécente, et ô combien excitante, d’Enzo. Sans même s’en rendre compte, elle lui donna l’accord du regard, toutes ses défenses s’abaissant d’un coup, la laissant aussi vulnérable et intimidée que prête à se donner à eux. Ses yeux se fermèrent et un long frisson lui réchauffa l’épine dorsale lorsqu’il l’embrassa, du bout du doigt avant de la caresser de ses lèvres. Pearl se demande un instant comment une telle douceur pouvait se révéler aussi érotique, et dans quelle mesure elle devait imputer cette excitation aux mains d’Enzo qui parcouraient tout son corps avec lenteur, de concert avec les baisers d’Alexis qui descendaient lentement mais sûrement vers sa poitrine. C’était assez étrange, à la fois embarrassant et incroyablement agréable que d’être littéralement cernée d’attentions. Même si elle l’avait voulu, la jeune femme n’aurait pu retenir plus longtemps les gémissements qui lui échappaient, les tremblements de plaisir qui la parcouraient alors que ses nerfs sensitifs peinaient presque à suivre le rythme. Les dents tendres et mutines de l’okami sur son oreille, sa langue qui en taquinait l’intérieur tandis que le russe caressait les reliefs les plus sensibles de sa poitrine à travers sa robe, c’était tout simplement trop de sensations délicieuses pour qu’elle puisse faire autre chose que s’y abandonner, sans résister.

L’une de ses mains frissonnantes quitta la cuisse d’Alexis pour aller se perdre dans ses beaux cheveux noirs, l’autre remonta timidement de quelques centimètres pour aller effleurer l’entrejambe tendue d’Enzo. Mon Dieu, comment pouvaient-ils être tous les trois en train de se livrer à de telles activités… Pearl n’en revenait toujours pas, même si elle était désormais bien loin de s’en plaindre. Il lui était surtout étrange de songer que les deux hommes œuvraient de concert. D’ordinaire, elle n’était pas sans connaître l’esprit de compétition auquel les mâles se montraient souvent enclins. Aussi était-elle assez étonnée (et profondément troublée, il fallait le reconnaître) de la tension sexuelle qu’il lui semblait percevoir entre le russe et le parrain. Une partie était certainement due à ce qu’ils étaient en train de lui faire en ce moment même, et elle ne put d’ailleurs retenir une petite exclamation de surprise lorsqu’Alexis dénuda l’un de ses seins pour agacer son mamelon durci de la pointe de sa langue, mais une intuition lui soufflait que ce n’était pas la seule explication. Les regards qu’ils se lançaient de temps à autre n’étaient pas ceux de deux concurrents dans la conquête de son plaisir. C’était… enivrant. Une longue plainte langoureuse s’échappa de ses lèvres lorsqu’Enzo à son tour vint happer son téton et captiver toute la sensibilité de sa cuisse en la longeant de sa grande paume à la caresse charmeuse. Les mains de Pearl vinrent s’enfouir dans leurs chevelures tandis qu’elle haletait sous les éclairs de plaisir qui traversaient sa poitrine, sous les assauts gourmands de ses deux amants. C’était la première fois qu’elle était aussi excitée en ayant à peine commencé les préliminaires et bientôt les braises voluptueuses que semaient les deux hommes sur sa peau se déplacèrent dans son bas-ventre. Il lui semblait qu’elle était sur le point de jouir lorsqu’Enzo prit l’initiative de l’amener dans la chambre. Soulevée de concert par l’okami et le russe dont les bras unis formaient le siège et le dossier d’une chaise, elle se sentit à nouveau profondément intimidée d’être l’objet de tant d’attentions. Et plus encore lorsque le loup la déshabilla avec sa science habituelle, c’est-à-dire quasiment sans qu’elle en ait conscience, avant de lui faire un compliment qui la fit frissonner de plaisir de la même façon que s’il avait embrassée. Elle rougit et s’entendit balbutier :

« Ne… ne me dites pas de telles choses, je… »

Allons bon, elle quoi ? Ce n’est pas comme si elle ne contrôlait déjà plus rien, ou si elle n’était pas déjà bouleversée au-delà de toute mesure. Mais voir Enzo si ému devant elle, qui la contemplait comme si elle avait été un cadeau des cieux troublait en profondeur une autre partie d’elle-même, qui était totalement différente du désir qu’elle pouvait éprouver pour lui. Une partie qui s’embrassa de concert avec son bas-ventre lorsqu’il se dénuda pour elle, révélant la perfection rude de son corps d’athlète qui avait hanté tant de ses nuits. Cependant, l’attrait qu’il produisait sur ses phéromones n’avait rien à envier à celui que suscitait Alexis. Moins bâti en force que le parrain, ses muscles souples et bien dessinés ne lui façonnaient pas moins une silhouette propre à la séduction. Elle les accueillit tout deux auprès d’elle avec fébrilité, souhaitant leur rendre le plaisir qu’ils lui avaient déjà donné mais sans savoir comment s’y prendre. Par lequel commencer ? Jamais elle n’aurait cru qu’elle aurait à se poser cette question un jour. De sorte qu’elle ne put que les laisser faire à nouveau, un peu chagrinée par cet état de fait. Jusqu’à ce qu’elle voit Enzo porter à sa bouche la main d’Alexis, en une geste d’une sensualité extraordinaire. Grands dieux… jamais elle n’avait été très portée sur les ébats masculins dans ses fantasmes, et pas plus maintenant qu’elle avait découvert le Japon et l’espèce de culte hystérique que certaines filles et jeunes femmes vouaient au yaoi. Mais la vision de l’okami enjôlant de sa langue deux des longs doigts du russe en le couvant d’un regard de braise, avec une connotation phallique plus qu’évidente, était tout simplement l’une des choses les plus érotiques qu’il lui ait été donnée de voir. Une intense chaleur envahit aussitôt son bassin, bien qu’elle soit totalement trempée depuis un moment déjà. Elle les aurait volontiers regardés continuer mais ils choisirent précisément cet instant pour revenir auprès d’elle.

Avant qu’elle ait pu réagir, leurs deux mains se posèrent conjointement sur son sexe humide et gorgé de désir comme une fleur entrouverte. Un cri et un tressaillement lui échappèrent lorsqu’ils entreprirent de la caresser ensemble, explorant chaque repli avant de se concentrer sur son vagin et son clitoris. Pearl se laissa retomber sur les draps, les yeux fermés et des halètements passionnés jaillissant de sa gorge. Que c’était bon… Le plaisir qu’elle avait éprouvé dans le salon remonta en flèche, plus intense encore tandis que ses cuisses écartées frémissaient de toute part, que son bassin se soulevait au rythme de leurs mouvements et que ses mains s’égaraient sur les reliefs musculeux de leurs corps irrésistibles. Elle avait l’impression d’être ballotée dans une tempête de délices, sans aucune possibilité ni volonté de s’en extraire. Pour la première fois de toute sa vie, la jeune femme se laissa totalement aller aux sensations extraordinaires que les deux hommes lui faisaient ressentir, si bien qu’elle jouit en quelques minutes à peine, d’un orgasme éblouissant qui secoua tout son être avant de la laisser étourdie sur les draps blancs, le souffle court et le cœur battant à tout rompre. Jamais elle n’avait ressenti de telles choses. Et pour le coup, quelles qu’aient étés ses réticences du début, elle n’avait plus qu’un seul désir : recommencer. Dès qu’elle eut suffisamment retrouvé ses esprits, elle se redressa sur ses coudes tremblants, saisit Enzo à la nuque et l’embrassa fougueusement, mêlant profondément sa langue à la sienne tandis que sa main caressait son torse, son ventre, son sexe qu’elle prit entre ses doigts. Dans le même temps, sa longue queue de renarde invitait fébrilement Alexis à se rapprocher, s’enroulant le long de ses jambes, de sa taille mince pour l’attirer le long de son dos. Pearl se sentait soudain comme affamée des deux hommes et en venait presque à regretter de ne pas être capable de s’occuper des deux en même temps. Elle ne pouvait s’arrêter d’embrasser la bouche, le cou, les épaules de l’okami et était tiraillée entre l’envie de continuer et celle de combler également le russe. Un choix impossible, à n’en pas douter… Un gémissement franchit ses lèvres jointes à celle du loup lorsque le corps d’Alexis vint frôler le sien, par derrière. Aussitôt elle vint onduler sensuellement contre lui, guidant ses mains sur ses hanches, ses seins, pressant ses fesses contre le membre dur qu’elle devinait, qu’elle désirait. Ouvrant les jambes, elle le guida jusqu’au flot de chaleur qui palpitait entre ses cuisses, avide de l’accueillir. Sans cesser de mordiller le cou d’Enzo et de masser sa verge et ses testicules avec dévotion. La nuit s’annonçait très longue…
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Alexis ne croyait pas à cette scène aussi surréaliste qu’inattendue. Et plaisante, sans nul doute. Jamais il n’avait été confronté à un double rendez-vous sensuel, et trouvait cela très excitant. Pearl semblait si différente en présence d'Enzo, autant capable de prendre le dessus sur le loup que de se montrer vulnérable et hésitante. Même s'il avait une préférence pour son côté rebelle et enflammé, il appréciait cette fragilité apparente. Il ne parvenait pas à détourner ses yeux d'elle, au point qu'il fut surpris lorsqu'Enzo lui prit sa main pour humidifier ses doigts et les inciter à animer le brasier naissant en la belle hybride. Ce simple geste avait déclenché des frissons dans tout son corps. Tournant à présent son regard vers le parrain, il caressait l'entre-jambe de leur déesse, s’accordaient tous les deux à lui procurer un plaisir absolu. Les attentions sur son corps splendide ne cessaient pas, ne lui laissant aucun repos, au point que leurs ébats commençait à peine qu'elle était déjà en extase.

Soudain, elle reprit le dessus dans un moment d'égarement des deux hommes, avec une fougue retrouvée. Enzo n'eut pas le temps de soupirer qu'elle l'embrassait déjà avec chaleur. Devant cette étreinte ardente, Alexis voulut se mettre en retrait. Mais Pearl ne l'entendait pas de cette oreille, et profitant de son appendice dorsal, à la fois pratique et sensuel, elle le rapprocha de lui, de sorte qu'ils furent collés l'un à l'autre. De nouveau, des picotements le saisirent tout entier, et son sexe tendu en devenait presque douloureux. Le jeune slave ne savait plus où donner de la tête, et à l'heure actuelle, sa priorité était de retirer à son tour ses habits. Il dut pour cela à regret se défaire de l'emprise de Vénus.

Tout en quittant ses effets personnels, il ne quittait pas le duo des yeux. Il n'arrivait pas à définir la relation qui unissait Pearl et Enzo. La passion entre eux était explosive, torride, semblant sans limite ni tabous. Là où Alexis était doux, voire même lent, eux favorisaient l'intensité. Peut-être même leur nature hybride jouait sur le côté sauvage et libre de leurs ébats, qu'il admirait et enviait. Les deux hybrides se connaissaient depuis plus longtemps, on pouvait y voir de la complicité, mais pas seulement. Une sorte de défiance était lisible dans leurs yeux, comme si la flamme qui y brûlait ne s'éteindrait qu'à la réédition de son adversaire, dans cette lutte silencieuse.

Le jeune homme fit enfin glisser son boxer à terre, délivrant son sexe gonflé par le simple spectacle des deux corps mêlés. Il avait envie de Pearl, sa muse de la liberté. Néanmoins, Enzo était là, et l’envoûtait tout autant. Ne sachant que faire, il s'immisça entre eux. Il entreprit d'embrasser Pearl, tandis que sa main droite se posa sur le membre pulsant de l'okami. Il exécuta les mêmes gestes que la renarde, inversant ainsi les rôles de tout à l'heure. Après qu'Enzo et Alexis eurent caressé ensemble la fleur précieuse de leur amante, celle-ci en compagnie du slave, à leur tour, lui procuraient du plaisir. Leurs deux mains allaient et venaient avec souplesse. Le Sicilien paraissait aussi ravi de combler.
Seulement, Alexis ne pouvait s'arrêter là. Il avait une dette envers eux deux, et souhaitait les remercier de ce pardon et de cette seconde existence qu'on lui offrait. Privilégiant toujours le plaisir des autres au sien, il s’attela à les satisfaire. Il prit une nouvelle initiative, sans toutefois cette fois demander l'adhésion de son nouveau patron.

Ses doigts s'aventurèrent à nouveau sur les pétales veloutés de son amante, avant qu'ils s'emprisonnent le clitoris sans trop serrer, le faisant rouler entre les phalanges. Ses lèvres embrassèrent le sexe brûlant d'Enzo, avant de l'accueillir dans sa bouche et l'honorer de caresses linguales. Il coordonnait ses deux gestes, afin de ne délaisser aucun des deux partenaires. Sans tenir compte de leurs éventuelles protestations, il s'entêtait à continuer. Au bout d'un certain temps, il échangea sa position. Sa langue explora tendrement le vagin de la renarde, pour l'explorer plus profondément, tandis que sa main maintenait la vigueur érectile du loup.
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Je m’attendais à ce que la belle renarde soit plus surprise que ça, même qu’elle me gifle lorsque je me mis à embrasser les doigts d’Alexis pour qu’il lui fasse du bien. Je ne connais pas beaucoup de femmes qui seraient à l’aise dans une pareille et embarrassante situation. C’est pourquoi lorsque je sentais ses lèvres s’unirent aux miennes avec une érotique, ses mains qui caressaient comme un besoin vital chaque partie de mon corps. J’étais à la fois ému et dans un état que je n’arrivais pas à décrire.

Une fois de plus, la présence d’Alexis ne me gênait pas, au contraire, je pouvais sentir l’odeur de sa peau chaude et de ses phéromones qui firent rougirent légèrement mes joues. Je ne suis pas quelqu’un d’orgueilleux, Gémissant sous ses baisers, je dois avouer avec honte que nous perdions tous le total de cette situation dont l’ambiance voluptueuse grimpait à folle vitesse et l’intensité du baiser qu’elle m’offrait manqua de me faire jouir.

La nuit allait être longue, mais je n’étais pas au bout de mes surprises.

L’ardente hybride semblait vouloir s’offrir au jeune russe, mais elle embrassait avec passion mon sexe et mes testicules. C’était comme si elle nous désirait en même temps mais qu’elle ne voulait pas en favoriser l’un à l’autre. Nous n’étions pas des enfants, cette situation était certes « délicate » mais nous avions passé l’âge de jouer à celui qui a le plus gros sexe. Je ne lui en voudrais pas qu’elle veuille qu’Alexis unisse son corps au sien, même si j’aurais aimé sentir la chaleur de son vagin enrober mon membre, je serais patient, je l’ai toujours été et je veux garder un précieux souvenir dans mon cœur assoiffé…
Mais mon réent garde du corps allait réussir à contredire nos envies, nos doutes mais aussi à nous surprendre…

Celui-ci vient sinueusement s’engouffrer entre nos deux corps, je sentais sa main se saisir de mon sexe qu’il entreprit de masser avec sa paume chaude. C’était… étrange mais pas désagréable, soudain celui que je pensais être mon complice entreprit quelque chose qui me surprit. Je m’exclamais :

- Qu’est-ce que tu ?! Oh ! Mmmm…

Ma contestation se conclut en une plainte de plaisir, la bouche et la langue de cet homme enrobait mon sexe en pleine érection. Je n’arrivais pas à croire ce qui se passait, Alexis, l’Archer, l’ancien assassin qui était en train de s’adonner à un préliminaire charnel avec son nouvel employeur. Je commençais à comprendre ce que ressentais Pearl lorsque je m’amusais à titiller son corps et ses envies peu chastes si bien dissimulées sous son adorable minois. Car je ne repoussai pas Alexis, ma main vient s’engouffrer dans le fouillis de sa chevelure d’encre, je l’invitais à continuer ainsi alors que mes jambes s’écartaient un peu et mon bassin se soulevait lentement. Oui, j’adorais ce qu’il était en train de me faire et après quelques longues minutes, j’aurais très certainement joui.

Alexis ne semblait pas vouloir combler seulement la belle renarde, mais il s’était mis en tête de me combler moi aussi, moi son employeur et en cette nuit de débauche, son amant.

A présent, j’avais plus que jamais faim de chair, c’est pour cela que je laissais un râle viril s’échapper lorsqu’Alexis cessa ses baisers intimes pour s’occuper de Pearl. Moi aussi, je voulais avoir quelque chose sous mes dents acérées et ma langue impatiente. C’est pourquoi j’embrassais, léchais et mordais les lèvres et le cou de Pearl, puis je descendis vers ses majestueuses collines charnelles que je me mis à masser et compresser, sa poitrine était réellement divine de rêve pour enfin téter ses sublimes tétons en même temps. Je fermais les yeux, poussant des plaintes étouffées alors que mon sexe avait atteint sa taille optimale.

Enfin, je mis un terme à ses bouillants préliminaires, chacun d’entre nous avaient montré qu’ils n’avaient aucuns tabous pour cette nuit. Je me redressais et ordonnais avec fermeté à Alexis :

- Redresse-toi et viens par là…

Il devait sans aucun doute se demandait s’il avait fait le bon choix et s’il m’avait courroucé d’une quelconque manière, je ne fis durer le suspense de ses doutes plus longtemps et ne voulait pas gâcher cette prometteuse soirée. Ainsi, devant Pearl, ma main droite vient glisser le long du torse sans imperfections, effleurant ses tétons rose, puis le long de ses hanches athlétiques pour serrer ses fesses musclées et… ma foi forte alléchantes. Tandis que ma main gauche plongea à nouveau dans l’océan d’encre que formaient ses cheveux. Ma bouche collait contre la sienne, ma langue s’unissait à la sienne. Rapidement, l’une de mes paumes voulut se saisir de son sexe ma foi plutôt imposant et le masturba à mon tour avec énergie. Je ne me vengeais pas, je le remerciais… Et si nous étions seuls j’aurais sans aucuns doutes aimé le voir jouir sur les draps avant de le prendre avec sauvagerie. Mais même si l’idée de le faire jouir sur Pearl, la mettant ainsi dans une nouvelle position embarrassante était tentante, je voulais que mon amant et complice garde ses forces pour notre bien aimée…
Ma bouche se décolla lentement et sensuellement de la sienne, ma langue passant sur ses lèvres puis je lui murmurais :

- Ça… c’est pour te remercier pour cette attention Alexis. Je ne regrette pas de t’avoir pris sous mon aile… Tu ne cesses de me surprendre… Mais, il ne faudrait pas rendre la signorina Pearl jalouse no ?

Je posais mes yeux sur la femme que je désirais et convoitais plus que tous les joyaux et les larmes de diamants de la terre. Alexis semblait vouloir me la laisser en premier, pourquoi ? Je ne sais pas, mais j’appréciais ce geste de sa part. La voir ainsi, j’avais l’impression d’avoir ma première fois avec elle, car à peine mon gland effleura le contour de ses lèvres humides qu’elle trembla et gémit. Lentement je mon membre glissa en elle et ma belle Pearl poussa un nouveau cri aussi intense que les chants des sirènes et des succubes. C’était si serré, j’avais l’impression de lui faire l’amour pour la première fois, j’avais envie d’être à la fois tendre et passionné avec cette femme que j’adorais tant. Je lui affirmais alors d’une voix douce et aimante :

- Pearl… Je vais y aller doucement… N’ai pas peur…

Je ne lui parlais pas souvent ainsi, si seulement nous avions eu plus de chance, je lui aurais offert tant pour recevoir ne serait-ce qu’un mot d’amour de sa part. La simple vue de son visage et de son corps en émoi suffisaient à accélérer les battements de mon cœur.

Je commençais mes mouvement de bassin, mais je ne devais pas oublier l’autre et tendre homme qui se tenait si près de moi. Je lui fis signe de ne pas se tenir loin, je ne pus même résister à l’envie de l’embrasser une nouvelle fois. Ses lèvres ont beau être celles d’un homme qui n’a rien d’androgyne, elles ont une saveur unique et sont terriblement appétissantes. Je lui susurrais :

- Alexis… Approche-toi d’elle s’il te plait… Je pense qu’elle a envie de te remercier elle aussi…

Pas de tabous pour ce soir, je suis prêt à tout pour elle et lui…
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Pearl avait craint un instant qu’Alexis ne veuille pas se joindre à eux en le sentant s’éloigner, mais un coup d’œil rapide la rassura en lui apprenant qu’il retirait simplement ses vêtements, avec un certain empressement qui ne fut pas pour lui déplaire. Et même si le contact torride du corps mouvant d’Enzo sous ses paumes, ses doigts, ses lèvres suffisait déjà à la plonger dans une incandescente torpeur, le poids du regard du russe sur leurs ébats ne faisait que l’embraser plus encore. Qu’il était embarrassant, et ô combien excitant, d’être livrée ainsi aux yeux de son second amant et de se dire que cela l’incitait à les rejoindre au plus vite… Bientôt, elle le sentit se glisser sensuellement entre eux et, si elle s’écarta pour lui faire de la place, elle ne le fit que de façon à être lovée contre lui à son tour. Son bras vint envelopper ses épaules tandis que sa bouche, encore enivrée par les baisers de l’okami, venait en partager la saveur avec la sienne. Elle fut surprise l’espace d’un bref instant lorsque la main d’Alexis la rejoignit tendrement sur le membre d’Enzo, mais comprenant aussitôt ce qu’il entendait faire, elle accorda ses caresses pour qu’ils puissent donner ensemble un maximum de plaisir à leur amant. Et Pearl se sentit enfin comblée de pouvoir les satisfaire tous les deux, se noyant avec passion aux creux des lèvres fiévreuses du russe et le long du sexe majestueux de l’okami. Leurs gémissements et leurs soupirs suffisaient à maintenir son excitation à son summum et même à faire pulser des élans de plaisir dans son corps, ondulant sensuellement contre ceux des deux hommes. Pourtant, il apparut bien vite qu’Alexis ne l’entendait pas de cette oreille.

Sans prévenir cette fois, il vint honorer de ses doigts le clitoris encore sensible de la jeune femme, lui arrachant une exclamation de surprise et de nouveaux tremblements dans les cuisses, et de sa bouche le membre d’Enzo, tout aussi étonné qu’elle. Oh… voilà qui était inattendu. Même si elle se doutait que le russe avait une certaine expérience en matière de relations charnelles, elle n’aurait pas pensé le voir se lancer aussi franchement dans une fellation, et visiblement avec un art consommé si elle en jugeait par la réaction de l’okami. Cependant, il ne la délassait pas pour autant et ne cessait de caresser la perle de chair entre ses lèvres, lui arrachant des gémissements de plaisir tandis qu’elle continuait de masturber leur amant. Il n’y avait pas de raison après tout, tant qu’ils ne se gênaient pas. Bientôt, Alexis échangea leurs rôles et plongea doucement sa langue dans son vagin frissonnant, semant des flammes voluptueuses entre ses reins, sans cesser de masser avec elle le sexe d’Enzo. Il n’avait rien perdu de son talent, c’était indéniable. Au contraire, ses incursions ne faisaient qu’exacerber la sensation de vide lancinant qui lui tenaillait délicieusement tout le bassin, comme si son corps réclamait en elle ses amants. Entre ça et la bouche gourmande de l’okami qui était revenue savourer ses tétons, Pearl ne savait à nouveau plus où donner de la tête. Cela dura encore quelques temps jusqu’à ce que le loup ordonne au russe de s’arrêter pour lui faire face. Le souffle court et le cœur battant, la jeune femme se demandait quelle en pouvait être la raison lorsqu’elle les vit s’embrasser à pleine bouche, les larges mains d’Enzo parcourant langoureusement le corps d’Alexis pour finir par rendre les honneurs à son sexe, à son tour. Un remous chaleureux se leva dans son ventre à la vue de cette scène, dont elle ne perdit pas une miette. Peut-être faudrait-il qu’elle se décide à jeter un œil à un yaoi ou deux…

L’okami choisit ensuite ce moment pour revenir au-dessus d’elle, dans toute l’imposante magnificence de son corps musculeux et de son membre dressé. Pearl vint aussitôt se lover contre lui, l’embrassant et le caressant de nouveau, enroulant autour de la sienne sa longue queue blanche avant de se retourner, ses fesses ondulant contre son bas-ventre comme pour l’inciter à la prendre, ses mains guidant les siennes sur son corps. Elle renversa la tête sur son épaule solide pour lui mordiller le cou, mutine, pour murmurer :

« Comme si j’avais l’habitude d’avoir peur en votre compagnie… »

Elle resta contre lui lorsqu’il commença à la pénétrer doucement, lui arrachant un langoureux gémissement de plaisir qui gagna en puissance au fur et à mesure qu’elle se sentait remplie de son membre. Quelle extase… Des étincelles langoureuses dansèrent sur sa peau, la faisant frémir à chacun de ses coups de bassin. Elle ne songeait pas une seconde à retenir sa voix, bien trop envahie de sensations exquises pour pouvoir les maîtriser. Toutefois, comme Enzo le signala (bien qu’elle aurait été parfaitement capable toute seule de cette invitation), elle n’en oubliait pas pour autant son second amant. Ses mains l’accueillirent lorsqu’il s’approcha d’eux, parcourant fiévreusement les reliefs déliés et chaleureux de ses cuisses, ses hanches minces, son torse et ses épaules vigoureuses, son beau visage troublé. L’embrassant à son tour, elle mêla sa langue à la sienne avec passion, étouffant contre ses lèvres les plaintes de plaisir qui vibraient dans sa gorge sous la fougue de l’okami. Peu à peu, ses baisers chutèrent le long de son corps, épousant les souples saillies de ses muscles frémissants, jusqu’à poser ses lèvres sur son sexe. Après en avoir longuement redessiné les contours de sa langue, elle le reçut avec dévotion au creux de sa bouche.

« Tu n’as pas à te retenir, cette fois… »

Et aussitôt, la houle de leurs corps s’harmonisa en quelques mouvements, les portant au même rythme sur un océan de plaisir. Pearl se retenait passionnément aux hanches du russe tout en cambrant les reins, pour les accueillir tous les deux au plus profond d’elle. Une fois encore, jamais elle n’aurait pensé se retrouver un jour dans une telle situation, qu’elle avait pensée réservée aux films X et aux clubs échangistes. Et surtout, jamais elle n’aurait pensé qu’elle puisse aimer cela à ce point. Pourtant, il y avait quelque chose d’éminemment jouissif dans le fait de s’abandonner aux désirs de ses deux partenaires et de les combler elle-même, de la plus luxurieuse des façons. Certainement parce que les deux hommes la respectaient profondément, qu’ils tenaient chacun une place toute particulière dans son cœur et qu’elle ne craignait pas de se livrer à eux, corps et âme. En tous les cas, Pearl criait de plaisir tout en aspirant le membre d’Alexis, y faisant danser sa langue de son mieux, et succombait aux coups de reins puissants d’Enzo qui l’inondaient de lames de fond torrides à chaque assaut. Elle n’avait plus qu’un désir à mesure qu’elle se rapprochait de l’orgasme : qu’ils l’y rejoignent, et qu’ils laissent s’exprimer pleinement leur jouissance…
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Les tabous, Alexis ne connaissait que peu. Il n'avait appris qu'une seule règle en matière de sexualité : donner du plaisir, à tout prix. Ainsi, après des années passées à satisfaire autant ses futures victimes (dans le but de leur procurer du bonheur avant de quitter cette terre), et les séances particulières avec la Maîtresse pour professeur (ce qui n'était pas une synécure, quand on la connait), il n'hésitait pas à aller autant vers les hommes que vers les femmes, sans que cela ne le dérange. Et plus l'amant démontrait sa satisfaction, plus il se sentait soulagé. A l'inverse, il était désapointé lorsqu'il n'y parvenait pas, voire même malheureux de ne pas parvenir à combler ses partenaires. C'était ainsi ; son éducation sexuelle était fort étrange.

Aussi, il se montra surpris et apeuré par le ton autoritaire d'Enzo, qui ressemblait à s'y méprendre à celui de son ancienne employeuse. On ne se débarassait pas facilement de ses craintes après avoir été, pendant de nombreuses années, voué à l'obéissance totale envers une personne cruelle ; et dès qu'un supérieur s'adressait au jeune homme de cette façon, à l'image du chien de Pavlov, il sursautait et son coeur se serrait d'appréhension.

Il ferma même les yeux, dans l'attente d'un coup, quand la main du loup de Sicile s'approcha de lui. Avant de rouvrir ses paupières doucement, alors que sa peau était parcourue avec sensualité par les gestes experts de l'okami. Des frisonnements incontrôlés de plaisir le saisissaient, tandis que cette main chaude et vigoureuse l'explorait et l'accompagna
vers un baiser langoureux et aventureux. Des secousses en son bas ventre lui signalèrent
qu'Enzo prenait soin de lui, et ne cherchait pas à le gronder, ou à le remettre à sa place. Comprenant son intension, il laissa son plaisir s'exprimer, son sang affluant dans son sexe tendu. Sans pouvoir se contenir, il échappa un petit gémissement, étouffé par la bouche gourmande d'Enzo.
Quand celui-ci le libéra, il s'expliqua auprès du Russe et lui fit un compliment qui manqua de le faire rougir. Le parrain eut cependant raison de revenir vers l'objet de leur attention : celle qui avait été à la fois la victime et le médiateur de cette étrange soirée.

Il resta spectateur attentif de la communion des deux hybrides. A cette occasion, Alexis découvrit des émotions qu'il n'aurait jamais cru voir sur le visage du loup. Il était capable de douceur et de tendresse, et agissait avec beaucoup de prévenance. Les voir ainsi tous les deux, observer la lueur de vie dans leur regard... Ils étaient à la fois si présents et si lointains, si sauvages et si civilisés à la fois... Sans nul doute, faire l'amour chez les hybrides était différent de chez les humains. Il y avait une petite étincelle en plus. Rien qu'en les regardant, Alexis était aspiré par leurs mouvements. Il tendit ses lèvres vers Enzo, se rapprochant de Pearl et de lui.

Tandis que les deux corps ne faisaient qu'un, et que les deux hybrides se laissaient aller dans des soupirs exprimant un bien être absolu, Alexis s'approchait de Pearl, à la demande de celle-ci, qui prenait soin de lui sans être gênée par les mouvements du bassin d'Enzo. Elle parcourait son corps musclé gracieusement de ses lèvres rosées et sucrées, avant de poser celles-ci sur son membre rigide. Le simple effleurement de son gland l'électrisa tout entier, la suite le transporta ailleurs, dans l'empire des sens où toute l'existence était suspendue à la volupté de ces secondes de bonheur intense.
Alexis avait le corps en feu, comme en témoignait la rougeur de ses joues et sa bouche entrouverte dont s'échappaient des râles alternés à des petits cris à chaque provocation de ses nerfs par la langue provocante de la belle hybride.
Histoire de ne pas rester sans rien faire, il se positionna au dessous d'elle, lui permettant de continuer ses caresses attentionnées tout en s'occupant d'elle. Il s'attarda d'abord sur ses seins généreux, laissant sa langue entourer ses tétons délicats, pinçant l’aréole pour mieux les exposer à ses titillations. Puis imitant la belle, il parcourut son corps pour se pencher au dessus de la fusion des hybrides, laissant à nouveau son appendice buccal parcourir alternativement les deux sexes actif et passif.
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Jamais encore ne n’avais vu Pearl… ainsi. Elle qui semblait si prude, si sainte et timide en ma compagnie. Je dois avouer que l’entendre m’affirmer qu’elle n’avait pas peur en ma compagnie fit rougir mes joues. Alors que mon membre allait et venait en elle, que mes doigts s’agripper à la douce chaleur de ses hanches de reine. Je la voyais, avaler dans un érotisme les plus intenses le sexe de son second amant. Je regardais un bref instant Alexis qui semblait plus que jamais être au paradis. Travailler pour la maîtresse a dû lui priver de biens des choses, je l’ai senti lorsque j’ai sentis sa peur alors qu’il s’imaginait sans doute que j’allais lui faire violence.

Je lui souriais, heureux qu’il puisse partager ce moment unique et un peu inattendue. Mais tout comme moi, il aimait cette belle hybride et nous n’étions pas prêt de nous en lasser, ça non… De plus, je devais avouer qu’Alexis était bel homme et que je pourrais m’amuser à l’embrasser de temps à temps s’il fait un aussi bon travail à l'avenir…

Mais l’heure n’était pas aux autres rêves et fantasmes qui voguaient dans ma tête alors que le tempête de plaisir dans laquelle j’étais pris continuait de m’entraîner dans son implacable houle. Car plus j’étais prisonnier de la prison de chair de ma tendre amante, plus j’avais cette singulière impression… d’être vierge, comme si je ressentais ma première fois. Cela s’accentua lorsque je ressentais la bouche d’Alexis offrir plus de tendresse à mon sexe et à celui de notre amante. C’était dur de se retenir, pour la première fois je savais que je n’allais pas tenir longtemps ce rythme ardent.

Les cris de Pearl, ceux d’Alexis et les miens qui résonnèrent dans ce petit studio. Le monde était loin d’imaginer même dans ses divagations les plus folles et libertines ce qui s’y passait. Je sentais mon bassin qui allait et venait plus rapidement, je finis par affirmer l’inévitable jouissance de ma voix excitée :

- Pearl…Alexis Je…hmpf… Aaaaaaaaaaaaah !

L’orgasme qui embrasa mes reins fut aussi intense que violent. Je poussais une série de cris muets, sentant la semence jaillir de mon sexe qui inonder les chaudes parois de la rose intime de cette renarde. C’était comme si, je ressentais l’orgasme et celui d’Alexis en même temps. Que c’est agréablement étrange…

Je me retirais lentement, contemplais le superbe fessier de mon amante qui tremblait et laissait échapper un mince filet. Je léchais alors les doux contours de ses fesses, puis remontais au niveau de son dos. J’aurais donné cher pour pouvoir continuer encore un peu, mais je ne devais pas me montrer trop égoïste, j’attendais qu’Alexis se relève et vienne à ma rencontre pour échanger un autre baiser qui me permis de gouter la cyprine tant appréciée de notre renarde tant aimée.
Cela dura encore quelques agréables minutes, ma main caressant son fessier ferme que je massais et écarter avec grand soin tandis que ma langue s’unissait à la sienne. Voilà une bien singulière relation entre un employeur et son garde du corps, don’t you think ?

Puis je mis fin à ce baiser, léchant ses lèvres sensibles, puis lui souris et lui affirmais d’un ton luxurieux :

- Alexis… A ton tour de prendre soins d’elle…

Je laissais le russe prendre place, quant à moi, je m’allongeais près d’elle, ma main caressant la douceur de sa chevelure d’encre, son visage que je ne pouvais oublier. Après cette nuit, une plaie se creusera dans mon cœur, mais jamais je ne cesserais de l’aimer, à ma manière. Je lui murmurais alors que mes yeux commencèrent à se fermer et que nos lèvres s’effleuraient

- Toi…

Je n’arrivais pas à dire autre chose, mes propres défenses étaient tombées et j’étais à la fois maitre de la situation et à sa merci. Je m’enivrais de ses baisers, ses lèvres au gout unique encore imprégné de la semence de notre compagnon. Cela ne me gênait pas et je constatais que mon sexe se dresser à nouveau, prêt à satisfaire la plus belle des hybrides de ce monde…
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Pearl n’aurait su exprimer à quel point elle était heureuse d’entendre de nouveau la voix du russe sortir de sa réserve habituelle pour exprimer le plaisir ressenti sous ses attentions, comme la première fois qu’ils avaient fait l’amour. Elle se contenta donc d’honorer de son mieux son sexe, tout en essayant de ne pas défaillir sous les coups de butoir d’Enzo qui la faisaient frémir de part en part. Et Alexis n’arrangea rien : elle le sentit bouger pendant qu’elle s’occupait de lui et, surprise, le vit se glisser sous elle pour la caresser de sa langue à son tour. Un gémissement étouffé lui échappa lorsqu’il prit ses seins dans ses mains pour en lécher les mamelons tendus, libérant des petites nuées d’étincelles dans sa poitrine à chaque coup de langue. Mais bien loin de s’arrêter là, il partit bientôt plus au sud explorer des régions ô combien plus torrides. Les cris de Pearl prirent de l’ampleur lorsqu’elle sentit sa bouche contre leurs sexes réunis, savourant alternativement son clitoris et ses petites lèvres, et le membre dur de l’okami qui ne cessait de plonger en elle. Quel délice… ça n’avait absolument rien de convenable mais c’était enivrant au-delà de toute mesure. Aussitôt, elle encouragea le russe en aspirant plus loin encore sa propre verge, caressant ses testicules d’une de ses mains libres.

Au bout de longues et délectables minutes, les mouvements d’Enzo prirent de la vitesse, raccourcissant dangereusement l’intervalle entre les multiples décharges de plaisir qui l’envahissaient et Pearl sentit bientôt son corps entier s’embraser, en même temps que ses amants se laissaient eux aussi aller à la jouissance. De violents tremblements l’éblouirent alors que les deux sexes se contractaient pour libérer leur semence en elle. Avec un gémissement extatique, la jeune femme laissa la saveur amère jaillir sur son palais, ne se retirant que lorsqu’elle fut sûre de ne pas en avoir laissé échapper une goutte. Sans trop avoir conscience de ce qu’elle faisait, elle avala le tout en cambrant les reins pour mieux offrir ses fesses aux caresses de l’okami, qui semblait fort peu décidé à lâcher prise. Il le fit néanmoins, pour offrir un nouveau baiser tout aussi langoureux que le premier à Alexis, explorant également son ferme fessier. Pearl les regarda faire en reprenant son souffle, appréciant le spectacle et les frissons ardents sur sa peau, avant que les deux hommes ne reviennent à nouveau vers elle. Elle roula sur le dos pour permettre au russe de prendre place entre ses jambes, caressant ses cuisses musclées et son dos vigoureux de ses mains, puis Enzo se glissa auprès d’elle. Elle tourna la tête vers lui. Son regard incandescent et son murmure enfiévré lui incendièrent aussitôt le cœur et elle ferma les yeux pour prendre son visage entre ses mains, lui rendant son baiser en gémissant alors qu’Alexis commençait à la pénétrer, avec son ardente douceur coutumière. La jeune femme accompagnait ses mouvements du mieux qu’elle le pouvait, l’accueillant ardemment dans ses profondeurs chaleureuses. Sensible comme elle l’était encore, la fusion de leurs corps n’en était que plus intense, autant que celle de ses lèvres mêlées à celles de l’okami.

Jamais elle n’aurait cru que des hommes puissent lui faire éprouver de telles choses. Il n’y avait pas que du désir et du plaisir, aussi incroyables fussent-ils. Non, elle sentait bien qu’autre chose motivait cet abandon total qu’elle vivait entre leur bras. Quelque chose qui pulsait dans la boucle de son cœur, ce sentiment de totale confiance, cette térébrante sensation d’être intensément en vie et entière, grâce à eux deux. C’était… très troublant comme impression, mais la seule chose qu’elle pouvait en conclure pour l’instant était qu’elle ne souhaitait être nulle part ailleurs qu’ici, à faire passionnément l’amour avec eux. Elle voulait tant poursuivre cette union de leurs corps qu’elle finit par rompre le baiser avec Enzo pour se redresser. Invitant Alexis à revenir à genoux sans cesser de la prendre, elle enlaça ses épaules pour rester contre lui et enroula sa queue autour de la taille de l’okami.

« Enzo… venez… »

La brusque envie qu’elle venait d’avoir était tellement invraisemblable et tellement… indécente, même à ses yeux, qu’elle se dépêcha de la mettre à exécution avant de changer d’avis. Lorsque le loup fut contre elle, elle savoura la chaleur de son souffle sur ses épaules et glissa une main entre ses cuisses pour se saisir de son sexe, le masturbant un peu pour qu’il retrouve toute sa dureté avant de le guider entre ses fesses. Oui, oui, parfaitement. Rougissant de cette pratique parfaitement incorrecte pour une demoiselle qu’elle s’apprêtait à tester, pour la toute première fois d’ailleurs, elle parvint à murmurer dans un souffle :

« Je n’arrive pas à croire ce que je m’apprête à faire mais… j’ai confiance en vous. En vous deux… »

C’était vrai. Et cela lui redonna un peu d’assurance. Elle invita Enzo à continuer l’incursion, un peu craintive. Fort heureusement, le passage était déjà lubrifié par l’abondante cyprine qui s’était généreusement échappé de son vagin, mais tout de même. Ce n’était pas comme si Enzo était fort bien membré et qu’elle était toujours vierge à cet endroit.

« Cette fois-ci, je serais bien heureuse d’apprendre que vous serez doux… »

Elle ne doutait pas un instant qu’il le serait, ni qu’Alexis saurait lui aussi le seconder pour que tout se passe au mieux. Elle embrassa tout de même tendrement les lèvres du russe pour l’y exhorter…
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Dim 8 Mar - 12:29
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lexis restait lui-aussi incrédule devant la demande de Pearl. Avait-il bien entendu ? Depuis quelques minutes maintenant, il était accueilli dans la chaleur du corps de la belle, la comblant avec la même douceur que d'ordinaire, sans précipitation. Il était toujours précautionneux, attentif aux moindres réactions, aux moindres soupirs, qui lui indiquaient si il faisait bien ou s'il devait se corriger , ralentir, ou il pouvait intensifier leur rapport.

Il se montra donc surpris par la requête de Pearl. Elle-même se rendait compte de son audace, marquant son indécision. Il lui en faudrait peu pour renoncer. Tous les trois ne laissèrent pas le temps de l'hésitation, et les deux hommes se dévouèrent de toute leur fougue au plaisir de la kitsune. Les baisers ravivaient les hommes lorsqu’ils fatiguaient. L’expérience était intense et troublante à la fois. Ses mains ne parvenaient pas à rester immobiles, et honoraient de mille caresses le ventre ou la poitrine généreuse qui s'offrait à lui, soulevée par les à-coups de ses reins. Il en maintenait la sensibilité en effleurant ses tétons du bout des doigts ou de sa langue.
Alexis atteignait le paradis après avoir chuté en enfer. Il était membre d'une vague indissociable entre eux trois, qui ondulait avec une harmonie délicieuse, les emprisonnant dans leurs sens éveillés. La pression montait encore, ainsi que la chaleur, tout allait tellement vite, et tout recommençait à chaque nouveau coup de rein. Se retenir était un vrai défi, et craquer signifiait réduire à néant cette volupté inestimable. Néanmoins, atteindre l'apogée annonce forcément une descente. Et bientôt, il ne tint plus et bien qu'il eut voulu éterniser leur synergie, il dut se rendre plus tôt qu'il pensait, dans un orgasme tel qu'il crut perdre la raison. Sa semence vint se mélanger à la cyprine de l'hybride, dans un ultime râle. Il se retira avec délicatesse, et avec regret.

Il prolongea d'un long baiser langoureux sa joie d'être à ses côtés. Il posa ses mains sur son visage, ferma les yeux et captura sa bouche veloutée de ses lèvres. Quand il pensait qu'il avait failli se priver de sa chaleur, de son regard et ses longs cils noirs sensuels... Il n'aurait jamais pu se le pardonner. Appuyant son baiser, tandis que sa langue enrobait la sienne, il glissa ses doigts entre ses jambes pour prolonger leurs émois, avec moins de fusion néanmoins par cette méthode.
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