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UNE JOURNÉE DE COMBAT À L'ARCADE.

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Dim 27 Mai - 1:10
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Voilà quelques jours que les festivités de fins d'années avaient eut lieu. Malgré le froid, Reiji avait, comme tout le monde, été au temple avec sa famille et amis pour tirer sa bonne ou mauvaise fortune. Il avait eut droit à un tirage exceptionnel qui porte le nom bien trop fameux de 'Petite chance'. En somme, rien de bien extravagant. Mais tout ceci était à présent terminé et les activités habituelles reprirent de bon train.

C'était le Week-End, une journée nuageuse, mais pas de pluie ou de neige à l'horizon. En ce beau milieu d'après-midi, un léger vent venait faire trembloter les moins hardies à cette température hivernale.
Reiji en faisait partie, il avait eut l'envie de sortir afin d'aller à la salle d'arcade du coin. Cependant, le jeune homme avait rapidement regretté ce choix. Bien qu'habillé adéquatement, quelques ouvertures dans ses habits offraient une ouverture que le vent frais n'avait nullement envie de laisser impuni.

"Brrr..." Grelottait-il en frottant ses mains gantés sur ses oreilles non couvertes.

Fort heureusement, la salle d'arcade n'était plus très loin. Ses pas se pressèrent donc jusqu'à atteindre le territoire voulu. Ah la climatisation ! Probablement la meilleur invention de l'homme après la création des femmes 2D. Reiji jeta un regard rapide sur la salle, cherchant du regard une borne libre. Il avait tout d'abord bien envie de se réchauffer les doigts qui étaient encore engourdis malgré la présence de ses gants. Son choix fut bien naturellement porté sur un jeu de combat dont les personnages étaient des magicals girls. Parfait pour se dégourdir les doigts. Il y avait déjà un challenger en face, la place était donc libre. Il posa son manteau et ses gants sur le tabouret, s'assit dessus puis inséra une pièce dans le petit espace conçu pour. Après quelques secondes de réflexion, il opta pour la magical girl loli, Lili-chan. Ce personnage avait une portée légèrement plus petites que les autres mais elle était compensée par une hit-box également plus petites et une meilleur rapidité. Un personnage nerveux, qui sera parfait pour débuter.

Le début du match commence. Révision rapide des combos avant de commencer un duel où l'erreur rythme avec un tiers de la vie en moins. Reiji reste concentré, mais perd tout de même la première manche. Le mauvais perdant met ça sur le fait qu'il était pas encore chaud. La seconde manche est un peu plus serrée mais se conclut par une autre défaite. Le jeune homme serre des dents avant de remettre une autre pièce. Il reprend le même personnage et continue de perdre. Encore une pièce, encore une défaite... Tout ceci risquait de durer un moment. Pourtant après moult match, enfin la victoire lui sourit ! Une erreur de l'adversaire lui avait permit de placer son coup final, mettant enfin un terme à cette série de défaite.

"Je savais que je pouvais compter sur toi, ma petite Lili-chan." Murmura Reiji en caressant le personnage qui effectuait sa pose de victoire à l'écran.

La deuxième manche débuta donc, et là encore une fois, il gagna. Son adversaire ne demanda pourtant pas de revanche et s'en alla. Nul doute que les compétences de Reiji dans ce jeu avait eut raison du pauvre lycéen. En attendant qu'un autre adversaire n'arrive, le jeune homme s'entraîna donc sur sa Lili-chan. Tentant de maîtriser les combos de cette dernière, aussi bien qu'il le pouvait. Il avait déjà en tête d'aller chercher sa figurine dans une machine à griffe une fois qu'il aurait montré les fruits de leurs entraînements.
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Dim 27 Mai - 1:10
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Je suis de bonne volonté, quand je veux, et je le prouve. Ma famille a beau dire, je ne me suis pas écartée d'elle et je reviens à l'assaut de mon ancienne maison pour partager un repas de début d'année, où je parviens, avec force, à rester assise pendant plus de dix minutes. Moi, j'appelle ça un miracle ; mes parents disent juste :"Shiori-chan, tu pourrais faire un effort". Tstt, ils ne comprendront jamais. Et puis, on me demande des efforts, mais quand est-il de Shun la limace ? Mon frère est certes plus jeune que moi, on n’ôte que trois ans à mon âge pour obtenir le sien. Et il vit encore chez papa-maman, passe plus de temps à jouer ou traîner devant la télévision que de chercher un job. Mais il n'a droit à aucun reproche (enfin, pas en ma présence, j'espère que Pap's lui bourre le mou quand je ne suis plus là, sinon y'a pas de justice.
Bref, après avoir réussi un repas presque normal, j'aide maman à débarrasser la table - marrant, mon hyperactivité la gêne moins quand ça concerne les travaux ménagers, je ne sais pas pourquoi - et celle-ci glisse un petit mot en murmurant.

- Tu sais, Shun ne sort plus beaucoup depuis que tu n'es plus à la maison.
- Il ne sortait guère plus quand j'habitais ici.

Argument débile de la part de ma mère. Elle en a conscience mais continue son cinéma. Elle passera par n'importe quelle méthode pour arriver à ses fins. Je la vois venir aussi gros qu'une maison.

- Vous devriez aller vous balader tous les deux, il serait content.
- Tu ne veux pas que je lui achète un nouvel oreiller, plutôt ?
- Ne sois pas désobligeante.

Ah, la franchise ne paie jamais ici, j'avais oublié. je me demande comment j'ai pu oublier, vu que mon franc parler a souvent été montré du doigt sous ce toit, alors que mes parents campent sur leur réserve. S'il n'y avait pas d'indices génétiques suffisants, je pourrais croire que j'ai été adoptée. Le choix ne m'étant pas laissé, le début d'après-midi nous voit, mon frère et moi, parcourir les rues de la ville pour se rendre au paradis de Shun à savoir sa salle d'arcade préférée.
J'aurais préféré une balade ou un footing dans un parc, mais soyons ouvert d'esprit, en ce début d'année. Joie fraternelle et tolérance !

Une fois arrivés dans la salle, Shun va directement s'installer, sans préambule, devant une borne de jeu de combat. Je grimace, j'aurais bien aimé choisir ! Il me conseille de faire le tour pour répérer quelque chose qui me plait ; lui a besoin de se défouler sur un jeu de combat et je n'ai pas le niveau pour le satisfaire. DuCoN !
Je me contente de hausser les épaules et d'obéir, non pas pour contenter mon frangin mais pour éviter de lui péter le nez. Vraiment, pas virtuellement. Je n'ai jamais compris comment nous puissions être si différents. Malgré les apparences, je l'aime bien, mais lui... que pense-t-il ? C'est un pur otaku, déconnecté de la réalité; Et mes parents ne l'encouragent pas à changer (contrairement à la pression que j'ai pu recevoir). Vraiment, je ne comprends pas.
Je chasse mes pensées d'un geste agacé et me laisse guider par les bruits et les couleurs des écrans, à la recherche d'un jeu où je ne chuterais pas trop vite face à lui. Finalement, je me fourre face à un tétris, où j'explose le record du joueur précédent.

Je ne sais pas combien de temps je suis restée sur mon jeu de bloc, mais je sursaute et hurle comme une victime d'un film de slasher quand je sens une main se poser sur mon épaule. Je perds ma partie dans l'histoire et me retourne vers l'importun - tiens, Shun, je suis contente de te voir, moi qui croyais que j'allais décoller ton squelette de ton siège ! Mon sarcasme meurt dans ma gorge quand je vois sa tronche de dépité.

- T'as perdu, c'est ça ?

Dans un marmonnement indicible, il me résume en deux mots qu'il s'est fait, je cite "maraver sa race par un gros lard". Ben mon cochon, t'es une feignasse de 23 ans mais t'es un ado attardé qui manque de respect envers son prochain. Je ne vois pas en quoi la taille, le poids ou la couleur de peau puissent jouer dans le fait de perdre ; c'est juste une mauvais joueur.
Je suis néanmoins intriguée : le jeu de combat reste un des genres de prédilection de Shunmolo, comment a-t-il pu perdre ? Shun me sent venir mais n'est pas assez rapide pour m'arrêter. Je me dirige vers la borne d'arcade qui diffuse un jeu mettant en scène des magical-girls. Un jeune homme joue, seul, et se débrouille particulièrement bien. J'adore son personnage et l'univers. J'ai envie d'essayer. Mais pas avec mon frère: il s'est barré ailleurs. C'est trop difficile pour lui de revenir sur les lieux de son humiliation.
Je m'installe à côté du joueur et lui adresse mon plus cordial sourire, qui ensoleille ce jour froid de janvier.

- Salut-salut ! Il a l'air bien sympa ce jeu ! Ça vous dit, une partie ?

Je m'empare de la manette ; je glisse de la monnaie dans la machine. La partie va bientôt commencer, après les préliminaires. Choix du personnage : j'hésite avant d'accorder mon attention à Serena, une magical vêtue de bleu nuit, particulièrement mystérieuse, de grande taille et aux longues jambes dénudées. Choix du niveau : c'est à ton tour, mon challenger !
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Dim 27 Mai - 1:10
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Reiji était contemplatif devant sa petite magical girls lolita. Regardez cette petite robe noir en dentelle qui gênerait les mouvements de n'importe qui dans la vraie vie. Mais voilà, ici, c'était le monde de la 2D et Lili-chan ne semblait nullement gênée par les lois physiques du monde réel. Elle était rapide, agile, et précise dans chacun de ses mouvements. Ses sauts majestueux témoignaient de son appartenance au monde fantastique de la 2D et des Magical Girls. Sans oublier que peu importe les glissades qu'elle effectuait au sol ou les coups qu'elle encaissait, sa robe restait intacte, comme protégée par la magie ! Dans de telles conditions, comment ne pas préférer la 2D ? Si l'Incontestable était codé de sorte à comprendre cette subtilité alors la population serait des plus heureuses !

"Lili-chan est mignonne, je vais en faire une de mes wives." Monologuait-il doucement tout en perfectionnant sa maîtrise du personnage.

Il avait payé bonbon afin de prendre cette place, son dernier adversaire lui avait coûté cher. Mais à croire qu'il en avait eut marre d'affronter le même type, et avait donc fuit après avoir céder la victoire. Ce serait la conclusion logique à l'affaire. Mais outre-passant cette probable vérité, une nouvelle fois, l'index de Reiji s'en alla caresser l'écran, montrant toute son affection pour cette petite lolita virtuelle. Alala, s'il avait sa figurine, il lui ferait des milliers de bisous. Mais voilà, ce n'était pas encore le cas.

“Un peu de patience ma petite Lili-chan. On sera bientôt physiquement réuni toi et moi." Marmonnait-il toujours dans son petit monologue.

C'est dans cette conversation très intime avec sa nouvelle idole qu'une jeune femme vint lui faire la conversation. Tout d'abord surpris, Reiji se tendu subitement comme s'il avait été prit en flagrant délit. Il leva légèrement les yeux vers celle qui venait de l'interpeller, puis la regarda curieusement. Elle était blonde, la même couleur de cheveux qu'Ami-tan. Sauf que cette femme, elle était réelle. Elle a probablement reçu une modification génétique de la part de ses parents. Comme beaucoup qui sont fan des occidentaux. Ces idiots qui n'assument pas leurs origines ! Rien ne vaut les blondes en 2D, peu importe ce qu'on fait, on peut les surclasser par le réel.

Mais, l'otaku devait reconnaître qu'elle avait un visage de princesse, quoiqu'une princesse ne viendrait jamais dans un lieu comme la salle d'arcade. Reiji répondit timidement et poliment à cette inconnue, peu habitué à ce qu'une fille 'réelle' vienne le voir de la sorte.

"Si vous voulez..."

Le nouvel adversaire tant attendu n'était pas celui qu'il attendait. Elle semblait être une lifeuse, le genre à avoir trois milles copains. Sans aucun doute qu'elle n'était pas expérimentée dans les jeux de combats. Non, il la voyait bien sur des jeux de casuals à faire des scores médiocres. Comment montrer les fruits de son entraînement avec Lili-chan si c'est une amateur, pas meilleur que l'IA du jeu qui vient l'affronter ? Reiji grommela silencieusement, prenant sa petite lolita préférée du moment pour bâcler ce duel rapidement. Il n'avait aucune attention d'y aller de main morte. Il avait dans l'optique d'enchaîner en combos cette inconnue afin qu'elle aille voir ailleurs avec ses allures de princesse occidentale.

Son adversaire avait prit Sere-chan, la magical girl qui avait les allures d'une adulte malgré un âge inférieur de Lili-chan. Autant dire qu'elles sont toutes les deux rivales dans le manga et l'adaptation animé d'où elles proviennent. Dans le volume 17, pages 48 une réplique de Sere-chan sur le physique de la loli mettra dans une colère folle Lili-chan. Pourtant, Reiji ne faisait pas dans le favoritisme, il les aimait autant l'une que l'autre.

L'otaku opta pour le niveau, Nuit Tranquille. Un petit niveau où comme le titre l'indique, il fait nuit. Un jardin de fleur multicolore est en arrière plan avec une préférence pour des fleurs de lys blanches. Un demi-croissant lunaire surplombe tout ceci et donne sur les deux combattants et l'arrière plan, une lumière douce. La musique quant à elle est un remix du trop fameux classique Moonlight Sonata de Beethoven.

Le combat commence, Reiji avait comme optique d'y aller franchement. Après tout Lili-chan avait une portée moindre comparé à Sere-chan. Il lui fallait donc rentrer au contact et la harceler de coup jusqu'à ce que la garde de son adversaire flanche. De là, il l'accablerait d'un combo. Contre un amateur, c'est la meilleur technique. Un sourire perfide se dessinait sur le visage de Reiji qui se voyait déjà remettre à sa place cette lifeuse. Un pré-sentiment de jubilation à l'idée de voir la jeune femme repartir déçu de ce combat le rendait quelques peu joyeux.

*Retourne voir tes amis et ton petit copain, Princesse, héhé.*

Mais maintenant, est-ce que ça allait réellement se passer ainsi ? Les apparences sont souvent trompeuses et peut-être que Reiji allait regretter d'avoir laisser son esprit se laisser envahir par des préjugés.
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Le challenger fait corps avec son personnage, c'est du moins ainsi que j’interprète ce geste d'affection porté à l'écran. C'est marrant, ça me rappelle ce joueur de base-ball qui embrassait sa batte comme s'il s'agissait d'une fiancée. Cela ne me rassure pas quant à son niveau d'expertise. Pour qu'il dépite Shun et qu'il fasse preuve de superstition de champion olympique, il doit être coton.

Sans trop rechigner, il accepte mon défi. Yata ! Je ne connais absolument pas ce jeu, mais j'ai déjà manipulé des jeux de combat avec mon frère. De plus, avec quelques collègues, on avait accepté, l'an dernier, d'être beta-testeurs de Street Fighter XVIII (une licence vidéo-ludique qui existe depuis la fin du XX°siècle).

Je continue de sourire comme une tarte alors que la partie commence. J'ai foi en ma Séréna, elle est "bad-ass" pour une magical girl. Surtout que mon adversaire choisit un niveau nocturne. Avec mon costume sombre, je vais me fondre dans le décor, telle une kunoichi. Je coince dans ma gorge un rire démoniaque qui ébranle tout mon fort intérieur. Autant éviter d'être prétentieuse et de nous emballer. Le mec avait battu Shun, je n'ai pas affaire à un branquignol. Il n'a pas l'air bien commode, pas du genre à laisser gagner. Ça se voit dans ses attitudes. Je ne suis pas un génie de la psychologie, mais je ne suis pas idiote non plus.

Je manipule les contrôles et pose mes mains sur tous les boutons, pour vérifier que j'accède bien à tout. Ensuite, je colle mes yeux sur l'écran, comme lorsque je pars en séance de programmation.

Les deux combattantes se font face et se regardent dans le blanc des yeux en se dandinant dans des positions qui ne me paraissent pas vraiment réalisables en vrai, mais stylées néanmoins. THREE, TWO, ONE : FIGHT ! Le compte-à-rebours se lance en haut de l'écran, en même temps que les barres de santé. J’enchaîne les coups, pieds, poings, youhou, je suis trop forte ! J'aii battu... la mesure de la musique, à coup de pied (belle synchronisation sur Beethoven remixé). Pas mon adversaire. Car une fois qu'il s'est approché de moi, après quelques combos, je mords la poussière. Premier round : défaite. Mon héroïne tape du pied, de rage, alors que Lili la mimi exulte de bonheur.

Je me suis montrée stupide : j'aurais dû négocier une découverte des manettes et des coups spéciaux, ainsi qu'un petit entraînement, plutôt que de commencer au hasard Balthazar. Hélas, trop empressée, j'ai foncé et me voilà punie. Je ne suis pas sûre de pouvoir revenir en arrière...
Le second round débute. Malgré une nouvelle occasion de prise en main, je ne suis pas plus efficace et retourne dormir à même le sol. Sauf que cette fois, je ne me relève pas. Je soupire, lâche la manette et me tourne vers mon adversaire.

- Revanche ? Cette fois-ci, je peux faire quelques petits tests ? Histoire de vous offrir un peu plus de résistance ?

Je peux me tromper (comme j'ai dit, pas une pro de la psyché), mais j'imagine le jeune homme à mes côtés 100% Otaku et pas forcément à l'aise avec les filles réelles. Je me la joue donc yeux de merlan frits pour le convaincre ; si j'échoue, je sais que je ne chercherais plus jamais à analyser mon prochain.
Histoire de le convaincre tout à fait, je glisse par inadvertance (maladresse faussée), quelques pièces dans la machine.

- Oups ! Je crois que je ne vous laisse pas trop le choix ! Hi hi !

Mon jeu d'actrice est parfait ; je me sais crédible à faire craquer les hommes, ou à me prendre une baffe pour crime de tête à claque. En attendant, je travaille ma stratégie. Le personnage de Séréna n'a pas l'air trop mal, en changeant ne me paraît pas judicieux, tant que je ne gère pas un peu plus les contrôles de base. Le problème vient cependant de Lili. Certes, elle a une portée plus courte, mais sa rapidité compense cette faiblesse. Et du moment qu'elle se rapproche de Séréna, jeter la manette à terre revient au même. Comment faire, alors, pour prendre le dessus alors que rien ne m'y prédispose ?
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Un remix de musique classique se jouait alors que les deux Magicals Girls commençaient un combat qui ressemblait plus à un massacre unilatéral. Un sentiment de vanité envahissait l'otaku qui n'allait pas de main morte pour poursuivre ses combos contre la débutante. Il avait le sentiment de se venger contre toutes ces femmes sales qui se croient supérieures aux autres en les regardant avec leur air hautain. Juste parce qu'elles sont considérées comme 'belles' par les critères de la société. Mais Reiji était différent. Non, lui, n'avait d'yeux que pour la 2D.

Il devait admettre qu'il avait de la peine pour Serena-chan qui subissait les attaques, incapable de contre-attaquer correctement. La vengeance de Lili-chan, la lolita, est glaciale et impitoyable. L'étudiant importait son image en elle dans ce geste. Tout deux, se vengeaient. Un petit rire machiavélique s'échappa finement des lèvres de l'imposant jeune homme tandis qu'il terminait le premier round avec un coup flashy.

« Héhé... »

Il n'y avait pas de pitié à avoir pour les lifeux. Ressent l'amertume des otakus et des indésirés de la société ! Pour la part de toutes les femmes qui lui avaient dit ; « C'est à cause des personnes comme toi que l'Incontestable a été crée ! », elle allait souffrir dans ce jeu de combat ! Ok, c'est une bien maigre revanche de son humiliation passé, mais au moins, ça le soulageait.

Le deuxième round débuta. Au vu de la première manche, nul doute qu'il n'y aurait pas de troisième manche. Implacable, Reiji poursuivit donc son harcèlement de coup avec l'avatar de sa lolita chérie. La deuxième manche se finit donc bien rapidement. L'étudiant expira fortement de la narine, affirmant sa virilité d'avoir gagner à ce jeu de combat tout en détendant ses muscles. Voilà, c'était fait, son adversaire allait maintenant partir la queue entre les jambes. Enfin, c'est ce qu'il croyait.

Sauf que la jeune blondinette à côté avait l'air d'avoir une autre idée. Elle voulait une revanche. Quoi ? Cette raclée vengeresse qui avait pour but de lui faire comprendre que le monde ne tournait pas autour de ses beaux cheveux blonds génétiquement modifiés n'avait pas suffit ? Co...Comment est-ce possible ? Reiji chercha dans son esprit la raison, et quand bien même elle voulait du temps pour apprendre les contrôles, cela ne changerait pas la conclusion de leur prochain combat. Ce qui signifiait...Que c'était l'une de ces masochistes.

*Brr...sale.*

Maintenant Reiji comprenait, la blonde était une masochiste, et elle l'utilise parce qu'elle prend son pied à se faire détruire par un otaku indésirable comme lui. Double combos qui révulsaient Reiji. Il voulait refuser pour s'en aller rapidement de dégoût, mais également pressé de récupérer sa figurine de Lili-chan qui elle, est pure et innocente. Cependant, la jeune femme à ses côtés l'empêcha avant même qu'il puisse bouger avec le prétexte qu'elle avait 'maladroitement' déjà inséré des pièces. Effrayant ! Il avait l'impression d'être une pauvre mouche qui venait de voler en plein dans une toile d'araignée. De façon très mal-à-l'aise, l'étudiant fut obligé d'accepter malgré lui.

« D'accord... »

Reiji sélectionna toujours sa Lili-chan, optant pour un autre niveau, histoire de varier et avec l'espoir de changer également son état d'esprit actuel. Sa vanité d'avoir gagné avait complètement disparu. Utilisé pour le plaisir masochiste de la blonde, il avait le sentiment d'être souillé, et dans de telle condition, le sentiment de victoire était bien loin.

Le niveau sélectionné était ni plus ni moins qu'une salle d'opéra abandonnée. Là encore, c'était un remix de musique classique, cette fois-ci du célèbre Mozart, Requiem Dies Irae qui se jouait comme fond sonore.

Le combat débuta bien rapidement. Maintenant que faire ? Il la laissa volontiers s'entraîner, n'osant même plus approcher sa Lili-chan du personnage de son adversaire pour la frapper, craignant de procurer à la blonde, un plaisir pervers dont il ne voulait absolument pas faire parti. Mais voilà, la partie entraînement n'allait pas durer et il allait devoir l'affronter et c'est de façon beaucoup moins enjouée qu'il tenta de la mettre hors d'état de nuire. Tellement moindre que le premier round fut remporté par la petite blonde qui maîtrisait beaucoup mieux les possibilités de son personnage.

Reiji comprit rapidement qu'il venait d'être manipulé ! Qu'il gagne ou qu'il perde, il se retrouve perdant dans les deux cas ! Les femmes 'réelles' sont effrayantes. La tension montait dans la tête du jeune homme dont la sueur de ses mains commençaient à gêner la manipulation de sa manette. S'il avait eut froid, un moment plus tôt, il avait à présent terriblement chaud. Son cerveau en ébullition ne parvenait pas à trouver une échappatoire. Il remporta le deuxième round, mais cela avait été extrêmement serré.

Il ne restait plus que la troisième manche. Celle qui les départage. Gagner ou Perdre ? Telle était la question. Une question qui perdura dans son esprit le temps que le match se conclut de lui-même. Résultat, Reiji perd.

La pression que lui avait apporté ce match était trop forte pour lui. Il lâcha un soupir de soulagement de voir ce dernier se terminer, commençant à essuyer son front plein de sueur.

« Bien...Bien joué. » Dit-il, à moitié terrifié.

Terrifiantes... Oui, les femmes sont définitivement terrifiantes. Il voulait vite rentrer chez lui, se faire consoler par ses figurines.
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Il n'a pas l'air d'être ravi de faire la revanche, le garçon. J'ai l'impression d'être aussi pénible qu'une abeille tournant autour d'un pot de miel, et lui un ours qui aimerait manger ce miel sans protéine impromptue.
Je tiens à préciser que la comparaison abeille/ours n'a rien à voir avec l'apparence. Même si on m'a souvent surnommée l'abeille à cause de ma couleur de cheveux et de ma propension à voleter partout. Lui a la taille, la bonhomie et la conversation d'un ours. Mais c'est uniquement la métaphore autour du miel et de deux animaux fanatiques de miel.
Je conserve Séréna : je ne vois pas l'intérêt de passer d'un personnage à l'autre tant que les commandes de base ne sont pas maîtrisées. Dès que j'aurais un peu la main, je me pencherais sur ses consœurs au chara-design tout aussi fantaisiste. Si deux champions d'arts martiaux devaient effectuer les mêmes gestes avec ces tenues, le combat finirait en orgie textile et en chapelet d'entorses. Ah, le réalisme des jeux vidéos.

L'ennemi ne s'encombre pas d'enthousiasme et relance la partie, avec un nouvel level et une musique tout aussi classico-remixée que la précédente. Sympa et pas risqué quant aux droits d'auteur. Sans parler du travail fourni, quelques percussions criardes posées sur une composition existante et ouvragée. Et l'ensemble a beaucoup de gueule qui s'accorde bien à notre duel. J'attaque mon entraînement. Je me tais. Même intérieurement, alors excusez mon silence.

[...]

Je peux reprendre mon monologue intérieur. Mes doigts, ma vue et mon cerveau sont d'accord, parés. Le "Fight" résonna comme un gong ; je mets mon apprentissage en vigueur et ne m’arrête pas, aussi active virtuellement que réellement. J'exulte, me déconcentre et me prend une raclée. Bien fait pour moi. Egalité : je me replonge dans le jeu et je ne lâche rien. Les barres d’énergie s'amenuisent lentement, nous usons de stratégie, de ruses et de marrons. Merde, je suis dans le rouge, ça clignote, la musique s'accélère. J'ai chaud et une crampe menace mon pouce droit.
Je lâche la manette au KO final et me tourne vers mon challenger pour le féliciter de sa victoire. Je le vois pourtant aussi effrayé que s'il avait croisé un alien ou eut une vision de fin du monde. Il relâche son apnée dans un grand soupir. Et il affiche tout sauf une tête de vainqueur. Je me m'y attendais pas : j'ai gagné ! De le réaliser en retard, toutefois, n'incite pas mon corps à danser la samba.

Contrairement à mon enthousiasme habituel, je ne déborde pas d'émotion pour moi. Je suis emportée par ce moment de jeu que je n'ai jamais connu aussi intense. Aussi passionnant. J'ai déjà pratiqué, comme je l'ai dit plus haut, sans en retirer autant de plaisir. Peut-être parce que ce jeune homme et moi avons une façon de jouer très proche...

- Vous êtes un fabuleux adversaire ! Woa, c'était gé-nial !

Je ne sais pas s'il était partant pour recommencer. J'opte pour une meilleure solution. Je fouille dans mon sac à main pour en sortir un paquet de mouchoir, que je tends à l'inconnu. J'en récupère un au passage pour essuyer mes mains moites.

- Et si l'on allait se rafraîchir autour d'une canette ? J'aimerais bien faire la connaissance de celui qui a tartiné Shun ! Shun, c'est mon frère, votre adversaire précédent...

De gestes rapides, dignes d'un joueur de squash, je désigne l'espace boisson de la salle d'arcade. Une sorte de petit salon cosy, en retrait des bornes, avec tables basses, chauffeuses et distributeurs alimentaires. J'embraye d'un coup de coude sur mon frère qui se renfrogne sur sa propre borne pour se faire oublier.
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Choqué, de par ce simple verbe conjugué au participé passé, l'état d'esprit actuel de Reiji se retranscrivait. L'étudiant est un homme à la parole faible. En revanche, son adversaire semblait être son opposé. La description de ce qu'elle avait ressenti par rapport à ce match, bien que l'inverse de l'otaku, se voyait enjolivé par des mots positifs ainsi qu'une intonation très dynamique. A tel point qu'il est aisé de se fatiguer rapidement en l'écoutant.

Si on poursuit la réflexion par rapport du point de vue de Reiji. N'exagère-t-elle pas ? Gé-nial ? Elle s'est fait battre, puis a vaincu. Dans les deux cas, elle a prit du plaisir. Si on analyse, le premier match était un comportement masochiste. Néanmoins, si elle a prit du plaisir à le battre, cela contredit la nature masochiste de la blonde. Serait-il possible, que l'otaku se soit trompé quelque part ? Lui qui a une faculté absolument phénoménale pour discerner la personnalité de ses interlocuteurs ? (Sarcasme)

Face à cette incohérence, l'étudiant en informatique était démuni. Il paraissait évident que l'inconnue avait un problème dans son code. C'est une femme, qui est venue dans un premier temps engager la conversation avec lui. Chose qui se passe une fois tout les mois lorsque la propriétaire venait récolter l'argent de la location pour la chambre qu'il empruntait.

Le cerveau de Reiji rentrait dans une réflexion intense. Toutes ses expériences passées ne parvenaient pas à trouver une solution au problème dont il faisait face. A savoir, qu'est-ce qui se passe dans la tête de cette blonde ? Et cette réflexion intense se trouva promptement arrêté par le paquet de mouchoir qu'elle lui tendait. Il en prit un pour s'essuyer les mains, n'oubliant pas la politesse malgré sa confusion.

« Merci. »

Il n'eut pas le temps de reprendre son analyse de la blonde que cette dernière lui proposait d'aller boire un coup. Elle enchaîna aussitôt en affirmant son désir de faire connaissance avec celui qui avait battu son frère qui se trouvait être le précédent joueur avec lequel Reiji a joué.

*...*

Le vide, voilà le nom commun qui décrivait l'état d'esprit actuel du jeune homme. Secouant légèrement la tête comme pour se réveiller de cette mini-torpeur qui venait de le prendre, il réalisait... Non, non, il reconnaissait ce genre de pattern dans les jeux d'aventures auxquels il jouait. Etait-il possible... Qu'il ait décroché un 'flag'..? Impossible, il n'était pas dupe, il savait parfaitement que la vie réelle était différente de la 2D. Une explication plus plausible devait exister.

Mais pas le temps, là encore, de réfléchir davantage à la situation dans laquelle il se faisait embarquer. La jeune femme montrait l'espace qu'elle désirait aller, et c'est le plus naturellement du monde que Reiji la suivit comme incapable de protester de par sa nature docile. Car en effet, à l'offre de la boisson, l'étudiant avait accepté d'un simple mot anglais.

« Ok. »

Cette espace vers lequel ils se dirigeaient était une sorte de repos pour les joueurs. Bien entendu, il n'avait pas oublié d'emporter avec lui les affaires qui lui avaient servi de coussin lors du match. Un des distributeurs automatiques offraient de la boisson de toutes sortes. Thé, café, chocolat, boissons énergisantes, soda. Bien entendu, Reiji opta pour sa boisson préféré, un soda goût Cola. Il inséra une pièce puis extraya sa boisson, laissant ensuite la jeune femme dont il ne connaissait toujours pas le nom, faire de même.

L'otaku, tout en s'asseyant songea une nouvelle fois à cette pensée typiquement du monde 2D, celle du flag. Il observait l'inconnue de regard subtil comme pour essayer de comprendre quelque chose. Son trait particulier était sans aucun doute ces cheveux blonds, typiquement occidentaux. Ce genre de cheveux de couleur vive, pouvait rappeler la 2D, sauf qu'elle n'était pas en 2D. Peut-être qu'un cosplay pourrait aider à cette adaptation ? De toute façon, la conversation ne pouvait pas commencer tant qu'il ne savait pas comment l'appeler.

« Je m’appelle Reiji Tokisaka. »

C'est dans ce genre de situation que la maladresse qu'il exprimait envers les femmes 'réelles' était la plus forte. Il aurait pu lui demander son nom après s'être présenté, mais cela lui semblait difficile. En réalité, le simple fait de s'être présenté à cette femme, lui apparaissait comme peu naturel. Pourquoi ? Car il ne l'avait que très rarement fait. Comme pour détourner son malaise, il but une gorgée de son soda, avant de poursuivre sur un sujet de conversation qui était à priori commun.

« Votre frère était fort... Après une dizaine de partie, j'ai gagné qu'une fois. »

A ce niveau, il semblait y avoir eut un malentendu. Important de corriger les malentendus avant que ces derniers ne mènent à plus de malentendu. De plus, Reiji faisait extrêmement attention à ne pas se montrer trop familier, il avait déjà en tête une image de la jeune femme qui exprimait son dégoût à l'idée qu'un otaku indésirable comme lui, se montre familier. Si l'étudiant était parvenu jusqu'ici à ne pas subir trop de discrimination, c'est en respectant trois règles. La première, ne jamais aborder de femme 'réelle'. La seconde, si contact il y a, garder un maximum de distance, que ce soit physique ou sociale. Et enfin la troisième mais qui n'en est pas moins la plus importante, répété par son arrière grand-père des centaines de fois; La 2D, c'est le meilleur, ne l'oubli jamais Reiji.
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e suis un peu perdue... Aies-je mis Ko mon adversaire en même temps que son personnage fétiche ? Il ne dit rien depuis quelques secondes. Ce qui, pour moi, est un signe inquiétant. Peut-être est-il juste peu bavard ? Ou époustouflé par ma réalisation ? Malgré son manque d'enthousiasme, il quitte le siège de la borne d’arcade pour déménager en ma compagnie vers le petit espace de pause. Je le devance de plusieurs mètres, je mets ce constat plus sur mon énergie inépuisable que sur la corpulence du joueur. Faut pas juger les gens un peu costauds, il sont parfois plus vivaces que les phasmes !

L'inconnu se sert un coca, il n'a pas hésité. Il ne s'est pas montré très galant en passant en premier, mais i lfait bien : je prends trop de temps à choisir, changeant d'idée à chaque seconde qui s'égraine. J'élimine rapidement les boissons chaudes. Je n'ai jamais compris pourquoi fabricants et maintenances de ces appareils s'escriment à monter la température initiale des boissons en question. Le résultat est toujours le même : on se crame la main quand on saisit le gobelet et il faut attendre bien cinq minutes avant de déguster, pour éviter que la langue ne ressemble à Freddy Kruger (oui, je cite souvent des références datant du siècle dernier, mais j'aime beaucoup les œuvres antiques des XX° et XXI° siècle). Du coup, j'élimine toute chaleur et me concentre sur les canettes. Je n'ai jamais bu de boisson énergisante (inutile de faire un dessin sur la raison) et je n'ai pas envie de tenter aujourd'hui. Sinon je vais perdre Shun dans les rues et je vais traverser l'océan pour me retrouver en Californie. Finalement, je me laisse influencer par mon vis-à-vis et je prends aussi une canette au cola.
Sans aucune distinction, je me jette sur un fauteuil avec un soupir de soulagement. L'inconnu se présente. Reiji Tokisaka. Je souris et lui renvoie la balle.

- Shiori Wakashimazu, enchantée de faire votre connaissance, Tokisaka-san !

Je suis enthousiaste, comme à chaque fois que je rencontre une personne nouvelle et que nous ne connaissons pas notre caractère mutuel. Lui l'est beaucoup moins. Je me suis promise de ne pas juger, mais je ne peux m'en empêcher, c'est dans la nature humaine.
Reiji n'est pas foncièrement à l'aise. Plutôt réservé. Peu bavard. A-t-il peur des relations sociales ? Est-il en colère suite à sa défaite ? Je ne sais pas commencer la conversation ; je ne suis pas habituée à ça. Je me préoccupe peu, d'ordinaire, de mettre les gens mal à l'aise. Je fonce et je ne réfléchis pas. Avec lui, je n'y arrive pas. Je l'imite et boit un peu dans ma boisson. J'ai un petit hoquet que je casse difficilement. J'ai bu trop vite.
Finalement, c'est lui qui parle en premier. Pour me parler de Shun. Une introduction sur ma larve de frère dont je me serai bien passée.

- Il vous a battu ? Je ne parviens pas à le croire... Vu comme il est énervé, j'ai cru que vous lui aviez mis la fessée de sa vie. Vous pourriez recommencer votre dernière victoire, histoire que je rigole un peu ?

J'aime bien Shunichou mais c'est un mollasson. Je suis si taquine et sadique ! Je m'amuse toujours de le voir sortir de ses gonds, rager, exister un peu, quoi. Et ce joueur très humble a réussi à le secouer...

- Je suis sûre qu'avec un peu d'entraînement, vous l'écraserez sans problème !

Je suis vraiment une sœur indigne.

- Mais bon, passons... Vous venez souvent jouer ici ? Moi, c'est la première fois. Ma mère voulait que nous sortions tous les deux, avec Shun. Ne suis-je pas assez adulte pour savoir ce que j'ai à faire ! S'il ne sort pas de la maison, est-ce de ma faute ? Il vit chez mes parents et il n'a pas de boulot, alors maman ou papa pourraient l'accompagner ? Ils n'ont pas les mêmes centres d'intérêt. C'est un argument valable, ça. Si tu veux traîner limace hors de son trou, faut l'intéresser. Mais je ne vais pas passer tous mes dimanches chez mes parents ! Déjà parce que je travaille, mais aussi parce que j'ai besoin de me relâcher un peu. Heureusement que je vous ai croisé, je ne me suis pas ennuyée !

Et je lui donne une bourrade amicale sur l'homoplate.
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La diablesse donne son nom. Un nom qui pousse pratiquement ses interlocuteurs à l'appeler par son prénom tellement celui-ci est à rallonge. Reiji se sentait suer, voilà qu'il affrontait un problème majeur. Appeler par le nom la blonde semblait extrêmement fatiguant. En même temps, il était hors de question qu'ils tombent dans le plan diabolique de cette dernière en l'appelant par son prénom. Il se contenterait juste de ne pas l'appeler. Voilà une idée de génie. Il acquiesça intérieurement, fier d'avoir trouver la bonne réponse à ce problème délicat. Pour accompagner son génie, il se récompensa d'une petite gorgée de son soda.

L'étudiant était un dur, il ne se laisserait pas avoir par ces sourires qui cachent en réalité des insultes intérieures. Ce n'est qu'une question de temps avant que cette blonde, trempée dans la culture occidentale, ne vienne à l'insulter pour sa corpulence et ses passions jugées atypiques qui sont la cause de la création de l'incontestable ! Bon, peut-être pas, mais c'est un hypothèse que Reiji ne pouvait ôter de son esprit. Histoire de le calmer, il reprit une gorgée de son soda.

Un hoquet vint subitement brisé ce silence pratiquement gênant à la suite de leur présentation mutuelle. Ah ! Voilà un son mignon qui cherche à lui faire baisser sa garde. Grommeler ne changera rien, de toute façon, ce n'est pas aussi mignon que le hoquet d'Este-chan. Encore une fois, Reiji se convainc de cette pensée par un acquiescement interne.

Dans tout les cas, la conversation se poursuit ensuite sur le jeune frère de la blonde. Une sorte de pro-gamer si on demandait à Reiji. Elle souhaitait que l'étudiant en informatique recommence sa victoire contre son frère ! Voilà, il avait enfin vu le vrai visage du diable. Elle voulait voir son petit frère battre le pauvre Reiji à plat de couture de ses propres yeux ! L'horreur de voir sa Lili-chan subir ces combos qui ne présentent aucune pitié lui faisait froid dans le dos. Il refusa donc poliment.

« Non, non merci. Je ne crois pas pouvoir gagner, même avec beaucoup d'entraînement. »

Il ne fuyait pas, il ne voulait juste plus voir sa Lili-chan malmenée pour les beaux yeux de la blonde. Aussi simple que cela. Surtout qu'il n'était vraiment pas confiant à l'idée de gagner contre ce joueur. C'était un niveau totalement différent. A croire qu'il calculait le fps entre chaque coup pour trouver l'ouverture afin de placer son combo. Une vraie machine, si on demande à l'otaku. Elle change ensuite de sujet, commençant à parler avec un débit que Reiji avait bien du mal à suivre. A tel point que lorsqu'il regarda son interlocutrice pour la première fois dans les yeux, il était gravement choqué. Et le coup sur son omoplate n'avait rien à voir avec le choc.

Peut-être...Oui peut-être qu'elle était vraiment honnête et pas comme toutes ces femmes sales qu'il avait rencontré auparavant ? Peut-être qu'il se faisait des fausses idées ? C'est difficile de croire qu'une personne avec un débit pareil calculait chacun de ses mots pour le piéger... Dans tout les cas, toutes les informations qu'elle venait de donner, avait bien du mal à rentrer dans son cerveau. Quand bien même il était habitué à voir des lignes de code dont la signification en perdait plus d'un.

« Ex.. Excusez moi... Vous pouvez répéter ? » Lâcha-t-il finalement après quelques secondes, l'expression franchement gênée.

Il avait bien comprit la dernière partie de toutes cette tirade, et avait cru entendre un compliment. Une couleur rougeâtre marquait largement ses pommettes qu'il s'empressait de tenter de contrôler. Mais ce n'est pas comme si Reiji avait une maîtrise parfaite de son corps robuste. Du moins, il ne choisissait pas où son sang trouvait refuge.

« Mer...Merci. » Lâcha-t-il une seconde fois.

*Wa...Wakashimazu-san...*Ajouta-t-il dans ses pensées, une gêne plus grande encore s'emparant de lui. Difficile de ne pas être touché par la première personne féminine à être gentille avec lui. Surtout quand l'idée qu'elle soit franche lui traversait de plus en plus l'esprit. NE-AN-MOINS, Elle ne surplombait nullement ses centaines de femmes, évidemment.
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On me suit rarement quand je pars dans mes folles diatribes. Moi-même, je perds le fil et ne me souviens pas de mes mots. Quand il me demande de reprendre ce que je viens de dire, Reiji ne réalise pas l'effort que je dois accomplir, tel un saumon anémique pour remonter une rivière en crue.
Je retrace, tant bien que mal, le cours de ma pensée. Ma performance obtient récompense : un merci et une articulation de mon patronyme sans faute. Si je ne fais pas erreur, j'ai embarqué ce pauvre gamer dans une activité dont il n'est pas friand : partager un moment avec quelqu'un. Shun lui ressemble un peu, sauf qu'en ce qui le concerne, je lie ce comportement à sa flemmardise maladive. Reiji, lui, se réfugie derrière une timidité accrue. Il était venue dans cette salle d'arcade pour jouer, sans un mot, renfermé, comme de nombreux geeks. Je ne me lance pas dans la psychologie de bazar, mais je présume que ceux qui se dissimulent derrière des livres ou des machines, les otakus, fuient devant leur prochain.
J'ai beau être pénible et difficilement supportable, je vais à la rencontre des gens (eux ne préféreraient pas, au demeurant, mais c'est une autre histoire). Je les rencontre, mais je n'approfondis dis, errant d'une personne à une autre, comme dans toutes mes autres activités. Je ne compte pas beaucoup d'amis mais je peux me vanter d'avoir su maintenir mes relations, grâce mes moyens et mes manières, si décalés soient-ils. Je ne suis pas Sœur Marie des Pestiférés, mais je ressens de l'empathie à l'encontre de cet homme qui a battu mon frère. Certes, à la dernière partie. Et qui, dans sa modestie, refuse de reconnaître son mérite.

Je m'accroche à lui comme une huître sur la roche, parasite aspirant l'énergie vitale sous couvert de bienfaisance. Je suis vraiment intéressée par Reiji et désintéressée par Shun, que je fréquente suffisamment lors des repas de famille pour lui coller le train toute la journée. De toute façon, mon frère s'est avachi sur une borne et joue dans une position que seul un personnage d'un tableau de Picasso pourrait imiter. Joignant donc l'utile à l'agréable, je relance la conversation qui échappa tantôt à mon adversaire.

- Oui, je me demandais si vous veniez souvent dans cette salle d'arcade, Tokisaka-san ? Ou connaissez-vous bien ce jeu, en particulier ? Je devine une sorte de complicité entre la p'tite Lili et vous...

Je manque de rajouter un chapelet de questions. Je me mords la langue pour éviter tout débordement. Évitons le sens unique et attendons avant de questionner. Sinon le pauvre bonhomme va me prendre pour un flic qui harcèle le gardé-à-vue.
Il devient primordial de me reprendre en main et de me contenir. Je ne suis pas encore mariée, mais le jour où la lettre arrivera, je devrais être prête à me contrôler et éviter de rendre folle ma moitié au bout de 24 heures.
Bonne résolution, ça !
Aujourd'hui, officiellement et solennellement, je fais de Reiji Tokisaka mon patient zéro de la nouvelle Shiori.
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D'une concentration accrue, Reiji était parvenu à comprendre tout ce que venait de dire Wakashimazu. La difficulté était extrême, mais loin d'être insurmontable. Il hocha la tête et la remercia, rougissant toujours de part les compliments de la jeune femme. Pourtant, cette inquiétude de se faire mener par le bout du nez ne quittait pas l'otaku. Rare sont les femelles humaines et réelles à être si gentille. Oh, il en avait croisé, mais n'avait pas gardé contact avec. Après tout, il avait déjà ses femmes qui lui tenaient compagnie et c'était amplement suffisant.

Dans la salle d'arcade, les jeux sont utilisés de sorte à ce que la rentabilité de l'endroit soit à son paroxysme. Que ce soit des élèves de primaire, du collègue, du lycée ou de l'université, tous s'entendaient à s'affronter dans des jeux compétitifs. Par ailleurs, Reiji cru apercevoir du coin de l’œil, un lycéen se faire réprimander par le comité de surveillance (composé également de lycéens) de sa présence dans une salle d'arcade. Certains lycées sont très à cheval sur le principe de la morale. Et un lycéen ne doit pas se présenter dans un lieu aussi immoral qu'une salle d'arcade. L'otaku était bien content d'avoir dépassé l'âge de se faire reprendre sur ses hobbies.

Mais l'heure n'était pas à faire de l'observation sur son environnement, car déjà Wakashimazu-san lui posait de nouvelle question. Il y répondit aux premières calmement.

« Euuh... Régulièrement. Je connais vite fait ce jeu, j'ai vu des vidéos dessus sur le net. Quant à mon lien avec Lili-chan... »

Il avala sa salive, hésitant. Est-ce qu'une femme réelle pouvait comprendre ? Un doute s'installa dans l'esprit de Reiji qui secoua violemment la tête comme pour se l'enlever. Oui, Wakashimazu-san était différente ! Elle comprendrait ! Même si en réalité cela fait à peine une demi-heure qui l'a rencontré. Dans une frénésie passionnelle, Reiji commença donc à évoquer son lien intime avec le caractère fictif Lili-chan.

« Elle est devenue une de mes 'wifes' à l'instant ! Je l'aime passionnément ! Elle est si mignonne quand elle fait sa tsundere. D'ailleurs vous saviez que dans l'épisode 47, lors de sa première apparition, Lili-chan a direct mit K.O l'héroïne Nana-chan en lui infligeant un coup rapide par derrière ? A cette époque, Lili-chan faisait partie des vilaines qui voulaient prendre le contrôle du monde. Mais rapidement, elle est devenue l'alliée et une des protectrices de cette terre ! Depuis elle se chamaille avec Sere-chan. Elles sont toutes deux le comic relief de l'anime. »

Ah Lili-chan... Rougissant en y repensant, il est vrai qu'il n'avait pas encore sa figurine. Il se souvint qu'il devait aller la chercher dans une machine à griffe. Il se leva solennellement, se souvenant de son objectif qu'il avait bien failli oublier. Honte à lui.

« Excusez moi, j'ai quelque chose de très important à faire ! » Fit-il, le regard très sérieux.

Ses pas le dirigèrent donc vers une machine à griffe dont l'intérieur possédait la figurine qu'il convoitait. Avoir physiquement une de ses femmes était plus important que de discuter avec une femme 'réelle'. De toute façon, il s'était excusé, aucune raison qu'elle ne lui en veuille. Ainsi, il commença à débourser son mois de salaire afin d'obtenir Lili-chan, espérant l'obtenir rapidement.
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Je le connais à peine mais j'apprécie déjà Reiji. Il m'écoute attentivement sans m'interrompre. Il rougit selon mes compliment,s qui me prouve qu'il n'a pas la tête ailleurs. A part un bref instant d'égarement où son regard diverge vers la droite. On ne peut pas être tout le temps attentif : je suis bien placée pour en parler. Je ne me comporte malheureusement pas avec autrui ce que je ne tolère pas envers moi. Je tiens du paradoxe. J'en ai conscience et ne me corrige pas.

Nous conversions comme deux otakus que nous sommes, dépassant la barrière de l'inconnu. Les passions rapprochent et brisent les réserves. Il n'ne faut pas moins au laconique Reiji pour lâcher du lest. Transfiguré par son enthousiasme, il parle de Lily-chan avec la fougue d'un amant. Je ne me trompe pas, il a bien échappé le mot anglais "Wife" en introduction de sa déclaration enflammée. Son imaginaire candide et enfantin éprouvent mes zygomatiques. Il est si attachant ! Je ne peux que le comprendre. Que n'aies-je pas bavé devant un bishonen pour compenser la frustration de n’attirer aucun homme du monde réel ? Je suis tombée dans le piège des jeux "otome" et j'ai rêvé de ces regards doux, brûlants, malicieux de jeunes hommes aux caractères variés et entièrement dévouée à la conna.... l’héroïne déméritant leurs petits soins. Grr, les jeunes filles de ces jeux sont insupportables. Plates, sans envergure, avec la pudeur d'une bonne sœur mais qui embrasse tous les beaux mecs en rougissant. Ils te plaisent, alors assume, petite cruche !
Je m'égare.
Le fait est, qu'en attendant le mariage institutionnalisé nippon, il me paraît normal de chercher un amour véritable et pur dans la fiction. Qui promet une union avec une personne aimée ou qui assure de garder le premier amour qu'on a choisi soi-même ? Thank you Mister Brain... J'ai déjà matérialisé dans mon for intérieur la présence rassurante de Kaoru-san, qui m'enveloppe de ses bras solides et me glisse de doux murmures à l'oreille. Il supporte mes simagrées avec une tendresse amusée et une patience angélique. Parfois, il me fait taire d'une simple œillade ; il est beau à en couper le souffle...

Quoiqu'il en soit, je partage l'idéal de Reiji et je ne l'interromps pas pendant son explication, bien que je ne connaisse rien à l'anime qu'il évoque. J'aurais une quelconque question à poser que je n'aurais pu la placer : avec une énergie qu'il ne saurait m'envier, Reiji finit sa phrase et s'échappe en direction d'une vitrine comme si un Yokai entrait dans la salle d'arcade pour l'emmener en enfer.
J'aperçois rapidement la cause de sa distraction : une vitrine. Intriguée, je me lève et le rejoins jusqu'à un jeu de pince. Je hoche la tête d'approbation et adresse au gamer un sourire d'encouragement.

Le rideau se lève sur un drame romantique. Roméo et Juliette sont séparés par une paroi invisible ; ils se voient mais ne peuvent se toucher ni se parler.

Je vous accorde que le tableau est moins mignon quand on sait que seul l'argent et une pince mécanique aideront l'amoureux transi en quête de sa dulcinée, mais diantre, ne brisons pas la magie ! Il y en a si peu dans le monde réelle au point qu'un gouvernement s'immisce dans les rencontres matrimoniales, ne gâchons pas notre plaisir par des détails sordides !

Reiji. Lili. Leur tendresse. Leur complicité. Leur combat.
Shiori la bonne fée glisse la monnaie dans la fente de l'appareil, qui s'allume et entame un ram-dam électronique et agressif, une j-pop suraiguë digne d'une crécelle
une symphonie épique pour encourager le chevalier.
- Allez-y, Tokisaka-san, tendez-lui la main pour la sauver !
J’interprète mon rôle avec cour, adjuvant bénéfique assistant le héros dans sa quête et lui confiant l'auxiliaire magique. Reste à Reiji la libération de la bien-aimée de sa prison de verre où elle risque la suffocation parmi la surpopulation de détenus (dont certains sont d'un douteux...).
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Dim 27 Mai - 1:12
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Ah Lili-chan... Pourquoi attend-elle à un emplacement pratiquement imprenable pour le pauvre otaku? Et alors qu'il allait mettre le première pièce, celle qui l'accompagnait, Wakashimazu-san, le devança. Reiji tourna légèrement la tête, franchement gêné d'avoir une femme réelle l'aider à gagner sa future 'wife'. Surtout qu'elle l'encourageait. Ce n'est jamais arrivé auparavant. Oh, il avait bien eut droit à ce genre de phrase de la part de certaine femme réelle, mais... C'était de la moquerie sous l'art du sarcasme. Mais l'étudiant avait confiance. La blonde n'était pas comme ça. Même si sa blondeur semblait laisser croire le contraire. Pour sûre, elle n'est pas une Yamato Nadeshiko.

Reiji étouffa un rire. Très bien. Il était temps de montrer tout ses talents afin de sauver sa Lili-chan de cette affreuse machine à pince. Tant pis s'il mangeait que des ramens instantanés pour la fin du mois ! Si cela signifie qu'il les mangera en compagnie de Lili-chan, alors ce seront les meilleurs ramens du monde. D'un geste du doigt plein d'adresse, il pressa le bouton qui commença à bouger horizontalement. Une fois la distance parcourue satisfaisante, il appuya une seconde fois dessus. La pince commença donc à s'en aller verticalement ! Ok, la trajectoire est plutôt bonne ! Il appuya une nouvelle fois dessus, et la pince s'arrêta, commençant à se baisser. Moment de vérité. Ici tout se joue. Est-ce que Lili-chan dînera avec lui ce soir ? Et...Non. La pince, comme si elle était programmée pour, était incroyablement molle.

« Aaaah... » Soupira l'étudiant qui aussitôt fouilla sa poche pour remettre une pièce.

Yep, il n'y était pas parvenu la première fois car ce n'était pas avec son argent qu'il avait tenté de capturer Lili-chan. Mais cette fois-ci, oui cette fois-ci...

Dix essais plus tard, Lili-chan n'avait pas bougé d'un pouce. Reiji grimaçait, la rage et la frustration s'emparait de lui. Mais il n'abandonna pas. Maintenant qu'il avait mit autant d'argent, hors de question d'abandonner maintenant.

Vingt essais plus tard, la lumière, il était parvenu à bouger d'environ un cm vers la sortie Lili-chan. Des sueurs froides apparaissaient sur son front. Il allait sans doute devoir demander de l'argent à ses parents. Il n'aimait pas ça, mais pas le choix. Il lui faudrait encore une dizaine d'essais pour réussir. Il fouilla ses poches, à la recherche d'une autre pièce, sans en trouver. Quoi ? Impossible... Il avait déjà utilisé tout son budget ? Il était censé faire les courses après... Soudain, il se souvint qu'il n'était pas seul. Probablement que sa partenaire s'était bien ennuyée pendant ses nombreux essais. Il se retourna, un rire qui tentait maladroitement de cacher sa gêne tandis qu'il s'excusait.

« Ah ah... Désolé. Dites... » Débuta-t-il, sachant qu'il allait demander une grosse faveur à Wakashimazu.

Il lui fallait retirer de l'argent. Mais qui sait ? Peut-être que pendant qu'il serait parti, quelqu'un viendrait lui prendre sa place et lui voler tout les efforts qu'il a accompli jusqu'à maintenant pour s'emparer de 'sa femme' ?

« Pourriez-vous garder ma place, le temps que j'aille retirer de l'argent ? »

Tout ceci accompagnée d'un rire gêné et d'une main qui vint gratter l'arrière de son crane, juste en dessous de sa casquette. L'otaku n'était pas du genre à demander une telle faveur à un inconnu et plus spécialement à UNE inconnue. Mais là, il n'avait pas le choix, ou plutôt, il ne voulait pas prendre de risque.

« C'est juste l'histoire de deux minutes. C'est pas très loin. »

Ses deux mains se joignirent tandis qu'il baissait la tête envers celle qui pourrait être sa sauveuse. Allait-elle accepter ? Rien que le fait qu'il puisse demander une faveur à une femme 'réelle' était étrange. Peut-être une première ?
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Malgré les progrès de la technologie, années après années, les cerveaux humains restent les mêmes, aussi retors que vénaux. La machine à pince, classique piège à sous des lieux de loisir, provoque sa victime aussi proche que lointaine de l'objet de son désir. Sous mes yeux, l'amoureux éperdu e bat pour récupérer sa dulcinée. Mon emballement se résigne avec déception. La griffe est une adversaire vile. Je la hais autant que je me damne de ne pas pouvoir jouer les bonnes fées. Que ne suis-je une inventrice géniale qui bricolerait en un tour de main un aimant qui trafiquerait le système ? Que ne suis-je une super-héroïne qui userait de sa télékinésie et guiderait la pince vers Petite Lili ? Hélas, je ne suis qu'une informaticienne, sans réussir à apporter d'aide à Reiji. Je ne veux pas trop intervenir dans sa quête, j'ai peur qu'il le prenne mal.
Je le vois chercher pièce par pièce, échouer test après test. Je ne tiens pas sur mes pieds, je n'ai pourtant pas envie de voir ailleurs. Étonnant pour une personne qui se lasse vite, comme moi. Pourquoi je ne m'en vais pas pour effectuer une activité pour expansive que le rôle de pom-pom girl ?

Le héros voit sa quête troublée par un manque de munition. L'argent. J'en ai sur moi, voilà que me donne l'occasion d'être bénéfique. Pourtant, je me fais damer le pion alors qu'il se retourne vers moi, gêné. Il veut me demander quelque chose ; je suis toute ouïe. J'ai la main dans mon sac, je suis prête à lui donner ce qu'il me reste. Il me demande de garder la place. Je suis d'autant plus fière de cette mission, plus valorisante qu'un recel de Yen. Je veille sur la griffe pour qu'aucun rival ne menace de s'emparer de Lili-chan.

Je redescends sur terre quelques secondes. Mon imagination futile et fantaisiste se rattache à réalité. Le jeune homme est-il si timide qu'il hésite à me demander un service. Un service tout simple, tout bête... Comment en arrive-t-on à prendre avec autant de prudence une requête ? Pense-t-il que je vais me moquer de lui, de s'emporter pour une figurine ? Ventre Saint Gris, j'ai déjà prouvé mon rôle et j'irai jusqu'au bout, foi de Shiori ! A moins qu'il n'aie été un pauvre enfant, bafoué par une mère abusive qui n'acceptait pas la contrariété, dont les années de thérapie n'ont pu régler le problème ? J’interprète, j’extrapole. J'en sais rien après tout et je m'en fiche. Ce qui compte, c'est le présent, la sympathique que Reiji m'inspire. Même si je le connais à peine, que n’importe quelle personne censée aurait déjà fui, mais vu que je suis dingue, tout va bien. Je reprends mon délire là où je l'avais arrêté, et je lui pose une main sur l'épaule en affichant un air sérieux.

- Chevalier Tokisaka, je vous en prie, quérez l'assistance nécessaire au sauvetage de votre destinée.

J'enchaîne avec un sourire de type super-banane. Ca me monte au delà des jours, peut-être jusqu'aux cheveux. Si ce n'est pas un encouragement, ça ! Et même un don de ma personne. Reiji ne me connait pas. Je m'interroge sur mes réelles capacités à tenir sans bouger, sans m'enfuir, si je n'ai pas eu un catalyseur. Le jeune otaku et son jeu me contrôle un tant soit peu, quoique obligée de passer d'un pied sur l'autre comme si j'avais une grosse envie.
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Les yeux de Reiji brillèrent alors que Wakashimazu acceptait sa requête ! Il n'y avait plus rien qui l'empêchait d'aller courir à un distributeur de billet pour ensuite les faire échanger contre des pièces à l'accueil ! Avec le feu vert donné par la jeune femme, l'étudiant se sentait pousser des ailes. Il n'y avait aucun risque que Lili-chan ne se fasse capturer pendant son absence. Absolument aucun ! Car en voyant le sourire qui avait l'air des plus honnêtes qui soi, il n'y avait pas de risque qu'elle faille à cette tâche.

Très bien, pas une seconde à perdre. L'otaku remercia copieusement la blonde avant de s'en aller à toute vitesse. Sa course était effrénée et il fut rapidement à bout de souffle une fois qu'il était à mi-chemin du distributeur. C'est depuis le lycée que le jeune homme n'avait pas fait de sport et il ressentait amèrement les effets du mauvais entretien de son corps. Mais peu importe, faire du sport est l'équivalent d'avoir moins de temps à passer avec ses petits bouts de femmes trop adorables.

Un soupir tandis que le jeune homme retirait de l'argent. Son compte était à zéro... Il allait devoir faire une visite chez ses parents pour leur demander de quoi manger pour la fin du mois. Il n'aimait pas ça. Car souvent il devait faire un bilan de toutes ses dépenses du mois pour qu'ils acceptent. Généralement ça terminait sur un remontage des bretelles. Rien de bien agréable en somme. Mais la pensée que cet argent était pour Lili-chan lui donnait la force de dépasser cette future adversité qui l'attendait.

En deux trois mouvements, il était donc revenu auprès de la machine à griffe. Les cheveux blonds de Wakashimazu l'aidèrent énormément à retrouver la machine par ailleurs. Il s'approcha, rapidement, tentant de reprendre son souffle dans cette marche légèrement rapide. Une fois à bonne distance, il l'interpella, toujours en essayant de reprendre une respiration normale.

« Je..Je t'ai pas fait trop attendre ? » Fit-il entre deux halètements.

Sauf qu'il avait oublié de passer par l'accueil pour échanger ses billets avec des pièces. S'en rappelant, il s'excusa une seconde fois auprès de la jeune femme avant de se précipiter vers l'accueil. Après quelques mots échangés, quelques billets furent remplacés par des pièces. Avec ça, il avait largement le nombre d'essai suffisant pour obtenir Lili-chan ! Sous la sueur accablante, quand bien même il s'agissait de l'hiver, Reiji souriait de pleine dent. Il rejoignit bien rapidement la blonde, répétant ce qu'il avait dit précédemment.

« Je..Je t'ai pas fait trop attendre..? »

L'étudiant en informatique était en sueur, il donnerait gros pour avoir quelque chose de rafraîchissant. C'est d'ailleurs ce qu'il fit, en sélectionnant un soda, et une boisson pour Wakashimazu en guise de remerciement. Cette fois... Cette fois il allait y arriver.

« Ok... Lili-chan ! Attends moi ! » Cria-t-il pour se donner du courage.

Et sur ces mots, le combat entre lui et la machine reprit place. Un affrontement acharné qui dura pas loin de vingt minutes. Mais la victoire était là, Lili-chan dans une boîte était à présent entre son torse et ses bras, amoureusement enlacée. Reiji ému, une larme à l’œil, remercia continuellement Wakashimazu pour son aide tandis qu'il frottait sa joue sur la partie supérieure de la boîte.

« Merci ! Merci beaucoup ! »

Aujourd'hui fut une journée, qui émotionnellement parlant, était bien remplie.
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Dim 27 Mai - 1:12
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Je hais les clichés sur les personnes en surpoids qui les disent trop lourdes pour être agiles et rapides. Reiji file comme un papillon en pleine floraison printanière vers son Arbre à Tunes. quei c'est poétique ! Je dois sourire bêtement ; mon reflet dans la vitre du jeu de la pince me le confirme. Je tousse dans la main pour récupérer un semblant de contenance. Et je me retrouve seule avec ma terrible mission.
Garder le jeu.
Ne pas aller voir ailleurs.
Personne ne doit touche à la pince. Les efforts, presque aboutis de Reiji seraient mis en péril. Reste en place. Fixe ton attention sur la figurine. Où est Shun quand on a besoin de lui ? Lui est un spécialiste de l'immobilisme, un expert du pied de grue... Je vais le chercher. Non ! Je ne bouge pas ! Je jette même un regard soupçonneux à tous ceux qui s'approchent à moins de deux mètres. Vais-je aller jusqu'à aboyer pour protéger le territoire du Preux Chevalier ?
D'ailleurs, qu'est-ce qu'il patouille, le Preux Chevalier, il tarde vraiment ! Des tas d'envie m'assaillent, aussi irrationnelles qu'urgentes. Irrationnellement urgentes. Damn... Je ne vais pas tenir !
Chanter ! Chanter, ça occupe l'esprit et le corps ! Je claque des doigts, danse la samba (ou quelque chose du genre). Je dois être ridicule vue de l'extérieur. Que n'aies-je à faire des apparences ? Le quand-dira-t-on ne m'atteint jamais, je plane au dessus de la critique. Je possède l'alibi ultime : je suis dans une salle d'arcade, lieu de prédilection des Dancing Games.
J'ai envie d'aller aux toilettes... Niet, Non, Nein ! C'est une pure invention du cerveau. La tête ordonne au corps bien que ce dernier n'en ressente pas le besoin. Je ne céderais pas à ces viles tentations, ma force les dépasse, je suis une bonne fée.
Me voilà à présent indienne autour d'un totem et d'un brasier ardent, à interpréter la danse de la pluie... Non, pas de la pluie, pas de liquide ! Pas les WC, Reiji s'il te plait, reviens !

A croire que Saint Shenron m'a entendu, l'amoureux transi revient armé de nouveaux crédits. Il a subi mille morts (pulmonaires) pour en arriver là. Plus motivé et rayonnant qu'auparavant, il arrive à mon niveau avant de bifurquer. Je cligne des yeux sans comprendre cette déviation. Il m'a parlé entre deux souffles ; sûrement me donne-t-il une explication... Il s'excuse, je crois avoir entendu. Je ne suis pas sûre.
Après de nouvelles secondes aussi courtes sur une montre que longue dans ma conception de l'attente, il récupère sa place, tout sourire. Il confirme ce que je pensais avoir entendu. Je réponds avec le sourire, par la négative. Pourtant... J'ai attendu, j'ai souffert un martyr à lutter contre un de mes pires ennemis. Si Reiji me connaissait plus, il réaliserait l'ampleur de mon sacrifice. Il me remercie avec une nouvelle canette. Je ne l'ouvre pas, de peur de devoir fuir pour de bon. Or, je me refuse à partir maintenant, le dénouement est proche. Si je ne suis pas là lors de la libération de Lili-chan, je ne me le pardonnerais pas. Je contracte le périnée. En même temps que la main qui manque de vider la canette du même coup en la pressant exagérément.

Après une pause opportune, Reiji reprend sa place. Il est prêt, il a la foi. Je récupère mon rôle de Pom-pom girl avec une bonne raison de me déhancher (sans trop en faire).
La machine crie sa défaite dans une mélodie suraiguë ; des leds nous éblouissent de couleur arc-en-ciel. Un bruit de chute emporte le jeune homme dans une euphorie aussi démente que communicative. Il embrasse presque sa bête tandis qu'il me comble d'Arigato avec la même régularité qu'une mitraillette.
Je me réjouis de cette victoire (absurde au demeurant : nous sommes deux adultes qui exultent devant une figurine en plastique) et serre le chevalier dans mes bras avec une familiarité peu nippone. Avant qu'une certaine partie de mon anatomie ne me rappelle à l'ordre.

- Je reviens de suite ! Attends-moi !

Je file en courant ; pour le moment rien ne compte plus que le chemin me reliant aux commodités. Mon retour est plus tranquille. Je risque même de boire à nouveau dans un récipient métallique à moitié plié. Je rejoins Reiji avant de m'inquiéter au sujet de mon frère. Où est-il depuis sa défaite de tantôt ? Je hausse les épaules : il a des sous, les clés de la maison, c'est peut-être un adulte, il s'en sortira tout seul. Maman va me tuer au retour de l'avoir abandonné alors qu'elle m'avait ordonné de s'occuper de lui aujourd'hui... Mais Reiji est tellement plus marrant...

- Félicitations !
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