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Sam Ricks

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Mer 7 Mar - 11:36
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Sam était convoqué de façon régulière dans le bureau de la proviseure du collège Roosevelt. De mois en mois, ses résultats étaient de plus en plus mauvais, quelques soient les matières. Le garçon n'écoutait pas en classe, et faisait des dessins incompréhensibles sur ses cahiers. Lorsqu'un adulte de l'établissement scolaire lui adressait la parole, il répondait d'une force tranquille et insolente. Ces derniers temps, on l'accusait de jouer des tours qui faisaient hurler de rire les autres élèves, mais qu'on ne pouvait lui imputer, faute de preuves. Ses parents durent se rendre au collège pour parler de son cas.
La proviseure, volontairement alarmiste, mit un point d'honneur à évoquer le sombre devenir du garçon. S'il continuait de la sorte, il n'aurait aucun avenir, pas de métier valable et une existence chaotique. L'enfant resta de marbre, tandis que ses parents avançaient qu'il s'ennuyait, avant de tendre à la femme médusée un certificat prouvant son QI élevé. Elle demanda pourquoi il n'avait pas été placé dans un institut spécialisé. Sam répondit qu'il n'avait pas envie de s'enfermer dans un lieu strict et inintéressant, préférant observer le monde animé et pas des surdoués stoïques. Il obtint le droit de rester dans le collègue public, à condition de se maintenir dans la moyenne, et non de plafonner à zéro comme actuellement. Seulement, Sam n'aime pas se conformer aux demandes. Soit il avoisine la bulle, soit il est en haut. De sorte qu'en fournissant peu d'effort, il atteignait les 21/20; corrigeant même en classe devant témoins les bourdes des enseignants.

Sam n'était pas pour autant un rebelle. Du moment qu'on lui fichait la paix, ou que cela l'intéressait, il acceptait de faire ce qu'on voulait de lui. Ses parents l'avaient bien compris, au désespoir de son grand-père. Le vieil homme, ancien marine, accueillait l'enfant pendant les vacances. L'aîné adorait la chasse, et prenait souvent le fusil pour tuer canards, lapins, etc. Il avait enseigné au gamin le maniement d'un fusil. Sauf que Sam ratait toujours sa cible. En sa compagnie, la curée ne dirait pas longtemps. Au départ, le vieil homme pensait qu'il avait un problème de vue. Mais non, son acuité était parfaite. Il tenait bien le fusil, écoutait les conseils. Il ne comprenait pas où était le souci. Jusqu'au jour où il s'énerva sur une énième erreur. Il gronda le petit, qui demeura serein. Lorsque son papy eut terminé, il laissa un moment de silence s'installer. Le vieux était dans ses petits souliers. L'enfant montra du doigt une vieille canette de bière trainant sur le pieu d'une clôture, loin derrière eux. Avec rapidité et dextérité, Sam épaula le fusil, visa et dégomma la conserve métallique. Puis il tourna le dos à son grand-père, et déclara d'une voix calme qu'il faisait exprès de tirer à un centimètre des animaux pour les faire fuir, et éviter qu'ils ne se fassent tuer par l’aïeul.

Arrivé au Lycée, Sam avait conscience qu'il ne devait pas jouer les cancres, même si cela était amusant. S'il voulait un travail à la hauteur de ses ambitions, il devait avoir un bon dossier. Pas d'inquiétude à avoir cependant, il restait excellent. Son dossier scolaire interpella très vite des instituts scientifiques, qui lui proposèrent des métiers en or dans la recherche. Il prit beaucoup de temps pour prendre sa décision. Il finit par annoncer à ses potentiels employeurs que la proposition ne lui convenait pas.

Quelques années plus tard, on le retrouvait à l'Académie du FBI, à Quantico, où il faisait des miracles. Il montrait un sens de la déduction rare. En parallèle, il était doué sur le terrain. Posé, il agissait dans les cas d'urgence avec mesure, le rendant très efficace. Maniant les armes à feu avec beaucoup de doigté, il se débrouillait aussi bien à bout portant comme à distance, en faisant un très bon tireur d'élite. De nombreux directeurs adjoints du FBI souhaitaient le récupérer pour résoudre des affaires complexes, et se firent force de propositions pour l'intégrer dans leur département. Renouvelant le même comportement qu'à la sortie du système scolaire, il refusa toutes les offres par esprit de contradiction, et devint agent formateur des brigades canines. Pour tenter de le récupérer, les plus importants bureaux essayaient de le séduire. A chaque fois , il promettait de venir, avant de se tourner vers le département le plus insignifiant. Excellent profiler, parvenant à comprendre le fond des gens, il n'acceptait que des emplois au dessous de ses capacités. Ou alors, s'il s'agissait de départements importants, il n'y restait que pendant deux ou trois enquêtes. C'est à ce moment-là qu'on lui donna son premier surnom professionnel : le "touriste".
Il avait marqué cependant tous les services où il avait travaillé, que ce soient ses collègues et les criminels dont il avait réglé le cas. Le département des braquages de banque s'en souvient encore. Sam, un jour chargé de négocier avec des criminels, a tellement discuté avec eux qu'ils sont sortis en pleurant de la banque. L'un d'eux est depuis traité au prozac.

Si au départ, les supérieurs laissaient faire ce jeune capricieux, ils commençaient à s'impatienter. A la surprise générale, pour ses 27 ans, il demanda à être transféré là où on ne l'attendait pas : le département de la corruption publique. Profitant d'un départ à la retraite, et d'une promotion, il s'était inséré dans une brèche des mutations internes, et devint même le chef d'équipe. Le FBI commença à comprendre qu'il était dangereux : non seulement il avait réussi à tromper tout le monde pour obtenir cette place, mais il pouvait découvrir des éléments compromettants en matière de fraude politique. Il ne resta que six mois là-bas, après avoir fait frémir les huiles du plus grand état mondial. Les directeurs adjoints les plus influents du Bureau se réunirent alors afin de le faire tomber. Pour la première fois depuis qu'il était devenu agent, Sam fut forcé de rejoindre un département imposé. C'était soit cela, soit la porte. Par défi, et pour la seule fois de sa vie, il accepta.

Il dut intégrer le département de traque des serial-killer les plus retors. Jusqu'à présent, il n'était jamais vraiment tombé sur des morts, ayant plutôt agi avec des vivants (négociateur, crime en col blanc, larcins). S'il avait toujours refusé d'intégrer le crime organisé, ou les tueurs en série, c'était justement pour ne pas affronter l'horreur dont l'homme est capable.
Ses collègues n'ont jamais remarqué de changement véritable dans son comportement. Ce fut à partir de ce moment que Sam perdit son surnom de "Touriste" au profit de "Milkman" (l'explication sera donnée plus bas). Alors qu'il n'était pas spécialement porté sur la nourriture, il développa une sorte d'addiction. Elle lui permit pendant deux ans de tenir quotidiennement face à sa nouvelle réalité. Rien auprès de ses collègues agents ne laissait présager qu'il n'était plus aussi solide qu'auparavant

Cela lui permit de tenir à son travail jusqu'à cette enquête terrible qui vint à bout de sa patience. Un tueur particulièrement odieux sévissait dans l'Etat de Washington, au nez et à la barbe de tout le monde. Au bout d'un mois, Sam et son équipe trouvèrent enfin un indice important. Ils suivirent plusieurs pistes ; lui tomba sur la bonne. La seconde suivant son appel de renfort, il fut surpris par l'arrière et assommé.
Une fois à l'intérieur, il se retrouva attaché à un pilier en bois, et réduit au silence. Il découvrit alors que le tueur était composé d'un duo. Alors qu'il luttait pour se détacher, il assista impuissant au meurtre de leur victime, ayant une confirmation de leur sordide modus operandi. Lorsque son tour arriva, il parvint à se défaire de ses liens à temps et se précipita sur son arme de service bêtement posée à la vue sur une table à quelques centimètres de lui. De rage, il vida tout le chargeur sur le premier criminel, son instinct ayant pris le pas sur la sagesse. Le second meurtrier s'approcha de lui, mais il fut interrompu par l'arrivée des collègues de Sam.
Tandis qu'il fut amené à l'extérieur de ce lieu d'horreur, Sam pleura pour la première fois de sa vie. De colère, de dégoût, mais aussi de peur. Le FBI avait eu raison de lui ; il démissionna quelques jours plus tard.

JAPON

Cela faisait un an que Sam avait quitté les States pour le Pays du Soleil Levant. Un de ses anciens collègues du FBI, devenu son ami, était d'origine japonaise. Sa sœur travaillait depuis deux ans dans un magnifique complexe touristique et lui envoyait souvent des invitations. Il en fit bénéficier le jeune homme ravi de quitter le sombre quotidien de Washington.
D'abord vacancier, il tomba amoureux des lieux et fit durer ses vacances pendant plus d'un mois. Après tout, il était plutôt bien payé. La seule fois de sa vie où il s'était fait imposer son avenir, il avait sombré dans un univers noir et cauchemardesque. Lui même choisirait son destin. C'est pourquoi il se rendit directement dans le bureau de Kyo Kazayama en faisant fi de son emploi du temps pour lui demander un poste au Complexe Hinata.

Cela fait un an maintenant qu'il y est agent de sécurité.
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Mer 7 Mar - 11:37
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Les femmes ne diront pas le contraire : les hommes en uniforme, cela fait beaucoup d'effet. Pompiers, armée, gendarmes...
Dans le même esprit, elles pourront admirer le costume noir. Veste cintrée, pantalon plissé, cravate, ceinture et derby sombres. La chemise blanche pour un poil de contraste, c'est classe, et ça permet de le retrouver de nuit. Version d'hiver : le long manteau noir genre Néo dans Matrix et les gants en cuir. Une petite bosse discrète au niveau de la hanche : l'inséparable Taurus-PT24/7 noir à crosse courte bloqué par son holster, élément indispensable d'un amateur des armes à feu.
Il manque quelque chose à cette énumération de vêtements. Un corps, peut-être. De grande taille, 1m80. Les hommes grands, c'est pratique, et c'est rassurant. Musclé...un chouïa. Ni trop (les hommes bodybuildés, un vrai "tue-l'amour") ni trop peu (on ne lui demande pas de danser le lac des cygnes). Un beau physique d'athlète, nécessaire pour supporter la fonction, et qui n'ait pas de surpoids. A quoi cela pourrait servir d'être un bel homme s'il entretient pas sa ligne ? Il faut faire souvent de l'exercice pour travailler son assise ! Avantage supplémentaire, ce monsieur est bien proportionné ; cela ne gâche rien. Vous imaginez un homme en costume noir avec des bras gigantesques et des jambes minuscules ? Cela briserait le mythe. Épargnons nous aussi trop de pilosité. La mode aux poilus, c'est terminé. Remarquez, lui, il n'a pas besoin de faire trop d'effort. L'anti Demi Roussos, juste un peu là où il faut, le reste rasé de près.
Dernier élément, la tête. Visage sans rondeur, triangulaire. Un peu sévère, mais cela convient au personnage. Cheveux noirs, raides, un peu longs sur les côtés. Il a une bouche aux lèvres fines. Lorsqu'il donne de la voix, cette dernière est voilée, posée. Notre homme ne parle pas très fort, il réfléchit souvent à voix haute, sans que cela vous concerne particulièrement. Il a un petit nez court, pas trop épais. Des yeux aux cils fins, aux sourcils froncés. De magnifiques pupilles bleues dans lesquelles on voudrait plonger. Quoique...ce regard perçant...est un peu effrayant...
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Mer 7 Mar - 11:37
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Généralités : Sam est une personne calme. Ne parlant pas à tort et à travers, il peut paraître réservé et froid. On ne peut pas le qualifier de grand bavard, mais il sait parler quand il le faut. S'il fait attention à ses répliques, cherchant les bons mots pour apaiser ses interlocuteurs, il peut devenir cassant lorsqu'une personne l'irrite, laissant place à l'ironie et la condescendance. Parfois même, il se contente de se taire, laissant l'autre désemparé par son silence.
Il n'est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. Il n'accepte pas les ordres de n'importe qui, choisissant à qui il obéit ou non. Il a toujours détesté qu'on dirige sa vie, la prenant en main au maximum. La seule fois où il est devenu le jouet d'un autre, cela s'est mal terminé.  
Malgré les apparences, Sam n'est pas orgueilleux. Il ne se pense pas supérieur aux autres. Même s'il est intelligent, il ne cherche pas à écraser. Au contraire, il n'hésitera pas à partager son savoir et se montre amical s'il considère que la personne le mérite.
En matière d'amitié, l'ancien agent ne souhaite pas faire ami-ami avec n'importe qui. Méfiant, il cherchera d'abord à connaitre quelqu'un de fond en comble avant de songer à une relation cordiale. Même s'il compte beaucoup de connaissances, il n'a pas de véritable complice.

Le travail : Sam est quelqu'un de très professionnel, vouant un grand respect à Kazayama-sama. Le complexe ayant eu la bonté de l'employer, il sera capable de tout pour le défendre. Lorsqu'il n'est pas en service mais qu'il se promène dans le domaine, il se montre courtois et n'hésite pas à renseigner les touristes, surtout lorsqu'ils sont étrangers. Le fait de porter une arme à feu ne l'empêche pas d'informer sur les horaires d'ouverture de la piscine.

Maitre d'arme : Son arme de prédilection est sans aucun doute les armes à feu. De près ou de loin, il ne rate jamais sa cible. Il s'entraine depuis des années et, se trouvant particulièrement doué, a maintenu depuis son niveau, voire amélioré. Si quelqu'un venait à fouiller dans sa chambre, et qu'il trouvait la cachette secrète sous son lit, il trouverait un petit arsenal de Revolvers (dont un avec un silencieux), et deux fusils à lunette. Il ne peut plus s'en passer. En tant qu'ancien agent du FBI, il était autorisé à tuer. Il a conscience qu'il n'en est pas de même au Complexe Hinata, il fera donc un effort.

L'intelligence : On a très vite détecté chez cet homme une intelligence vive ; le calcul de son QI viendra le justifier. Quand il a du temps livre, Sam en profite pour lire, se cultiver, en savoir le plus possible. Il ne dénigre aucun média, passant du livre à internet sans difficulté. Il se tient en permanence connecté avec l'actualité et retient tout, grâce à une mémoire impressionnante. Il maîtrise quatre langues (Anglais, Japonais, Français, Espagnol). Il est un fin analyste, au sens de la déduction redoutable. Rien ne lui échappe. Il comprend les personnalités des gens au quart de tour, ce qui met souvent mal à l'aise les gens qu'il rencontre.

Amour : Sam ne s'est jamais attaché à quelqu'un. Il a déjà eu des rapports, mais sans lendemain. D'ailleurs, il n'était jamais vraiment demandeur. En revanche, entre son caractère troublant (dixit les femmes), et son physique séduisant, il rencontre beaucoup de succès auprès de la gente féminine. Il n'est pas un séducteur en soi, il est cependant un bon amant, s'assurant ainsi qu'il est encore humain, ce dont il doutait à force d'être distant avec le monde qui l'entoure. Il ne sait pas encore ce qu'il cherche, mis à part avec des relations. S'engager lui fait peur, car cela l'obligerait à se dévoiler, alors que c'est lui qui d'habitude analyse les gens. C'est pourquoi il ne reste jamais longtemps avec une femme. Dans un sens, en général, celles-ci aussi sont satisfaites que ce soit court : il voit tellement au travers de leur conscience qu'il en devient effrayant.
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