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Wilhelm Andersen

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Date d'inscription : 22/11/2008
Dim 25 Fév - 11:22
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Wilhelm Andersen

 
Nom : Andersen
Prénom : Wilhelm
Surnom : Will
Âge : 35 (né le 9 février 1983)
Plutôt : Très uke
Origine(s) : Norvégien
Métier : Agent d'interpol.
Groupe : Reload type Element

Pouvoir et description : [CONTRÔLE DE L'ÉLECTRICITÉ] XX
Permet de créer une décharge électrique plus ou moins forte, mais aussi de dérégler des appareils électriques et provoquer des courts circuits.  
En somme, à distance ou au toucher, le personnage peut provoquer une décharge, comme un taser. Sans pouvoir cependant provoquer la mort chez une personne (sauf si celle-ci est mouillée). A l'inverse, Il peut aussi jouer le rôle de défibrillateur.
Malus :
- Chaque usage du pouvoir demande une grande concentration. Mais si son possesseur est en prise à une émotion forte (tristesse, colère), le pouvoir devient capricieux : force aléatoire, de puissante à quasi-nulle ; visée approximative, etc.
- Pour l'utiliser, le possesseur se recharger, comme une batterie. Il n'y a qu'un seul moyen pour cela : mettre les doigts dans la prise. La douleur est livrée avec, sinon ce n'est pas drôle. Le risque d’électrocution grave existe s'il ne se retire pas dans les temps. Sans parler du temps à se recoiffer si l'on ne veut pas ressembler à un personnage de shônen manga.
- Si le pouvoir est encore présent dans le corps ; que son maître n'en a plus besoin mais rencontre des problèmes au quotidien, il doit se "décharger" en touchant un bout de métal. Et ça pique un peu...
Position de la marque et description : Une cicatrice en forme d'éclair sur le front.
Non, je plaisante.
Elle ressemble à une cicatrice de couleur noire, longue de vingt centimètres, située en biais, sur la cuisse droite.  
Âge de la mort : 35
Cause(s) de la mort : Meurtre (explosion d'une grenade défectueuse mais fatale).

►►


Mon pseudo sur le net : Lilith
Âge : 34 ans

Présence sur le forum : 7 / 7 jours
Que pensez-vous du forum :  albino

Le personnage sur mon avatar est : Gin / Meitantei Conan
Le code est :


Caractère

Où que j'aille, quoique je fasse, j'ai envie de faire mon trou, bénéficier d'une bonne qualité de vie. Faire de nouvelles rencontres. Malgré tout, je ne me montre pas chaleureux dans les premières minutes. Je traîne au départ, je jauge qui j'ai en face. Je ne cherche pas à faire de vagues. Je reste discret et réservé. Je laisse libre cours à l'interprétation des autres et je tâte le terrain.
Ensuite, j'opte pour l'attitude la plus adéquate. Je suis autant capable d'être aimable, ouvert et drôle, que cassant et condescendant quand on me cherche. Malgré l'apparence extérieure de calme, je n'accepte pas de me laisser marcher sur les pieds. Mon sens de la réplique en devient dévastateur. Parfois, je peux même m'imposer un silence volontaire, qui désempare mon interlocuteur. Le mépris d'un vent n'est jamais un plaisir.
Ce côté plus glacial de ma personnalité n'est heureusement pas le dominant. Je suis peut-être sévère de premier abord, d'où le rôle qui m'est régulièrement confié (depuis que je suis autorisé à mener des interrogatoires) : celui du méchant flic. Mon sang-froid lors des interventions policières comme pour un simple examen fait ma réputation. Ma voix possède un timbre clair, à l'intensité sourde et plutôt grave. Personne ne peut retourner mes paroles contre moi, puisque je m'exprime de façon posée et sans ambiguïté. Je peux me tromper dans mon argumentation. Soit j'accepte mon erreur en prenant en compte l'opinion de mon détracteur, soit je campe sur mes positions.

Il existe ces petits instants où je me trouve en porte-à-faux. La balance penche alors vers la réaction qui surprend les gens qui ne me connaissent pas. Je baisse le pavillon de la distance et dévoile que je suis plus perméable aux émotions que je ne le laisse paraître. Ces moments intenses pendant lesquels mon pouvoir fait un peu ce qu'il veut, au demeurant. Sans que je puisse en contrôler les conséquences.

Parlons-en, du contrôle.
Rester sous l'emprise des émotions mais ne pas les laisser mener la barque est possible. Je l'ai appris dès le plus jeune âge au contact de mes pères.
Le premier, Anton, est commissaire. Il m'a donné le goût de la justice et de l'assistance à autrui. Il m'a expliqué comment se positionner au sein d'une communauté, qu'elle soit scolaire, professionnelle ou civile. La discipline des sentiments est tout un art dont il possédait la maîtrise et qu'il m'a inculqué.
Le second, Glen, est écrivain de romans policiers. Il m'a initié à la lecture et à la culture, à l'usage des mots et à la distillation des émotions avec subtilité, ou au contraire avec véhémence. Glen sait doser avec justesse ce qu'il transmet, d'où la renommée internationale de ses livres. Étonnamment, il m'a plus entraîné qu'Anton à la résolution d'enquêtes. Son mari est sa source d'inspiration pour les techniques d'investigation, mais le commissaire agit dans le cadre de son métier. Il n'est pas adroit à le théoriser. Glen couche sur le papier, à sa place, les processus de recherche et les rend accessible à son lectorat. Il manie avec maestria l'expression de l'imaginaire et la méthodologie du réalisme.

Ma méticulosité vient des conseils qu'il m'a prodigué pendant des années. Je prend le temps qu'il faut pour décortiquer un dossier tout comme un contrat d'assurance. Je note, je commente, je m'interroge. Je recherche, je veux comprendre, je veux savoir. Dès que possible, pendant le travail et mon temps libre, je me cultive. Je ne dénigre aucun média. Je me connecte en permanence à l'actualité. Ayant obtenu une intelligence et une mémoire certaines, je suis un fin analyste.
Ma passion pour les armes à feu et le tir vint sûrement de cet aspect à la fois précis et stratégique. Je me satisfais de ma double casquette d'enquêteur-tireur, même si au début de ma carrière, je me vexais d'être utilisé uniquement comme sniper.
Dit ainsi, je parais être le flic parfait : honnête et intègre, compétent. Je ne suis pas arrogant, ne me pense pas supérieur aux autres et ne cherche à écraser personne. Je me retire volontiers de la lumière au profit de l'ombre. Je ne cours pas après le mérite.
Tout ce petit discours sur la manie du contrôle de mon existence est contrebalancé par une vérité universellement établie : il est impossible de tout contrôler. Ni les autres, si soi-même. Je l'ai déjà relaté tantôt. Par exemple, un tireur d'élite exécute son travail sans rechigner. Il tire et ne cherche pas plus loin. Malheureusement, ma visée consciencieuse est gâchée par l'impossibilité de tuer quelqu'un. J'empêche mes cibles de s'enfuir en crevant les pneus des véhicules, en percutant leurs armes ; au pire en blessant les jambes tout en espérant ne pas les handicaper à vie. Le respect de la vie humaine comporte des limites : il est parfois nécessaire de tuer pour sauver d'autres personnes, innocentes, elles. Récemment, ma naïve clémence aurait pu mal se terminer si je n'étais pas revenu d'entre les morts.

Une peur est née, relativement tôt, de cet acharnement à me gérer trop durement et à recevoir en récompense un retour de bâton. D'où un relâchement de mon attitude envers certains de mes proches.
Aminata, ma nièce d'adoption, me mène par le bout du nez. Nous sommes très complices et je cède à tous ses caprices. Heureusement qu'elle est raisonnable.
Kingsley, son père, est l'homme dont je suis profondément amoureux. Mes sentiments ne sont pas réciproques, il ne s'en doute même pas. Je suis son ami. C'est pourquoi je le laissais me taquiner malgré mes protestations. J'ai accepté d'habiter chez lui tout en étant obligé de tenir la chandelle entre lui et sa femme. Je souffrais de taire mon attirance, de ne pas pouvoir me confier, le toucher. Je n'ai pas hésité à demander à Fenrir* d'échanger ma vie contre la sienne quand la mort planait au dessus de nous.
Je sais que si, d'aventure, je rencontrai un homme avec qui je ferai ma vie, j'opterai pour le même état d'esprit. Je l'accomplis déjà avec mes amants, à qui je suis entièrement dévoué. Je me plie à tous leurs fantasmes. Je ressens le besoin, pour conserver un certain équilibre, de satisfaire mon désir de docilité.

Je meuble mes heures de solitude par quelques loisirs et activités. Je garde toujours un créneau dans mon planning pour entretenir ma forme physique. Craignant que l'âge ne m’encroûte, je me muscle régulièrement et je pratique le jogging une fois par jour, quand c'est possible. J'apprécie autant le cocooning avec un bon livre ou devant un film que sortir dans les établissements culturels, faire du shopping ou boire un coup dans un bar.
Je sais d'ailleurs que je devrais éviter de me coucher tard. Habitué aux astreintes, je me croyais habitué à manquer de sommeil. Pourtant cela m'affecte. Même si je parviens à me lever tôt, je traîne des pieds comme une marmotte qu'on a extirpé de son trou. Quant au jet-lag... Mieux vaut ne pas en parler.
Attention, ça va bailler.
* voir l'histoire pour l'explication

Physique

Quand on ignore ma nationalité, la première hypothèse qui ressort se résume en un cliché : je suis suédois. J'ajuste gentiment en indiquant que je suis norvégien mais qu'on peut opter pour le plus simple, à savoir scandinave. Je suis indulgent car je déteste la discrimination et que la Suède est un magnifique pays. Je dois honnêtement reconnaître que j'incarne ce fameux stéréotype.

Je mesure 1 mètre 87, pour 75 kilos. Autrement dit, je suis mince et musclé. Boulot oblige, j'inclus l'exercice physique dans ma vie quotidienne. Lors de mon entrée à l'école de police, j'étais plutôt maigrichon. J'ai suivi une remise à niveau drastique. Je cours vite (mes longues jambes sont un avantage majeur, je le confesse). Je suis endurant.
En revanche, je ne suis pas doué en ce qui concerne le combat rapproché, ce qui me valut des points en moins lors des examens. Ma grande taille me dessert face à des hommes trapus et puissants. Je suis Kareem Abdul-Jabbar qui reçoit une rouste de la part de Bruce Lee. Je n'ai pas tant de force qu'il le faudrait pour frapper ou pour recevoir. Ma peau se couvre d'ecchymoses au moindre impact.
Ma taille pourrait me gêner dans un autre cas de figure, à savoir la discrétion. Pourtant, je parviens étrangement à passer inaperçu. Je me déplace prestement, sans un bruit, à l'instar des félins. C'est un avantage majeur pour me positionner sur mon perchoir.

Les Suédois sont blonds. Le soleil apporte effectivement des reflets dorés à certaines mèches. Pourtant, ma couleur tend au blond platine, à l'argenté. Mes cheveux lâchés tombent jusqu'à mes reins. Voire quelques pointes au delà. Je les laisse libres la plupart du temps. Je n'ai jamais compris pourquoi je m'acharne à conserver cette longueur.
Peut-être parce que le premier coiffeur chez qui mes pères m'avaient amené me coiffa d'une coupe au bol courte. Je n'étais pas un enfant capricieux. Depuis ce jour, pourtant, je me braquais dès qu'il était question du coiffeur. Glen se chargea du maniement des peignes et des ciseaux.
Si la raideur des cheveux les entraîne droit vers le sol, ils prennent plus de liberté sur mon front. Mèches devant les yeux, franche fofolle : une partie de mon visage s'en retrouve souvent cachée. Sur le terrain, je discipline un peu cette tignasse. Je porte une casquette quand je suis en planque et que le soleil est mal placé. Je m'attache les cheveux en queue de cheval haute et j'accroche les mèches avec des épingles fines transparentes. Certains de mes galants trouvent que cette coiffure me sied mieux.

Le style n'est pas cependant la seule raison de ce choix. Pour pouvoir tirer avec une arme à feu, de près ou de loin, mes yeux doivent être dégagés. J'ai une excellente vue. Un vert émeraude éclaire mes pupilles. Mes yeux sont allongés et étroits. Lorsque je suis sous l'emprise d'une émotion forte et inattendue, ils s'écarquillent intensément. A l'inverse, quand je suis raisonnable, ils se rétrécissement et mon regard se fait glaçant. Je le réserve aux criminels et aux gens qui me contrarient. En général, c'est efficace.
Certaines parties de mon visage accentuent ma minceur et ma sévérité : sa forme triangulaire, les traits quasi géométriques, mon nez droit et fin assez commun, ma peau pâle.

J'utilise une garde-robe variée, pour ne pas être identifié facilement en conservant des tenues analogues. Je ne me restreints pas à une couleur en particulier. Véritable catalogue de prêt-à-porter, ma penderie est tellement éclectique qu'il est difficile d'en faire l'inventaire. Cependant, je reconnais que certains vêtements sortent du lot.
En hiver, je suis accroc aux pulls à col roulé. Je ne porte jamais d'écharpe pour me protéger du froid  : elles sont parfaites pour s'accrocher quelque part et être ralenti ou étranglé. J'ai trouvé ces hauts pour rester au chaud sans danger. Je ne crains pas le froid pour autant.  Plutôt l'inverse.
L'été est ma bête noire. Je me protège au maximum, en portant des couleurs claires, des shorts, des bermudas, casquettes et même un chapeau de paille ! Je doute avoir besoin de ce dernier en Angleterre.
Ma tenue de terrain reste la seule à rester strictement uniforme. Je possède plusieurs exemplaires des éléments qui la compose. Entièrement noire, elle comporte  :
- un haut  (à manches longues ou courtes) et un pantalon fabriqués dans des tissus très moulants m'aidant à me faufiler facilement,
- des rangers coquées ultra confortables, montant à mi-mollet, de taille 42,
- deux holsters. L'un pour les épaules, contenant une arme à feu de petite taille. Le second à la cuisse, attaché à la ceinture et auquel sont rangés deux revolvers (des Sig-Sauer), à la hanche droite et au mollet gauche.
Pour cacher tout ça jusqu'à ce que je sois positionné, j'utilise des manteaux, des vestes longues et larges.

Mon nouveau "statut" me pose un fâcheux problème. Quand mon corps est "chargé" et que je crains tout débordement, je m'impose un rempart entre mes mains et les êtres vivants ou les objets. Je porte presque exclusivement du coton et évite le synthétique. En hiver et en automne, les gants me sauvent la mise. Je m'oblige à toucher du métal pour perdre du "jus". En été, j'enveloppe mes mains dans des bandages ou j'enfile des gants fins. Si l'on me pose des questions sur mes raisons, j'envoie amicalement le curieux sur les roses. Quand je récupère de la matière première, je dois supporter la douleur des doigts dans la prise et des heures de brossage pour que mes cheveux ne volent plus dans tous les sens.
Garder secret ma "réinitialisation" tient vraiment du défi.

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Dim 25 Fév - 12:17
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Je souris. Parmi les livres en tête de gondole, je distingue la dernière publication de mon père, en une vingtaine d'exemplaires. Les présentoirs sont pourtant vides : il a déjà beaucoup vendu. Dès le premier jour. Chaque sortie reste un évènement.
Je dépasse le rayon et continue mon observation, avec hésitation. Je me retourne discrètement, reporte mon attention sur les livres, penche ma tête vers le col de ma veste.

- "Il" est entré. Je l'ai en visuel.

J'erre dans la librairie, je la connais par cœur et mon comportement est celui d'un habitué. Je me dirige vers un autre secteur, celui des guides de voyage. Tandis que je feuillette distraitement Préparer son séjour à New-York, "il" passe devant moi, sans me repérer. "Il" se dirige vers le conseiller du département "Bien-être, religion et occultisme". L'employé n'est pas tranquille. C'est compréhensible : il a hérité du délicat rôle de leurre. Grâce à sa collaboration avec la PST, il bénéficiera du programme de protection des témoins. Pourvu qu'il ne craque pas.
Les deux jeunes gens commencent à échanger comme le feraient un simple client et un vendeur. La cible porte la main à son blouson. Je suis prêt à réagir. Fausse alerte. Le client sort un papier, d'un format d'un ticket. Le tend. Le libraire s'en saisit, le lit. En échange, il lui confie un livre, une commande à récupérer, a priori. De l'extérieur, le livre paraît normal. Le trafic est bien construit : l'ouvrage est évidé. La drogue se trouve à l'intérieur. Le tout sous couvert d'une pré-commande. La prise d'aujourd'hui est capitale. La branche "fournisseur" a été brisée ; il ne manque plus que le distributeur.
Satisfait, le client s'en va. Je reprends ma marche et le croise, le bouscule malencontreusement. Le livre tombe à terre. Je présente mes excuses, platement et me baisse pour ramasser le livre. Lui fait de même, avec plus de précipitation et d'agacement. Il lutte pour ne pas m'insulter, je le sens. Nos deux mains se referment sur le livre.

- Je suis désolé.
- Merci. Et si vous le lâchiez ?
- Oh, pardon... Je suis maladroit.

Nous sommes tous les deux courbés, presque un genou à terre. Nous nous défions du regard. Il a compris. D'un geste, je pousse le revers de mon manteau et découvre mon revolver.

- Vous ne pouvez pas vous enfuir. La librairie est cernée. Vous me suivez sans résistance et tout se passera bien, sans complication.

Il baisse la tête et enlève la main du livre. Je le prends de ma main libre et gantée. Nous nous relevons doucement, en se faisant face à face. Je me mets à sa gauche et lui adresse un signe de tête l'obligeant à avancer. A mon grand soulagement, il me suit sans rechigner. L'équipe doit le récupérer à la sortie du commerce. Pour le moment, l'opération se passe comme prévue. Pas de prise d'otage, pas de tirs, pas de tentative de fuite.
Soudain, il me donne un coup de coude et m'envoie de la poudre en plein visage. Ahuri, je porte les mains à mes yeux tandis qu'une toux violente me secoue de la gorge à la poitrine. Je m'essuie les yeux tant bien que mal avec la manche de mon manteau et me met à courir. Je le vois à travers une brume de poussière se précipiter vers une sortie de secours. L'idiot ! Je l'ai pourtant prévenu que le bâtiment est entouré d'agents prêts à le recevoir. La porte, pourtant, est fermée. Je distingue un escalier d'évacuation. Je ne parviens plus à savoir qui de lui ou de moi est l'idiot : pourquoi monter vers le toit du bâtiment ? Projetterait-il de se suicider ? Le contraire m'étonnerait. Nous avons réussi à faire chuter presque toute la chaîne : si notre maillon central s'évanouit, notre travail sera réduit à néant. Il nous le faut vivant.
Aveuglé, je m'écroule toutes les deux marches. Je me force à pleurer pour évacuer les grains qui envahissent mes pupilles. Je donne des instructions dans mon micro mais je continue ma montée laborieuse. Personne n'a du sable ou du gravier dans sa poche : je sais donc pertinemment qu'il conservait un sachet sur lui, pour sa consommation personnelle et qu'il n'a pas trouvé d'autre idée que de me faire essayer la marchandise. Mon nez et ma bouche ont inhalé du contenu, je ne vais pas tarder à délirer. J'ai intérêt à faire vite. Je défonce la porte à moitié ouverte qui donne sur le toit. La réverbération de la lumière, provoquée par le soleil blanc et ce ciel de neige n'arrangent pas mes affaires de vue. Je cligne des yeux : je distingue une ombre. Elle me saute dessus et me donne un coup de poing. Choqué, je vacille et je lâche le livre. Il le récupère et repart dans l'escalier d'évacuation. J'en conclus qu'il est définitivement un crétin. Il va être bloqué, dans les secondes qui viennent, par mes collègues. J'entends des cris, des sommations, des bruits de pas. Qui s'éloignent d'abord, avant de revenir. Je lève les yeux au ciel, sors tranquillement mon revolver de mon manteau et le pointe sur la porte. Je reste allongé. Ça ne sert à rien de me lever, après tout. La porte claque, violemment rabattue. Le criminel apparaît. Je lui souris tandis que l'index de ma main gauche oscille de gauche à droite en signe de négation et que je pointe sur lui le canon de mon arme de service.  

***


Wilhelm Andersen est né à Oslo en 1984. Fils du commissaire principal d'Oslo Anton Andersen et du célèbre auteur de polar Glen Nygârd. Ainsi entouré par des parents exigeants, il devient rapidement un excellent élève. Will se forme en parallèle de l'école, sa curiosité se montrant insatiable. On l'imagine déjà prendre la voie de l'enseignement, futur agrégé de lettres. Surprenant à moitié son entourage, il se tourne vers des études de psychologie. Une fois diplômé, il enchaîne immédiatement son apprentissage en rejoignant l'école de police de Norvège. Plutôt limité sur le plan physique, il se défend sur la théorie et les méthodes d'investigation. Et contre toute attente, en tir.

Pour l'anecdote, Wilhelm passait ses vacances chez ses grands-parents, dans une maison de caractère, à l'orée d'un bois. Son papy, passionné par la chasse, avait enseigné à l'enfant le maniement d'un fusil. Sauf que le petit ratait toujours les lapins, les canards, les sangliers. Le vieil homme crut à un problème de vue. Mais non, son acuité était parfaite. Le petit-fils tenait bien le fusil, écoutait les conseils. L'aîné ne comprenait rien et il s'énerva un jour sur un énième échec. Il gronda le garçon, qui demeura serein. Lorsque son papy eut terminé, Wilhelm laissa un moment de silence s'installer. Il montra du doigt une vieille canette de bière traînant sur le pieu d'une clôture, loin derrière eux. Avec rapidité et dextérité, il épaula le fusil, visa et dégomma la conserve métallique. Puis il tourna le dos à son grand-père et déclara d'une voix calme qu'il faisait exprès de tirer à un centimètre des animaux pour les faire fuir et éviter qu'ils ne se fassent tuer.

Il réussit l'école et se voit transféré dans le commissariat où travaille son père. On crie, forcément, au piston et on le considère en fils à papa incompétent. Pourtant, grâce à de bonnes intuitions, son humilité et son sens du travail d'équipe, il parvient à obtenir la reconnaissance de ses pairs. Il progresse lentement dans la hiérarchie, laissant volontiers les augmentations les plus rentables à ses collègues. Il vise un autre objectif. Il postule auprès de la Politiets sikkerhetstjeneste, l'agence de la sécurité de la police de Norvège. Il intervient sur certaines affaires liées à des meurtres rituels et religieux. Le département parvient à résoudre l'affaire du «Svart Trollmann», un tueur en série au modus operandi lié au satanisme. Ce succès collectif ouvre la porte d'un nouveau département qui permet à Wilhelm de lier back-office et terrain. Il participe donc à la lutte anti-drogue sur l'ensemble du territoire, sous mes ordres.
Le démentelement du gang du Triangle Scandinave a pris beaucoup de temps et de risque. Nous avons mis entre parenthèses notre vie privée. Je connais les préjudices que certains d'entre vous ont subi et j'en suis désolé. Mais aujourd'hui, nous pouvons être fiers d'avoir arrêté tous les acteurs de ce trafic. Pourtant, ce temps passé ce soir, tous ensemble, sera le dernier. En, effet, Wilhelm a reçu une proposition d'intégration au sein d'Interpol. «Môsieur» voulait d'abord refuser , car il voulait rester parmi nous ! Je lui ai bien fait comprendre que ce serait une erreur, qu'on ne lui tendrait pas la main deux fois.
Wilhelm, pour ton pot de départ, nous te remercions pour ce temps où nous avons tous travaillé main dans la main, dans les meilleurs comme les pires moments. Nous te souhaitons à présent une bonne continuation ! Je te donne un dernier ordre, peut-être le plus impérieux : donne-nous régulièrement des nouvelles. Santé !


Les larmes me montent aux yeux, malgré moi, devant cet hommage des plus poignants et les accolades. Je faillis échapper une trace d’humour en disant qu’il manquait en fond musical «Pomp and Circumstance" d'Edward Elgar, mais l’émotion m’étreint trop. Je me contente donc me lever mon verre et remercier mes collègues. Je ne les oublierais jamais, c'est certain.
Il est vrai que j’ai refusé, la première fois, l’offre qui m’avait été adressée par Interpol. Sachant que je n’avais jamais postulé chez eux, j’avais cru, la première fois que je reçus leur lettre, à une plaisanterie. Il n’en était rien, d’où le tirage d’oreille de mon supérieur hiérarchique qui m’ordonna de vite prendre contact avec eux. Selon leur chasseur de tête, je possédais des atouts majeurs pour remplacer un de leur agent partant à la retraite. A savoir, outre mes bons résultats lors des enquêtes, mes capacités au tir et mon état civil (jeune, célibataire, sans enfant). Un agent d'Interpol ayant vocation à bouger à travers le monde, embaucher un père de famille n’était pas recommandé.
 
***

Je tiens bon face à l’assemblée qui me regarde. J’ai pourtant une envie folle de baisser les yeux. On dirait le petit nouveau qui entre dans sa classe et où la maîtresse le présente à une armada de gamins qui le jaugent, pour voir si il sera leur copain, leur bouc-émissaire ou un simple camarade. Heureusement, les regards sont plus tournés vers leur charismatique responsable, une latino aux pupilles d'un bleu hypnotique. Rita Escobar est l'un des chefs du Bureau Contre le Crime Organisé. Son nom de famille couplé à sa responsabilité occasionnent certaines blagues à son sujet. Pourtant, elle est redoutable et réputée pour avoir fait tomber de nombreux cartels, en plus d'être une des rares femmes du FBI.
En quelques mots, elle décrit mon parcours et la raison de ma venue dans son équipe. Depuis que je suis entré à Interpol, j'ai repris le dossier de mon prédécesseur, en charge d'enquêter sur un trafic international de vaccins anti-Enfinité. Avant d'aller sur le terrain, mon travail fut de prendre connaissance de l'affaire, d'établir mes propres hypothèses, avant de parvenir à la même conclusion, assez prévisible en somme. Tout transitait depuis les Etats-Unis. Je fus diligenté officiellement par ma hiérarchie pour rejoindre la formation du FBI missionnée sur le territoire américain.
Mes états de service exposés, Rita m'invite à prendre une place dans la salle de réunion pour un débriefing. Un homme à la peau sombre, cheveux courts et crépus, une barbe rase et soignée, me convie à prendre place à ses côtés, en souriant joyeusement. Je lui rends le sourire, plus timidement. Puis je me concentre pour écouter le topo.

Quand la réunion prend fin, je me lève en même temps que les autres agents, mais je reste planté dans un coin. Je suis arrivé dans le bâtiment de Washington quinze minutes seulement avant cette réunion, comme un cheveu sur la soupe. Je ne ferai pas mon propre compte-rendu avant d'avoir pris connaissance des avancées du FBI. Où dois-je aller ? Où est mon bureau ? Tout le monde m'a déjà oublié et parti effectuer sa propre tâche.

- Salut, Blanche-Neige. Moi, c'est Kingsley Seals.

L'homme de tout à l'heure, l'afro-américain, est resté avec moi sans que je ne le réalise. Je le fusille du regard et répond avec humeur.

- Blanche-neige ?
- Entre ta nationalité, ta peau pâle, tes cheveux quasi-blancs et tes noms sortis des contes de fées, je trouvais que ça t'allait bien.

Et il me tutoie en plus ? Pour qui il se prend ? S'il me drague, il s'y prend très mal.

- Est-ce que je vous appelle Morceau de Charbon, moi ?
- Non, mais ce serait rigolo !

Ce que j'ai pris pour du racisme n'est en fait que de l'humour. Je préfère ça. Mais j'espère qu'il gardera ce surnom déplorable pour lui, ou qu'il trouvera une autre idée. Moins... féminine. Avec un temps de retard, je réagis.

- Cette comparaison aux contes de fées...
- Tu t'appelles Wilhelm Andersen, c'est ça ? Donc Wilhelm Grimm d'un côté, Christian Hans Andersen de l'autre. Tes parents se sont amusés, à ta naissance !
- Et ma nationalité ? L'Agent Escobar n'a pas dit d'où je venais...
- Ça, c'est normal. Vu que tu es mon coéquipier, j'ai pris contact avec Interpol pour tout savoir sur toi !

Je crois que je le hais déjà.

***

Kingsley est tout couvert de sueur. Les genoux pliés, les mains sur les cuisses, retrouvant son souffle. D'autres agents, à ses côtés, sont dans le même état de fatigue. Tout le monde est cependant heureux : nous avons donné un grand coup de pied dans la fourmilière, en découvrant un des laboratoires du réseau. Y étaient produits des milliers de vaccins en attente d'être vendus. C'est tellement cruel de jouer sur les espoirs de femmes, prêtes à tout pour sauver la vie d'une proche ou la leur. Kingsley me repère et tend le bras droit vers moi, un pouce en l'air. Je souris.

- Bien joué, Raiponce.

Mon sourire s'efface, laissant place à un air blasé et à un soupir sonore.
Les membres de l'équipe se chargent de la suite des opérations. Nous avons conduit l'offensive, mis en état d'arrestation les scientifiques du laboratoire et leurs dangereux protecteurs, lourdement armés. Ils ont été amenés au Bureau pour être interrogés avant leur incarcération. Nous nous occuperons d'une partie d'entre eux, mon coéquipier et moi, en jouant au méchant et gentil flics. Avec moi dans le rôle du méchant. Il paraît que j'excelle dans ce rôle. Pour l'instant, le repos nous attend. Nous enchaînons les journées depuis quelques temps. Le FBI nous offre deux jours pour souffler.

Je monte dans la voiture de Kingsley, une fois sûr que la Scientifique aie pris le relais, pour les prélèvements. Nous sommes peu bavards pendant ce trajet, nous récupérons. Mon coéquipier monte le son de son poste. Radio Rap, probablement, vu le genre des morceaux qui s'y enchaînent. Au bout d'un long trajet, nous rejoignons enfin le domicile des Seals, dans un quartier coquet.

Je m'étais fait berner après un mois de collaboration avec King. Il me demanda où je résidais. Je lui fis part de la chambre d'hôtel payée par le FBI. Il grimaça :- "Une chambre d'hôtel ? Même pas une résidence avec appartement ? Quelque chose d'aussi impersonnel ?". Mon cas s'aggrava quand il comprit que ma vie se résumait à "Métro, boulot, dodo". J'agissais comme un homme de passage, alors que ma mission pouvait s'étaler sur des mois, voire des années, avant de partir pour un autre pays. Je suis bien placé pour savoir que démanteler un réseau peut durer.
Navré par ma condition d'anachorète, il m'informa qu'il avait une chambre d'amis chez lui et qu'il pouvait m'accueillir sans problème.
Notre relation s'était améliorée depuis mon arrivée. J'avais compris qu'il était un chic type et que nous étions complémentaires, autant dans nos réflexions que nos compétences. De là à squatter chez lui... Kingsley sut se montrer aussi persuasif qu'insistant et je finis par accepter. Notre complicité s'en renforça, aussi bien dans le privé que dans le professionnel.

Kingsley gare sa voiture sur la montée de garage. Je descends le premier et m'approche de la porte d'entrée, avec pour objectif de m'offrir un bon bain chaud. A peine la porte pivote sur les gonds qu'Aminata me saute dessus, manquant de me faire trébucher sur les marches du perron.

- RAIPONCE !!!

Ce surnom débile vient de la fille de King. Une pré-adolescente espiègle, à la peau café au lait et au sens de l'humour digne du paternel. Heureusement, j'ai passé la période où elle m'appelait la Reine des neiges, parce que je venais d'un pays froid et que la couleur de ma chevelure ressemblait à celle de l’héroïne. Aminata s'étant amusée à tresser mes cheveux pendant mon sommeil, elle les avait trouvé tellement longs qu'elle abandonna Elsa au profit de la prisonnière du donjon.
"En même temps, ça te va bien", rajoute son père pour m'enfoncer. "Vu que tu es toujours positionné en haut d'une tour !". Petit clin d’œil à mon rôle de sniper, certes, mais le nerf qui bat sur ma tempe l'incite à ne plus insister.
Chez les Seals, on évolue dans la quatrième dimension. Mais j'adore Aminata. J'adore vivre chez eux. Ils sont ma seconde famille.

- Arrête de l'appeler comme ça, ce n'est pas une fille ! Est-ce que ça te plairait, toi, que je te surnomme Rambo ?

Rita est rentrée avant nous. Elle débarque de la cuisine avec une bouteille de champagne et un gâteau au chocolat. Pour fêter notre coup de filet, elle a téléphoné à sa fille pour qu'elle prépare le dessert et mette la bouteille au frais.

Le jour où je me suis installé chez eux, j'ai éprouvé des difficultés à assimiler que Rita et Kingsley, respectivement chef et agent au FBI, étaient mariés depuis treize ans et avaient eu un an plus tard une petite fille. Rita Escobar avait en effet gardé son nom de jeune fille, avec lequel elle avait réussi sa carrière professionnelle. Elle protégeait aussi par ce biais sa vie privée.
Vivre sous le même toit que son coéquipier et son chef me désarçonna quelques temps, avant que je ne devienne "Tonton Willou".  

Aminata regarde sa mère en croisant ses bras et répond en imitant la voix de Stalone :" C'est pas ma guerre, mon colonel !" Nous nous mîmes tous à rire, avant de s'attabler et de déguster un délicieux repas arrosé au mousseux (jus de fruit pour la mineure, en dépit de ses protestations).
Comme après chaque repas du soir, la jeune fille me kidnappe, offrant un temps privilégié aux époux et à elle-même.  Aminata raffole d'histoires et me réclame sans arrêt des contes. On s’assoit tous les deux sur son lit et je commence mes récits tirés de la mythologie nordique : Odin "le Père de tout", les guerrières Walkyries, Siegfrield et le dragon, l'anneau des Nibelungen. Je l'aide pour ses devoirs, je l'oblige à aller se coucher alors qu'elle réclame encore ma présence et celle des vaillants asgardiens.

Je saisis l'opportunité du coucher pour prendre ma douche bien méritée. Tandis que l'eau glacée me prépare à une bonne nuit, je songe à tout ce qui est arrivé depuis que je suis intégré à l'enquête. Je sais que mon bonheur ne durera pas. J'appartiens à Interpol, je partirai dès qu'une piste m'orientera vers un nouveau pays, une nouvelle branche du réseau ou un tout autre trafic. Je me demande quotidiennement si je ne devrais pas réclamer la nationalité américaine et entrer au FBI.

***

En haut du toit, j'ai une vue dégagée sur l'ère d'intervention. A l'intérieur du bâtiment qui me fait face, un échange doit bientôt avoir lieu entre notre fameux laboratoire et des acheteurs. L'équipe a  moyenné une réduction de peine avec nos prisonniers en échange de leur coopération. La pluie battante m'oblige à essuyer mes yeux entre chaque coup d’œil dans le viseur de mon Cheytac M-200. Je dois empêcher toute fuite, du haut de mon perchoir.
Dans l'oreillette, j'entends tout le déroulement du plan, la position des différents agents. Kingsley est en planque, en contrebas. Lui, l'homme de la proximité, le combattant au corps à corps, boxeur émérite. Moi, en couverture, protégeant les arrières de mon coéquipier.

Les premières voitures arrivent. Les prisonniers jouent leur rôle, quoi-qu’avec maladresse. Ils vont finir par alerter leurs complices en agissant ainsi. Les agents en planque sont parés à toute éventualité.
Bientôt, le signal.
Des échanges de tir.
Les sbires restés aux abords des voitures quittent leur poste pour se ruer à l'intérieur. J'en profite pour crever les pneus des véhicules. Je ne l'ai pas fait avant pour ne pas trahir la présence policière.
Une explosion retentit dans le local. Un effet larsen m'oblige à retirer mon casque en urgence. J'ignore ce qu'il s'est passé. Je récupère le casque sans le remettre et j'interpelle mes collègues dans le micro. Inutile. Les communications sont brouillées. J'abandonne mon fusil et je pars en courant vers les escaliers. Quand j'atteins enfin le plancher des vaches, c'est la débandade. Les blessés des deux camps sortent de l'entrepôt en boitant, en saignant et en criant. Trois gangsters parviennent à s'enfuir. Kingsley les prend en chasse. Je soupire de soulagement. A première vue, il n'a rien. Je lui emboîte le pas, m'emparant de mon Sig-Sauer. On ne doit pas rater notre coup.
Un membre du trio ralentit, sort quelque chose de sa poche et jette l'objet vers nous. Instinctivement, je me place entre King et la grenade.


J'ouvre les paupières.
J'ai mal.
Moins que je ne l'aurais pensé.
Je cligne des yeux.
Je suis ébloui.
Je ne comprends pas.  
Je ne suis plus dans la rue...
C'est blanc autour de moi.
On me parle.
Quelque chose d'étrange. Ou quelqu'un ?
Je ne sais pas.
Robe noire et tête de loup. Yeux rouges.
Il me fait penser à Fenrir...
Il me demande si je souhaite revenir à la vie.
Pourquoi ?
Je suis mort ?
Oh... Oui, la grenade.
Je rêve ou bien est-ce la réalité ?
Je ne veux pas mourir.
Mon réflexe est donc de répondre oui, même si ce n'est qu'un rêve...

Je reprend conscience. Je suis à terre, avec un sacré mal aux côtes. Mes vêtements sont sales, déchirés et brûlés par endroit. Je n'arrive pas à me relever. Mes oreilles sont encore assourdies par la détonation. L'explosion de tantôt était sûrement liée à l'usage d'autres de ces explosifs. Je me retourne difficilement vers le bâtiment. De la fumée sort des fenêtres brisées. Je reconnais des appâts. Quelques malfrats sont menottés par nos confrères plus ou moins fringuant. Sur ma droite, un corps repose sur le ventre. Mes yeux s'écarquillent d'horreur.

- Kingsley ?

Je rampe jusqu'à lui, retourne son corps. Je pose deux doigts sur sa carotide. Pouls presque inexistant. Non... C'est impossible !

- Tu ne peux pas mourir, tu m'entends, tu te réveilles de suite !

Il ne bouge toujours pas. Je sais que ce n'est pas la pluie qui inonde mes joues. Je le secoue en lui agrippant les épaules tout en l'insultant. Je lève la tête vers le ciel, à la recherche de l'étrange entité à la tête de loup et je me mets à crier.

- Pourquoi tu m'as redonné une chance, à moi ? C'est injuste, il ne peut pas mourir ! Je m'en fiche d'être revenu d'entre les morts ! Il a une femme, une petite fille ! Prends ma vie et redonne-lui la sienne ! Pitié, redonne-lui la vie !

Ma clameur a alerté les autres membres de l'équipe. Ils regardent vers moi tout en surveillant les captifs. Je vois l'un d'entre eux qui s'approche, sûrement pour me dire que je dois cesser de m'acharner. Je refuse d'abandonner. J'entame le processus de réanimation. Bouche-à-bouche, massage cardiaque. Rien. Rien, rien, rien ! Je pousse un hurlement de désespoir, pleurant toutes les larmes de mon corps.
Mes mains se posent une dernière fois sur la cage thoracique. Un éclair bleu apparaît sous mes paumes, accompagné d'un crépitement. Le corps de mon équipier fait alors un bond. Je suis effrayé par cette réaction inattendue. Pourtant, je distingue une manifestation encourageante. Je recommence. Second bond. Kingsley ouvre les yeux brutalement et aspire l'air comme s'il avait manqué de se noyer.  Il se recroqueville sur le côté, en position fœtale et tousse en quête d’oxygène.

Mes mains sont redevenues normales. Toute raison m'échappe. Toute conscience aussi. Je m'évanouis.

***

A travers la fenêtre de la chambre d'observation de l'hôpital de Washington, j'observe Kingsley en train de jouer au Mastermind avec Aminata. Je suis encore faible, à l'instar d'un anémique en manque de fer. Les médecins expliquent ma condition physique par le stress de la mort imminente de mon ami, les conséquences de l'explosion, la fatigue due à l'investigation et les nuits blanches successives. Je reste cependant debout à les regarder, tous les deux. Eux ne peuvent me distinguer : la vitre comporte une surface sans tain de leur côté.

Je suis le seul à connaître la vérité sur le déroulement des événements. La mémoire des autres protagonistes défaille. "Fenrir" est forcément responsable de cette amnésie. La version de tous converge vers un même témoignage. Le criminel a lancé une grenade. Kingsley s'est mis devant moi pour me protéger et a pris le choc de plein fouet. Par miracle, je n'ai pas été touché. La grenade était l'oeuvre d'un contrefacteur et n'a pas tué l'agent afro-américain. Mon massage cardiaque a réussi à le sortir d'affaire, avant qu'il ne soit pris en charge par les ambulanciers, arrivés dans l'intervalle.

Rita apparaît au bout du couloir et se rapproche progressivement de moi. Elle s'arrête à mes côtés.  

- Je te cherchais. Je voulais te voir. Les médecins m'interdisaient encore hier l'accès à ta chambre. Sans parler de la besogne.
- Ne t'inquiète pas, je comprends. Où en est l'enquête ?
- Nous sommes contents, mais débordés. A cause du nombre de blessés, nous manquons d'agents pour les interrogatoires. Les criminels que vous poursuiviez se sont échappés. Mais heureusement, aucune mort n'est à déplorer. Au fait, comment vas-tu ?
- Fatigué. Et toi ?
- Fatiguée aussi. Mais soulagée. Il est en vie, grâce à toi.

Je souris avec douceur. Rita détourne sa tête pour se focaliser sur son époux et sa fille. Elle évite soigneusement tout contact visuel. Elle est ennuyée. Intrigué, je me tais pour la laisser s'exprimer la première.

- Toi aussi, tu l'aimes, n'est-ce pas ?

Ce n'est pas une question. Je soupire bruyamment.

- Kingsley et toi, vous êtes vraiment des emmerdeurs.

Mon sourire s'accentue, bien que teinté de tristesse.

- Si ça peut te rassurer, je l'ai gardé pour moi. Et  Sherlock Holmes n'a même pas perçu ton intime affection.

Un silence s'instaure entre elle et moi.

-Tu peux rester chez nous, si tu veux.
- Tu sais bien que non, Rita. Pour cette raison, entre autres. Je dois suivre la piste des acheteurs qui se sont enfuis. On sait plus ou moins qu'ils s'approvisionnaient pour servir un autre continent. Mon enquête va m'emporter vers d'autres horizons.
-L'Angleterre, d'après ce que j'ai réussi à soutirer aux détenus.

Encore un silence. Elle pose son bras droit sur mon épaule gauche.

-Tu seras toujours le bienvenu, Wilhelm. Tu passes à la maison quand tu veux.
- Merci, Rita. Je vais retourner dans ma chambre. Je crois que vous avez besoin de passer du temps en famille. Et je ne tiens plus debout.
-Merci à toi, Will. Merci.

Elle s'éloigne de son côté et moi du mien.


***

La chambre d'hôtel est tristement silencieuse. Je n'aime pas me retrouver tout seul. J'ai pourtant choisi volontairement de prendre mes distances avec la famille Seals.

Premièrement, pour respecter la convalescence de Kingsley. Il est sorti de l'hôpital, mais reste en arrêt-maladie. Son corps a souffert lors de l'explosion de la grenade et des séances de rééducation l'attendent. Longues et fastidieuses. Quand il sera plus ou moins apte, il changera de fonction. Mon équipier spécialiste du combat n'exhibera plus son taekwondo. Il enseignera à l'Académie de Quantico. Sa chaire l'attend déjà. Rita reste chef de son bureau et laisse Aminata jouer les infirmières.
Deuxièmement, pour limiter la douleur de la séparation. Même si je rends régulièrement visite à mes deux clowns, dans leur maison, je ne peux plus habiter chez eux pour leur annoncer brutalement que je dois partir. Ce n'est qu'une question de temps avant que je ne reçoive une nouvelle affectation. Je prépare doucement le terrain, en mettant un peu de distance, surtout vis-à-vis de ma nièce d'adoption.
Troisièmement, enfin, pour ne pas interférer entre Rita et King. Depuis qu'elle et moi avons réalisé que nous étions amoureux du même homme, je ne supporterais pas de tenir la chandelle, souffrir de le voir tous les jours avec une autre, en sachant que pour rien au monde je ne briserais leur couple par pur égoïsme.

Il y a bien une dernière raison à ajouter, vu ce qu'il m'était arrivé l'autre jour. L'hôtel où je réside est  confortable. Cependant, une petite rénovation ne serait pas du luxe.
J'ai peut-être aussi tiré sur la prise électrique comme une brute.
Pas peut-être.
J'avais vraiment tiré sur la prise comme une brute ; mon adaptateur aux prises américaines n'aime décidément pas que je la branche. J'ai désencastré la prise du mur. Je me crus capable de réparer par mes propres moyens. Une belle électrocution m'accueillit à la place de la réussite. Toutefois, je n'en mourus pas, bien que je passais un très mauvais moment que je ne souhaite à personne. Une douleur atroce. Et une coiffure affreuse en pétard. Heureusement qu'aucun témoin n'était présent. Sinon mon nouveau surnom aurait été Lazare.
A ma grande surprise, une fois le choc passé, je me sentais remonté à bloc et je sortis même faire mon jogging habituel sans effet secondaire sur mon corps. Du moins, je le croyais.

Il y eut d'abord le grand-père avec sa panne de voiture. J'ai fait redémarrer son moteur avant même de connecter les câbles de démarrage à la batterie. Mes mains étaient entourées de petits éclairs. Le capot ouvert avait caché ce miracle des yeux du papy, tout content de pouvoir repartir sans payer de dépanneur.
Il y eut aussi cette prise de bec avec Ken Macintosh, qui osait remettre en cause en pleine réunion mes théories. Notre échange verbal plutôt musclé s'interrompit lorsqu'un court-circuit fit sauter les plombs de l'étage et que tous les ordinateurs et les lumières s'éteignirent en même temps.
Puis, deux jours plus tard, lorsqu'avec le même Ken, nous nous ébattions dans son lit, il me conseilla d'arrêter quelques temps les vêtements synthétiques : quand je le touchais, il recevait de petites décharges d'électricité statique.

Fenrir, l'être squelettique à tête de loup aux yeux écarlates, ne s'était pas contenté de me ressusciter. Je suis revenu sur terre avec quelque chose en plus ; du moins, j'explique ainsi ce phénomène. Une sorte de "pouvoir". Personnellement, je m'en serai bien passé, même si j'apprends à le comprendre et à le contrôler, sauf quand des émotions trop fortes prennent le dessus. De plus, mon corps est à l'image d'un téléphone portable : je dois me brancher de temps en temps pour recharger les batteries. J'ignore si les téléphones souffrent de leur côté ; du mien, je morfle. Cependant, outre les inconvénients d'une telle capacité, je n'oublie pas que grâce à elle, j'ai joué les défibrillateurs humains et sauvé mon équipier (et mon premier amour). Par précaution, je veille, prêt à agir, selon les besoins. A mon grand étonnement, l'eau propage logiquement mon pouvoir mais ne me fait aucun mal. J'ai pourtant redouté, les premiers temps, de me laver et prendre des douches. Mais visiblement, le courant ne se retourne pas contre moi en permanence. Tant mieux, je m'imaginais mal me passer de mes douches glacées.

Mon téléphone sonne, me tirant de ma solitude et de mes pensées. Je m'approche doucement de lui, l'effleure avant de retirer la main. J'ai peur de le faire disjoncter. Je ne suis pas encore très à l'aise. Je crois que je vais finir par porter des gants en coton en permanence. La sonnerie retentit toujours. Je le touche une seconde fois : aucune réaction. Alors je m'en empare à pleine main et je décroche.
C'est Mark Frederiksen, mon supérieur à Interpol. La conversation dure environ une heure, le temps d'échanger nos rapports respectifs. Quand je finis par raccrocher, je sais à présent où je trouve ma prochaine affectation. Je me connecte sur Internet et ouvre ma messagerie professionnelle. Mes billets m'y ont été envoyés, il ne reste plus qu'à les imprimer.
Direction : Nifleim. Angleterre.
J'appelle aussitôt Rita, pour que l'on fixe une date à mon pot de départ. Au FBI, mais aussi avec la famille Seals. Vu l'émotion qui risque de s'exacerber lors des adieux, j'ai tout intérêt à me défouler, histoire d'éviter de provoquer un black-out dans tout le quartier.
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AWFUL
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@feat joueur Des petites notes ici
Awful
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Chronologie

Biographie en quelques dates









Naissance de Wilhelm, par couveuse.
Entre au videregående skole (lycée) pour suivre 2 années d'études en filière générale (spécialité langues et sciences sociales)
Parvient à accéder à l'université d'Oslo et suit des études de psychologie
Termine avec mention ses 5 ans d'études de psychologie. Entre à l'école de police.
Devient policier et intègre le commissariat où travaille son père Anton.
Postule à l'agence de la sécurité de la police de Norvège et est embauché.
Novembre  : Interpol lui propose un poste au sein de l'agence internationale. Après un refus, il finit par accepter.
Janvier : Part aux Etats-Unis et s'intègre à l'enquête en cours au FBI sur la branche américaine du trafic de virus Enfinite.

28 février : S'installe chez la famille Seals.
12 Février : meurt en protégeant son co-équipier et devient un reload. Utilise pour la première fois son pouvoir.

3 mars  : Sort de l'hôpital et réintègre l'équipe du FBI. Retrouve sa chambre d'hôtel à deux pas du siège du FBI, refusant de retourner vivre chez les Seals.

12 mars : prend le jus en voulant bricoler lui-même une prise défaillante de sa chambre d'hôtel. Comprend comment recharger son pouvoir électrique, même si c'est franchement désagréable.  

16 mars : Reçoit un ordre de mission pour continuer son enquête en Angleterre, pour suivre la piste des acheteurs mystérieux.

2 avril : Départ en avion de Washington -  Arrivée à Manchester.  Loue une voiture pour se rendre jusqu'à Nifleim.

Awful
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Journal de bord

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Awful
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Dim 22 Avr - 19:25
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Anton Andersen

Commissaire principal de la ville d'Oslo, Anton n'est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. Il a communiqué à son fils son idéal de justice et la maîtrise des émotions. Wilhelm le voit comme un modèle, bien qu'il ne soit très présent à la maison.

=>Norvégien. Vit à Oslo.


Glen Andersen-Nygârd

Vendeur de best-sellers mondiaux dans l'univers du polar, Glen est un homme occupé, mais beaucoup plus  présent auprès de son fils. Il lui a appris à se cultiver mais aussi à réfléchir et résoudre des mystères.

=>Norvégien. Vit à Oslo.


Kingsley Seals

Ancien coéquipier de Wilhelm, Kingsley travaillait au FBI au sein de l'unité anti-banditisme. Aussi brillant dans les bureaux qu'efficace sur le terrain, sa capacité à se battre au corps à corps le rendait complémentaire du norvégien, spécialiste de la distance.
Leur complicité au travail s'est muée en amour du côté de Will. Hélas, Kingsley est marié et a un enfant. Ne voulant pas gâcher la vie de la famille, l'agent d'Interpol a pris ses distances avant d'obtenir sa nouvelle mission à Nifleim.

=>Afro-américain. Vit à Quantico.


Rita Escobar

Responsable du Bureau Contre le Crime Organisé, donc supérieure hiérarchique de Kingsley et, par extension, de Wilhelm. Elle est l'épouse de Kingsley bien qu'elle garde son nom de jeune fille. Elle aime beaucoup Will, malgré qu'elle comprit très vite qu'il était amoureux de son époux. Elle le considère comme un membre de sa famille.

=>Porto-ricaine, naturalisée américaine. Vit à Quantico.


Aminata Seals

Aminata a très vite adopté Will comme s'il était son oncle (n'en ayant pas de sang). Bien qu'ayant un caractère trempé, elle se montre parfois très "fifille" et adore donner des surnoms idiots à Wilhelm pour l'embêter. Manie qu'elle tient de son père. Avare de savoir et d'histoire, elle écoutait cependant en silence les récits que le norvégien lui narrait tous les soirs quand il vivait chez elle.

=>Américaine. vit à Quantico.

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Dim 22 Avr - 20:57
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Le Roi de Pique

Membre haut placé d'un gang international. Chargé de produire de l'Enfinité de contrefaçon, il est le responsable de la "mort" de Wilhelm.
Ce dernier a fait chuter son projet aux USA et parvient à retrouver sa trace à Nifleim (Royaume-Uni).  Il n'a pas vu son visage car il portait un masque. L'agent d'Interpol ne connait que son nom de code : le Roi de Pique.

=>Situation : Nifleim.

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Dim 22 Avr - 20:59
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Victor Delauney

   
" Je n'attendrais pas que Lagardère vienne à moi ; je le défierais les yeux dans les yeux."

 

 
Nom : Delauney
Prénom : Victor
Surnom : Le Roi de Pique
Âge : 35 ans
Plutôt :Très Seme

Origine(s) : Français
Métier : Membre important du Gang international Fifty Two
Groupe : R:Divers

Pouvoir et description :
[CONTRÔLE DE SON SANG] XX
Le liquéfier, le solidifier, choisir sa trajectoire... Un peu glauque quand quand même quand on y pense, mais bien utile !
Malus : Il doit penser à faire revenir le sang utilisé en lui. Sinon, le corps se vide carrément de son sang à l'instar d'un hémophile. Son sang est devenu unique, il ne peut ni donner ni recevoir.
Il est souvent anémié et doit se reposer après de gros efforts, boire beaucoup d'eau et avaler ad vitam eternam un traitement à base de fer.
Position de la marque et description : Stigmate sur le flanc droit, ressemblant à une blessure provoquée par une lame.
Âge de la mort : 26 ans
Cause(s) de la mort : A été égorgé par son concurrent au défi de la "Redistribution des cartes" (voir plus bas).

►►


Pseudo du créateur : Wilhelm Andersen
Autre : /

Le personnage sur l'avatar est : Solf J. Kimblee / Fullmetal Alchemist
Proposition d'avatar : clique ici, ici et ici

Caractère
Je souhaite laisser un maximum de liberté à la personne souhaitant prendre ce personnage. Toutefois, voici les incontournables du caractère de monsieur !

Victor est une personne posée, réfléchie et cultivée. Il a un don certain pour jouer la comédie. De cette façon, il embobine pas mal de monde pour arriver à ses fins. C'est un manipulateur.
Son prénom lui va à ravir. Il n'a qu'un objectif, la victoire, quelques soient les moyens pour y accéder. Quand tout va bien, il se montre respectueux et loyal envers ses collaborateurs. En revanche, il a une sainte horreur de l'échec et punit les responsables avec sévérité. Il inspire autant la peur que le respect. Ses ennemis peuvent trembler, car quand il punit quelqu'un, il fait preuve d'un sadisme raffiné...

Physique
Victor aime s'habiller avec classe. Fortuné (de part son métier), il se procure des vêtements chics (mode parisienne ou italienne).
Il s'habille souvent de couleur claire, avec une prédilection pour le blanc. Ce qui est d'ailleurs étonnant, quand on connait son pouvoir et sa capacité à tuer de sang froid, à croire qu'il n'a pas peur de se salir...
Ses cheveux couleur ébène contrastent avec cette blancheur aveuglante. Ces derniers sont longs (ils arrivent au milieu du dos, à peu près). Il les lâche rarement et les attache soit avec un élastique, soit un espèce de ruban de coton serré. Il laisse volontairement deux mèches libres sur le devant.
Son visage plutôt fin se fait délicat à cause de ses yeux étirés, mais de petite hauteur. Des pupilles noires semblent sonder votre âme et son regard dur n'engage pas vraiment à se rebeller contre lui.  Quand il sourit, il faut se méfier. Cela peut être sincère (rarement), manipulateur (souvent), cruel (souvent aussi).

Histoire
Là aussi, je souhaite offrir une certaine liberté, voici juste quelques points qu'il faut savoir pour interpréter ce personnage. A en discuter avec moi !

- Il est français, né de bonne famille (plutôt ascendance noble).

- Appartient à l'organisation criminelle internationale des Fifty two (52).

Citation :
Petite parenthèse à ce sujet  !
Celle-ci est dirigée par un chef surnommé le Croupier et qui possède quatre hommes de confiance : les As de trèfle, pique, carreau et cœur.
Au sein de chaque enseigne existe une hiérarchie qui est la même que dans le jeu : as, roi, reine, valet, puis les chiffres de 2 à 10.
Le joker (ajouté en général à un paquet de 52 cartes) désigne quelqu'un soupçonné d'être un traître.

Chaque enseigne gère une activité criminelle différente.
Pique : le médical (rependre des maladies pour mieux vendre les remèdes à prix d'or, par exemple). Le projet actuel repose sur une contrefaçon de l'Enfinité.
Cœur: la fabrication et la vente d'arme.
Trèfle: espionnage, piratage informatique.
Carreau: drogue.

Monter en grade au sein de l'organisation répond à des règles précises.
- Le seul moyen d'ailleurs d'accéder aux rangs de valet, reine et roi est d'être désigné par un As.
- L'agent au dessus de vous est mort ou a "malencontreusement" disparu. Celui du dessous prend immédiatement sa place. Il est possible, dans ces cas là, de changer d'enseigne, à condition d'avoir les compétences.
- Le jeu dit de "redistribution des cartes" est réclamé par un membre entre 10 et 2. Si les as et le croupier sont d'accord, un duel à mort débute entre le membre demandeur et celui qui détient le rang désiré. Les deux agents sont abandonnés sur une île déserte. Le survivant est le vainqueur.

- Victor y est entré très jeune, en tant que n°2 de pique.
A 26 ans, devenu entre-temps n°7, est défié par le n°3 à la "Redistribution". Il meurt égorgé sur l'île déserte mais revient en tant que reload et tue n°3.
A 30 ans, Victor a réussi à devenir roi, sans passer par l'étape reine et valet, ce qui est rare pour son âge. L'As de Pique lui fait entièrement confiance.

- Premier trimestre 2018, il subit son premier grand échec.
Tout se passe aux Etats-Unis, où il s'est engagé à développer un vaccin contre l'Enfinité de contrefaçon, vendu à prix d'or.
L'arnaque fonctionnait plutôt bien, jusqu'au démantèlement du laboratoire par le FBI et Interpol. Des employés sous pression et réclamant une protection ont accepté de parler. Un piège a été organisé dans ce même laboratoire, le jour où Victor venait rendre une visite. Celui-ci pressentant quelque chose, il a demandé à l'enseigne Cœur de lui confier des armes.  
Et il se s'était pas trompé. Le FBI l'attendait là-bas. Il est obligé de prendre la fuite, après avoir tenté de détruire les installations et tuer un maximum d'agents fédéraux avec des grenades. Alors qu'il manque de se faire rattraper par un grand blond armé de revolver et un afro-américain prêt à en découdre, il lance sa dernière grenade qui n'a pas pu rater ses cibles. Il parvient à s'enfuir et retourne dans le fief de l'Enseigne Pique, en Angleterre, à Nifleim.
Il prévoit de demander réparation au Croupier concernant l'incompétence du Cœur, qui lui a refilé des explosifs défectueux. En effet, les installations ont été partiellement détruites dans le laboratoire, laissant de nombreuses preuves exploitables. Les deux hommes qu'il pensait avoir tué sont encore vivants.
Pire encore, le blond, est actuellement à Nifleim, suivant sa piste. En enquêtant un peu sur lui, il découvre son identité, son statut d'agent d'Interpol et sa mission.




Je suis en lien avec . . .
Wilhelm Anderson
Âge : 35
Lien : Proie

Pensant que Wilhelm et son coéquipier étaient morts dans l'explosion de la grenade, quelle n'est pas sa surprise de le voir à Nifleim ! N'ayant pas oublié qu'il lui doit un échec retentissant aux Etats-Unis, Victor va vouloir se venger. Mais avant, il va s'amuser avec lui, surtout que Will ne connait pas son visage...

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