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KEIGO-FUBUKI : Les revirements de fortune

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Mar 22 Nov - 10:20
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Les revirements de fortune
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Fubuki Seo
« Au mauvais endroit au mauvais moment »
Nom du joueur 2
Keigo Tanaka
« L'homme mystère... »
Un lundi, 7h. Par les volets grands ouverts, le soleil matinal pénètre dans la chambre endormie. Ses rayons éclairent l’ameublement spartiate de la petite pièce aux murs blancs et nus, aux tatamis couleur paille : un futon à la couette mauve contre l’une des cloisons, une table de chevet très basse, noire et carrée, où se trouvent notamment une lampe à l’abat-jour crème, une paire de lunettes rondes et un réveil qui sonne. Une sonnerie mécanique, insistante, pas mélodieuse pour un sou. Paresseusement, la couette remue soudain dans un froissement de tissu. Avec un soupir, une main fine et blanche en émerge, tâtonne sur le réveil un bref moment, puis éteint l’alarme d’une pression sur le bon bouton. Le silence retombe dans la pièce, tout comme l’avant-bras tendu qui se replie une fois le calme revenu sur l’oreiller. Pas pour longtemps du moins. Bientôt, la couette est repoussée vers le pied du futon pour laisser émerger de la chaleur de ses plumes une lente silhouette féminine. Du bout des doigts, elle frotte ses paupières encore closes. Ses gestes ensommeillés ont l’air enveloppés dans un voile de coton. Pesant sur son épaule, la longue natte de ses cheveux lilas a quelque peu souffert de la nuit et le soleil jette des reflets pervenche sur les mèches folles qui s’en échappent. Avec un nouveau soupir, elle étire longuement ses membres, faisant saillir son opulente poitrine, dont les reliefs moelleux se devinent à travers le t-shirt bleu qui lui sert de pyjama. Une fois cela fait, elle finit par se lever.

Ses mouvements perdent la lenteur duveteuse du sommeil alors qu’elle ouvre la fenêtre pour laisser rentrer l’air frais du matin. Avec une habilité qui semble routinière, elle plie en deux, puis en trois son futon avant de le ranger dans le placard coulissant de la chambre. Du même placard, elle sort un tapis de sport en mousse violette, s’y installe et, pendant un quart d’heure, y effectue une série d’exercices de stretching. Elle se révèle plutôt souple. Cela fait sans doute un certain temps qu’elle s’y adonne. Une fois terminé son sport matinal, elle laisse le tapis sécher à la fenêtre et quitte la chambre, non sans avoir récupéré ses lunettes qu’elle chausse méticuleusement. Ses pas la conduise d’abord vers la salle de bain où elle prend une douche froide qui hérisse son épiderme et contracte ses muscles, achevant d’ouvrir ses yeux. Pendant qu’elle achève sa toilette, le reste de la maison n’est pas inactif. Depuis bien avant que le réveil sonne, les deux domestiques de la maison vont et viennent, s’occupant de ce qui doit l’être dans une demeure spacieuse où vit seule une jeune femme. C’est grâce à eux que le chauffage et une serviette propre était prêts dans la salle de bain, et que le couvert du petit déjeuner est dressé dans la cuisine, conçue à l’américaine et donnant sur un salon particulièrement lumineux, lorsqu’arrive la propriétaire des lieux. Entre temps, ils sont redevenus invisibles, partis s’affairer ailleurs.

Désormais vêtue d’une robe d’été jaune au bustier garni de fines rayures blanches et d’un léger gilet de laine noire, elle passe devant le comptoir pour aller se camper devant les plaques de cuisson, où l’attendent une poêle et un saladier à demi plein d’un liquide épais, onctueux, parfumé et couleur de beurre frais. Aussitôt, elle allume le feu et commence la cuisson de ce qui s’avère être des pancakes. Là encore, on sent qu’elle a l’habitude. Son geste est sûr et précis, la pâte s’écoule en ruban gracieux pour former des cercles parfaits dont l’odeur embaume bientôt la cuisine, en harmonie avec la claire lumière matinale. Et quelque chose s’allume dans son regard. Une sorte d’intérêt aigu et plein d’espoir alors que les disques de pâte gonflent en grésillant et prennent la chaude teinte du sucre roux. Lorsqu’elle fait glisser la demi-douzaine de gâteaux en pile dans son assiette, les arrose délicatement de sirop d’érable et les couronne d’une noisette de beurre fondant, n’importe qui pourrait deviner en la regardant qu’il s’agit là de son premier plaisir de la journée. Du début de la cuisson à la dernière bouchée, qu’elle porte à sa bouche en fermant avec un soupir sensuel ses yeux humides. Portant ensuite à ses lèvres la tasse de chicorée au lait de soja qui finissait de tiédir près de l’assiette, la sereine satiété qui émane de ses mouvements traduit aux yeux de l’observateur attentif le bonheur qui l’habite et dont elle veille à faire durée la saveur. Ses domestiques sont certainement des observateurs attentifs. Cela explique pourquoi ils attendent qu’elle ait pratiquement fini sa tasse pour lui apporter son téléphone et une liasse de documents impeccablement rangés dans une chemise, en silence et avec une courbette respectueuse.

Leur arrivée paraît rompre le charme. La quiétude qui rayonnait s’estompe soudainement et le regard prune ne reflète plus rien alors qu’elle repousse les reliefs de son petit déjeuner pour s’emparer des objets qu’on lui tend. Elle commence par ouvrir la pochette et feuilleter machinalement les différents papiers, avant d’interrompre son geste. À la façon dont elle les repose pour se saisir soigneusement du téléphone, on devine qu’il s’agit d’une habitude qu’elle essaie de perdre. L’appareil est allumé en quelques pressions du doigt et presque aussitôt une application se met en route, faisant apparaître un petit mouton arpentant une verte prairie piquetée de fleurs des champs. Sa voix s’élève dans la cuisine, emprunte d’une joie synthétique :

Bonjour ! As-tu bien dormi ? C’est une belle journée qui se profile et ça tombe bien, car Tomo-chan a une nouvelle mission pour toi ! Je suis sûre qu’elle te plaira ! Tu es prête ?
Aujourd’hui, tu vas devoir offrir quelque chose à quelqu’un. Peu importe quoi et peu importe qui, du moment que cette personne accepte ton cadeau. Essaie quand même de faire en sorte que ça lui fasse plaisir. Bon courage ! Je suis sûr que tu peux y arriver. Tu me raconteras ce soir ! Bonne journée !

Et l’application s’éteint comme elle s’était allumée. La jeune femme reste de longues secondes immobiles à regarder l’écran, en silence, sans ciller. Impossible de deviner quels sentiments ou pensées lui procure cette étrange intervention. Il faut attendre qu’elle relève doucement la tête pour regarder au dehors le grand jardin qui borde sa maison pour déceler un brin de perplexité dans le lent murmure qui franchit ses lèvres comme à regret :

Un cadeau… à quelqu’un…

Cette jeune femme s’appelle Fubuki. Bien qu’elle soit jeune pour ce poste, c’est la gestionnaire du casino de Taiyou No Tokai. L’étrange programme qui lui donne ses missions est un cadeau de son frère, conçu spécialement pour elle. Aujourd’hui est son jour de repos, alors elle s’est autorisée une grasse matinée en se levant une heure plus tard que d’habitude. Voilà quelques uns des éléments importants à savoir au moment où débute cette journée.

Pendant qu’elle vaque à ses diverses occupations, dont plus de la moitié ont un rapport lointain ou non avec son casino, la jeune femme demeure pensive. Son visage reste concentrée lorsqu’elle travaille et ses gestes ne souffrent d’aucune lenteur mais parfois, entre deux tâches, son regard se perd par la fenêtre pendant quelques instants et ses doigts tapotent distraitement l’écran lisse et noir de son portable. Sa mission du jour semble la laisser dubitative. Sans doute n’a-t-elle aucune idée de la façon dont elle doit s’y prendre. Peut-être se demande-t-elle s’il existe des modes d’emploi pour offrir un cadeau à quelqu’un. Ça ne dure jamais longtemps, mais ça se reproduit régulièrement tout au long de la matinée. Lorsqu’elle finit par se lever pour se préparer à sortir en enfilant une paire de talons noirs et une veste, elle n’a certainement toujours pas trouvé comment accomplir sa mission.

Plus tard, le même jour. Fubuki fait la queue à la banque, derrière une femme qui lit un article de journal sur son téléphone et un homme qui s’efforce d’écouter ce que lui dit le guichetier tout en surveillant du coin de l’œil une petite fille d’à peu près sept ans qui joue à quelques pas de là avec deux figurines en plastique. À la main, elle tient la chemise du petit déjeuner et relit les documents, pour patienter. Apparemment, il s’agit d’affaires personnelles à régler avec son banquier. Elle n’a pas l’air pressée ou impatiente, contrairement à d’autres personnes autour d’elle. En fait, elle a plutôt l’air d’être ailleurs. Le sujet de ses divagations est certainement toujours le même car elle finit par sortir son portable de son sac pour rallumer l’application Tomo-chan et visiter une rubrique intitulée « Petits conseils ». Visiblement, elle n’y trouve pas ce qu’elle cherche car un pli soucieux apparaît très discrètement entre ses sourcils. Relevant la tête avec un soupir, elle laisse à nouveau errer ses yeux au hasard dans le hall. C’est ainsi que son regard tombe sur la porte d’entrée, pile au moment où celle-ci s’ouvre à la volée pour laisser entrer quatre hommes, vêtus d’épaisses vestes sombres. Quatre hommes cagoulés qui sortent soudain des armes des profondeurs de leurs vêtements. Derrière ses lunettes, les yeux de Fubuki s’écarquillent légèrement, comme si elle n’avait pas encore eu tout à fait le temps de s’étonner ou d’avoir peur. C’est tout juste si, une fraction de seconde avant que la panique ne s’empare des personnes présentes, si elle laisse échapper un petit son à peine surpris :

Oh…
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Les revirements de fortune


Un petit groupe d'hommes se réunit à l'angle du bâtiment. Ils discutaient à voix haute, laissant pendre à bout de bras des sacs poubelles plein à craquer. Ils étaient tendus ; leur visage crispé reflétait une appréhension évidente. Leur coup à venir rapporterait gros ; ils avaient tout prévu. Sauf l'imprévu. Aucun d'entre eux n’osait y songer : après tout, l'île d'Hishima ne dégageait-elle pas d'une aura de calme et de sécurité ? A part dans le quartier malfamé, bien sûr, personne ne tenterait jamais une si grosse opération en pleine journée.
La montre du leader se mit à sonner ; le signal du départ. Ils fouillèrent dans les sacs dont ils extirpèrent des armes et des cagoules. A présent équipés, après une ultime formule de motivation, ils pénétrèrent en trombe dans la banque. Tous menaçaient les clients comme les employés de leurs armes. l'un d'eux gardait la porte d'entrée, le second immobilisa le préposé avançant trop sa main vers l'alarme silencieuse. Le troisième couvrait celui qui harangua les victimes, le canon de l'arme tourné vers le plafond.

- Ceci est un hold-up !

Il se mordait la lèvre ; quelle phrase peu originale, issue des films américaine dont il s'abreuvait tous les soirs, une kirin à la main. Pour l'entrée classe, il repasserait.

- Je veux tous les effets personnels dans ce sac, sinon vous ressemblerez à un écumoire  ! Ne cherchez pas à savoir si je suis sérieux.

Pendant que les autres surveillaient, les complices passaient dans les rangs pour récupérer bijoux, téléphones, sacs à main. Le meneur apostropha ensuite le guichetier.

- Préparez la monnaie et vite ! Je ne me répéterais pas !

Le temps se déroulait aussi lentement qu'il s'accélérait. " Pourvu que le flics ne débarquent pas...", pensa-t-il.

***

Petite question : comment un héros est au courant d'un crime ? Super ouïe, Batsignal, informateur. Pour lui, la solution s'appelait Smartcommand. Ce logiciel ne possédait pas, à l'instar d'un J.A.R.V.I.S. ou d'Oracle, d'une voix agréable. Il avertissait cependant son créateur rapidement grâce à un espionnage des communications. Dès lors que des mots-clés étaient évoqués par mail, appel, sms, ils étaient repérés par le mouchard placé quelques jours plus tôt dans la centrale Télécom de l'île d'Hishima. Lorsqu'une concentration de mots laissaient augurer un acte malveillant, nécessitant l'intervention d'une intelligence non artificielle, une notification avertissait le créateur. Son intelligence lui permettait de trier le vrai du faux, la boutade de l'acte. Enfin, il déterminera si l’événement vaut le déplacement.

***
Derrière les comptoirs, les agents s’exécutaient pour accumuler l'argent dans les sacs noirs en plastique, une arme pointée sous leur nez. De l'autre côté, en salle, le second sbire récoltait des possessions personnelles de la dame au journal. Le père de famille capitula vite pour mieux rassurer son enfant en larmes. Cependant, les voleurs devenaient de plus en plus nerveux et réclamèrent une accélération de la transaction. Histoire d'aller plus vite, le braqueur prit de force le téléphone portable de la bigleuse à gros seins. Le meneur présumé sursauta soudain, croyant entendre un bruit dehors. Il siffla avec ses doigts pour avertir ses camarades et secoua son bras libre d'un mouvement équivoque. "On s'en va", signifiait-il. Le quatuor manœuvra pour mieux s'éclipser par la porte d'entrée. Courant comme des dératés, ils rejoignirent bientôt l'angle de la rue où s'ils s'étaient retrouvés tantôt pour leur mise au point. A quelques mètres seulement se trouvait leur camionnette.

Entre la liberté et la fortune... Une silhouette noire. Un inconnu vêtu d'une tenue à capuche, entre Assassins' creed et la représentation symbolique de la Mort. Sur le point de le dépasser, les fuyards furent stoppés net par l'explosion des pneus du véhicule, simultanément.

" Merde, merde ! C'est quoi ce bordel ? " Cria l'un d'eux, en panique.
"- Comment on va faire maintenant ?
- A pied, pas le choix !", s'échangèrent-ils avec humeur.

Le meneur reprit sa fuite ; l'encapuchonné tendit son bras sur sa gauche et toucha le brigand. Avant qu'il n'aie pu réagir, ce dernier s'écroula à terre, son corps tressautant comme un poisson hors de l'eau. D'abord stupéfaits, ses acolytes comprirent que l'intrus n'était pas un simple cosplayer échappé d'une convention.

"- Tu lui as fait quoi ? Et t'as fait quoi à la camionnette ?

- On s'en fout, on n'a pas le temps ! On se casse !"

Mais avant qu'ils ne puissent faire un pas, ou même demi-tour, une ombre tomba du toit et toucha le sol dans un bruit métallique. La chose s'approcha lentement, laissant entrevoir un être d'un mètre quarante, aux cheveux blonds, à la peau violette et aux lèvres... très charnues.
Derrière la capuche qui le cachait, le Professeur Genesys se mit à ricaner.
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Fubuki Seo
« Bergère en colère »
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Keigo Tanaka
« Maître de la Guilde »
Dans le hall de la banque, les premiers cris commencent à retentir tandis que les malfrats dégainent leurs armes et les pointent sur les personnes présentes. Les files de clients se désagrègent alors que ceux-ci courent se mettre à l’abri, cherchant les angles des murs, les issues de secours ou le couvert des éléments de décoration. Beaucoup se recroquevillent à terre en protégeant leur tête, leurs yeux terrifiés roulant en tout sens les issues les plus proches. Les couples se serrent l’un contre l’autre, les parents protègent leurs enfants, faisant rempart de leurs corps. Dans le hall auparavant si calme et impersonnel grésille maintenant une étincelle de terreur qui s’accrochent aux choses et aux gens, de ce genre qui fait réaliser que la vie est encore plus réelle que la fiction, que l’on a pourtant l’habitude de consommer en regardant un film. Seule Fubuki y paraît hermétique, ou à tout le moins reste maîtresse d’elle-même. Reculant pour se mettre à l’abri d’une grosse plante verte, son expression distraite et étonnée a laissé la place à un regard vif et aigu qui brille au milieu de ses traits concentrés, donnant un reflet métallique à ses yeux mauves. De derrière ses lunettes, elle épie les quatre hommes qui réclament de l’argent aux guichetiers et leurs effets aux otages en les pressant avec brutalité.

Derrière leurs menaces et leurs cagoules, deux n’ont pas le doigt sur la gâchette de leurs armes.  Le troisième ne la tient pas correctement, le recul d’une éventuelle salve de son fusil mitrailleur lui ferait perdre tout contrôle sur sa trajectoire de tir en un clin d’œil. Malgré ses ordres agressifs, le chef doit avoir la bouche sèche comme du parchemin car il n’arrête pas de se passer la langue sur les lèvres. Tous ont les mains qui tremblent. D’un battement de paupières, Fubuki termine son analyse et remonte d’un geste sec ses lunettes sur son regard froid. Impossible de savoir quel est le verdict, mais l’étincelle de mépris dans ses yeux dit que ça n’est pas en leur faveur. Se coulant un peu plus dans l’ombre des palmes de sa plante verte, elle porte discrètement une main à son décolleté, la glisse entre ses seins et, là où le regard ne porte pas, ses doigts pressent furtivement quelque chose.

***

Au même moment, dans une des salles du casino réservée la sécurité où s’alignent quantité d’ordinateurs et d’écrans de surveillance, un voyant rouge s’allume soudain, accompagné d’une alarme stridente. L’homme de garde dans la pièce bondit de sa chaise, jette quelques coups d’œil au moniteur qui vient de se manifester, puis se saisit précipitamment d’un combiné relié à la console.

À toutes les unités de la garde rapprochée ! Seo-sama a activé le signal d’urgence. Je répète, Seo-sama a activé le signal d’urgence. Préparez-vous pour une intervention immédiate. Je vous transmets les coordonnées…

***

Puis, elle retire sa main et la garde fermée sur sa poitrine, dans un geste qui paraît vouloir protéger sa pudeur. Juste à ce moment, l’un des hommes qui récupérait les affaires de tout le monde arrive à son niveau et la remarque. Aussitôt, il fonce sur elle et lui arrache avec brusquerie son téléphone des mains, avant qu’elle ait pu faire un geste. Son regard de stratège cède de nouveau face à la surprise, et à l’inquiétude qui animent ses traits.

Nii-san !
Reste où tu es, poulette !

Fubuki s’interrompt face au canon du pistolet que le braqueur pointe sur elle de sa main tremblante, mais le foudroie du regard en serrant les poings. Il s’en faut certainement de peu pour qu’elle ne lui saute dessus, malgré le danger évident. Peut-être parce que cette femme à la tête de gamine le regarde sans peine dans les yeux (voire le dépasse un peu), l’homme recule prudemment sans cesser de la menacer de son arme et recule avec ses compagnons en direction de la sortie, emportant leur butin. Dès qu’ils se détournent pour passer la porte, Fubuki se jette à leur poursuite malgré les talons de ses chaussures qui nuisent à sa rapidité. Désormais, elle a l’air furieuse, et surtout déterminée à récupérer ce qui lui appartient. Tout se dépêchant autant que possible, elle jette un œil à la montre-bracelet qui orne son poignet et, après un rapide hochement de tête, continue sa course et pousse les portes à la volée. Mais alors qu’elle cherche les braqueurs en plissant les yeux sous la luminosité, son regard tombe soudain sur un étrange spectacle. Un homme étrange revêtu d’une longue cape noire masquant son visage, semblable à un membre de confrérie secrète moyenâgeuse, regarde calmement les quatre criminels faire un bond en arrière alors que les pneus de leur véhicule explosent tous en même tant, faisant sauter l'habitacle sur vingt bons centimètres. La jeune femme s’arrête, visiblement assez surprise. Regardant plus attentivement la silhouette mystérieuse, anormalement calme et immobile, elle semble comprendre avant même les malfrats qu’il joue un rôle dans ce phénomène étrange. Mais alors que ces derniers se perdent en imprécations, une menace tombe soudain du ciel avec un bruit métallique et son impact fait vaciller Fubuki sur ses talons. La chose se redresse, exhibant un design bizarre et… inquiétant, dont la fonction demeure mystérieuse mais n’augure rien de bon. Aux alentours, les gens commencent à reculer, voire même à s’enfuir lorsqu’ils aperçoivent les armes des braqueurs. Pour une raison inconnue, la gérante du casino regarde de nouveau sa montre et, alors qu’elle pose à nouveau les yeux sur la scène, la façon dont elle secoue la tête en poussant un soupir par sa bouche entrouverte, on peut lire ses pensées comme dans un livre.

Une pagaille pas possible…


HRP:
 
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Les quelques badauds hésitaient à assister au spectacle dès lors qu'ils distinguèrent les armes à feu que les bandits tenaient contre eux. A présent, la rue était quasiment déserte. Tant mieux, soupira le génie. Il pourrait lâcher ses petits protégés sans gêneurs innocents pour entraver ses ordres. Rictus bloqué sur ses lèvres ourlant vers le ciel, il leva sa main droite vers son nouveau robot et s'exclama avec certitude et enthousiasme.

- Lilipoutou, attaque avalanche !


Le robot à la peau violette répondit favorablement en répétant son nom. Il se tourna vers l'un des malfaiteurs et ouvrit grand sa bouche généreuse. Bientôt en sortit un flot de neige glaciale qui recouvrit le larron de la tête aux pieds. Ce dernier, grelottant, ne parvenait pas à se dégager, tant cette neige inattendue était massive et compacte. Il se débattait vainement tandis que le Docteur Genesys avançait vers les deux derniers criminels.

Le premier tournait sur lui-même, dans l'expectative d'une solution. Il paniquait, à l'évidence. Il repéra soudain un élément intéressant et fit part de son plan à son complice. Le justicier n'entendait malheureusement rien, mais crut deviner l'action à venir. Avec empressement, Keigo donna un ordre à son robot MPKM V.2.

***
Le premier voleur se précipita vers un témoin ayant commis l'erreur de rester là : une jeune fille aux longs cheveux violacés et aux lunettes à monture ronde. Il attrapa violemment et vélocement son avant bras, l'attira vers lui et la plaqua conter son torse massif, avant de braquer son flingue sur la tête.

Son compère inonda l'espace de balles, espérant toucher l'encapuchonné malgré un défaut certain dans sa visée. Entraîné par la colère, la peur, le stress et la résistance réclamée par le recul de son fusil, il échappa un long et bruyant cri guttural.


***

- Lilipoutou, reviens ! A toi, Spoink !


Ce simple ordre effaça la projection d'image de Lilipoutou le pokemon sur une structure complexe, avant de laisser la place à un cochon tout rond et gris avec une queue en ressort. Le changement d'apparence ne consistait pas un simple détail esthétique. Dès lors que MPKM devenait tel ou tel pokemon, certaines de ses fonctions se mettaient en sommeil en faveur d'autres, histoire de ménager la mécanique. Le refroidisseur d'eau s'arrêta pour permettre aux amortisseurs de se plier et de faire rebondir le robot en direction de son inventeur.
De son côté, le docteur Genesys ordonna à ses bottes de libérer les roulettes sous la semelle de ses bottes et patina à toute vitesse vers l'automate. A la seconde près, comme ses calculs compliqués l'avaient prédit, le brun eut à peine le temps de se cacher derrière le corps métallique, en prenant soin de se rouler en boule et se couvrir la tête de ses bras, avant les premiers coups de feu.
Le cœur battant la chamade, il écoutait les impacts de balles frapper le métal de MPKM. Le jeune homme jeta un coup d’œil à sa montre, relayant son application "Smartcommand" et constata que le pauvre robot ne se relèverait plus. Lui adressant un rapide hommage mental, il se déconnecta de la réalité trop longtemps...
Une main lui agrippa le biceps gauche, par derrière. Le brigand avait cessé le feu et était venu le chercher. Mauvaise idée. Réactif, Keigo se jeta à terre afin d’attraper la cheville du type de sa main droite. D'un murmure, il déclencha le taser intégré à ses gants. Son adversaire glissa au sol, le corps traversé de soubresauts, sa main crispée sur la crosse à cause des volts. Le jeune homme suivit sa chute du regard et échappa un rire suffisant accompagné d'un sarcasme :"Tu as subi le même sort que ton camarade, pauvre débile... Tu aurais dû t'y attendre !"

Il se redressa mollement - se mettre au sport sera une priorité à l'avenir. Il espionna derrière l’épaule démantibulé de MPKM, qui ressemblait à un squelette métallique depuis que le projecteur d'apparence avait volé en éclat sous le choc du plomb. Il repéra facilement le dernier larron, debout, les yeux exorbités devant cette scène hallucinante. Pour autant, il maintenait son otage d'une main ferme.

- J'te previens, si tu t'approches, j'la butte, j'plaisante pas !

Si le mystérieux héros ne dissimulait pas son visage sous une capuche, le scélérat aurait pu y découvrir une moue rageuse. Keigo n'avait pas vu qu'il restait encore une civile sur le champ de bataille. Quelle idiote, pourquoi n'avait-elle pas fui tout à l'heure ? Elle lui enfonçait une sacrée épine dans le pied à présent !
Il avait bien une idée en tête pour la sortir de là sans la blesser. Toutefois, le renfort mettrait du temps à rappliquer. Il l'appela néanmoins avant de faire face au voleur et à son otage, contournant pour de bon son bouclier cybernétique décédé. Il n'avait pas le choix. Pour meubler, il palabrerait.

- Promis, je ne bouge plus. Là, tu vois ? Je vais lever mes bras en l'air.

Ce qu'il fit sagement et lentement, dans l'attente de voir débarquer une dizaine de Mimigal 1.0 d'ici cinq minutes.

- Tout est bloqué de toute façon, alors à quoi bon menacer cette jeune fille ? La police va rappliquer d'ici peu. Autant être arrêté pour vol que pour meurtre ou blessures volontaires, vous ne croyez pas ?
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« Tony Stark »
Malgré le danger évident qui la guette, Fubuki ne fait mine de s’enfuir à aucun moment. Elle ne quitte tout simplement pas du regard le spectacle funambulesque qui se déroule à quelques mètres de sa position. Sur un ordre de son maître, le robot à la peau violette et à la perruque blonde ( ?) hoquette un son inidentifiable et ouvre une large bouche pour propulser un jet de matière blanche et compacte sur le braqueur le plus proche. Il s’avère très vite que c’est de la neige et la jeune femme écarquille plus encore ses grands yeux violets derrière ses lunettes, visiblement fascinée. Comme si elle oubliait complètement la situation de crise dans laquelle elle se trouve, elle fait même un pas vers la machine pour l’observer de plus près. C’est certainement le claquement de ses talons parvenant aux oreilles des malfaiteurs qui leur donne une idée malheureuse. Alors qu’elle n’y prêtait pas garde, Fubuki est soudain attrapée et menacée violemment par l’un d’eux qui s’est jeté sur elle avant de lui braquer son arme sur la tempe. S’agrippant par réflexe au bras qui la retient prisonnière, une expression de surprise sans précédent fige ses traits, puis ses paupières battent un bref instant comme si elle se rappelait soudain ce qui se passe et un juron courroucé lui échappe, vraisemblablement à son encontre.

Pendant ce temps, le deuxième braqueur s’est mis à vider son chargeur sur le mystérieux homme masqué et ce dernier ne doit son salut qu’à son robot, revenu vers lui en catastrophe après avoir changé de forme pour se déplacer plus rapidement, derrière lequel il s’abrite. Contraint à l’immobilité pour rester en vie, le justicier sans visage est bientôt rejoint par le troisième malfaiteur qui tente de l’attraper dès que son comparse cesse de faire feu mais ce dernier s’effondre bientôt en tremblant avec violence. Fubuki cille rapidement, le regard acéré et alerte derrière ses lunettes.

Un taser…
Ferme-la, toi !

L’homme qui la retient en otage la secoue brutalement pour la convaincre de se taire. S’efforçant de garder l’équilibre sur ses talons, la jeune femme claque de la langue et lui jette un regard irrité, apparemment pas plus inquiète que ça. Profitant de ce que son geôlier soit concentré sur l’élément le plus dangereux de la scène, elle commence à modifier furtivement la position de ses mains sur son bras tout en corrigeant son applomb…

Bientôt, il n’y a plus que quatre personnes en lice. Fubuki, le braqueur qui la menace, l’homme masqué et le dernier malfaiteur qui a vidé son arme et n’a visiblement plus de chargeur en poche. La voix de son agresseur aboie des menaces à son oreille, lui arrachant une grimace et lui faisant lever les yeux au ciel. On dirait qu’elle ne croit pas un mot de ce qu’elle vient d’entendre. L’autre répond d’une voix lente et calme, articulant les mots avec des inflexions qui se veulent conciliantes tandis qu’il tente de convaincre les malfrats de déposer les armes. La jeune femme ne le quitte pas des yeux. Impossible de savoir si elle pense qu’il a épuisé toutes ses ressources, mais toujours est-il qu’à un moment propice connu d’elle seule, elle bouge à toute vitesse. Donnant par en-dessous un grand coup de paume dans le poignet du braqueur, elle se libère de la menace de l’arme sur sa tempe et enchaîne avec une remontée du talon dans les parties particulièrement vicieuse. Aussitôt, elle profite du souffle coupé de son agresseur pour échapper à son emprise, compléter son enchaînement par une vilaine clé de bras et récupère le pistolet avant que le deuxième bonhomme n’ait pu réagir. Ajustant en un éclair sa prise sur la crosse de l’arme, elle relève le chien du pouce et tire sans sourciller, à deux reprises, juste aux pieds du dernier braqueur. Après quoi, elle relève la gueule du canon vers le visage. Ses traits sont fermés et aucune émotion ne brille dans son regard soudain glacial, tout autant que sa voix :

Quiconque touche à une femme du clan doit en payer le prix de sa main pécheresse. Et ton arme est déchargée.

L’intonation est dépourvue de toute trace d’humour, ou d’un quelconque sentiment. Pâle comme un linge, le dernier malfaiteur debout considère tour à tour son comparse gémissant au sol, les impacts de balles devant lui, l’homme masqué toujours sur son flanc et la femme qui le tient en joue de façon beaucoup trop convaincante, et décide de lâcher son fusil pour lever les mains au-dessus de sa tête. Fubuki ne bouge pas d’un pouce et se décale de quelques pas pour être hors de portée d’une éventuelle tentative d’attaque au sol de la part de celui dont elle a piétiné l’entrejambe. Au bout de la rue, on peut soudain entendre des crissements de pneus et des grondements de moteur. Du coin de l’œil, la jeune femme prend rapidement note de cette nouvelle donnée mais ne baisse pas sa garde pour autant. Elle attend que les deux fourgons noirs se garent en catastrophe devant la banque et qu’une dizaine de ses gardes du corps en sortent pour la rejoindre, armes au poing, avant de consentir à baisser la sienne et à ajouter, d’une voix à peine moins froide :

Mais la sentence ne sera pas appliquée aujourd’hui puisque, de toute évidence, vous ne saviez absolument pas comment vous servir de ceci. Sinon, vous auriez relevé le cran de sûreté avant de menacer un otage.

Celui qui semble être le chef de sa garde rapprochée se détache du groupe pendant que ses hommes rassemblent les braqueurs sans douceur et les mettent en joue, et s’incline devant sa patronne :

Fubuki-sama ! Allez-vous bien ?
Tout va bien, Sandae. Je ne suis pas blessée et mes agresseurs sont neutralisés. Grâce à cet homme et à… ses drôles de méthodes.

L’attention de Fubuki se reporte enfin sur le curieux homme masqué qui a renversé la situation avec ses machines étranges. Elle s’avance de quelques pas pour lui faire face, étroitement suivie par Sandae, le considère un moment en silence de ses grands yeux brillants dans son visage redevenu neutre, puis elle s’incline respectueusement.

Je vous dois beaucoup Monsieur, et je ne suis pas la seule. Votre intervention peu orthodoxe m’a permis de récupérer un objet très précieux. Je vous en remercie chaleureusement et j’ai désormais une dette envers vous…



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Mar 22 Nov - 10:22
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Les revirements de fortune


Keigo levait un regard interrogatif vers les toits des bâtiments contigus. Les petits robots n'arrivaient pas. Avaient-ils du retard ou les bloquait-on ? Il interrogea Smartcommand. Le logiciel n'indiquait plus rien. Surpris, il retourna son téléphone et constata une pigne juste sur le radar. Pourvu que rien d'autre ne soit endommagé... comme le contrôle vocal. Il maugréa dans sa barbe : cette avarie tombait mal. Il n'avait pas la moindre envie que la police interfère lors de la première intervention du Professeur Genesys.
La situation n'était pourtant pas folichonne : l'otage subbissait toujours la pression de l'arme sur elle, et il restait deux vilains à immobiliser. A distance, il ne possédait plus d'arme. Seuls les robots, bien lents à venir, le sortirait de ce mauvais pas. Il reteiendrait longtemps cette leçon pour que cette attente ne se reproduise plus.
Dans cette ambiance étouffante existait cependant un grain de sable. Keigo, pourtant si sûr de lui, si réfléchi, si posé, s'étonnait du comportement de la jeune femme. La convention psychologique humain voulait qu'une personne paniqua sous la menace d'une mort imminente. Elle, que nenni. Bien au contraire, elle affichait un air blasé qu'elle aurait pu aussi bien afficher coincée dans des embouteillages. Ces péripéties occasionnaient juste un contretemps pénible dans une journée chargée.

Le temps suspendu se ralentissait-il dans un effet cinématographique aussi stylé que cliché ? Toujours fuit-il que le temps se suspendait, dans une relativité toute Einsteinienne, au point d'entendre les cœurs battre dans un silence assommant. Keigo rangea son portable, leva ses deux mains vers le ciel et respira profondément. Cette aération pulmonaire purifia  son cerveau et ses nerfs. Les bénéfices agiraient sous peu et l'aideraient à envisager une échappatoire.

A la surprise de tous, toutefois, elle fut offerte sur un plateau par l'otage en question. Le pressentiment de Keigo se confirmer. Le braqueur aurait dû choisir une autre cible. Le coup de théâtre, aussi imprévu que calculé, concerna les attributs intimes de son bourreau. L'ingénieur admirait son efficacité sans complaisance, sa maîtrise, son flegme hautain. Même quand elle tira les coups de feu. Avant même que le garçon puisse émettre des hypothèses quant à son identité, l'inconnue se chargea de révéler un de ses atouts.
Voilà qui expliquait le sang-froid, la précision du tir et le self-défense. Une "femme de clan" avait forcément reçu une formation dans ce sens, pour se débrouiller dans n'importe quel cas. Finalement, Keigo n'interviendrait plus.

Des véhicules trouvèrent le moment opportun pour se garer en trombe, dans un concert de frein, de bruits de pas précipités et de portes claquées. La rue se noircit d'hommes qui entourèrent la jeune femme. Combien étaient-ils ? Dix, mais ils paraissaient le double. A présent en sécurité totale, s'exprimant avec une mansuétude méprisante qui lui conférait une aura divine, elle accorda une grâce exceptionnelle.
Les dévoués protecteurs se séparèrent. Les uns pour s'enquérir de l'état de leur chef. Le "sama" dont ils faisaient usage la désignait comme telle. Les seconds pour s'occuper des criminels encore conscients. Mieux aurait valu pour eux d'être capturés par les flics.

Leur destin n'émoustillait guère le professeur Genesys, prêt à filer à l'anglaise, après avoir interrompu et inversé - de moins l'espérait-il - la marche des araignées. Son départ fut reporté par l'approche de cette mystérieuse dame, suivie de près par l'un de ses protecteurs. Il écouta son propos. Une Yakusa lui était redevable dès son coup d'essai.

Il ouvrit la bouche. Les capteurs placés dans les ourlets de la capuche s'actionnèrent et transformèrent sa voix et son timbre. Plus tôt déjà, ce modulateur fort pratique avait joué avec ses cordes vocales. Le rendu ne sombrait pas dans le ridicule comme un certain Batman cinématographique aux tonalités gutturales. L'octave était égale sans permettre une identification de l'original.

- C'est un acte normal. Vous ne me devez rien. Je suis néanmoins soulagé que vous ayez récupéré le bien cher à votre cœur.

Étrange, d'ailleurs. Elle disait qu'on lui avait dérobé un objet. Cette imprécision égratigna sa curiosité. Des voleurs dans une banque ne se contentent-ils pas d'argent liquide et de bijoux ? Que pouvait-on lui ôter qui l'entraînait à risquer sa vie face à quatre braqueurs armés ? La politesse ne faisant pas partie de ses qualités, il mit les pieds dans le plat sans gêne.

- Que vous ont-il enlevé ?


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