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ALEXIS-ENZO : Lui, ici ?

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Lun 21 Nov - 20:34
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La chambre était plongée dans le noir. Seul l'écran d'un ordinateur portable éclairait la pièce d'une lueur bleutée. Alexis était assis sur le lit, le dos rond, les bras autour de ses genoux, collés contre lui. son regard perçant fixait l'écran, tandis qu'il était préoccupé par la confirmation de ses craintes.
Vingt minutes plus tôt, le Russe prenait un verre en compagnie de deux charmantes japonaises qui l'avaient pris pour cibles et qui le draguaient sans aucun scrupule. Amusé, il s'était laissé faire sachant qu'elles n'obtiendraient rien de lui, à part peut-être qu'il ne paie l'addition. Elles étaient trop frivoles pour l'intéresser et n'avait réussi aucun ordre impliquant ces femmes, ainsi il n'aurait pas à se forcer. Seule une personne comme Pearl, une femme avec une consistance et pas une simple poupée, était susceptible de lui plaire. Au moins, elles lui permettaient de travailler son accent et sa compréhension, bien qu'il parlait fort bien le japonais.
Alors qu'il écoutait des récits peu passionnants d'Hanabi, la plus jeune des deux, au sujet d'une soirée en boite de nuit, ses yeux perdus dans le vide jusqu'alors furent attirés par quelqu'un parmi les passants. Son sang ne fit qu'un tour ; est-ce qu'il avait bien vu ? Il sortit son porte-feuille, en tira deux billets dont le montant dépassait largement l'addition, et quitta les belles femmes, interloquées par ce départ inexplicable. D'un pas pressé, il rejoignit sa suite, où il fit immédiatement sa recherche dans la banque de données de son Organisation et sur l'Internet de l'Ombre. Il finit par avoir confirmation de ce qu'il pensait.
Finalement, cette pause forcée n'était pas forcément une sinécure. Après la présence d'un homme armé d'un sabre ; après la curiosité et la perspicacité dérangeante de Pearl, voila qu'il découvrait qu'Enzio Arriaci fréquentait l'établissement. Il ne l'avait jamais rencontré en personne, mais il l'avait déjà vu de loin lors de missions en Italie, au cours de grandes soirées. Et il savait quelques informations par les enseignements de l'Organisation les noms des plus célèbres Parrains du monde, dont lui faisait partie.
Il avait de plus en plus de mal à croire que la "Maîtresse" l'avait envoyé ici par hasard. Cela signifiait-il que ce mafieux sicilien, célèbre dans le Milieu, pouvait-être sa future cible ? D'après ce qu'Alexis lisait sur sa documentation, cela paraissait étonnant. Russes et Siciliens s'étaient engagés à ne pas se mettre de bâtons dans les roues. Si Alexis devait tuer une personnalité comme lui, cela équivaudrait à une déclaration de guerre.
Il se décida à prendre une initiative - est-ce une bonne idée, puisqu'il n'en prenait jamais. Il s'habilla tout en noir, comme lorsqu'il était en intervention, car il avait bien l'intention d'être à l'aise une fois que la nuit serait venue. Dès que le complexe fut endormi, il se fraya un chemin jusqu'à l'accueil et parvint, grâce à une clé usb pirate, à contourner les mots de passe de protection et à ouvrir les fichiers de l'établissement de loisir. Il trouva la chambre de l'hybride européen dans sa fiche client. Après avoir éteint l'ordinateur, il retourna dans sa chambre.
***

Le lendemain, il s'habilla normalement, comme un touriste, mais utilisa toutes ses capacités de tueur pour pister le Loup. Alexis voulait connaître les raisons de sa présence ici, et peut-être qu'Enzo pourrait involontairement l'aider. L'hybride ne faisait rien de spécial, se comportant normalement, comme tout touriste de haut rang. Il ne le perdit pas de vue, sachant se dissimuler comme il le fallait. Rien d'étrange ne se passa pendant toute la journée. Ce manque d'anormalité ne lui plaisait pas, cela ne l'éclaircissait pas sur la situation. Il se demandait si cela valait la peine de continuer. En attendant, Alexis voulait se reposer le corps et l'esprit ; peut-être qu'il s'était fourvoyé et qu'il devenait vraiment trop paranoïaque. Il traversa le couloir menant à sa suite, empressé de respirer un peu. Devant la porte, il chassa une mèche de ses cheveux noirs qui obstruait sa vue et enfonça la clé dans la serrure.
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Lun 21 Nov - 20:34
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Je ne me suis pas senti au meilleur de ma forme ses derniers jours. A la base je pensais que ses vacances me feraient le plus grand bien, mais au lieu de ça, je me remets de plus en plus en question, la rencontre avec Jun Kono, mes retrouvailles avec la Signora Dawson, mon cœur qui semble de plus en plus d’adoucir. Je n’avais absolument rien prévu de tout ceci, voilà qui risquait de changer bien des choses, à la fois plaisantes et déplaisantes.

C’est pourquoi je pensais passer une fin de cette semaine, seul… Le temps de réfléchir à différentes choses et à ce que je devrais bientôt faire. Hum, c’est dans ses instants là que je me dis que j’aimerais bien avoir un ami, un confident… Mais il faut croire que l’argent ne peut pas acheter ce genre de chose. C’est alors que je reçu un appel sur mon téléphone portable, de Clemenza mon bras droit qui s’occupe de mes affaires à New York. Je décroche et répond :

- Oui Clemenza ?

Le ton de sa voix est intriguant, il semble même rassuré que j’aille bien. Voilà qui m’intrigue, surtout lorsqu’il m’affirme qu’il a découvert quelque chose de potentiellement dangereux pour ma vie. Je m’adosse et lui dis d’un ton calme et grave :

- Parle et dis-moi tout…

Je dois avouer que là encore, la malchance joue contre moi. Cazzo ! Alors l’un des tueurs les plus doués et les plus dangereux de la Marraine Russe : Archer est ici, au complexe. Comme si j’avais besoin de ça en plus, Clemenza me transmet via mon ordinateur quelques informations à son sujet, la trêve entre les Russes n’est pas fragile, mais même si j’ai du respect pour la maîtresse et il m’est déjà arrivé de dîner affaires avec elle.

Mais savoir qu’un tueur de la mafia russe est ici ne m’enchante pas. Est-il là pour moi ? Pour Pearl Dawson ? Il me faut tirer ça au clair, il est hors de question que je quitte le complexe vacancier, mais je ne peux pas risquer de commettre un crime ici. Il va donc falloir ruser, je conclue l’appel :

- Je te remercie pour ses précieuses informations Clemenza, je te tiendrais au courant. Mais ne fais rien sans mon accord.

Puis je commence à réfléchir sur ce que je dois faire. S’il est là pour moi, alors cet Archer finira par se montrer, ce qu’il ignore c’est qu’on ne chasse pas un loup…
♦♦♦

Il m’a fallu beaucoup de chance et de patience pour que je trouve Archer, du moins, c’est plutôt lui qu’il m’a trouvé. Depuis peu, j’ai senti un regard insistant sur moi et cette sensation d’être épié. Mais je n’ai rien changé à mes habitudes et mon comportement. Attendant le moment propice pour agir. Puis, j’ai eu un appel venant de Giovanni, un autre de mes hommes de main spécialisé dans le piratage informatique, son appel m’a redonné le sourire, car il me trouvé le N° de la suite de Mr Archer rien que ça, je vais peut-être rendre visite à cet Archer…

Il me faut agir au plus vite, je presse le pas et me dirige vers la suite de mon « admirateur », la porte est ouverte, il est là, je peux sentir son odeur. Je pousse la porte le plus discrètement possible puis la referme derrière moi. Je sors de ma poche intérieure mon colt 1911 à silencieux. Puis je recherche activement mon chasseur.
Nous finissons par nous retrouver face à face, son regard me rappelle celui que j’avais lorsque j’étais plus jeune. Je finis par prendre la parole :

- Восхищенный, чтобы знакомиться вам Господин Долохов, ваша репутация предшествует вам. *(Ravie te faire votre connaissance Monsieur Archer, votre réputation vous précède.)*

Je ne le quitte pas des yeux, je ne dois pas oublier que c’est un tueur professionnel, c’est pour cela que je ne montre aucune émotions dans ma voix et je braque toujours mon arme sur lui, puis je continue en gardant le même ton :

- Не делайте резкие движения. Я не буду смущаться убивать вас рассматриваю я, сижу вы. *(Ne faites pas de mouvements brusques. Je n'hésiterais pas à vous tuer croyez-moi, asseyez-vous)*

Nous nous installons sur le salon, je le scrute encore un peu, son grande silhouette, ses cheveux aussi sombre qu’une nuit sans étoiles… Quel garçon intriguant. Je finis par briser le silence en parlant à nouveau :

- Простите мой акцент, я люблю очень Русского, но это - язык трудный говорить. Мы можем говорить Японскими, Итальянец или Русский это равному я. Как только вы отвечаете на мои вопросы.*(Pardonnez mon accent, j'aime beaucoup le russe mais c'est une langue difficile à parler. Nous pouvons parler japonais, italien ou russe cela m'est égale. Tant que vous répondez à mes questions.)*

Je laisse à nouveau quelques longues secondes de silence, réfléchissant à ce que je vais bien pouvoir faire si ce tueur est vraiment là pour moi ou pour la signorina Dawson. Si c’est le cas, je devrais me débarrasser de lui, quitte à avoir la mafia russe sur le dos je ne laisserais personne faire du mal à ceux qui me sont proches.
Je reprends la parole, mais en japonais et avec mon accent italien prononcé :

-Vous me pardonnerez cette intrusion, mais je n'apprécie pas trop que l'on me traque. De plus, je croyais que nous avions un accord ma famille et la maîtresse.
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Lun 21 Nov - 20:34
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Alexis poussa la porte de sa suite et ne put s'empêcher, premier réflexe quand il entrait ici, de vérifier la présence de son arme. Il avait refusé le passage des Dames de ménage, s'occupant lui même de le faire, pour préserver sa vie privée. Car oui, étant obligé de se cacher pendant que les choses se tassent du côté de la Maîtresse, il avait dû prendre avec lui tout le matériel qu'il avait de sa précédente mission. Sa suite était fourrée de pièces compromettantes à son encontre. Mais avant qu'il puisse réaliser sa vérification, un mauvais pressentiment lui fit faire volte-face, pour retourner l'entrée. Et se trouver nez à nez avec Enzo Ariacci en personne, armé d'un revolver à silencieux. 
Derrière son masque de froideur et d'impassibilité, Alexis cachait une rage sourde envers lui-même et trouvait que ces derniers temps, il se montrait beaucoup trop fragile dans ses défenses. Il avait déjà été traqué par la rusée Renarde Pearl, qui l'avait acculé à plusieurs reprises par sa beauté et son intelligence. Et voila qu'à présent, le chasseur était devenu le chassé, avant même que le Tueur ne parvienne à éclaircir le mystère de la présence du Parrain au Complexe, c'était lui-même qui le tenait en joue pour lui poser des questions. 
Mais que se passait-il chez Alexis en ce moment ? La faute en était à ce Complexe où il devait se cacher. Il comprenait mieux pourquoi, pendant tant d'années, la mafia Russe dont il était l'esclave l'avait privé de tout bonheur et de tout loisir. Pour ne pas qu'il se détende et qu'il devienne imprudent. Il demeurait en permanence sur le qui-vive et se tenait prêt à tout. Or, depuis qu'il avait mis les pieds dans ce lieu de vacances, il avait découvert des choses extrêmement plaisantes, bien loin de son univers glacial, ensanglanté et sombre. Il s'était enivré de ces sensations nouvelles, y prenait du plaisir au point qu'il avait bien trop baissé sa garde. 
Conservant le silence, il écoutait chaque mot d'un Russe parfait du Parrain (excepté l'accent), sans broncher, sans bouger. Ce n'était pas la première fois qu'il était sous la menace d'une arme, et savait s'en sortir en cherchant la faille. Il y a toujours une faille. Et il portait sur lui une seule flèche qui, même sans arc, touchait toujours sa cible. Néanmoins, il devait se méfier de son agresseur. Il avait déjà commis l'erreur de le sous-estimer, pensant pourtant avoir été suffisamment discret pour ne pas être repéré. Après tout, Enzo n'était pas n'importe qui, c'était même une pointure dans le milieu. Il n'était pas ce genre de parrain à se cacher derrière ses sbires tandis qu'il se prélassait avec des femmes aux poitrines généreuses et à consommer de la drogue. Non, d'après ce qu'on savait de lui, il était homme d'action, et savait prendre les choses en main, comme il venait de le prouver. 
Alexis conserva le silence et ne répondit à aucune des allocutions de l'Okami. Il n'était pas un très grand bavard, il fallait reconnaître. Ce qui surprit le jeune homme était l'emploi de son nom de code, prouvant que le Sicilien n'avait pas frappé au hasard. Archer. Si Enzo avait eu cette information (par quel biais ? Quand Alex s'était-il trahi lui-même ?), cela signifiait que le Russe était en danger. Mis à part sa branche de la Mafia, dite "au serpent", toute personne connaissait son identité devait mourir. Or, si Alexis tuait Enzo Ariacci aujourd'hui, il allait s'attirer les foudres de la Maîtresse (il n'avait reçu aucune instruction de sa part), et de la mafia sicilienne, pour avoir rompu le traité de paix entre eux. En résumé, il serait responsable d'une guerre de gang sans précédent. Et lui, au milieu de tout cela, recevrait un châtiment exemplaire. Au mieux, la mort. Au pire, la torture. 
Il devait donc accepter de parler avec Enzo en se laissant faire, sachant qu'il avait commis une bourde qui allait lui prendre la vie de toute manière. 
Sans perdre l'homme au pistolet des yeux, Alexis se contenta de lui obéir et prit place sur un fauteuil du salon de la suite. 
Il détaillait l'hybride de la tête aux pieds, sans manquer une seule partie de sa personne, et constatant à quel point le Loup était impressionnant. Avec ses manières polies, son physique tout à fait particulier, il avait un charisme incroyable au point qu'Alexis luttait pour ne pas baisser les yeux et continuer de le fixer de son regard noir. Il mit un bras sur ses genoux, bien en vue. Le second en revanche partait légèrement sur l'arrière. En cas de tir, celui-ci lui donnerait une impulsion transversale pour prendre la balle dans un endroit moins vital et pouvoir réagir au plus vite. 
Reprenant un peu ses réflexes, il sauta sur l'occasion que le loup lui laissait pour ne pas accepter de parler en Japonais ni  en Italien, bien qu'il maîtrisa ces deux langues. Le choix du Russe était entièrement tactique. Même si Enzo le parlait fort bien, ce n'était pas sa langue maternelle ; lui-même venait de reconnaître qu'il s'agissait d'une langue difficile. En le forçant à parler Russe, Alexis voulait provoquer un déficit d'attention qui augmenterait ses opportunités de réaction. 
- -Если это может успокоить вас, я не здесь на миссии. Я не нарушают наше соглашение. 
(Si cela peut vous rassurer, je ne suis pas ici en mission. Je ne brise pas notre accord.)
Sa voix était dure comme de la pierre, accentuée par son état d'esprit tout autant que par son accent rude et la langue en elle-même, plutôt sévère. 
Il était surpris qu'Enzo, qui avait réussi à dévoiler l'identité de Archer aussi efficacement, ne soit en revanche pas au courant de ce qu'il se passait actuellement au sein de la Branche de la Maîtresse. Il ignorait donc qu'il y avait de l'eau dans le gaz et que tous devaient faire le mort en attendant que la situation se calme ? 
Il n'était pas du genre à prendre les devant pour parler, mais il sentait qu'il n'en avait pas dit assez pour satisfaire le Parrain. 
-Я только что нашел странный ваш pr присутствие в этих местах, и я хотел бы знать причину.
(J'ai juste trouvé étrange votre présence en ces lieux et je souhaitais en connaitre la raison).
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Lun 21 Nov - 20:34
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La discussion débutait enfin, face à face je découvrais enfin qui était Archer. Je devais avouer que d’un certain point de vue, j’étais à la fois rassuré et un peu déçu. Il n’était pas là pour moi et c’est tant mieux, mais je m’attendais à ce que le redoutable tireur d’élite de la maîtresse soit plus… comment dire intimidant ? Non pas que ses yeux sombres ont dû en intimider plus d’un, mais j’ai plutôt l’impression que sous ses airs de tueur, il cache quelque chose, intéressant…

Je finis par prendre la parole lorsque notre petit russe semble se demander ce que je fais ici, je lui réponds en russe comme mon interlocuteur ne semble pas pouvoir me parler dans une autre langue, à moins qu’il ne le veuille pas tout simplement …

- Именно это заверяет меня, по крайней мере частично. Что касается я нахожусь на отпуске… Необходимо верить, чтобы огни города возвратили мое хрупкое здоровье, кажется, что морской воздух очень хорош для сердца сказав это, он не слишком много заставляют делать чрезмерное использование этого за риск наличия представления , которое становится перепутанным, не это?*(Voilà qui me rassure, du moins en partie. Quant à moi je suis en vacances… Il faut croire que les lumières de la ville ont rendu ma santé fragile, il parait que l’air marin est très bon pour le cœur… ceci dit, il ne fait pas trop en abuser au risque d’avoir la vue qui se trouble n’est-ce pas ?)*

Je ne pouvais pas me permettre de faire cette petite pique au tueur, je suis ce genre d’homme qui aime jouer avec le feu mais qui par contre peuvent difficilement se bruler. Enfin, j’ai beau plaisanter, je dois à présent savoir ce qui amène un serviteur de la maîtresse ici, dans ce complexe vacancier des îles japonaises. C’est un mystère qui ne le restera pas pour moi, surtout que je ne suis pas le seul à fréquenter le monde au-delà des barrières de la loi et de la morale. Je pense à Pearl notamment, elle est restée à mes côtés quelques temps, même si elle était sous une autre identité, elle a ce genre de charme et cette malice qui peuvent lui attirer des ennuis.

Et tant que je ne saurais pas quelles sont les motivations de cet homme, je ne suis pas naïf et je sais par expérience que les tueurs n'hésitent pas à s’en prendre aux entourages, je suis parcouru d'un frisson en imaginant ce bastardo qui pourrait s'en prendre à quelqu’un qui m’est cher, comme la signorina Kono. Pour elle je suis prêt à tuer et je sais que je n’hésiterais jamais. Je reprends la parole et m’exprime toujours dans un russe grave :

- Теперь, когда я ответил на ваш вопрос, я мог бы спрашивать вас этот вопрос. Что убийца змеи делает здесь ?*(Maintenant que j’ai répondu à votre question, je pourrais vous poser cette question . Qu’est-ce qu’un tueur du serpent fait ici?)*

Comme je m’y attendais, l’assassin refuse de me répondre. Cela n’a rien d’étonnant, il est lié par la maîtresse et il ne parlera pas. On dit que ceux qui trahissent la maîtresse ne s’en vantent jamais très longtemps. Mais il n’y a pas que ça…
C’est étrange, mais pour un tueur je ne le trouve pas effrayant et pour une raison que je ne saurais dire, j’ai l’impression de me revoir avant que je ne devienne Don Ariacci. Il me rappelle celui que j’étais quand j’obéissais aux ordres sans broncher, que je tuais ceux qu’on me demandait sans rien dire, que je ne vivais que pour le meurtre et engrosser ceux pour qui je travaillais qui daignais de me jeter quelques billets pour que je puisse nourrir Lucrezia.

Oui, il y a quelque chose chez cet homme qui… m’attendris. Je n’oublie pas qu’il peut me tuer, mais peut être qu’en tentant une approche, disons un peu plus diplomatique, il me révèlera ce pourquoi il est ici. Reste juste à savoir s’il ne cherche pas une faille pour mieux me tuer, quoi qu’il en soit, il sait que pour tuer un loup il devra me trancher la tête, au risque que je ne lui arrache la gorge.

Je décide alors de poser mon pistolet sur la table, mon doigt lâchant la gâchette. Mon regard plonge dans les pupilles sombres de mon singulier russe, je lui souris en lui affirmant d’un ton un peu moins impérial et plus amical :

- Я не буду ходить вокруг да около, я мог бы ломать ваши ноги и отрывать  вам ваш язык , так что вы написали мне, что вы делаете здесь. Состоит в том, что вообще, что они делают кто используют насилие, чтобы получить их собственный путь, я могу быть волком, который я аналогично не. Но я не глуп при том, кто-то столь же интеллектуальный и опасный как не будет идти вы сюда без оружия на нем, и когда эксперт поклона  как не может вас использовать его оружие, он имеет его стрелки…*(Je n’irais pas par quatre chemins, je pourrais briser vos jambes et vous arracher votre langue pour que vous m’écriviez ce que vous faites ici. C’est ce qu’en général ce que font ceux qui utilisent la violence pour arriver à leurs fins, j’ai beau être un loup je ne suis pas comme ça. Mais je ne suis pas stupide pour autant, quelqu’un d’aussi intelligent et dangereux comme vous ne se promènerais pas ici sans arme sur lui, et quand un expert de l’arc comme vous ne peut pas utiliser son arme, il lui reste ses flèches…)*

Je finis ma phrase en regardant un peu plus attentivement mon opposant, a-t ‘il une de ses armes mortelle sur lui ? Difficile à dire et je ne prendrais pas la peine de le fouiller. Trop dangereux, vu ses talents je sais qu’il serait capable de me crever un œil sans même utiliser son arc. J’ai beau ne plus tenir mon pistolet en main, il est toujours à ma portée, mais il y aura bien 1 seconde avant que je ne puisse m’en saisir et abattre le tueur s’il décide de m’ôter la vie. Mais il peut se passer bien des choses en 1 seconde. Mais je reste joueur et on ne peut pas gagner sans prendre de risques.

-  Затем я собираюсь быть откровенным, я не хочу нести гнев хозяйки , но я не доверяю вам, однако что является тем, что мы можем говорить человек с человеком? Без использования  этого например?*(Alors je vais être franc,  je n’ai pas envie de m’attirer les foudres de la maîtresse mais je ne vous fais pas confiance, cependant est ce que nous pouvons parler d’homme à homme ? Sans usage de ceci par exemple ?)*

Dis-je en montrant mon arme, j’ai dit ce que j’avais à dire. Reste à savoir si notre petit russe va tenir compte de mes propos ou si pour ces yeux je ne suis rien de plus qu’un morceau de viande articulé par des os et rien de plus.
Je me permets cette remarque d’un ton amusé et cordial :

- Это забавно, я нахожу, что вы походите небольшой на актера Danila Kozlovski… Он  играл в «Lorenzaccio игру , которую я любил хорошо. Вы любите театр? *(C’est drôle, je trouve que tu ressembles un poco à l’acteur Danila Kozlovski… Il a joué dans « Lorenzaccio  une pièce de théâtre que j’ai bien aimé. Aimes-tu le théâtre ?)*
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Le Parrain parlait avec beaucoup de distinction et un ton qui, sans être agressif, se voulait imposant. Alexis se sentait très mal à l'aise en sa présence, car il ressentait exactement la même impression devant la Maîtresse. Le charisme des leaders mafieux, sûrement. Il arrivait à mêler à la fois sérieux et une sorte d'humour un peu ironique, qui laissa le jeune homme impassible. Il avait l'impression qu'il se fichait de lui, ce qui était fort désagréable. Il était déjà assez humilié d'avoir été percé à jour. Et la suite de la discussion n'atténuerait pas sa cuisante défaite, puisqu'Enzo voulait lui tirer les vers du nez. Sa main se rapprochait millimètre par millimètre de sa flèche, bien qu'il sut que c'était une mauvaise idée.
Cela lui permettait de se rassurer, sans pour autant vouloir passer à l'acte.
Il conserva le silence, fixant ses yeux aux reflets aussi noirs que ses cheveux sur le Loup, résistant à la tentation de baisser les yeux. Il ne voulait pas paraître faible, même si il savait qu'il donnait parfois cette impression quand il n'était pas caché par son arc. Il se montrait digne face à lui, malgré la présence de l'arme entre eux, quitte même à paraître défiant.
Le Loup décida de changer de tactique et commençait petit à petit à perturber le jeune Dolohov qui ne savait plus quoi penser. Tout en se montrant plus détendu dans son parler, il se fit plus dur dans le contenu, par l'évocation d'une menace. On pourrait traduire le geste mêlé à la parole par :"je n'ai pas besoin de mon arme pour vous faire du mal". La réputation du Don n'était pas usurpée. Mieux valait éviter de le contrarier ; Alexis prenait ses suggestions de tortures très au sérieux. Surtout qu'Enzo avait l'expérience dans de nombreux domaines, ce qui le rendait vraiment redoutable. Ne pouvant rien lui cacher, et obligé de donner une preuve de confiance (bien que ce terme dans la Mafia soit une pire hypocrisie), il se résolut à sortir sa flèche de sa cachette. Et à arrêter de tromper l'ennemi, en se mettant à parler japonais.

- Cela vous intéresse-t-il vraiment de savoir si j'aime le théâtre ?

Il ne pouvait pas donner son avis sur une chose qu'il ne connaissait pas. Qu'est-ce que cela pouvait lui faire, le théâtre ? Alexis n'était pas un homme de culture ; il avait lu afin de faire bonne figure en société. Sortir voir une pièce était exclu de son emploi du temps. Mais qu'est-ce que cela avait à voir avec lui ? Il ressemblait à un acteur, la belle affaire !  

- Vous n'êtes pas venu me voir pour me parler de spectacle vivant.

Quand il était sérieux, il détestait les circonvolutions et préférait aller directement au fait. Il bougea lentement son bras gauche, écartant le second de lui, pour récupérer sa flèche et la poser en douceur sur la table, à côté du revolver.

- Je n'ai aucune intention de vous tuer. Je n'en ai pas reçu l'ordre. Si je le faisais, j'en subirais les conséquences. Et ce serait certainement pire que d'avoir les jambes brisées et la langue arrachée. Je n'ai pas besoin de vous faire un dessin ; je n'ai pas envie d'être le responsable d'une guerre de gang.

Il croisa une jambe, puis les bras. Son regard devint encore plus froid qu'auparavant, plus inquiétant et plus dangereux. Il conservait son self-control, mais il s'agaçait de la situation.

- Je vous l'ai dit, je ne suis pas ici en mission.

Un petit sourire en coin, un brin diabolique, vint déformer ses lèvres, tandis qu'il se mit lui aussi à donner dans le sarcasme.

- Je suis en vacances.
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- Vraiment ? Pourtant vous êtes doué pour jouer la comédie je me trompe ? Si vous avez réussi à vous faire passer pour un touriste sans que personne ne vous remarque, c’est que vous devez être un acteur né.

Dis-je d’un ton à nouveau malicieux. Si ce russe voulait jouer avec moi, celui-ci n’allait pas déçu du voyage. Il était donc en repos ? J’avais un peu de mal à y croire, car même si les tueurs font plus de 35 heures semaines et qu’il s ne touchent pas l’assurance maladie, j’ai rarement vu un assassin professionnel allait à la plage après 5 mois à obéir à son employeur. Je renchaine à nouveau le jeune homme en lui demandant ironiquement :

- Si vous êtes en vacances, pourquoi garder cet arc et ses flèches avec vous ? ce n’est pas pour jouer à Robin des bois non ?

Ceci dit, un parrain de mafia sicilienne qui se fait passer pour un touriste et qui garde une arme sur lui, ce n’est sans aucun doute pas mieux. Ceci dit, avec les responsabilités que j’ai, je ne peux pas me permettre de faire la moindre erreur. Je suis au sommet de la criminalité, j’ai réunis toutes les familles Sicilienne en pleine déchéance pour n’en former qu’une seule. Nous dominons Little Italy et nous avons gagné en respect et en influence auprès des autres familles criminelles. Hélas, beaucoup de personnes ne me voient pas d’un bon œil, pour eux je reste un loup et ils posent leurs pièges en espérant que je mette la patte dedans.

Avant que je n’arrive au complexe, je n’avais aucunes faiblesses, aucun moyen possible de me faire pression d’une quelconque manière qui soit. Seulement, après quelques mois ici, j’ai commis plusieurs erreurs. Après avoir rencontré une humaine du nom de Jun Kono, je me suis attaché à elle, ce qui devait être une simple rencontre s’est changé en révélation pour moi. Je sais que je ne pourrais pas me passer de son sourire, de la tendresse qu’elle dégage et de la chaleur de ses bras. Mon autre erreur a été de retrouver Pearl, j’ai beaucoup aimé jouer avec elle lorsqu’elle fut pendant un temps à mon service, d’une certaine façon je suis lié à elle, mais pas comme ma belle Jun. Elle sait ce que je fais, elle connait ma vrai nature et pourtant… Elle ne peut pas s’empêcher de sombrer dans mes bras et moi de ne pas résister à son charme de divine succube…

Ses deux femmes constituent mon point faible, si on leur faisait du mal je mettrais à feu et à sang le monde, si on les prenait en otage, je vendrais mon empire tout entier et mon honneur pour les savoir en sécurité. Je ne veux pas les perdre, elles me sont précieuses, elles sont miennes …

Je vais devoir tâcher de découvrir s’il est à la recherche de quelqu’un, je pourrais tout aussi simplement le tuer d’une balle en pleine tête, de nombreux problèmes seraient réglés…  Cependant, je ne le fais pas, pourquoi ? Peut être que je suis un peu curieux et fasciné par cet homme, cet assassin au service d’une femme qui étend sa domination comme une veuve noire étend sa  sombre toile. Mais j’ai l’impression, que cet archer n’est pas à sa place, qu’il n’aime pas ce qu’il fait. Ce sentiment de dégout n’est pas anodin, de nombreux criminels le ressentent lorsqu’ils débutent dans le crime.

Avec cet homme aux cheveux de nuit, c’est différent, on ne dirait pas du dégout mais un rejet permanent. Comme s’il luttait contre ses propres démons, il sait qu’il est la marionnette et qu’il ne peut se défaire de ses fils, mais il n’abandonne pas. C’est étrange et je ne peux pas m’empêcher d’éprouver un peu… d’empathie ?

Je me risque à parler à nouveau, d’une voix grave et sérieuse :

- Vous m’intriguez jeune homme… J’ai rencontré de nombreuses personne au cours de ma vie, mais je dois avouer que vous n’êtes pas ordinaire. Vous avez les yeux d’un tueur, vous parler comme un tueur, votre gestuel est celle de quelqu’un qui n’hésitera pas à abattre sa cible…

C’est vrai, les bonnes gens ne peuvent remarquer ce genre de détail, ne pas attirer l’attention fait partie du credo des maîtres assassins, vous ne les soupçonneriez même pas et si l’on n’y prend garde, on se retrouve alors avec une flèche d’acier en travers de la gorge. Je continue toujours du même ton :

- Pourtant… J’ai l’impression que vous n’avez que l’apparence d’un assassin, comme si vous portiez un masque et un déguisement afin de mieux dissimuler vos émotions les plus secrètes, car je sens en vous quelque chose... comme une faible étincelle d’humanité dans vos yeux alors que beaucoup de tueurs au service de la mafia l’ont abandonné…

Inutile d’en dire plus, s’il s’énerve et tente de me tuer je pourrais le maîtriser car il ne sera plus maître de ses émotions. Si cela ne lui fait aucun effet, alors je devrais le tuer car lui n’hésitera pas, dans le pire des cas je stimulerais un accident et repartirais pour Little Italy. Mais si jamais, cela a un autre effet, s’il a bien toujours son humanité et qu’il ne veut pas la perdre, je pourrais envisager quelque chose …

J’insiste un peu, attendant qu’il me réponde car je ne me contenterais pas d’un simple silence :

- Oseriez-vous me dire que je me trompe ?

Avec de la chance, il reste encore un espoir que je puisse toujours protéger Jun Kono et Pearl Dawson. Nous allons être très vite fixés…
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Le loup aimait bien jouer avec ses proies. Il ne pouvait s'empêcher de faire de l'humour sur le compte du slave, qui n'appréciait guère mais devait composer avec. Enzo était un parrain, et à ce titre, de rang supérieur à un simple exécutant. Alexis n'était rien face à cet homme qui le regardait comme s'il allait le décorer. Il était indéniablement impressionnant. Et Alexis avait de plus en plus de mal à lui résister, à se taire. Il sentait une pression sur ses épaules, se sentait si petit face à lui.

Il sentait qu'à la fin de cette discussion, il allait mourir. Alexis avait vraiment eu une vie pourrie qu'il ne souhaitait à personne. Il était entré dans la mafia très jeune, à peine commençait à découvrir la vraie vie, il allait terminer ici, dans cette suite. Cela pourrait être pire. Dans des décombres par exemple. Loin de tout, sans personne pour le constater.
Pouvait-il se sauver ? En disant l'entière vérité ? Il ne risquait pas grande chose, alliance oblige. Enfin, alliance... Quelle naïveté ! Pacte de non-agression, plutôt. Soit une relation fragile. Et si révéler ce qu'il savait ne risquait-il pas d'annoncer une faiblesse de son clan ? Il ne savait plus quoi faire. Il n'avait jamais pris de décision, il se retrouvait sans filet.

Le Russe alla répondre enfin à Enzo, mais celui-ci fut rapide, et Alexis ne se doutait pas une seule seconde des propos qu'il lui tenait. Incroyable... Le Parrain ne le connaissait que depuis quelques minutes et il l'avait déjà cerné. Comment Enzo avait-il fait pour le comprendre ainsi ? L'instinct de l'hybride, une intelligence fine. L'expérience du mafieux, qui avait du voir défiler beaucoup de monde devant ses yeux.
Toute réserve quitta le slave sous l'effet de la surprise et de l'émotion vive qui le saisissait. Son expression sévère disparut au profit d'une gêne immense, ses mains serrèrent le tissu de son pantalon et il détourna les yeux. Jamais il ne détournait les yeux, sauf quand il se sentait acculé. Et là... Il perdait tous ses moyens. Il avait l'impression d'une régression jusqu'à son enfance, où il était terrifié par le monde dans lequel il pénétrait et où il n'était pas à sa place. Non, Alexis n'était pas un tueur, et ce malgré les années où la Maîtresse en avait voulu autrement. Il n'était pas totalement pourri, et quelqu'un l'avait compris.  

Alexis n'arrivait pas à trouver les mots pour répondre. Il était dans une situation très délicate, qui ne lui était jamais arrivé dans toute sa carrière : il était vulnérable. A la merci de ce loup qui tenait sa vie entre ses pattes. A présent qu'il avait tombé le masque, le tueur rencontrait d'énormes difficultés à  se donner une contenance. Pire encore, il sentait des larmes au seuil de ses paupières, qu'il réprimait au prix d'un lourd effort.

En face de lui, Enzo attendait une réponse. Alexis se força à se maîtriser plus que d’ordinaire. Il baissa les yeux vers le sol et parla d'une voix grave qui contenait avec difficulté tout son ressentiment.  

- Vous ne vous trompez pas. Et inutile de vous cacher des informations, votre clairvoyance me dépasse, de toute évidence. Je suis ici en planque. Je ne suis pas retourné en Russie depuis ma dernière mission et ne doit pas bouger tant qu'on ne me l'ordonnera pas.

Il sembla reprendre un peu de poil de la bête. La surprise passée, il retrouva son regard dur et un peu de froideur.

- Je pensais que vous saviez tout, mais étrangement, vous semblez ignorer que le "serpent" est actuellement menacé, d'où le silence radio en ce qui nous concerne. Nos activités sont arrêtées jusqu’à nouvel ordre et je devais me cacher ici. Quant au fait que mon arc soit avec moi, il m'accompagne partout, tout le temps.
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- Voilà qui est intéressant…

Laissais je échapper alors que j’entendais les confidences de l’assassin. Ainsi donc, la célèbre flèche d’ébène du « serpent » n’aime pas sa vocation ? Et ainsi donc, la maîtresse se sentirait menacé au point de cesser temporairement ses activités ? Quel pouvait être cet ennemi qui faisait pression sur elle ? Voilà qui laissait présager de mauvais horizons pour moi et la mia famiglia. J’allais devoir demander à Giovanni et Alvarro de mener leur enquête, si quelqu’un n’a pas peur de s’en prendre au serpent, il s’en prendra tôt ou tard au Loup de Sicile.

Je repris mon pistolet en main, remis le cran de sécurité et le rangea dans le veston de ma poche avant d’annoncer enfin au jeune russe :

- Je vous remercie pour votre coopération, nous en avons terminé Archer et soyez tranquille je ne vous ferais aucun mal. Dommage que je ne puisse savoir quel est le nom de l’homme qui se cache derrière l’assassin. Mais je suis sur que je le découvrirais très bientôt. Lors d’une prochaine rencontre qui sait ?Bien, je crois que je vais vous laisser à présent et vous laisser profiter de votre séjour.

Je me leva lentement mais pris soin de ne pas le quitter des yeux, sait on jamais. Mais arrivée au pas de la porte, mon âme ne se sentait pas tranquille, j’avais nettement l’image de Pearl en tête. Pourquoi ? étais-ce un signal d’alarme ? Un avertissement pour moi ? Cette renarde avait le don de s’attirer les ennuis et de fréquenter avec les mauvaises personnes, j’en sais quelque chose du moins. Je me retourna lentement, mes pupilles d’or plongèrent dans les iris sombre du russe, puis je lui tonna d’un ton impérial et grave :

- Une dernière chose, j’ai rencontré des gens que j’apprécie mais qui n’ont rien à voir avec le monde que nous fréquentons. Si jamais j’apprends que le moindre mal leur est fait, je vous en tiendrais pour responsable. Et alors je changerais votre notion de l’enfer en paradis, j’espère que vous m'avez compris signore, je n'aimerais pas vous le rappeler une deuxième fois...

Si mes yeux avaient été des armes, elle s’étaient alors braqués vers l’humain qui avait l’immense privilège de voir le regard que le Loup de Sicile ne fait qu’une fois à ses adversaires. Lorsqu’il me donna sa réponse, je lui souris à nouveau et conclu alors cette étonnante rencontre :

- Bien, si vous êtes l’homme que je pense être, alors nous nous reverrons très vite. Je vous ferais peut être une proposition qui vous intéressera alors… Au revoir signore…

Je quitta enfin le suite du redoutable assassin, ma main tremble un peu alors que je m’éloigne de l’antre de l’intriguant Archer. Qu’est ce donc ? De la peur ? Voilà bien des années que je n’avais pas ressentis un tel sentiment, un sourire s’affiche sur mon visage et je tremble d’impatience à l’idée de refaire face à l’homme de main de la maîtresse.

Cependant, je ne suis pas tranquille pour longtemps, cet image de Pearl dans ma tête, il va falloir que je m’assure qu’il ne lui arrive rien. Evidemment, il en sera de même pour la signorina Kono, celui qui osera  leur faire du mal verra son corps mutilé. Je me saisis alors de mon téléphone portable et contacte mon bras droit :

- Clemenza, j’aimerais que tu me prépare un virement assez important, environ 1 million de dollar. Met cet argent en attente, non je ne peux pas te dire à quoi il va servir mais ne t’en fais pas, ce sera un bon investissement et si tout se passe comme je le pressens…

Un nouveau sourire s’affiche sur mon visage, mais il est teint par mon insaisissable avarice et un désir nouveau que j’ai hâte de combler. Quand ? Je l’ignore, mais que le sable du temps s’écoule au plus vite, car aussi sombre soit le futur, il n’en reste pas moins appétissant alors que je termine mon appel téléphonique :

- Notre family va peut être compter un nouveau membre…you know ?

HRP:
Spoiler:
 

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Alexis se leva machinalement derrière Enzo, doucement, ferma la porte à clé (cette précaution oubliée plus tôt avait failli lui coûter sa vie). Il tourna le dos à la porte, s'appuya dessus, et se laissa glisser sur le sol comme s'il était vidé de son énergie vitale. Ce qu'il venait de se passer... Ce que le Loup avait insinué...

Qu'ils seraient amené à se revoir. Alexis n'y comptait pas : revoir un mafieux n'était jamais une bonne chose, car cela signifiait qu'il pouvait se procurer une occasion supplémentaire de le tuer. Ou bien de lui demander un petit service. Après tout, il avait parlé d'une "proposition qu'il ne pourrait pas refuser". C'était on ne peut plus clair.  Il allait l'utiliser pour faire sa basse besogne, comme tous les autres. Même si Enzo était plus distingué et nettement moins vulgaire que la maîtresse, il demeurait un malfrat avant tout.

Qu'il ne manquerait pas de le réduire au silence (au sens figuré ; nous avons vu que le sens propre était déjà acquis) s'il s'attaquait à des personnes proches de lui. Ce n'était pas son intension, évidemment. S'il pouvait arrêter de tuer pour le reste de ses jours, il en serait le premier ravi. Mais si la Maîtresse en décidait autrement, ou si quelqu'un venait à découvrir son identité, il devrait mettre cette personne à mort. D'ailleurs, Enzo était la première personne à réchapper à cette règle d'or. Le parrain avait découvert son identité et il était ressorti de cette pièce, vivant, alors que l'Assassin aurait largement pu le tuer, quitte à se prendre une balle dans le corps. Mais s'il ne l'avait pas fait, c'était uniquement parce qu'il ne voulait pas déclencher une guerre de gang.
seulement, il serait bien obligé d'avouer à la Maîtresse qu'il avait été découvert, et elle ne risquerait pas d'apprécier. Alexis se mit à trembler en pensant à la punition qu'elle allait lui infliger.
En même temps, comment pourrait-il deviner une seule seconde les noms des personnes concernées ? Il serait plus facile d'éviter les dites personnes. Mais il avait gardé le silence, laissant le droit au destin de se jouer de lui, comme il aimait si bien le faire d'ordinaire.

Qu'il avait compris quel homme il était. Pourtant, Alexis était persuadé ne pas avoir montré la moindre faiblesse. Comment avait-il fait ? Le tueur s'était-il trahi malgré lui ? A moins qu'Enzo ne soit passé par le même cap et reconnaisse ceux qui détestaient donner la mort ? Le slave eut envie d'en savoir plus sur lui, mais il renonça. Enzo avait prouvé qu'il était perspicace et qu'il avait un grand réseau d'informations et de surveillance qui pourrait détecter le moindre de ses mouvements informatiques. D'ordinaire, Alexis, grâce aux hackers du Serpent, aurait pu protéger ses accès sans problème. Mais comme toute l'Organisation devait faire le mort, il ne pouvait pas les contacter pour ça.

Le jeune homme était totalement perdu. Pire encore, il avait l'impression d'être encore plus prisonnier de son existence qu'auparavant. Deux parrains le surveillaient à présent ; Alexis risquait de rencontrer des personnes en lien avec Enzo et donc de s'exposer à son courroux. Peut-être ferait-il mieux de rester enfermé dans cette chambre et ne sortir que pour aller chercher à manger. Dire qu'il avait cru, pendant quelques jours, qu'il pourrait enfin prendre un peu de bon temps.
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