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SHIRYU-BRUNE : Night Knight tombe le masque

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Mar 8 Déc - 10:49
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Wayce-san,


Vous m'avez sauvé la vie, vous m'avez consolé. Vous êtes mon ange gardien de la nuit. Bien que, honorablement, vous refusez d'être remercié pour vos attentions, je ne peux qu'être redevable à votre égard. Je souhaitais vous connaître un peu plus. Si vous partagez ce désir, rejoignez-moi vers ..h .. min au second étage, studio n°2 et tapez quatre fois sur la porte. Si vous ne souhaitez pas poursuivre notre rencontre, je comprendrais. Sachez que je tiendrai ma parole et que je garderai votre secret jusqu'à la mort.

S.H.



***

Shiryu surveillait les moindres secondes défilant sur la grande horloge de son studio. Nerveux, il se torturait les doigts, assis sur une chaise donnant face à la porte d'entrée. Ne tenant plus, il se leva. Retourna dans la salle de bain et vérifia sa mise. Il s'était douché et changé après la soirée VIP, histoire de ne plus sentir les effluves de cuisine. Une fragrance fraîche, embaumant la verveine, émanait de son corps et des cheveux. Il s'était vêtu d'une chemise noire à manche mi-longue, ainsi qu'un jean blanc immaculé. Il portait des chaussons noirs aux semelles rouges. Ses cheveux si longs se regroupaient en queue de cheval haute, mais d'une manière plus négligée qu'au travail. Des mèches rouges s'évadaient avec une certaine grâce sauvage. Rassuré sur son apparence, il retourna devant la porte et consulta une nouvelle fois l'heure.

Le temps du rendez-vous n'arrivait pas encore. Shiryu trépignait, priant pour qu'il vienne à l'avance et abrège son supplice. Mais la convenance prônait la ponctualité et vu son éducation, il s'y tiendrait. Ce n'était pas n'importe qui que Shiryu attendait. il ne s'attendait qu'illusoirement à le voir rappliquer plus tôt. Finalement, il aurait dû opter pour la menace. "Si vous ne venez pas, je révèle votre identité à tout le monde." L'hybride n'aurait pas eu le choix. Mais non, Shiryu avait donné sa parole. Même pour une menace en l'air, il n'aurait pas trahi sa promesse.

Brune Wayce avait marqué la vie du jeune homme quelques temps plus tôt. Après une entrée en matière désastreuse, il l'avait sauvé de la noyade alors que le rouquin, pris d'un malaise, tombait à l'eau. La chauve-souris l'avait réchauffé contre son corps, pendant quelques minutes que le cuisinier aurait espéré éternelles. Puis, ce soir encore, Night Knight en civil l'avait secouru en lui remontant le moral, puis en l'invitant à danser. Moment magique, qui avait décidé le garçon à l'inviter dans son studio.

Pourquoi cette convocation ? Shiryu souhaitait ardemment connaître cette personnalité si atypique, si énergique, si drôle, si courageuse. Mais, honnêtement, le caractère seul de Brune ne revêtait pas le seul intérêt que le japonais lui portait. Il n'oublierait jamais ce moment dans la cabane délabrée, leur corps l'un contre l'autre pour se réchauffer, ce sentiment de protection et de bien-être que l'ancienne star recherchait depuis sa séparation forcée de son cameraman. Et sous-jacent, il brûlait de désir d'aller plus loin qu'avec le caméra-man, plus loin qu'un réchauffement post-plongeon.

Seulement, une question importante le tourmentait : la connaissance de Brune Wayce pourrait-elle s'effectuer sur ces deux tableaux ? La façon avec laquelle le chiroptère l'avait serré contre lui augurait la possibilité qu'il apprécie les contacts masculins. Toutefois, la pensée de Shiryu n'avait-elle pas été galvaudée par les circonstances ? D'un, Night Knight aurait réanimé n'importe qui avec la même méthode, ce qu'on attendait d'un super-héros en somme. De deux, il faisait partie de la Haute société, en tant qu'enfant de grands entrepreneurs. Comme souvent dans ces cas-là, les enfants sont promis à un mariage issu de la même caste : bref, Brune était lié à cette personne. De trois, rien ne prouvait qu'il était attiré par les hommes. Tout autant de questions qui minèrent le moral du rouquin, en plus des secondes s'étirant autant que des minutes "Namek". Au pire, il se contenterait de le connaitre en tant qu'ami, ce n'était déjà pas si mal. A condition qu'il vienne. Et il ne venait pas. Pas à l'avance en tout cas.

Le nom d'un animal vint à l'esprit de Shiryu. Le nom d'un animal par lequel toute cette histoire avait débuté.
Un lapin. Non, pas l'animal tout mignon avec deux grandes oreilles qui dévorent vos pieds de table et qui fait un succulent mets en civet. L'expression. Un lapin. Ou poser un lapin pour la reprendre sous la forme originelle.

Pourvu qu'il ne lui pose pas un lapin.



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Raton
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Dim 13 Déc - 21:54
Raton
« Sweet Jesus, Lord of mercy… »

Le front plissé et le poignet tremblant, Brune regarde pour la énième fois la montre implacable dont les chiffres lumineux le rapprochent inexorablement de son destin. Ça fait bientôt dix minutes qu’il est ici, planté comme un piquet dans le couloir de l’étage réservé au personnel, à décliner poliment l’aide que lui offrent les quelques employés qui le croisent et le pensent perdu, d’un sourire crispé et de quelques mots aussi raides que lui. À cinq pas sur sa gauche se trouve la porte du studio n°2, vers laquelle il ne cesse de lorgner que pour regarder l’heure. Jamais une simple porte en bois de pin verni pourvue d’une poignée en fer forgé ne lui aura paru plus intimidante que celle-ci. Pas même celle du bureau du proviseur Whitfield, qui était pourtant autrement plus impressionnante en termes de dimensions. Mais à vrai dire, Brune est en train de sérieusement se demander s’il ne préférerait pas être convoqué pour X raisons dans le bureau du proviseur de son lycée plutôt que de se retrouver ici, à attendre l’heure tant redoutée à laquelle il devra frapper quatre fois à ce petit battant pour rejoindre chez lui le cuisinier qui lui a donné rendez-vous.

Comment les choses ont-elles pu en arriver là ? Le chiroptère a beau avoir retourné, plié et déplié la question dans tous les sens dans son cerveau sans dessus dessous, la réponse lui est toujours aussi nébuleuse. C’est vrai quoi, après tout il n’a fait que sauver ce jeune homme de la noyade, puis de l’hypothermie alors qu’il se faisait agresser par une bande de tire-laines. C’était d’ailleurs la moindre des choses puisqu’il a commencé par le confondre avec un des agresseurs en question, méprise qui lui apparait comme la pire des hontes maintenant qu’il va bientôt se retrouver en tête à tête avec ledit jeune homme. Comment pourra-t-il le regarder en face ? Que vont-ils bien pouvoir se dire ? Et d’abord qu’est-ce qu’il lui veut à l’inviter chez lui, tout à coup, alors qu’ils ne se connaissent pas et qu’il ignore jusqu’à son prénom ? Palsambleu, c’est vrai ça ! Comment il s’appelle, d’abord ? Que fait-il devant la porte d’un quasi parfait inconnu ?! Cette fois c’en est trop.  Le cœur battant, Brune s’apprête à s’enfuir dans le couloir d’où il vient pour retourner se terrer dans sa chambre et enchaîner les ranked sur LOL avec le son à fond dans son casque jusqu’à ce que sommeil s’ensuive. Mais juste à cet instant, son imagination lui impose soudain l’image fulgurante du cuisinier à la flamboyante chevelure, attendant seul dans son salon, d’abord patient, puis perplexe, puis irrité, puis inquiet, puis désespéré, avant de renoncer et d’aller se coucher, le cœur triste et dépité, des larmes amères au coin de ses beaux yeux d’océan. Cette vision le fige instantanément et il sent avec surprise son cœur se gonfler sous le désir de consoler ce jeune homme déçu, de le prendre dans ses bras comme dans cette cabane délabrée sur le port, de le serrer contre lui et de caresser sa peau blanche jusqu’à ce que ses prunelles retrouvent leur éclat. Comme c’est étrange. Ce n’est pourtant qu’une lubie de son imagination, il n’a même pas encore posé le lapin qui se profile. Mais force lui est soudain de se rendre à l’évidence devant la netteté de ce sentiment : il ne peut pas s’en aller. Jamais Nightlord ne lui pardonnerait un tel acte de lâcheté et le nom de Night Knight serait sali à jamais par la honte infamante de ce jour. Guidé par cette détermination nouvelle qui prend le pas sur sa nervosité, Brune tourne les talons, s’arrête devant la porte du studio n°2 et frappe quatre coups sur le bois. Pile à l’heure.

Le battant s’ouvre presque aussitôt et il se retrouve face à son hôte, sentant bon et vêtu de frais, de ravissantes mèches écarlates s’échappant de sa coiffure pour encadrer de part et d’autre son visage et son cou. La gorge sèche, l’estomac noué, le chiroptère se demande s’il a bien fait de se changer lui aussi avant de venir. Le T-shirt Superman dont il est si fier et qui renforce d’habitude sa confiance en lui en toute occasion lui a soudain paru pauvre et ridicule pour se rendre à un rendez-vous avec le beau cuisinier et il lui a préféré un autre, uni, couleur prune et moins large, qui ne lui a jamais trop plu car il n’a pas l’habitude qu’un vêtement lui moule les pectoraux. Il regrette à présent, se demandant s’il ne va pas passer pour un frimeur ou un type superficiel. Mais bon, c’est un peu tard pour y penser.

« B-b-bonsoir… euh, enfin nous nous sommes déjà vus tout à l’heure, mais… Bonsoir. »

Sa voix sonne rauque à ses oreilles et il maudit ses glandes salivaires de s’être soudain mises en grève de la sorte. Comment pourrait-il avoir l’air crédible s’il a l’impression d’avoir la bouche tapissée de parchemins ? Essayant de se concentrer sur autre chose, il baisse la tête pour pénétrer dans le studio, dont le plafond lui frôle le sommet du crâne. Il tente d’articuler un compliment, histoire de dire quelque chose :

« C’est… c’est charmant, chez vous… »

Puis il reste là, les bras ballants, les joues cramoisies, sans savoir ce qu’il convient de faire à présent. Il y a des choses à dire dans ces cas-là qui aident à détendre tout le monde et à instaurer une atmosphère propice au petit bavardage entre connaissances sympathiques, mais il ne les connait pas. En désespoir de cause, Brune décide de jouer cartes sur table. De toute façon, il ne parviendra à rien s’il essaie de faire semblant d’être à l’aise en société :

« Je ne savais pas si je devais amener quelque chose. En fait, je… je ne savais pas du tout ce qu’il convenait de faire, ni même si je devais venir vous retrouver ou… changer d’avis et décliner votre offre. »

Cet aveu allégeant quelque peu le poids qui lui oppresse la poitrine et lui assèche la langue, il décide de continuer d’un pas dans la voie de la franchise en ajoutant, avec un sourire timide :

« Vous… vous êtes la toute première personne à m’inviter de la sorte. Je… j’avoue que je suis un peu nerveux… »
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Mar 15 Déc - 10:41
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Il s’apprêtait à attaquer...


...un ongle avec les dents, prostré contre la porte, le regard suspendu à l’horloge murale, lorsque quatre coups frappèrent, de l’autre côté de la cloison. Passé le cri de surprise et un emballement du rythme cardiaque, il se jeta sur la poignée de porte et l’ouvrit à la volée.

Il était venu.

Shiryu souriait de toutes ses dents, et s'écarta pour le laisser entrer. Il se forçait à se contrôler, ne pas laisser sa joie déborder, au risque d'effrayer son invité. Celui-ci avait perdu sa superbe du bal ; il dansait d'un pied sur l'autre, il fuyait du regard. Pourquoi cette attitude si différente de l'aisance de tantôt ? Avait-il déjà oublié la danse dans la grande salle de bal ? Cet homme possédait de nombreuses facettes : un peu orgueilleux sous le masque de Night Knight ; charmant mondain en tant que Monsieur Wayce. A présent tout timide en tant que... Brune ?
Tout trahissait son malaise : sa gestuelle, sa voix faiblissante et basse, ses suspensions de phrases, son immobilité. Pourtant lui si loquace pendant la soirée, avec l'agent de sécurité, la serveuse maladroite et lui-même.

Le problème ne venait pas de sa sociabilité. Dans la foule, il tirait son épingle du jeu. Le chiroptère, fils de parents de renom, connus par delà les frontières des Etats-Unis, fréquentait des huiles internationales. On lui apprenait forcément à se tenir en société, quelque soit la situation.
L'hybride confirma bientôt la raison de son trouble : les têtes à têtes n'étaient pas monnaie courante. Surtout dans une intimité qui n'avait rien de professionnel. Le cuisinier commençait à comprendre pourquoi Brune se créait une identité secrète. Tous deux n'étaient pas si différents, en somme.

- Vous n'aviez rien à apporter, à part vous-même. Je suis heureux que vous l’ayez fait.

Son cœur battait si fort qu'il craignait de le voir sortir de sa poitrine, comme le loup de Tex Avery. La palette de la personnalité de Brune, si complexe, le séduisait envers et contre tout. Le héros occultait même son ancien cameraman, pour qui son attrait ne se révélait pas aussi fiévreux. Le rouquin devait se mesurer, ne pas se faire d'idée. Brune était venu, premier point. Mais cela ne signifiait en rien que les deux hommes se positionnaient sur la même longueur d'onde. S'il obtenait au moins son amitié, il remporterait une victoire, bien que mitigée. Et douloureuse, au constat de son sourire si timide tellement craquant...

Shiryu toussa dans son point en fermant les yeux, histoire de retrouver la maîtrise de lui-même. Reposait sur lui le bien-être de ce grand garçon si incommodé.

- Asseyez-vous... Le fauteuil rouge, là-bas, vous attend.

Le fauteuil en question trônait autour d'une table ronde, accompagné de trois autres semblables, noir ou rouge, placés à chaque point cardinal.
Sur le meuble bas, des petites coupelles accueillaient des fruits (frais et secs) à picorer à l'aide de cure-dents.  Deux pas plus loin, une coupelle remplie de fruits et de légumes attendait à côté d'un blender en attente d'un smoothie.

- Je peux vous offrir à boire ? Jus de fruits frais, alcool, cocktail maison ?

Il lui adressa un sourire ravi avant de se tourner vivement le visage vers le mur, cachant ainsi l'irradiation de ses joues.

- ...

Les mots suivants ne sortaient pas. Super, deux balbutiants pour un tête-à-tête, ils iraient loin.

- Je suis heureux que vous l'ay... heu.. que vous soyez venu. Vous n'êtes pas trop fatigué après cette soirée... Mouvementée ?

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Raton
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Dim 20 Déc - 2:12
Raton
Dès que son regard se pose sur lui, le visage de Shiryu s’illumine soudain, rayonnant de tous les feux du plus splendide des sourires. Un sourire tellement radieux, si débordant d’une joie pure et sans mélange que Brune en a un instant le souffle coupé, les pommettes rougissantes et le cœur battant. Il se dit qu’il pourrait regarder un tel spectacle pendant un bon moment. Et il n’arrive tout simplement pas à croire qu’il pourrait être la cause d’un tel éclat de bonheur. Comment pourrait-il rendre le jeune cuisinier aussi heureux par sa simple présence ? Il est tout simplement trop modeste et trop peu sûr de lui pour l’envisager. Malgré tout, ça ne l’empêche pas d’être ébloui par ce visage resplendissant, et de sentir de nouveau cet élan dans son cœur qui le pousse vers le jeune homme avec l’envie inexplicable de le prendre dans ses bras, de le tenir serré et de… de quoi, d’ailleurs ? Brune n’ose pas trop y songer mais une chose est certaine : il aurait été le plus sombre des imbéciles s’il était retourné dans sa chambre. Un sourire moins crispé, plus sincère, détend ses traits en réponse à celui de son hôte :

« M-Merci beaucoup… »

Docilement, encore intimidé d’être admis dans un tel endroit (le lieu de vie de quelqu’un d’autre quoi ! Quand on pense que sa propre famille a toutes les peines du monde à rentrer dans sa chambre…), Brune va prendre place sur le fauteuil qu’on lui désigne. Comme souvent, le diamètre de ce dernier n’est pas suffisant pour accueillir sa grande carcasse et il ne peut y caler confortablement ses épaules. Aussi, il reste assis tout au bord pour ne pas que son hôte le remarque. Ce dernier a fait de gros efforts pour bien l’accueillir et il n’ose pas toucher aux petits amuse-gueules dans leurs coupelles. Il a fait tout ça pour lui ? Le chiroptère en est de plus en plus troublé. C’est étrange tout de même, qu’un parfait inconnu se mette à ce point en quatre pour lui. Il persiste à dire qu’il n’a pas fait grand-chose pour… L’aimable proposition d’un rafraîchissement le tire de ses pensées et il répond sans trop y réfléchir :

« Du jus de fruits, ce sera parfait. Si vous avez de la mangue, du citron vert ou du fruit de la passion, ça m’ira très bien. S’il vous plaît… »

Oui, quand même, restons poli. Mais bon, la politesse a ses limites, surtout lorsque les deux jeunes gens sont bientôt tout aussi stressés l’un que l’autre par ce tête-à-tête pour trouver quoi dire. Un silence pesant s’abat l’espace d’un instant autour de la petite table, silence durant lequel Brune ose à peine regarder son vis-à-vis, la jambe tressautant de nervosité dans son fauteuil trop petit. Mais lorsqu’il le fait, c’est pour se retrouver happé sans prévenir dans la contemplation des longues mains fines et blanches du cuisinier, dont les doigts sont élégamment entrelacés, puis de l’échancrure de sa chemise où la peau laiteuse de son cou est visible, tout comme les lignes délicates de ses clavicules. L’espace d’un instant, sans qu’il sache trop pourquoi, cette vision lui assèche la bouche et tire sur une corde brûlante dont il ignorait l’existence, entre ses reins. Il faut une nouvelle question pour l’arracher à cette contemplation et lui rendre ses esprits :

« Fatigué ? Oh non, j’ai l’habitude de veiller plus tard que ça, haha… Et puis j’ai passé une très bonne soirée. Je ne pensais pas m’y amuser autant. C-c’est… c’est grâce à vous, notamment… »

Rougissant, Brune détourne de nouveau le regard et se maudit intérieurement. Flûte à la fin, il se conduit comme un vrai empoté ! Ils ne vont tout de même pas rester comme ça toute la soirée, tendus comme des câbles à haute tension à échanger des banalités en bafouillant à chaque phrase, ça ne rime à rien ! Le chiroptère ne comprend pas cette situation. Il sent que quelque chose de capital dans la nature de cette entrevue lui échappe. Ça lui arrive aussi souvent en société de ne pas comprendre la nature des choses et, dans ces cas-là, en général il se met en rogne et se dépêche d’aller bouder dans un coin. Mais là, c’est différent. Avec ce jeune homme dont il a sauvé la vie, dont il ignore toujours le prénom et qui ne cesse de se montrer gentil à son égard, il a l’impression qu’il peut agir autrement, qu’il peut faire ce qui est impossible et laisser parler sa vraie nature. C’est pourquoi après avoir pris une profonde inspiration, il prend son courage à deux mains pour le regarder droit dans les yeux et avouer en toute franchise :

« À vrai dire, je… je ne comprends pas très bien le pourquoi de ce rendez-vous. Pas que ça soit désagréable, bien au contraire ! Vous êtes un hôte charmant ! je me sens très bien avec vous et je n’ai pas du tout envie de partir ! C’est juste que… c’est seulement… Aah, je suis désolé. Je… je suis très maladroit pour exprimer ce genre de… de choses… »

Très gêné face à son impuissance, Brune se gratte la fourrure derrière l’oreille. Au moins il aura essayé, même s’il n’est absolument pas sûr d’avoir fait avancer les choses ainsi. Tout serait tellement plus simple s’il disposait d’un super pouvoir « se débrouiller en société ». Oh oui, ça lui faciliterait tellement la vie. Ou alors non, l’inverse : si les gens agissait honnêtement les uns avec les autres. Au moins, tout le monde saurait à quoi s’en tenir. Bon, il y aurait peut-être des frictions de ci de là mais ça serait beaucoup plus commode pour lui. Par exemple, il pourrait dire sans se tordre le cerveau à ce jeune homme dont il ignore tout à quel point il le trouve séduisant et combien il aimerait à nouveau le tenir dans ses bras…

« J’ai beaucoup aimé vous tenir dans mes bras la dernière fois… »

Oui, voilà, comme ç-COMMENT ?!!!

« EUH !!! Enfin je veux dire que… Non ! Ne vous méprenez pas sur le sens de mes paroles, j-je me suis peut-être un peu emporté ! Enfin si, c’était vraiment très agréable, je ne veux pas dire le contraire mais je n’aurais pas dû le dire comme ça… Je vous assure que je vous le dis sans arrière-pensée et que je ne cherche absolument pas… Pardon, excusez-moi, je n’aurais pas dû dire ça ! En fait, je n’aurais peut-être pas du venir… »

Mortifié, écarlate et tremblant, Brune se lève précipitamment pour marcher d’un pas mal assuré vers la porte, n’osant même pas regarder le cuisinier après un aveu aussi honteux. Finalement, il a été le plus sombre des imbéciles de frapper à cette porte. Pour quoi va-t-il passer à présent ? Jamais plus il ne pourra supporter de le regarder, ou même de le croiser dans un couloir. Mieux vaut qu’il laisse tomber la franchise et continue de se montrer maussade avec tout le monde dès qu’il sort de sa chambre. Il aura beaucoup moins de problèmes. Cette pensée lui fait très mal au cœur alors qu’il repense au sourire lumineux du jeune homme, à son regard d’océan chatoyant, et à l’envie qu’il avait d’embrasser ce sourire. Ah, c'était donc ça qu'il voulait tout à l'heure. C’est vraiment bête de s'en rendre compte maintenant, juste après avoir tout gâché de la sorte…
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Jeu 24 Déc - 1:35
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La chauve-souris...


...pénétra dans l’appartement. Shiryu n’en perdait pas une miette. Sans son costume, elle lui semblait différent. Moins grand, mais plus accessible. Plus timide. Que masquait-il derrière cet alias ? Qui était le véritable Brune ? Sa personnalité comportait tellement de facettes, si éloignées les unes des autres… Le courageux, impétueux, un peu prétentieux héros. Le riche gentleman à l’aise en société au point d’en oublier un affront public et danser sans honte. Le grand enfant surprotégé par sa mère et taquiné par sa sœur à la table du restaurant. Et le timide géant ailé qui marchait à tous petits pas sur la moquette.  
Lentement, l’invité s’installa sur le fauteuil. Le siège dépassait les autres en confort ; Shiryu savait que l’hybride s’y sentirait bien. Pourtant, celui-ci demeurait au bord, prêt à se lever rapidement s’il le fallait. « Il est encore sur la défensive… », pensa-t-il. « Ou alors il ne restera pas longtemps. Quelle idée idiote aies-je eu de le convier après la soirée ViP. Il est probablement fatigué après la journée et la fête… Il n’a certainement plus faim. »

Se réprimandant pour son manque de discernement, il entreprit de se tourner aux trois quarts de manière à ce que le héros ne repère son trouble. A moins de faire un concours de malaise, renchérir en matière de gêne handicaperait ce rendez-vous trop emprunté.
Le cuisinier se soumit à la commande de son sauveur. Par chance, son frigo débordait de denrées fraîches qu’il avait récupéré en prévision de cet instant dans les réserves du restaurant. Il ne se servait jamais dans les placards de l’employeur ; cette récupération exceptionnelle s’expliquait par la volonté d’éviter le gaspillage. Tous les salariés présents à la soirée VIP emportaient donc une partie des restes. Shiryu avait vite posé une option sur les fruits et légumes. Sage précaution.
Il entreprit de nettoyer les fruits précédemment cités, les éplucha, les découpa. Le rouquin devinait la présence de son invité plus qu’il ne la voyait, ainsi tourné. Personne ne parlait. Pourquoi l’atmosphère était-elle aussi lourde ?
Shiryu le devinait un peu : Brune aurait-il compris que cette convocation ressemblait plus à un rendez-vous galant qu’à une discussion entre potes ? Le héros saisissait les intentions du jeune homme. Ne les partageant pas, trop poli pour exprimer clairement au rouquin qu’il espérait vainement, il optait pour les non-dits. Plus douloureux que la franchise, se lamentait l’intéressé.  chiroptère brisa momentanément le silence, pour lui adresser un remerciement. Shiryu s’étonna. Il ne songeait pas que l’incident du gâteau et le pas de danse calamiteux du Prince des casseroles aient pu divertir ce grand garçon.

- Oh… De rien… je… Suis ravi que vous ne vous soyez pas ennuyé.

Flatté, il versa les fruits dans sa centrifugeuse personnelle (un cadeau de départ de sa retraite télévisuelle) et lança la fabrication du jus de fruit. Il sortit un verre resté au réfrigérateur pour conserver le froid et maintenir le sucre cristallisé et aromatisé sur le haut du verre. Il plaça ce dernier sous le bec verseur. Il ouvrit un petit clapet, à l'avant de la machine. Le liquide exotique s'écoula doucement ; Shiryu interrompit le flot avant la bordure.
Le cuisinier se décala vers son frigidaire. Il plaça le récipient sous le distributeur de glaçon de l’appareil rafraîchissant au moment où de Brune fit part de son incompréhension.

Immobile, le dos toujours tourné, Shiryu baissa la tête et perdit ses mirettes dans les pulpes dansant autour des glaçons. Que voulait dire le héros, bon sang ? Il tournait autour du pot, il n’osait pas livrer le fond de ses pensées. Aucun des deux n’était prêt à dire la vérité, à crever l’abcès. Pourtant, il faudra bien que cet instant arrive ! Ils ne pourraient pas se regarder dans le blanc des yeux éternellement, que diable !
Au moins, Brune se rétractait sur un départ éventuel ; il prévoyait de rester encore à ses côtés. Mais que peinait-il à déclarer ? Shiryu se retourna, le verre à la main. Il franchit les quelques centimètres qui les séparaient. L’hybride hésitait. Les secondes s’égrainaient avec lenteur ; imitaient-elles le rythme des siècles pour qu’elles durent si longtemps ?
Shiryu lui tendit le verre.
Brune ouvrit la bouche.
Shiryu fut pris d’une bouffée de chaleur.

Avait-il bien entendu ? Son chevalier blanc avait apprécié leur intimité, corps contre corps, échange de chaleur, dans la cabane ? Le héros tenta de s’excuser, emmêlant une situation déjà bien complexe. Pire, il optait pour la fuite alors qu’il promettait, deux phrases plus tôt, qu’il se trouvait bien ici. Mais qu’il affirme vraiment ses pensées, enfin ! Cette indécision qui s’installait était aussi douloureuse que pénible, pour les deux hommes. Shiryu se préparait à prendre les devants, s’il le fallait. Histoire de tout clarifier vite fait et cesser de tourner autour du pot.

- Si vous souhaitez partir, sachez que la porte n’est pas fermée à clé. Je ne vous forcerais pas à rester si mon invitation vous importune. Mais je ne supporterais pas votre départ tant que je ne saisirais pas le paradoxe devant lequel vous me mettez. Vous avez aimé me prendre dans vos bras ? Moi aussi. Je ne me suis jamais senti aussi bien depuis… très longtemps.

Cet aveu enflamma ses joues ; son visage probablement aussi rouge que ses cheveux. Il but cul sec le verre qu’il gardait dans sa main. La fraîcheur et les vitamines apaisèrent sa fébrilité soudaine. Jusqu’à la prise de conscience : horrifié, il fixa le récipient vide.

- Je suis désolé !!! je vais le refaire !!!!

Honteux, il se précipita sur les fruits qu’il découpait à toute vitesse sur une planche en bois, risquant de se trancher un doigt entre la rapidité et les tremblements incontrôlés de ses mains.

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Raton
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Lun 7 Mar - 23:38
Raton
Le smoothie avait l’air délicieux. C’est la seule pensée claire qui parvient à émerger de son esprit en fusion et il pourrait difficilement en avoir de plus stupide mais il ne peut pas s’en empêcher, à son grand désarroi. Le sucre coloré sur le bord du verre qui brille délicatement comme autant de diamants minuscules, juste au-dessus de l’onctueux liquide à la riche couleur dorée qui promet d’être parfumé à souhait, c’est vraiment très réussi. Dommage qu’il soit en train de fuir comme un lâche, vaincu par son aveu malheureux et son inaptitude à exprimer élégamment ses sentiments. Quelque part au fond de lui, Brune sait qu’il est en train de faire une bêtise et qu’il n’a pas envie que les choses se passent comme ça. Mais diantre, même si ça ne fait pas un pli, il serait tout de même bien incapable de dire ce qu’il souhaite réellement à l’inverse. Rester ? Oui, certainement. Mais pas avec le malaise qu’il vient de créer en se montrant aussi franc. Pour quelle sorte de pervers va-t-il passer, à présent ? Il aimerait bien dissiper ce malentendu, mais il n’a aucune fichtre idée de la façon dont il doit s’y prendre. Ni s’il y a réellement un malentendu à dissiper, d’ailleurs. Enfin bref, fuir c’est plus facile. Même si le regard lourd de déception de Night Lord pèse soudain sur ses épaules. Oh ça va, hein. Il n’a pas son mot à dire, il ne s’est jamais retrouvé dans une situation de ce genre. Et puis, sans son costume, il n’est pas Night Knight mais rien d’autre que le petit géant Brune Wayce, empêtré dans le marasme des interactions sociales. Ainsi, ce n’est pas la voix de son mentor qui le retient soudain dans la pièce, mais celle de son hôte.

Sans s’en rendre compte, le chiroptère ralentit l’allure et s’arrête, face à la porte, sans oser se retourner mais les oreilles clairement orientées vers cette voix qui s’élève dans son dos, le sommant de s’expliquer. Lui avouant qu’il a lui aussi apprécié cette étreinte. Un tic nerveux agite la paupière de Brune, qui oublie soudain comment on fait pour respirer et devient plus rouge encore que les cheveux du cuisinier. Oh… Diantre, voilà qui est inattendu. Mais alors, s’il a aimé… peut-être n’a-t-il pas mal pris son aveu ? Peut-être que tout n’est pas perdu ? Et puis non, la vraie question n’est même pas là, d’ailleurs. Cela veut avant tout dire que… que ce contact a été agréable, malgré son physique repoussant. Le cœur battant, le chiroptère se retourne vers son hôte, juste à temps pour le voir s’enfiler cul sec le délicieux smoothie. Oh, quel dommage ! Enfin, il n’avait qu’à rester maître de lui au lieu de paniquer bêtement. Ce n’est pas bien grave, il y a plus urgent dans l’immédiat. Ça n’empêche pas le cuisinier de s’affoler à son tour en prenant conscience de son geste et de se précipiter sur sa planche à découper pour recommencer la boisson, au risque d’y laisser un morceau de doigt. Alors qu’à vrai dire, passée la surprise de lui voir une telle descente, Brune n’en a gentiment rien à cirer, du smoothie. Comparé à ce que vient de lui avouer le jeune homme, c’est vraiment peanut. Cette déclaration impromptue a même bientôt des effets surprenants. Le trouble qui embrumait son cerveau s’apaise et laisse cette fois émerger avec clarté des pensées plus constructives. Comme par exemple le fait qu’il sache maintenant précisément ce qu’il a envie de faire. Et comme souvent dans ces cas-là, il se dépêche de le faire avant de paniquer à nouveau.

À grands pas résolus, le chiroptère avance jusqu’à son hôte, ne laissant qu’une poignée dérisoire de centimètres entre son torse massif et les épaules drapées de cheveux rouges. Rougissant sans le vouloir alors qu’il respire le parfum de cette chevelure, il tend les mains pour venir les poser, doucement mais avec fermeté, sur celles du cuisinier, arrêtant la folle danse du couteau. Un peu de calme, voyons. Lorsqu’il réalise ce qu’il vient de faire et que la chaleur frissonnante des doigts fins se propage dans ses paumes, Brune est un instant déboussolé par son audace soudaine. Ce ne sont pas exactement des choses que l’on est censé faire, des gestes que l’on est censé avoir dans ce genre de situation. C’est souvent pile ce qu’il faut pour tuer dans l’œuf une relation encore embryonnaire quoique prometteuse comme celle-ci. Et parfois, c’est pile ce qu’il faut pour lui donner un bon coup de pouce. Alors il prend son courage à deux mains, inspire profondément et dit doucement, d’une voix aussi calme et rassurante que possible :

« Pardon d’avoir du mal à m’exprimer aussi clairement que je le voudrais. J’ai aimé vous tenir dans mes bras parce que c’était la première fois que je rencontrais quelqu’un sans que celui-ci ne soit rebuté par mon physique, me laisse l’aider et apprécie mon contact. Moi non plus je ne m’étais pas senti aussi bien depuis longtemps… »

Brune se mord les lèvres, essayant de maîtriser son souffle. Ça y est, il l’a dit. Et ça fait un bien fou. En fait, ça fait tellement du bien que toutes les pensées qu’il s’était interdit d’avoir jusque là reviennent au galop enfoncer la porte dans la foulée, et qu’il ne peut plus vraiment les jeter dehors. L’odeur de fraîche d’agrume et de fleur de sa peau claire, l’ombre de ses longs cils qu’il aperçoit sur ses joues et la sensation de leurs épaules, de leurs bras qui se frôlent jusqu’à se rejoindre sous leurs mains tendues… Sa gorge s’assèche, son souffle se fait plus profond tandis que son corps s’anime, mû par le désir naissant. Il hésite une seconde, puis décide qu’au point où il en est…

« E-et… puisque je dois jouer la sincérité… Depuis que nous sommes seuls dans cette pièce, je… Je réalise que je vous trouve très beau… »
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Shiryu ne quittait pas des yeux...


... les fruits qu'il découpait tellement fin que la centrifugeuse n'aurait bientôt plus de matière. Il ne savait plus ce qu'il pourrait ajouter pour s'n sortir la tête haute. Ses gestes cimpulsifs et empressés furent interrompus par l'apposition de deux mains plus grandes que les siennes, à la peau sombre. Le jeune cuisinier se pétrifia instantanément, le sang quitta son visage pour envahir le reste de son corps. A son oreille, la voix veloutée de la chauve-souris énonça des mots si émouvants qu'ils le secouèrent de tout son être. Brune cachait derrière le masque de Night Knight un être touchant et sensible. Pour autant, ces tendres et sincères paroles signifiaient-elles qu'il partageait son penchant pour les hommes ? La confirmation vint si vite que le rouquin en eut le tournis. Un pur hétéro n'aurait jamais prononcé ces mots : "je vous trouve très beau..." Ou alors un artiste parlant d'une oeuvre d'art, ce que Shiryu ne se vantait pas d'être.
Le corps de l'ancienne star trembla d'une exaltation nouvelle. Il se retourna lentement, faisant face au chiroptère, et posa une main sur sa joue droite.

- Wayce-san... Comment peut-on oser vous trouver repoussant ? Ou alors, je suis aussi déréglé, car je suis irrémédiablement attiré par vous. Vous savez, l'apparence est une appréciation subjective. Il ne faut pas croire ce que pensent les gens sur vous. Moi, ce que je sais, c'est que la première fois que je vous ai vu, je vous ai trouvé crétin, pas laid.

Il se mit à rire, avant de reprendre plus sérieusement.

- Si vous n’étiez pas si fort et si baraqué, m'auriez-vous secouru de ces malfrats ? Et si vous ne possédiez pas ces ailes immenses, ne serais-je pas mort de froid ? Vous m'avez secouru, sauvé de la noyade. Vous êtes aussi bon, beau et généreux à l'intérieur comme à l'extérieur.


Il retira sa main du visage de Brune. A regret.

- J'ai pensé à vous tous les jours après votre intervention, au port. J'essayais de ne pas trahir votre identité secrète en me rapprochant de vous, au Complexe. En gardant les distances. Mais je n'ai pas tenu ce soir, il fallait que je vous impressionne, que je me démarque des autres pour attirer votre attention. Je n'aurais pas dû. Mais finalement, je ne le regrette pas. Vous êtes venu me consoler. Vous m'avez fait danser. Je me suis vraiment amusé. Et j'ai rêvé depuis ce moment-là de me retrouver seul, avec vous.


Il baissa la tête, rougissant comme une pivoine.

- Vous allez me trouver entreprenant. Trop, assurément. Mais je pense que vous avez compris que vous me plaisez... Et que j'aimerais vous connaître mieux, votre caractère ou votre physique... En tout cas, vu comme vous en parlez... Vous avez dû beaucoup souffrir par le passé. De votre nature d'hybride, je veux dire. Ça m'attriste beaucoup. Si je venais à rencontrer ces idiots, croyez-moi qu'ils ne feraient pas longtemps les fiers à bras. Ils n'ont rien compris à rien. Oubliez-les. Vivez le présent. Ici, avec moi. Qui vous aime comme vous êtes.


Il s'arrêta brutalement devant cette déclaration, avant de s'empourprer à nouveau, pas du même sentiment toutefois.

- Bon sang, plus nunuche et guimauve, tu meurs. Je ne voulais pas vous mettre mal à l'aise avec du sentimentalisme déplacé. D'ordinaire j'agis plus que je ne tiens des discours.

Il serrait les poings, les yeux focalisés sur la moquette (oh, la jolie couleur !), avant de prendre son courage à deux mains et de se mettre sur la pointe des pieds pour embrasser Brune Wayce sur la bouche.
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Raton
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Dim 20 Mar - 23:35
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Brune ne savait pas trop à quoi s’attendre après avoir empêché le cuisinier de lui servir un bout de doigt dans son smoothie. Pour tout dire, il n’avait pas la moindre idée de la façon dont ce dernier allait réagir, ce qu’ils allaient faire ensuite, comment ils allaient dissiper le potentiel malaise après un acte aussi audacieux. Il s’est contenté de sauter à pieds joints dedans sans réfléchir, et maintenant qu’il y est, il se sent un peu désarçonné… et c'est alors que le jeune homme se retourne dans ses bras pour lui faire face. Sans préparation aucune, Brune se retrouve donc avec les mains sur les hanches fines de son vis-à-vis, leurs visages proches au point de sentir sur ses lèvres la douceur de son souffle lorsqu’il se met à parler et surtout la caresse de ses doigts parfumés sur sa joue. Ventre Saint Gris, mais que s’est-il passé ? Étaient-ils vraiment si proches que ça ? Et depuis quand a-t-il autant de terminaisons nerveuses dans le visage ? Ça n’était pas le cas ce matin, sinon il se serait évanoui en s’essuyant après sa douche. Mais là, le simple frôlement de la pulpe de ses doigts sur ses pommettes lui donne des palpitations alors si on rajoute en plus la chaleur de sa paume et le parfum de fruits qu’il sème sur sa peau… Le chiroptère a sans doute explosé le compteur de sensations fortes pour ce soir. Mais c’est sans compter sur les paroles du cuisinier.

Un gros morceau de guimauve moelleux et fondant, baignant dans une grande tasse de chocolat chaud : voilà ce qu’il a dans la poitrine, dès la première volée de mots. Ses mains se serrent en frissonnant sur la taille du jeune homme. Peu de personne en dehors de sa famille lui ont déjà dit des choses aussi gentilles. Bien sûr, on lui a toujours répété que la beauté intérieure est la plus importante et tout ce blabla mielleux habituel. Mais c’est la première fois que quelqu’un applique vraiment cette belle parole à la lettre et considère ses qualités (et ses défauts, c’est vrai qu’il n’a pas été aussi brillant qu’il l’aurait voulu lors de leur rencontre) avant de regarder son physique. Et le trouve beau, par-dessus le marché. Lorsque le cuisinier retire sa main de sa joue pour revenir d’un air penaud sur la soirée, Brune n’a plus qu’une envie : le serrer dans ses bras jusqu’à étouffer son chagrin et partager avec lui un peu de son cœur de guimauve pour le réconforter, lui assurer que cette soirée a été parfaite dans ses moindre détails, jusqu’à l’instant présent. Instant présent où le chiroptère rougit des pieds à la tête sous les effets mêlés d’une timidité soudaine et d’une embardée de désir lorsque son vis-à-vis lui avoue son attirance. Oh… et bien, voilà qui tombe à pic, ne peut-il s’empêcher de penser, malgré une réaction de pruderie qui le fait se sentir coupable. Tout de même, est-ce raisonnable ? Il a un peu l’impression de profiter de la situation. C’est vrai quoi, il n’a fait que son devoir. Il ne lui a pas sauvé la vie dans l’espoir d’obtenir un paiement en nature, non ! Honni soit qui mal y pense ! Ainsi, même si la proposition ne vient pas de lui, il lui semble être un infâme truand… il s’embrouille quelques temps dans son cerveau, à peser le pour et le contre, s’il faut, s’il faut pas, jusqu’à ce que le cuisinier ne mette fin à son dilemme de la meilleure des façons : par un énorme court-circuit.

Une caresse légère et soyeuse qui vient fondre sur sa bouche. Le chocolat-guimauve explose soudain en un formidable feu d’artifice dont les retombées embrasent tous ses membres. Ce qui est très étrange car il demeure parfaitement figé. Il ne tremble pas, ne bouge pas et ne ferme même pas les yeux, sans parler de répondre à la douce pression des lèvres du jeune homme sur les siennes. Et une fois encore, la seule pensée qui lui vient à l’esprit est qu’effectivement, le smoothie de tout à l’heure était délicieux. C’est fatiguant à la fin de n’avoir que des réflexions hors-sujet dans les moments cruciaux. Quand finalement le contact se rompt, Brune reste bouche bée plusieurs secondes, immobile, le regard fixe, au point que ça en deviendrait presque gênant. Comment réagir après une chose pareille ? La réponse arrive plus rapidement qu’il ne l’aurait cru, de fond de ses entrailles, en une lame de fond qui balaie tout sur son passage brûlant. Le sang fouetté par le désir, ses bras enlacent soudainement le cuisinier. D’une main, il vient éprouver la souplesse des reins qui lui semblent si frêles pour le plaquer contre son propre corps tandis que l’autre se glisse enfin dans la chevelure flamboyante, incline vers lui le visage délicat pour l’offrir à son propre baiser. C’est la première fois que Brune embrasse quelqu’un de lui-même. Jamais il n’aurait pensé le faire comme un affamé. Il aimerait bien se retenir, y mettre plus de douceur et de formes, mais c’est impossible. Il ne peut tout simplement pas s’empêcher de goûter voracement le moelleux de ses lèvres, la saveur de son souffle. Lorsqu’il s’interrompt, le souffle court et les muscles parcourus de frissons, son cœur cogne comme un fou jusque dans ses tempes et il a l’impression de ne plus trop savoir où est le sol, ce qui pourrait poser quelques problèmes s’il s’avisait de bouger. Alors il reste exactement comme il est, étroitement enlacé avec le jeune homme, pour mentionner un brin de détail qui vient de lui sauter au cerveau :

« La seule chose qui me met mal à l’aise, c’est que je ne connais toujours pas votre nom… »

Il fait vraiment tout à l’envers, ce soir.
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Jeu 28 Avr - 14:54
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Shiryu ne regrettait pas...


...son baiser. Tenté de le faire durer, il respecta cependant l'appréciation de Brune avant de réitérer cette expérience. Le visage abasourdi de la chauve-souris manqua de le faire rire. Il s'en empêcha, les circonstances l'auraient rendu déplacé. Le héros prit une initiative qui rendit le rouquin baba à son tour. Il rapprocha leurs corps en plaquant sa main sur ses reins. Une tension électrisa les nerfs du jeune homme. Debout contre ce torse puissant, aux muscles soulignés par les incursions du tissu moulant dans les ridules, il fut transporté jusqu'à cette soirée étrange. Lui trempé, en quête de chaleur auprès de son sauveur démasqué, dans cette baraque délabrée. Shiryu ne comprendrait jamais les imbéciles qui dénigrent le physique de l'hybride. Sûrement ne les avait-il jamais serré dans ses bras...

Les larges mains du justicier orientaient Shiryu avec une douceur contrastant sa musculature généreuse. Le passage de la main dans les cheveux rouges embrasaient les nerfs du cuisinier. Jusqu'à l'explosion des sens alors que les lèvres audacieuses de Brune pressèrent les siennes. Pourtant expert en goût, Shiryu perdit le nord. Il ne mettait pas le doigt sur les différentes saveurs de ces excroissances charnues ; ses papilles gustatives dysfonctionnaient. Était-ce sucré, comme ces fruits dont le chiroptère se régalait à chaque repas ? Était-ce salé, comme les embruns de bord de mer ? Était-ce épicé, comme le piment d’Espelette aussi piquant que délicat ? Ce baiser soudain titillait l'imagination culinaire du jeune coq, qui dédierait ses créations futures à sa muse ailée.

La magie de l'instant s'évapora avec l'écartement du visage entre les deux hommes. Tous deux conservèrent le silence pendant d'infimes secondes. Ils restaient si proches que leur souffle caressait mutuellement leur peau. L'hybride ouvrit la bouche. Shiryu rapprocha la sienne pour remettre le couvert. Brune se mit à parler. L'humain se rétracta brusquement pour éviter l'humiliation d'une bouche en cul-de-poule bêtement tendue pour rien. Cependant, la frustration qui naquit en lui cessa brusquement lorsque Brune lui fit part de son problème.

Ainsi donc, Brune Wayce ignorait son nom ? Quoique peu étonnant, quand on ne vivait pas au Japon, et qu'on arrivait depuis peu. La célébrité de Shiryu s'étouffait dans le temps, depuis qu'il ne passait plus à la télévision. Sa réputation n'avait jamais dépassé les rives de l'archipel nippon. Mais cette simple phrase, ce simple fait, mit le jeune homme à l'envers. Lui fit l'effet d'un électro-choc.

- Je comprends que cela puisse vous gêner, Wayce-san... Vous saisirez sûrement plus tard pourquoi je prends cette décision, mais... Je suis terriblement excité à l'idée que vous ignorez qui je suis. Apprenez donc à me découvrir de vous-même...

Il esquissa un sourire de béatitude totale avant de capturer à nouveau les lèvres du Super Héros, puis il s'écarta un peu de lui.

- Bien que la peau du fruit...

Il déboutonna la première attache de sa chemise noire.

- ...conserve de nombreuses vitamines...

La seconde. La troisième.

- ...L'éplucher découvre les couleurs...

Le cinquième.
Le dernier.
La chemise glissa sur ses épaules ; d'un mouvement de la main, léger, il l'encouragea à tomber sur le sol.

- ...et la texture de sa chair.

Son torse s'exposa au regard de Night Knight. En comparaison avec ce dernier, il était nettement moins musclé. Voire même petite crevette. La pâleur de son épiderme imberbe contrastait terriblement à côté de la noire toison de l'hybride. Ses tétons rosés, aux auréoles étroites, peinaient à se cacher derrière cette blancheur typée des asiatiques.
Bien que souhaitant aborder le côté érotique de la gastronomie, Shiryu ne cherchait pas à jouer les allumeurs. Son regard se perdait dans un angle de son salon, n'osant pas regarder son super-héros dans les yeux. Ses joues se teintèrent de rose.
Pourtant, tous les deux s'étaient déjà vu à demi-nus, sur ce quai. Seulement, le studio était lumineux et la situation nettement moins grave que ce soir-là.
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Raton
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Ven 13 Mai - 0:50
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Les cheveux du cuisinier sont incroyablement doux. Doux et parfumés. Alors qu’il le tient toujours contre lui, Brune a terriblement envie d’enfouir son visage dans cette rivière de fils de soie pour s’enivrer de leur parfum moiré, et de mordre son cou. Ça, c’est le naturel qui parle. Et il parle sacrément fort : le trouble qui lui embrumait le cerveau a complètement disparu, remplacé par un désir massif qui lui raidit vigoureusement l’entrejambe. Il ne sait pas par quel miracle il parvient à se retenir de l’embrasser à nouveau alors qu’il lui avoue être très excité par son anonymat. Il a toutes les peines du monde à le laisser quitter ses bras frémissants, encore qu’il ne regrette pas bien longtemps cet éloignement. Car sous ses yeux éblouis commence soudain un effeuillage aussi délicat que sensuel. Au fur et à mesure que les longs doigts gracieux déboutonnent la chemise et dévoilent la peau blanche, Brune sent sa bouche s’assécher. Bien que cette vision ne soit absolument pas pour lui déplaire, il n’en demandait pas tant si vite, loin s’en faut. En fait, il ne sait même pas vraiment ce qui va suivre. Même s’il en a une vague idée (il n’est pas non plus niais à ce point), il serait incapable de dire comment les choses vont, ou doivent, se poursuivre. Tant et si bien que contempler le torse gracile, les muscles fins qui se découvrent, l’incarnat de sa chevelure qui caresse l’ivoire satinée de sa peau le met dans un état de fébrilité quasiment sans précédent. Qu’est-il censé faire à présent ? Ses paumes le brûlent de l’envie de le toucher, de l’embrasser, de goûter à ce corps offert, et ce désir est encore galvanisé par les yeux timidement baissés, l’ombre des longs cils frémissants sur les joues rougies. Bon sang, ce n’est pas possible d’être aussi sexy et adorable à la fois ! Comment faire autrement que de lui sauter au cou ?! Mais le chiroptère est aussi retenu par son inexpérience. La pudeur qu’il voit sur le visage incliné du jeune homme, c’est aussi celle qui fait trembler ses mains et qui rendra tous ses gestes gauches et hésitants, lui qui n’a encore jamais vécu ce genre de relations, avec qui que ce soit.

Malgré tout, il finit par prendre son courage à deux mains. Certes, il est maladroit et timide, et ses idéaux héroïques le rendent parfois un peu prude, pour ne pas dire carrément puceau (ce qu’il est également, du reste). Mais ce soir, il a envie d’être aussi proche qu’il puisse l’être du cuisinier, et de partager avec lui ce moment. Et puis comme dirait Damian Wayce, il faut d’abord être courageux avant d’être doué. Cependant, Brune aimerait éviter de trop penser à son père dans un moment pareil. Alors il se rapproche de son beau vis-à-vis, très intimidé mais néanmoins sincère. N’osant pas toucher son corps, troublé par ce cadeau qui lui est fait, il décide de les remettre sur un pied d’égalité pour vaincre le trac et retire à son t-shirt. Ses gestes précautionneux pour ne pas se blesser les ailes révèlent lentement les puissantes saillies de ses muscles imposants, la vigueur de son torse massif et de ses épaules de lutteur tandis qu’il laisse tomber le vêtement à terre. Le contact de l’air sur sa peau le fait frissonner un instant et durcit les aréoles sombres de ses tétons. Tout de suite, le chiroptère se sent plus à l’aise maintenant qu’ils sont tous les deux à demi-nus. Il se rapproche encore pour prendre entre ses mains le visage délicat :

« Je… Je n’ai pas l’habitude d’éplucher les fruits… Il ne faut pas m’en vouloir si je suis maladroit… »

Et il l’embrasse de nouveau. Une vague de braise court le long de ses membres, aussi intense que la première tandis qu’il découvre la saveur de sa langue, les bouillonnements torrides qu’elle provoque dans son sang. Leurs torses se frôlent et ce contact l’électrise. Il presse à nouveau le cuisinier contre lui pour se gorger de sa chaleur, de son parfum. Jamais il n’aurait imaginé qu’un baiser puisse être aussi fervent, songe-t-il tandis que de petits gémissements d’excitation lui échappent. Impossible de les réprimer, pas alors que son corps tout entier tremble de sentir son désir devancer tous ses mouvements et l’inonder d’étincelles à chaque geste à peine esquissé. Il ne va pas pouvoir se retenir bien longtemps dans ces conditions, alors même qu’il ignore complètement ce qu’il doit faire. C’est quand même un comble… Le souffle court et la tête en fusion, Brune quitte les lèvres moelleuses du jeune homme pour aller mordiller la peau fine de son cou. Il a un peu peur d’aller trop vite mais il ne peut tout simplement pas s’en empêcher et son parfum de fruit et d’épices l’empêche d’y réfléchir clairement de toute façon. Bientôt, la gorge palpitante sous ses dents ne lui suffit plus. Il aimerait embrasser ses clavicules si fines, les muscles fermes de son torse, le relief rosé de ses tétons. Il a un peu honte de penser à tout ça et il n’osera certainement pas le lui dire directement, ce qui pose légèrement problème quand à la différence de taille. A moins de plier les genoux dans une position dépourvue tout autant de stabilité que d’élégance et de confort, impossible de descendre en dessous des épaules. C’est alors qu’une idée lui vient.

Le poussant doucement en arrière, Brune amène son partenaire tout contre la rangée de meubles de la cuisine et repousse planche à découper et cadavres de fruits d’un geste preste. Son regard revient se plonger un instant dans les prunelles saphir face à lui et son estomac se noue sous l’émotion. Dire qu’il a le droit de toucher un si beau jeune homme… Galvanisé, il le soulève pour le poser doucement sur le plan de travail et, d’une longue caresse de ses grandes mains, vient guider ses longues jambes pour qu’il les enroule autour de sa taille. Puis, timidement, il vient déposer une série de baisers sur la peau d’ivoire de son torse, sa douceur flamboyant sur ses lèvres

« Je ne suis pas doué pour les métaphores non plus… Mais je vous assure que vous êtes plus qu’à mon goût… »

Murmure-t-il juste au moment où sa langue effleure le téton saillant…
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Dans l'obscurité de la lugubre cabane...


...les deux hommes n'avaient guère eu le temps de s'admirer. Les circonstances et l'absence de luminosité avantageaient le toucher, la proximité de leur corps. Collé contre son héros, Shiryu avait deviné la musculature impressionnante, les indices de virilité dont lui-même était dépourvu. A présent, ses yeux lui confirmaient tout ce qu'il avait fantasmé sur Night Knight, voire même qui dépassait ses espérances insinuées par le t-shirt moulant. La force que dégageait cette musculature travaillée contrastait avec la fragilité des ailes. S'habiller et se dévêtir, un geste si anodin, gagnait en complexité lorsqu'on était hybride. Instantanément, le jeune homme se demanda s'il existait une mode spécifique pour eux ou s'ils se débrouillaient d'eux-même. Leur vie ne devait pas être drôle tous les jours.

Le vêtement toucha le sol ; Shiryu déglutit. Night Knight ne tombait plus que le masque ; sa carapace commençait à s'effriter. Son physique massif d'athlète hypnotisait le cuisinier. Il s'abandonna complètement alors que Brune saisit son visage pour l'embrasser une nouvelle fois. Les lèvres s’entrouvraient, les langues se cherchaient. Les papilles gustatives du nippon perdirent à nouveau le nord ; il était incapable de saisir toutes les subtilité, tellement il était assailli de sensations. Vaincu, il finit par se laisser faire, juste à savourer. Lorsque ce nouveau baiser s'interrompit, le chiroptère passa une autre dégustation. Son souffle chaud, saccadé par l'excitation, vint caresser le cou du rouquin, tandis qu'au contraire les dents se préparaient à le croquer. Shiryu pensa, malgré toute l'attention que son corps portait d'abord à ses sens, aux vampires, qui se transforment en chauve-souris. Mais loin de l'effrayer, il acceptait de jouer ce jeu. Le mythe vampirique possède une dimension érotique implicite qu'à présent plus personne n'ignore.
Brune, bien qu’expansif, s'arrêta quelques secondes, des secondes infimes mais qui s'étiraient douloureusement pour son partenaire. Shiryu ne comprit pas de suite, se demandant ce qui le tracassait. Ce fut lorsque l'hybride l'entraîna vers son plan de travail et le débarrassa, avant de le soulever comme un fêtu de paille et le poser là où les restes de fruits s'étalaient quelques secondes auparavant qu'il saisit. Bien que le jeune cuisinier fut d'une grande taille, il restait petit en comparaison de son héros, bien embêté pour la suite des opérations.  

Lors de sa fausse première fois, échouée car interrompue par son chaperon de l'époque, Shiryu était allé plus loin avec son cameraman dans les préliminaires que l'étape qu'il franchissait à peine avec Brune. Pourtant, avec son sauveur, tout était plus intense et excitant. Mieux encore que ce que le laisser présager son livre de chevet, qu'il lisait régulièrement en prenant des notes pour être le plus performant quand enfin ce moment arriverait. Incapable de réfléchir pour rendre la pareille et cherchant en vain ce que l'auteur avait développé dans le paragraphe 2 du chapitre 2, il devint ce fruit épluché de sa métaphore, que Brune veilla à filer en restant dans le registre alimentaire. De là à avouer que le bishonen avait hâte de passer à la casserole, il n'y avait qu'un pas.
Ses longues jambes entouraient Brune, suivant ses recommandations silencieuses. La position dans laquelle il était soufflait sur les braises du désir. Les deux hommes étaient au même niveau, leurs corps collés l'un contre l'autre, les parties masculines trahissant leur volonté d'en découdre. Mais cet instinct animal cohabitait avec la tendresse des baisers doux des lèvres noires de Brune, jusqu'à ce qu'elles glissent sur le téton, île rosée sur une mer de blancheur, et qu'une langue audacieuse s'y échoue.
Shiryu n'y tint plus. Il échappa un soupir, un "oh" inaudible sauf pour celui qui s'affairait sur lui. Il ne quittait pas le haut du crâne de Brune des yeux, les joues plus rouges que ses cheveux. Il avait chaud, beaucoup trop chaud, et pourtant rien n'était en train de chauffer dans son four...
Bon sang, que disait le paragraphe 3 du chapitre 2 ? Le rouquin devait-il se laisser faire ? Répliquer ? Quand répliquer ? Il acceptait avec bonheur les lèvres du chiroptère sur son corps, mais il n'était pas homme à se laisser faire : Brune avait besoin aussi de recevoir ! Il commença timidement en suivant les lignes des pectoraux massifs et noirs de l'hybride. Quelle plastique impeccable, obtenue sans nul doute à l'effort et l'obstination, pour vaincre les méchants qui terrorisaient les honnêtes citoyens. Diable, que le cuisinier aurait rêvé d'assister à ses entraînements. Les muscles roulant sous  les mouvements de contraction et décontraction, le corps luisant de transpiration brillant sous la lumière des néons...

Le devant ne suffisant pas, Shiryu se redressa tout contre ce torse puissant pour continuer sa découverte au niveau du dos. Les épaules robustes, la naissance de ses ailes et leur douceur au toucher, loin de la représentation que l'on pourrait se faire en premier lieu. Il s'attarda à les caresser, ces ailes, du bout des doigts, avant de les repasser sur les clavicules, le cou, la poitrine et les mamelons sombres.
Tout cela sans même oser le regarder dans les yeux. Le cauchemar des cuisines devenait drôlement prude quand il passait à table...
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Lun 26 Sep - 20:03
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Le cuisinier est couvert de peau. Encore heureux, certes. Mais si absurde soit cette évidence théorique, elle est subitement devenue palpable, au sens propre, pour Brune. Il peut le toucher. Partout. Quel que soit l'endroit où ses mains se posent, il est assuré de sentir la douceur de son épiderme se modeler à la pression de ses paumes, lui communiquer sa chaleur et les sensations éblouissantes qui pétillent sur tous ses nerfs à chacun de ses mouvements. Cette idée suffit à lui faire perdre la tête. L'idée seulement, car dans les faits il n'a presque pas bougé. Mais lorsqu'il s'y décide, quand il commence timidement à explorer le dos sinueux, les hanches minces, les épaules rondes et le dessin des clavicules, il est pris de vertiges. Les plus délicieux vertiges de toute sa vie, qui lui arrachent des soupirs de plaisir à intervalles réguliers. Dans un coin de sa tête, il a encore un peu peur de mal s'y prendre, mais d'un autre côté, il s'en balance éperdumment. Il veut continuer de le caresser. Tant pis s'il passe pour un empoté. Le souffle court, il finit par oser lécher le téton offert à sa bouche et il s'étonne de cette parcelle de peau encore plus fine, douce et moelleuse que celle qu'il a déjà touchée. Comment ça se fait ? Il n'a pas bougé de beaucoup pourtant...

   Bien entendu, il ne s'embarasse pas très longtemps de ce genre de questions. Bientôt, il ne peut plus se détacher de l'aréole durcie, dont la saillie lui éraffle si divinement la langue. Tâtonnant fiévreusement, il l'étreint et l'aspire entre ses lèvres, la frôle de ses dents et ses mains se font plus impérieuses sur le corps d'albâtre de son partenaire, dans ses longs cheveux flamboyants. Et c'est alors que ce dernier lui rend ses caresses à son tour. Avec un frisson étonné, le chiroptère sent soudain ses doigts fins et frémissants effleurer son torse, son dos, la base de ses ailes. Cet endroit-là lui arrache un petit gémissement et il ferme les yeux, interrompant ses mouvements de langue quelques secondes pour offrir un meilleur angle au cuisinier. C'est nouveau, ça. Il ne se savait pas si sensible. Et pourtant, le contact délicat sur la membrane de ses ailes le met dans tous ses états, lui arrachant des plaintes plus sonores, plus sensuelles et parfaitement incontrôlables. Au point qu'il a vraiment du mal à se calmer quand son partenaire retourne explorer son torse et caresser ses tétons, alors qu'il faudrait peut-être qu'il y songe. En effet, emporté par sa fougue, Brune s'est quelque peu oublié et, outre le fait que son sexe est désormais plus dur que la pierre et impatient de passer la seconde, il sent venir le moment où... et bien le moment où ça vient, justement. Ce qui pose problème. Vite, trouver un moyen de renverser quelque peu la vapeur...

   S'écartant légèrement, le chiroptère tente de reprendre son souffle et ses yeux croisent par inadvertance ceux du jeune homme. Sa gorge s'étrangle et il déglutit avec difficulté, tandis que son sang déflagre dans ses veines sous le feu de ces éclats de cobalt. Ce regard le rend fou, et lui donne des idées folles. Sans pouvoir se maîtriser, il l'embrasse à nouveau, mêlant sa langue à la sienne. Ses mains errent sur ses cuisses et soudain, il sent sous sa paume une résistance inattendue, oblongue, dure et chaude. Plaît-il ? Baissant les yeux, il s'aperçoit qu'il a la main posée sur l'entrejambe du cuisinier. Damned ! Voilà qui n'était pas prévu ! L'espace d'un instant, Brune panique, son regard passant du visage du jeune homme à son pantalon. Que faire ? Retirer la papatte fautive ? La laisser ? Qu'est-ce qui serait le plus susceptible de le vexer ? Raaah, par l'enfer, il ne pouvait pas faire plus attention... Mais finalement, alors qu'il se laisse de nouveau prendre au piège du regard bleu face au sien, le chiroptère se retrouve soudain à caresser le sexe tendu, à travers le tissu. Oui comme ça, sans même demander. C'est la première fois qu'il fait une chose pareille. C'est.... étonnamment excitant. A sa grande surprise, il se retrouve à savourer les moindres réactions du jeune homme, alors que son geste est certainement très maladroit. C'est-à-dire que ce n'est pas facile quand c'est le... hum, l'outil d'un autre. Et puis il y a le pantalon qui le gêne, aussi. D'ailleurs ce serait cool s'il pouvait...

   Après quelques secondes d'hésitation, Brune aventure deux de ses doigts vers la braguette du cuisinier. Les joues couleur pivoine, n'osant pas aller plus loin, il finit par l'interroger craintivement du regard

   « Je... je peux ? »

   La question lui paraît aussitôt ridicule.
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Lun 26 Sep - 21:47
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Le livre de sexologie...


...montrait ses limites, aucun chapitre ne développait les zones sensibles des hybrides. Shiryu pouvait se vanter d'avoir expérimenté et trouvé comment faire fondre le héros d'une caresse sur les ailes. Les appréciations vocales qu'il émettait rendaient Shiryu encore plus désireux de persister. Peut-être n'aurait-il pas dû revenir au tronc et s’attarder sur la finesse de cette peau singulière et d'une douceur insoupçonnée. Il garda cette donnée dans un coin de son esprit histoire qu'elle lui resserve plus tard.
Leurs mains respectives se cherchaient, tâtonnait, découvraient leur épiderme, millimètre par millimètre. Dans un moment d'inattention, les prunelles fuyantes du rouquin rencontrèrent celles plus sombres de Brune. Une sorte de tension électrique s'installa dans ses joues, ses nerfs, ses mains, son bassin, son cœur. Elle le secouait violemment et s'étendit à l'être entier lorsque la chauve-souris fut prise d'une pulsion nouvelle. Plus aventureux qu'auparavant, il entreprit de l'embrasser à pleine bouche. Emporté par les éclairs qui le tourmentaient avec amour, le cuisinier ferma les yeux et laissa son sens développé du goût apprécier la saveur explosive et raffinée de ses lèvres, de sa langue. Ce qui arrivait ce soir-là dépassait ses attentes, ses espérances, ses lectures, son imagination. Brune était à la fois passionné et maladroit, tendre et sauvage. Une combinaison que certains vétérans du sexe trouveraient idiotes, mais qui chauffait drôlement l'eau sous le cuit-vapeur en ébullition. Alors qu'il ne s'y attendait pas si vite, Shiryu sentit la main chaude et large du chiroptère sur son entrejambe. L'expression sur le visage de l'hybride changea à une vitesse hallucinante, dégageant peur, honte, culpabilité, réflexion, doute, mais plaisir aussi. Craignait-il d'aller trop vite en besogne, sans même en être conscient ? Il touchait tellement le rouquin qui profitait de ce contact, ma foi, plutôt délectable.

Le tissu blanc du pantalon de Shiryu trahissait son porteur et soulignait d'ombres le relief de l'organe copulatif. Le cuisinier ne pouvait mentir, Brune lui plaisait tant... Plus encore que son cameraman, trop parfait à côté de Brune le timide, Brune le gauche, Brune le galant, Brune le Night Knight vaniteux, Brune le vulnérable. Les doigts noirs du jeune hybride amplifiaient chaque décharge qui parcouraient les nerfs du chef. Sa bouche de celui-ci, encore entrouverte du langoureux baiser, dévoilait palais et quenottes tout en libérant des onomatopées monosyllabiques à répétition. Qui parviendrait effectivement, dans un instant aussi voluptueux, à réciter un poème d'Ikkyu Sojun ? Il susurrait des "mmmhhh" et des "ahhh" sourds et profonds, proches du soupir.

Les joues noires de Brune virèrent soudain au coquelicot, tandis qu'il demandait d'une petite voix l'autorisation de tomber le dernier mur entre eux. Aussi ému qu'amusé par cette attitude trop mignonne, Shiryu échappa un petit rire. La question était-elle utile ? Tous deux ne mourraient-ils pas d'envie ? Le cuisinier porta sa main droite sur la joue gauche de Brune, la caressa de la pulpe du pouce. Il descendit cette main vers ses lèvres, sur lesquelles il s'arrêta quelques secondes, avant de continuer sa chute vers son torse sculpté, son ventre, son bras tendu vers lui. Il guida les mains de l'hybride jusqu'aux boutons du pantalon et l'invita à les déboutonner avec lui. Afin de se séparer du linge libéré, Shiryu secoua ses hanches, ses cuisses et ses mollets. Il y avait plus élégant comme strip-tease, mais comment faire quand on est assis sur un plan de travail, sans se tortiller ?

Il ne restait plus que son slip gris anthracite. Et déjà le pantalon de Brune criait :"Ohé, je suis de trop, moi aussi ! Je peux prendre congés ?". La petite voix charmante envoûta le cuisiner qui décida de dénuder son partenaire avant de l'être lui-même totalement. Retrouvant momentanément le sol, rampant du fessier vers le rebord de son promontoire de fortune, il insinua ses longs doigts fins au niveau de la ceinture et la détacha lentement, avant de baisser brutalement le pantalon sur les chevilles de son amant. A présent que ses beaux yeux bleus faisant face à bas ventre de la chauve-souris, il constata, en dépit du sous-vêtement protégeant encore la masse de chair, que Night Knight possédait décidément un équipement digne d'un héros. Shiryu ne put s'empêcher de déposer un chaste baiser sur la surface de coton.

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Raton
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Mar 27 Sep - 19:23
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Finalement, on dirait qu’il a fait le bon choix. Le cuisinier ne dit pas grand-chose, mais les gémissements qui franchissent sa bouche entrouverte n’en sont pas moins éloquents, et diablement excitants. Avant cette nuit, Brune n’aurait jamais pensé qu’on puisse prendre autant de plaisir à faire plaisir à quelqu’un justement. Croyant naïvement les sensations unilatérales, il imaginait l’acte charnel comme une espèce de relai où chacun attendait son tour, puis passait la main à l’autre pour s’occuper de lui de façon équitable. Mais en fait non. Il se rend compte alors qu’il caresse du mieux qu’il peut le membre de son partenaire que le contempler dans cet état le met également dans tous ses états. Au point qu’il se sent dangereusement proche de jouir à cette seule vue, mais au point surtout qu’il sent son désir se préciser, devenir plus incisif, plus impérieux. Il aimerait faire plus encore…

Malgré son émoi, le jeune homme aux cheveux rouges parvient à recentrer son attention sur lui lorsqu’il lui demande timidement la permission d’ouvrir son pantalon et rit même brièvement à cette question. Brune rougit de plus belle, bien conscient d’un coup du ridicule de cette requête, mais réussit à sourire car il devine bien que son partenaire ne se moque pas de lui. Comment pourrait-il se moquer de lui et ensuite lui caresser le visage avec autant de douceur ? Le chiroptère ferme les yeux et presse sa joue contre la paume délicate, appuyant langoureusement le contact. Il ne peut s’empêcher de vouloir happer légèrement entre ses lèvres le doigt qui vient lui caresser la bouche mais le laisse poursuivre sa course le long de ses épaules après cette ébauche de baiser. Son torse se gonfle lui aussi comme pour venir à la rencontre de la caresse et son bras frissonne lorsque le cuisinier vient guider sa main vers l’ouverture de son pantalon, avec une lenteur qui augmente son excitation. Appuyant son front contre le sien, Brune le laisse diriger ses gestes, ne consentant à s’écarter un peu que pour que le vêtement puisse tomber au sol après quelques mouvements. Mais alors qu’il voudrait reprendre aussitôt ses attouchements, voilà que le jeune homme retourne sur le plancher des vaches pour s’occuper de son propre pantalon, le déboutonnant en quelques gestes avant de le baisser d’un seul coup, sans prévenir. Le chiroptère sursaute, pris de court. Palsambleu !

« Ah ! M-m-m-mais qu’est-ce qu… »

Effectivement, qu’est-ce que ! Comment diable se fait-il que le petit cuisinier tout timide se trouve maintenant la tête face à son entrejambe, dont la bosse du caleçon trahit la forme olympique ? Nul ne le sait… Brune est extrêmement gêné de cette situation, mais ce n’est pas le pire qu’il ait à redouter. En effet, quand son partenaire s’aventure soudain à embrasser du bout des lèvres le tissu tendu de son sous-vêtement, avant de croiser son regard par inadvertance en relevant les yeux, son excitation prend immédiatement un violent coup de boost qui le laisse sans voix. Ce n’est plus sexy à ce niveau, c’est démoniaque ! Sans pouvoir se retenir, le chiroptère sent soudain des zébrures électriques dans tous ses membres et un courant incandescent fulgurer en flèche de ses reins. La sensation est trop intense pour qu’il puisse se retenir. Plaquant soudain une main sur bas-ventre et s’accrochant violemment au plan de travail de l’autre, son corps se tend comme un arc et tous ses muscles se mettent à trembler, un gémissement fiévreux lui échappe et malgré tous ses efforts… il se détend bientôt malgré lui, essoufflé et le regard piteux :

« J-j-je suis désolé… Je… C-c-c’est parti tout seul… P-p-pardon… »

Ce n’était pourtant pas faute d’avoir été mis en garde… Brune est mortifié. Alors que tout se déroulait si merveilleusement bien pour ce qui était bien parti pour être sa première fois, voilà qu’il vide ses cartouches en avance, avant même d’avoir entamé les choses sérieuses ! Quelle honte ! S’il le voyait, Night Lord… non, Night Lord ne pourrait rien dire car son disciple ne tolèrerait aucun commentaire de la part d’un type incapable de se rendre compte des sentiments de Black Lotus à son égard pendant près de trois saisons, puis tout aussi infichu de lui avouer les siens en moins de seize épisodes ! Mais il n’empêche, c’est vraiment la situation la plus humiliante dans laquelle il se soit trouvé depuis des années. Et le pauvre cuisinier dont il ignore toujours le nom, qui va rester encore plus frustré que lui après tous ses efforts pour lui faire plaisir, l’intéresser, lui donner envie de lui… Non, c’est intolérable. Brune ne pourra pas le supporter. Tombant à genoux, il saisit le visage du jeune homme pour l’embrasser de nouveau à pleine bouche. Ses mains se font impérieuses, le serrent contre son corps, explorent le sien avec plus d’hardiesse qu’avant, conquérant ses épaules, son dos, ses reins, ses fesses avec une ardeur tremblante. Il faut bien se faire pardonner d’une façon ou d’une autre… L’emportant dans ses bras, le chiroptère emmène son partenaire hors de la cuisine, abandonnant sur place leurs vêtements, pour retourner dans le salon l’étendre à même le sol. Ça sera plus agréable que sur le carrelage tout froid. Brune vient dominer le corps étendu du jeune homme de toute sa silhouette massive, le souffle court, lui caressant la bouche et la gorge.

« Désolé… Ça va revenir, je… Laissez-moi juste… »

Incapable de continuer, il l’embrasse à nouveau, mordillant ses lèvres et ses épaules, faisant rouler ses tétons entre ses doigts. Sa cuisse vient se glisser entre ses jambes pour presser doucement la virilité éveillée derrière le caleçon gris. Et bien que le chiroptère agisse ainsi avant tout pour faire patienter le cuisinier, c’est vrai que ça commence à lui faire de l’effet à lui aussi…
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Mar 27 Sep - 21:02
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Le jeune homme ouvrit de grands...

... yeux ronds alors que Brune menait une opération de recul. Le cuisinier, d'abord emprunté, avait finalement libéré le désir qui sommeillait en lui, de façon inattendue. La surprise fut trop forte pour le pauvre super héros, bien embêté à présent suite à sa réponse des plus... lourdes de sens. L'hybride s'excusait, ne sachant que faire, à part se faire une place au chaud dans ses petits souliers. Cependant, le rouquin savait ce que sous-entendait l'indicent ; il mettait un frein (une fin ?) à leur duo de collé-serré.

Aussitôt, bien qu'il n'était responsable qu'à cinquante pour cent (le baiser déclencheur était le sien, ne nous leurrons pas), la culpabilité saisit Shiryu. Deux flirts, jamais concrétisés... Il alternait entre colère, et déception. Était-il maudit ? Ou devait-il se jeter dans les bras du premier venu, puisque ses deux tentatives avec une personne chère à son cœur tournaient au désastre ?
Pour autant, était-il le parti le plus malheureux de cette histoire ? Brune ne savait plus où se mettre. Dans un élan de désespoir, mêlé d'une folle envie de ne pas en rester là, il lança une entreprise de regonflage de la baudruche, par des attentions plus intenses et une fébrilité nouvelle. Stratégie intelligente, mais suffirait-elle ?
Du point de vue du rouquin, une compensation lui était offerte pour le désagrément et permettait d'attendre la résurrection de Lazare. S'il se doutait que le moindre de ses baisers provoquerait une telle manifestation, qu'arriverait-il lors de l'Oktoberfest ?

Se perdre dans ses baisers, ses touchers, son exaltation renaissante, tâtonnante d'appréhension. Shiryu avait déjà oublié l'interruption. Mieux, il lévitait pour atteindre le septième ciel. Ah non, c'était juste Brune qui le prenait dans ses bras pour le coucher sur le sol du salon. Le cycle de feu de circulation reprit sur ses joues et ses reins se mirent à danser la carioca. Les mamelons, sous le jeu des doigts du chiroptère encore tout penaud, se crispaient dans une nouvelle piloérection, lui procurant encore plus d'émoi. La pression sur son sexe turgide soulignait d'autant plus sa dureté.
Enfer et paradis valsaient autour d'eux. Innocence et désir mélangés l'un à l'autre au sein d'un délectable cocktail.

Shiryu penchait la tête en arrière, autant que le sol puisse lui permettre. Son corps se courbait, se vrillait sans cesse sous les caresses, les baisers, les pincements. Il se mordait les lèvres (quand Brune ne le faisait pas lui-même). Il s'abandonnait à lui, n'osant plus de réciproque, vu le résultat de sa hardiesse de tantôt. Pourtant il savait qu'il ne pourrait rester passif tout le long, l'échange entre partenaires étant primordial (chapitre 2, page 45). Perdant la tête, vacillant entre action et immobilité, il ne contrôlait plus ses fonctions psychomotrices de son corps, emportés par la maladroite maîtrise de Brune.

Les minutes défilaient. Le rouquin se sentait de plus en plus démuni par son inertie. Il décolla son dos du sol assez brutalité et embrassa à pleine bouche le super héros. Il retrouva une position assise tout en continuant son examen buccal. Se détachant enfin de son sauveur, il se mit debout progressivement et lui tendit la main pour qu'il fasse de même. Tout en douceur, sans jouer les allumeurs, il entraîna Brune vers un fauteuil et lui demanda de s'y asseoir.

Debout devant lui, Shiryu jeta un petit coup d’œil en arrière vers la commode en acajou. Il y cachait une petite mallette achetée à l'ero-shop on line, quelques mois plus tôt. Contenant des produits de première nécessité (préservatifs, lubrifiant) et des petits bonus (un cd de crooner, des bougies et une huile de massage), le coffret, de couleur rose, était en soldes. Il était trop tôt pour le sortir. Autant être prudent après l'incident de tantôt.
Retournant toute son attention vers Brune, souriant bien que son visage ait été remplacé par la planète Mars, il baissa ses doigts vers son caleçon, passa ses doigts sous l'élastique et commença à le faire glisser sur ses hanches. L'élastique soudain claqua sur son index. Furieux, il porta le doigt à sa bouche pour humidifier l'ongle douloureux, après avoir poussé un juron à faire pâlir le Capitaine Haddock.
Il se reprit tant bien que mal, profondément agacé, et encouragea la chute de la lingerie masculine jusqu'à terre. Il dévoila alors ses derniers centimètres de nudité. Des fesses bombées légèrement, pas vraiment musclées mais harmonieuses de l'ensemble de sa silhouette fine. Son sexe, gonflé d'appétit, trouvait son chemin au milieu d'un petit plumet de poils aussi rouges que ses cheveux. Pour parfaire l'ensemble, Shiryu porta ses mains à sa queue de cheval et retira la cordelette qui maintenait sa chevelure. Ses cheveux libérés tombèrent tels un voile dans le vent sur ses épaules à la fois si frêles et si solides. Il savait que sa façon d'agir et son physique confortaient son côté bishōnen, alors qu'il ne supportait pas qu'on le confonde avec une femme. Il n'était ni efféminé ni précieux. Et pourtant, son côté fragile, ses traits et son corps fin, ses longs cheveux lui renvoyaient cette image agaçante d’androgyne.

Il chassa au loin ces arguments contrariant en marchant vers son héros, s'installa sur ses genoux, l'embrassa à nouveau. Puis il réserva son appendice du goût pour les tétons foncés. Il dégusta d'abord celui de gauche, le frôlant du bout de la langue, avant de le suçoter avec délectation, l'aspirer enfin. Avant de s'aventurer sur le voisin jaloux.
Pendant ce temps, son ithyphalle libéré rendit visite à son confrère, toujours emprisonné derrière des barreaux de tissu, rejouant à leur manière Midnight Express.
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Raton
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Mer 12 Oct - 22:25
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Fermant les yeux, Brune mordille et aspire doucement la peau blanche de la gorge offerte, sans s’arrêter. S’il s’arrête, il va s’enfuir par une fenêtre tant il a honte de ce qu’il vient de lui arriver. Mieux vaut ne pas y repenser, d’ailleurs. À la place, il lèche du bout de la langue le petit suçon qu’il vient de faire au cuisinier, juste sous l’oreille. Heureusement pour lui que son partenaire dégage ce parfum savoureux, fait d’épices et de lait, qui réveille ses instincts les plus primitifs ainsi combiné à ses gémissements affriolants. Appliqué à lui faire plaisir, il s’efforce de varier ses attouchements, revenant parfois happer ses tétons de ses lèvres ou guidant ses cuisses autour de sa taille pour pouvoir les caresser sur toute leur longueur et se hasarder sur galbe de ses fesses. Mais bien que tout ceci soit efficace pour le remettre au garde-à-vous d’ici quelques minutes, il n’ose guère faire plus. Perché sur son épaule, une petite chauve-souris portant cornes et queue fourchue lui susurre l’air de rien que ce serait peut-être une bonne idée d’aller embrasser aussi le membre tendu qui a l’air de s’ennuyer sous ce caleçon gris, quand même. Certes, c’est tentant (il en est d’ailleurs très surpris, on parle quand même d’un contact rapproché entre sa bouche et un pénis inconnu) et il s’y risquerait peut-être si une autre petite chauve-souris, à toge et auréole celle-là, ne lui répétait d’un air pudibond de ne pas y penser voyons, c’est inconvenant et pour quoi va-t-il passer après ça ? Une fois de plus, un dur dilemme qui le ronge. Jusqu’à ce que le jeune homme qu’il couvre d’attention reprenne la main en se redressant pour l’embrasser fougueusement, neutralisant toutes ses défenses en un tourbillon d’hormones, et ne se relève en l’entraînant dans son sillage. Docilement, le chiroptère se laisse installer dans le fauteuil où il a pris place tout à l’heure et attend de voir ce que lui réserve son partenaire, un peu intimidé. Et même déboussolé lorsque celui-ci se fait mal avec l’élastique de son caleçon et jure comme un amiral. Oh.

« Euh… T-tout va bien ? »

Non non non, tais-toi sombre crétin ! Ce n’est pas le moment de casser l’ambiance avec une question stupide. Le cuisinier sait certainement ce qu’il fait. Certainement… En fait, Brune en acquiert la certitude lorsqu’il le voit se mettre à nu devant lui. Il ne se doutait pas… Le corps fin et musclé offert dans toute sa simplicité fait soudainement résonner son cœur avec plus de force qu’auparavant. La vision de la chevelure de flamme détachée et retombant sur la peau d’albâtre en pluie érubescente lui coupe le souffle. Bouche entrouverte, il reste immobile, bouillonnant d’émotions tandis que ses yeux se remplissent de cette image. Non, il ne se doutait pas que l’on pouvait trouver quelqu’un si beau. Il le laisse s’approcher et grimper sur ses genoux, ses mains trouvant naturellement terre d’asile sur ses hanches. Le baiser lui fait fermer les paupières, comme pour se protéger du feu d’artifice qui éblouit ses sens au contact de son corps contre le sien. C’est si doux et si sulfureux à la fois… Brune ne sait plus s’il veut le serrer tendrement dans ses bras ou plutôt le renverser sur la table basse et le prendre aveuglément. Pour finir, il n’a pas le temps de trancher car il est de nouveau réduit à l’impuissance par la langue du jeune homme qui vient folâtrer sur ses tétons. Tout son corps se liquéfie dans le fauteuil tandis qu’il renverse la tête en arrière et enfouit ses mains dans la cascade de cheveux rouges qui lui caressent la peau.

« Mmm… Aaah… »

Ce contact humide et brûlant qui l’électrise à chaque passage… En quelques secondes, son caleçon achève de hisser de nouveau les couleurs, et plus encore. La sensation du sexe nu presque contre le sien, à quelques millimètres de tissu qui deviennent soudain une frontière insupportable le galvanise et le laisse affamé. Quelques tractions et mouvements de tortillage sur canapé congédient pour de bon son dernier vêtement. Tandis que le cuisinier continue de le rendre fou en aspirant ses mamelons, Brune vient enserrer dans sa main leur deux membres l’un contre l’autre et frissonne sous cet acte délicieusement impudique.

« Si… Si vous ne voulez pas, je… Dites-moi si ça ne vous plaît pas mais… j-j’ai très envie de… »

Aussi rouge que son vis-à-vis, incapable de terminer sa phrase, il préfère laisser parler ses gestes. Sa paume commence aussitôt un lent mouvement de va-et-vient autour d’eux, lui arrachant un gémissement étouffé. Son excitation atteint de nouveaux des sommets, même s’il maîtrise beaucoup mieux la pression cette fois. Dieu, que c’est bon… Ses hanches se soulèvent en rythme malgré lui, son souffle se raccourcit, son autre main se perd passionnément dans la chevelure grenat. Impossible. Impossible de résister. Cette fois, Brune ne peut plus tenir. Ils doivent concrétiser cette étreinte au plus vite ou il va perdre totalement le contrôle.

« J’ai très envie de vous prendre… »

Un aveu aussi sincère que lascif, qui lui rappelle soudain qu’il n’a pas la moindre idée de comment ça se passe…
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Jeu 27 Oct - 12:58
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Le sens du goût, chez Shiryu...


... se développa très tôt. Il n'en prit la peine mesure que lorsqu'il participa à un buffet où se pavanaient sa mère, agent de métier, et son poulain du moment, un petit minet à la voix de crécelle qui remportait un succès incompréhensible. L'original perce toujours dans le star-system (les oreilles aussi, du reste). Le petit garçon qu'il était alors ne quitta pas les tables garnies de mets en tout genre, aussi bien locaux que mondiaux. Il occupa son temps à grignoter ça et là dans les plats. Il questionnait régulièrement les serveurs sur les ingrédients ; tant qu'il n'avait pas identifié gustativement la liste des composants, il s'acharnait.

Cette nuit-là, le nippon aux cheveux roux découvrit que ce sens pouvait se réjouir autrement qu'en mangeant. La langue avait bien d'autres talents cachés, au risque qu'elle ne se rassasie jamais des parfums envoûtants de Brune. Le cuisinier ne mettait pas de mots derrière les saveurs ; il en reconnaissait seulement les grandes lignes, laissant réflexion et raison au profit des sensations. Il lui parut détailler chaque millimètre des sombres seins, la corolle ; le téton... Jusqu'à présent, il avançait en terrain connu. Avec son caméraman, ils avaient été interrompus à l'apéritif, et ne s'étaient pas servis en crudités. De sorte que Shiryu n’expérimenta jamais l'entrée en scène des acteurs sub-nombrils.

Ses efforts furent à nouveau couronnés de succès . N'y tenant plus, Brune retira son dernier effet ; Shiryu prit soin de se décoller un peu pour lui laisser une marge de manœuvre, avant de se remettre à l'ouvrage sur les tétons de façon plus appuyée. Il n'avait pas l'intention d'interrompre sa dégustation, mais l'initiative du chiroptère lui força. Outre le contact les deux sexes déjà bien grisant, l'hybride rajouta un mouvement qui leur arracha, à l'unisson, des soupirs langoureux. Quand le jeune homme avait invité Brune, ce soir-là, il ne s'était pas attendu à ses mains caressant ses cheveux et son membre viril. Il se retenait d'en pleurer de joie. Le héros, son héros, dansant l'amour avec lui dans son studio...

Brune retrouvait enfin l'usage de la parole. Le cuisinier planta ses yeux cobalt dans les siens et l'écouta. Il esquissa un sourire satisfait : il voulait cela ardemment, voilà une évidence ! Il voulut lui répondre, mais ses cordes vocales ne lui autorisèrent ce droit qu'après avoir échappé un gémissement sonore, plus licencieux que les précédents.
Atteint du même mal que son partenaire, à savoir ne pas finir ses phrases d'un seul trait, il s'exprima enfin sur le sujet, tout sourire.

- J'attends cela... avec impatience... J'ai... J'ai... Dans la commode derrière... Ce qu'il faut...

L'idée de s'éloigner de Brune et qu'un incident prévisible s'en suive l'angoissait d'avance. Pourquoi n'avait-il pas sorti la malette en prévision de la suite ? Quoiqu'ils auraient été dans la chambre, le problème aurait été le même. S'en passer ? Il vivait sa vraie première fois et refuserait que tout ne déroule pas dans les règles de l'art. Il tenta de s'expliquer entre deux petits cris.

- Je... reviens... de suite... je... hummmm...


Plutôt facile à dire qu'à faire.

- Maintenez...vous... Le temps que je re...ah...

Juste un aller-retour... Vite vite... Ne pas perdre leurs efforts. Mais cette main qui contrôlait le tango entre les deux membres le gardait captif aux côtés de son amant et le contentait comme jamais il ne l'avait été.

- Le temps que je la... saisisse... et que nous reprenions...


Il se mordit les lèvres. De plaisir d'abord. De frustration ensuite, quand il se retira lentement de l'emprise de Brune pour se faufiler vers le placard. Peu de distance séparait le canapé de la commode et pourtant elle s'allongeait autant qu'un terrain de foot de Captain Tsubasa. Diantre, y parviendrait-il sans se retourner et se jeter sur Brune pour supplier son pardon et entreprendre de le chouchouter pour combler ces secondes de vide. Courant presque, il ouvrit le tiroir (manquant à quelques millimètres près de le dérailler), rejoignit vite son bien-aimé armé de sa boîte à malice qu'il posa sur le coussin limitrophe de la fesse gauche de l'hybride. Puis, vérifiant si le vent dressait toujours la manche à air, il décida de se faire pardonner. Qu'elles étaient les recommandations du chapitre dix concernant les convivialités de bouche ? Shiryu dépassait les activités de sa première fois ratée. Aussi marqua-t-il une petite hésitation, recherchant dans sa mémoire les conseils de son livre. Il s'agenouilla à même le parquet. Sa main longue et fine prit le relais de celle plus trapue et forte de Brune. Le rouquin commença à exécuter le même geste vertical, pendant un long instant. Puis il cessa le mouvement avec douceur ; laissa sa langue se poser sur le prépuce, lui prodiguer les mêmes bonheurs qu'aux tétons, quelques minutes plus tôt.  Par-là même, envoya à nouveau ses propres papilles au septième ciel. Et s'empourpra avec excès en songeant à la pratique  toujours si osée qu'il amorçait.


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Raton
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Sam 3 Déc - 2:58
Raton
Ça devrait être interdit d’être aussi irrésistible… Brune a eu peur l’espace d’un instant que son geste ne soit trop audacieux mais les gémissements envoûtants du jeune homme contre lui le convainquent bientôt du contraire. Dès qu’il entend de nouveau cette voix enchanteresse, il éprouve l’envie de revenir la boire à la source. Sa bouche vient butiner celle de son partenaire, se laissant aller à de brèves incursions sur ses joues et sa gorge tandis qu’il savoure le parfum de sa peau. Enhardi, il imprime un mouvement plus langoureux à sa paume et leurs deux bassins vont et viennent au même rythme pour accentuer les sensations délicieuses qui se précipitent dans son bas-ventre. Pendant ce temps, sa main libre explore la cambrure de son dos, ses hanches fines et le rideau fascinant de ses cheveux rouges. Vraiment, ce garçon est un piège de luxure à lui tout seul. Brune pourrait sans aucun problème continuer ainsi toute la nuit. D’ailleurs, il n’est pas vraiment enclin à laisser partir son partenaire lorsque ce dernier parle d’aller chercher l’outillage nécessaire pour la suite de la dégustation, malgré son accord docilement répété à chaque tentative de départ… :

« Oui… oui… allez-y, je vous attends… Je ne bouge pas… Promis… »

… Et aussitôt démenti par le reste de son corps tandis qu’il s’évertue à le serrer plus étroitement contre lui, à lui mordiller l’oreille ou s’attarder sur leurs glands pressés l’un contre l’autre. Au diable la boîte, allons. Son contenu ne vaut certainement pas les gémissements de plaisir et les adorables joues rouges du cuisinier. Pourtant, ce dernier finit quand même par s’arracher à son étreinte malgré tous ses efforts et le chiroptère le laisse partir à contrecœur, après avoir happé une dernière fois sa lèvre entre ses dents, avec douceur. Il le regarde s’éloigner, pressé qu’il revienne. C’est qu’il se sent ridicule lui, tout nu sur ce bout de fauteuil avec le soldat au garde-à-vous et rien pour l’occuper. Car plus jamais il ne se masturbera tout seul à partir de maintenant. Ça sera bien trop ennuyeux… Heureusement, le jeune homme revient avant qu’il n’ait le temps de se sentir réellement seul et il l’accueille avec autant d’attention que lorsqu’il est parti, jusqu’à ce qu’il n’échappe de nouveau à ses baisers en s’agenouillant devant lui. Le voyant hésiter un instant devant son sexe respirant la santé, Brune se sent soudain rougir, honteux. Il ne va pas faire ça, quand même ?! Enfin, pas qu’il serait contre mais c’est vrai qu’il y a de quoi être impressionné, non pas seulement par la taille de l’engin (petit prétentieux…) mais par l’acte en lui-même. C’est pas anodin, quoi ! Levant les mains pour éviter toute méprise, il bafouille précipitamment :

« N-n-ne vous obligez pas si vous ne voulez… pas… ah… »

Avant de s’interrompre en sentant les longs doigts de pianiste se poser sur sa verge avec la délicatesse d’une aile d’oiseau, puis commencer des va-et-vient plus doux que les siens, plus mesurés, infiniment plus enivrants. Et il fond une fois de plus dans son siège lorsque sa langue vient caresser le bout de son gland. Ce n’est pas possible… Il le fait réellement. Et il le fait rudement bien, le bougre. Le souffle parsemé de gémissements suaves, Brune voit tous ses sens et ses pensées remplis par la bouche du cuisinier qui commence à courtiser son sexe de la plus exquise des manières. Certes, il est parfois encore un peu incertain mais même sa façon de tâter le terrain du bout de la langue est irrésistible. C’est si chaud, si doux, si humide… le chiroptère enfouit de nouveau ses mains dans la chevelure de son partenaire, le guidant parfois vers les endroits les plus sensibles et se laissant aller à accompagner ses attentions par de légers mouvements de bassin. Il ne peut tout simplement pas résister. Il pourrait se passer n’importe quoi autour d’eux en cet instant, Nightlord lui-même pourrait débarquer dans la pièce et réclamer son aide de toute urgence pour sauver le monde, Brune l’enverrait poliment se faire cuire un œuf. Rien ne saurait le convaincre de s’arracher à cette céleste bouche…

« Vous êtes… oh, vous êtes… »

Un artiste, un virtuose, un magicien. Le Prince de cette nuit, si vous le voulez bien. Tout, pourvu que ça ne s’arrête… si, finalement il faut que ça s’arrête. Le souffle court, le chiroptère saisit le jeune homme aux épaules pour le redresser et le ramener sur ses genoux, contre lui, l’embrassant avec gourmandise. Ses mains survolent son corps pour le caresser furtivement mais il devient bientôt clair que ses intentions sont bien plus précises à présent. Ses larges paumes viennent se lover autour de ses fesses tandis que son regard cherche le sien, s’y plongeant avec fougue.

« Je vous en prie… je ne sais pas comment faire, mais… je ne tiens plus, je… »

Et, avec une hardiesse aussi grisante qu’impudique, Brune entreprend par quelques mouvements de reins de venir frotter sa verge humidifiée contre les douces fesses de son partenaire, laissant échapper un grondement fiévreux. Tout ignorant qu’il soit, il se doute que c’est par ici que se déroulera la suite. Ses doigts caressants aimeraient se glisser un peu plus loin dans le sillon dont ils épousent la courbe, et il brûle de venir explorer la corolle rosée qu’il y devine cachée mais il n’ose pas. Il pourrait mal s’y prendre, c’est quand même un endroit sensible. Et puis il faut un minimum de préparation avant de s’aventurer sous ces latitudes si on veut que tout se passe bien. Le jeune homme a certainement tout ce qu’il faut dans sa jolie mallette. En tout cas, il a intérêt. Jamais Brune ne pourra attendre une minute de plus…
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Mer 7 Déc - 11:02
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La fellation est souvent considérée...


... comme un préliminaire peu noble. Et pourtant, elle décuple les sensations de plaisir de celui qui la reçoit... Shiryu, quant à lui, s'appliquait comme un enfant qui apprend à écrire, avec une sorte de maladresse un peu raide. Il se contenta au départ de caresser du bout de la langue la tendre chair rose, au parfum singulier qu'il décrirait comme salé et épicé. Il appréhendait toutefois d'aller plus loin ; le Super Héros possédait un équipement aussi monumental qu'effrayant quand on est inexpérimenté. Pour l'aider dans son acte de bravoure, son amant l'aidait par quelques paroles et des mouvements du corps qui enflammaient son être tout entier. Brune et lui désiraient la même chose.

Lorsqu'il fut interrompu dans son initiation orale, le jeune cuisinier fut presque porté par la force herculéenne de la chauve-souris pour se retrouver à nouveau collé à lui, retrouvant le velours de ses lèvres, la chaleur de son membre, le feu de ses yeux, le contraste de leur peau à tous les deux. Shiryu frissonnait sous les caresses de plus en plus entreprenantes de ces mains fermes et volontaires, qui le rapprochaient inéxorablement vers une nouvelle étape de sa sexualité. L'impressionnante masculinité de Brune échappa à l'étreinte de son confrère pour partir en quête de la grotte mystérieuse de la volupté. L'hybride n'en pouvait plus ; et s'il avait eu de l'expérience, il aurait pris son partenaire séance tenante avec une tendresse bestiale. Le rouquin en trembla de bonheur comme d'appréhension : il était vierge sur ce point, "ceci" allait-il trouver son chemin dans une étroite galerie ? Cela faisait-il mal ? Il avala sa salive, partagé entre la peur et la volonté (la torche embrasée commençait à propager le feu à son être tout entier).  

Sa première décision fut simple : celle de changer de lieu. Le canapé ne permettait pas, par sa configuration, de se détendre correctement. La position allongée passerait sûrement mieux, ils auraient tous les deux plus de latitude. Prenant la main de Brune dans la sienne, la petite malette dans l'autre, il l'entraînait jusque dans sa chambre et à son lit. Prévoyant l'appétence de Brune en crescendo malgré cette brève interruption, il se coucha directement sur le ventre. Sa respiration était forte, de concupiscence mais aussi avec la crainte qui accompagne souvent les premières fois. Jetant un bref coup d'oeil vers le chiroptère, accompagnant le tout d'un sourire, il se reposa sur son flanc juste le temps de découvrir en sa compagnie le contenu de la boîte à malice. Il retira le premier clapet, le second, en jouant la montre de façon malicieuse pour faire durer le plaisir - mordant sa lèvre au passage de façon sexy comme c'est pas permis. Second clapet... ouverture.

Citation :
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Composition de la boîte
- Un tournevis à pointe interchangeable
- Un lot de pointes à tournevis (plat/cruciforme/rond...)
- Un marteau
- Une viseuse électrique
- Un petit livret-tutoriel

Shiryu connaissait un bricoleur du dimanche qui allait grimacer en trouvant dans sa trousse à outil - à l'extérieur seulement - lubrifiant, préservatif et vibromasseur à prostate. Tout comme lui, en ce moment, maudissait les fabricants incapables d'organiser leurs activités de production et, par conséquent, de mélanger des contenants sans vérification ultérieure.
Le voila à présent bien déçu et tout navré, ainsi qu'en colère, en quête de chercher une autre solution pour la suite du programme...


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Raton
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Mar 13 Déc - 22:40
Raton
Le cuisinier aux joues roses et au corps frissonnant est décidément à croquer. Même si leur virginité à tout deux donne une dimension touchante à leurs ébats tâtonnants, Brune donnerait en cet instant n’importe quoi pour être plus expérimenté et agir comme un actif sûr de lui, entraînant son adorable partenaire d’une main sûre à la découverte du Septième Ciel. Mais là… Malgré son désir de plus en plus vif de passer à la vitesse supérieure, quelques craintes viennent quand même freiner ses ardeurs. Pourvu que tout se passe pour le mieux, pourvu qu’il s’y prenne bien, pourvu qu’il ne lui fasse pas mal et pourvu qu’il y prenne plaisir, tout ça à la fois. C’est donc le cœur plein de foi que le chiroptère se laisse guider par la main jusque dans la chambre de son partenaire, avec la mallette. Dans la pénombre reposante pour ses yeux, sa bouche s’assèche et son bas-ventre se contracte lorsqu’il voit le jeune homme s’étendre sur son lit, le regardant par-dessus son épaule, offert. Aussitôt, Brune se peut s’empêcher de venir le recouvrir de son corps, s’allongeant sur lui pour embrasser sa nuque et presser avec fougue son membre contre ses fesses blanches, douces et chaudes. Il ne consent à se pousser que parce qu’il a peur de peser lourd et qu’il est apparemment temps d’ouvrir la fameuse boîte censée les outiller convenablement pour la suite des réjouissances. Appuyé sur un coude, caressant le dos du cuisinier d’une main et lui mordillant l’oreille en réponse à son sourire sexy et ses gestes langoureux, il surveille d’un œil curieux l’ouverture du coffret… et se fige, perplexe, en voyant son contenu. Et un peu inquiet, aussi.

« Euuuh… C’était… C’était pas prévu, hein ? »


Brune l’espère férocement. Il ne dit pas non à un peu de curiosité mais, n’en déplaise à son partenaire, il ne se sent pas encore prêt pour ce genre de fétichisme pour le moins étrange. Mais apparemment, pas de craintes à avoir car le partenaire en question a l’air tout aussi mortifié que lui si l’on en juge par l’expression de son visage. Ce qui signifie que c’est sans doute une erreur. Ah, ça c’est… c’est pas de bol, non. D’un doigt, la boîte traitresse est prudemment refermée, mais le chiroptère se sent soudain désolé face à la bouille dépitée qui se renfrogne à vue d’œil sous les cheveux rouges. Leurs ébats seraient-ils compromis ? Oh non alors, hors de question ! Il faut faire quelque chose. Cédant aussitôt à sa courageuse pulsion malgré sa gêne et ses craintes, il vient embrasser les épaules nues du cuisinier, repoussant ses cheveux pour remonter vers son cou. Son parfum revient aussitôt le griser.

« Ce n’est pas grave… Je vous assure… »

Comment lui faire comprendre qu’il ne se soucie pas de ce qu’aurait du contenir cette boîte ? Comment lui dire qu’il n’a besoin que de l’avoir lui, son beau Prince à la chevelure de feu, pour être le plus heureux des héros cette nuit ? Une idée germe soudain dans un coin de sa tête. Aussitôt, la petite chauve-souris angélique sur son épaule fait un infarctus, scandalisée. Non non non et non, il ne va quand même pas faire ça ?! Ça… Ça ne se fait pas, voilà tout ! Brune est bien d’accord, ce ne sont pas des pratiques de gens bien élevés qui viennent de se rencontrer ou quasiment, bien qu’il ne soit en réalité pas bien renseigné sur le sujet. Mais… mais plus il y pense, plus il essaie de la repousser, plus il se rend compte qu’il en a envie. Oui, il en a envie. Ici, ce soir, avec son petit cuisinier si sensuel et si attachant. Alors le cœur battant, les joues rougies, Brune saisit son courage à quatre bras et revient se placer au-dessus de son partenaire, parsemant toujours son cou de baiser, caressant son dos de son torse, frottant doucement sa verge contre son postérieur rebondi. Peu à peu, il enhardit ses baisers, goûtant sa peau du bout de la langue et des dents, et commençant à descendre le long de son dos. Le jeune homme sent si bon, sa peau est si tendre au toucher qu’il lui faut parfois ralentir pour se maîtriser, le désir risquant d’entamer son endurance, ce qui est absolument proscrit. Ceci dit, peu à peu, ses ardeurs se tempèrent d’elle-même, à mesure qu’il se rapproche de son objectif…

Si son partenaire ne l’a pas deviné, il est maintenant impossible d’en douter : de baisers en caresses, de léchouilles en mordillage, c’est bien vers ses douces fesses rebondies que se dirige le chiroptère. Bientôt, il en sent la rondeur sous ses lèvres maladroites et ses joues le cuisent tant et plus. Les moulant à ses paumes, il les explore encore de sa bouche timide…

« Excusez-moi… j’en ai vraiment envie… »


… Avant qu’un dernier coup d’audace ne le fasse s’aventurer entre elle. Se concentrant de toutes ses forces pour ne pas penser à l’indécence de ce qu’il est en train de faire, il laisse sa langue se frayer un chemin jusqu’à la corolle rose et frémissante sous son souffle. Pendant de longues secondes, les deux chauves-souris se chamaillent sauvagement sur ses épaules pour savoir s’il vaut mieux continuer ou arrêter aussitôt toute cette hérésie. C’est vrai quoi, c’est quand même quelque chose ! On ne fait pas de gâteries à cet endroit alors qu’on s’est rencontré en début de soirée, quand bien même on s’est préalablement réchauffé dans une cabane en ruine quelques temps plus tôt. Non, à la fin ! Et pourtant… pourtant, plus les secondes défilent, plus Brune prend confiance, s’enhardit, pousse plus loin son exploration tout en massant sensuellement les douces fesses du cuisinier. Au départ, il comptait simplement palier l’absence de lubrifiant consécutive à l’erreur de boîte. Mais en fait, c’est diablement excitant. Il n’a absolument pas envie de s’arrêter. Lâchant légèrement la bride à sa passion, il entrouvre le passage de sa langue, tout doucement, jusqu’à sentir ce dernier s’assouplir, se détendre sous ses caresses. Voilà qui est bon signe. Et il est temps, le chiroptère n’en peut vraiment plus ! Se détachant du joli fessier, il se redresse pour revenir se placer au-dessus du jeune homme, prenant appui sur ses coudes repliés pour venir presser tendrement son membre contre le passage qu’il vient de préparer. Avant de se souvenir d’un petit détail :

« Vous avez des… enfin, des… »

Après ce qu’il vient de faire, c’est quand même un comble qu’il soit encore gêné de prononcer le mot « préservatif… »
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Jeu 22 Déc - 13:10
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Deux corniauds devant une mauvaise surprise.

Voilà ce qu'ils étaient face à ce problème. Pas longtemps,heureusement. Il importait peu à Brune qui se contentait d'eux même pour accomplir leurs préliminaires. L'amertume de Shiryu s'effaça vite grâce au naturel désarmant du partenaire et à sa passion. Comment souvent, Shiryu mettait les petits plats dans les grands en faisant trop. Alors il laissa l'hybride mener, sûrement par instinct animal sommeillant en lui. Le jeune homme se calma aussitôt sous les doux baisers de Brune.

Bientôt, le cuisinier devina, par son sens du toucher exacerbé, les chatouilles du sexe bouillant, que Brune se trouvait juste au dessus de son corps. Ce contact, bien que moins proche, lui rappelait le jour de leur rencontre, où le chiroptère le réchauffait entre ses bras puissant, après avoir manqué de se noyer. Malgré un côté pataud indéniable, il faisait de son mieux pour prendre soin de son damoiseau. Les craintes du rouquin, pourtant légitime quand on est encore vierge, s'envolaient à chaque baiser, à chaque frottement du gland humide contre ses fessiers. Il devinait son amant tendre et précautionneux. Il demeurait passif pour ne pas déranger les projets du galant. Chaque millimètre de peau fut parcouru de ses mains, de sa bouche. La chaleur se diffusait dans tout son corps à partir de chaque épicentre.

L'empressement de Brune s'accentuait de plus en plus. Lorsqu'il atteignit le fondement généreux (pour un homme) du beau rouquin, il entreprit de les malaxer comme un boulanger le fait avec sa pâte à pain. Malgré lui, Shiryu gigotait d'impatience et de plaisir, prisonnier d'un étrange paradoxe : ne plus supporter les caresses car il débordait d'émotion au risque de devenir fou ; supplier que le héros ne s'arrêta jamais. Car il ne rêvait que d'une chose : que le boulanger enfourne le pain pour le cuire...

Il poussa soudain un petit cri de surprise et se retourna vivement pour regarder Brune en écarquillant les yeux, les baisers de Brune quittaient la surface pour visiter les profondeurs ! Mince, la lecture de Shiryu n'en était pas arrivé jusque là, ce chapitre figurait sûrement plus tard, pour l'amélioration des premières fois et les jeux de rôle coquins. Comment l'hybride en arrivait à cette envie qui ne coule pas de source pour un dilettante ?
On ne lui laissa guère le temps de la réflexion. Shiryu ne saurait même pas décrire ce qu'il ressentait en cet instant, mis à part un bonheur explosif (est-ce qu'il atteignait déjà l'orgasme ?), un tourbillon de volupté. L'amant se chargeait de préparer, sans artifice, son amant à leur union. Le jeune homme n'en pouvait plus, il remuait sans cesse, se mordait les lèvres, puis renonça à se taire en les effleurant de sa langue.

- Mhhh... ah....


Son sexe enflait encore, au point d'en devenir douloureux.

- Ah... ah...

Il pantelait, le souffle court, les joues rouges comme des coquelicots.

- ah... ooooooooooooohhh....

Ses tétons indiquaient un vent de force 10 sur l'échelle de Beaufort.

- Mhhh... mmmm..

Il ne retenait plus ses inévitables gémissements, il n'y arriverait simplement pas. Il était simultanément épuisé et avide ; innocent et sexy dans ses petits miaulements.
Les ambitions de la chauve-souris ne faiblissaient pas. Au contraire, elles augmentaient toutes ces sensations pourtant intenses.
Lorsque Brune cessa ce délectable bécot intime, il n'était pas loin d'atteindre son ultime cible. A nouveau, le tison enflammé s'apprêtait au coït. Cette fois, Shiryu était prêt. Il releva même légèrement son bassin pour faciliter la pénétration. Il ne parvenait pas à croire que l'hybride fut inexpérimenté, vu comme il avait su lui faire oublier ses appréhensions par une pratique délicate, parfois controversée (et diabolique par l'effet qu'elle procurait !). La voix hésitante et si charmante de l'amant passionné brisa à nouveau le silence.

Aucun doute, il était inexpérimenté, le bougre !

- Dans l'armoire à pharmacie de ma salle de bain, juste sur la gauche. J'espère qu'ils seront assez larges...


Il entendit Brune s'éloigner et fouiller. Cette attente fut si pénible, le cuistot ne put évaluer le temps. Il le surveillait en levant légèrement la tête sur le côté, inclinant son cou, sans quitter sa position afin d'accueillir le revenant. Quand celui-ci fut prêt et équipé, qu'il reprit là où l'histoire s'était interrompue, le jeune homme resta relevé, plongea ses yeux bleus dans ceux plus sombres de la chauve-souris. Maintenant qu'ils allaient concrétiser, il refusait d'être la passade d'une nuit, un coup d'une nuit ; de ne se résumer qu'à une paire de fesses.

- Je m'appelle Shiryu. Hyuga Shiryu...
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Raton
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Dim 1 Jan - 21:59
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Bon sang, mais arrêtez ! C’est beaucoup trop dur de ne pas vous sauter dessus quand vous gémissez de la sorte ! Voilà ce que pense Brune tout du long tandis que sa langue s’affaire entre les fesses de son irrésistible partenaire. La verge dure comme un roc entre ses cuisses, il s’applique à suivre à la lettre les indications du corps pantelant sous ses mains pour lui donner tout le plaisir possible tout en freinant des quatre fers pour ne pas le prendre sur-le-champ, d’un seul coup d’un seul. Il n’y a guère que la crainte de lui faire mal qui parvienne à le retenir tandis que la petite corolle rose se détend progressivement à chaque frisson, comme pour appeler son membre à venir la visiter. Bientôt, il n’y tient plus et se redresse pour attaquer enfin le plat principal après cette étourdissante entrée en matière. Dès que les mots franchissent ses lèvres, il se maudit de les avoir prononcés. Au diable les capotes ! Pourquoi volontairement ruiner cette première fois avec un bout de plastique entre eux ? Non non, il veut être nu comme au premier jour pour son beau Prince aux cheveux de feu ! Malgré tout, pour cette fois, la voix de la raison l’emporte. Même si le désir et la fougue le poussent à faire une confiance aveugle à son partenaire, mieux vaut éviter de se refiler de vilaines MST. Ce qui est stupide au demeurant, car ils sont vierges tous les deux…

Mais ça, évidemment, Brune ne s’en souviens que quant il est en train de batailler dans les placards de la salle de bain, le sexe à l’air et rougissant encore du commentaire tout à fait innocent du jeune homme sur la taille de ce dernier. Il n’a jamais eu la prétention d’être suréquipé même si quelques discussions avec ses camarades masculins dans les vestiaires du cours de sport lui ont laissé entendre qu’il n’avait pas à rougir. Cependant, il se trouve ici au Japon. Et sans vouloir tomber dans les clichés graveleux, il n’est pas impossible qu’il paraisse plus massif par comparaison. En tout cas, c’est ce que laisse sous-entendre le préservatif qui, conformément aux craintes du cuisinier, souffre quelque peu sous les dimensions qui lui sont imposées. Les sourcils froncés, Brune lutte un petit moment avec la protection de latex et lorsqu’il parvient enfin à l’enfiler, c’est pour la retirer aussitôt. C’est trop étroit, ça le comprime. Il n’arrivera à rien. Tout penaud, il s’en excuse auprès de son Prince en revenant coller son bassin contre le sien.

« Pardon, ce… ça ne rentre pas… j-je ne peux plus attendre… »

Pour toute réponse, Brune est soudain capturé par le regard outremer du jeune homme, qui le fixe avec une intensité telle qu’il en oublie de respirer. En cet instant précis, il est l’esclave de ce regard. C’est sans doute pourquoi les quelques mots qui franchissent ses lèvres lui causent une telle émotion. Pendant une fraction de seconde, le chiroptère se demande à nouveau qu’est-ce qui est un nom et un prénom là-dedans mais un rapide passage en revue des anime qu’il a pu regarder le remettent dans le droit chemin. C’est Hyûga le nom de famille, comme dans Naruto ou J’aime les sushis. Ce qui signifie qu’il s’appelle…

« Shiryu… Shiryu… »

Brune murmure en venant caresser d’une main maladroite le beau visage de son partenaire, tout ému d’avoir enfin un prénom à donner à son Prince. Cette pensée ravive toute son ardeur et il vient l’embrasser avidement, collant son corps contre le sien et respirant à plein poumons son parfum. Sa langue vient se mêler à la sienne, ardemment. Sans qu’il puisse dire exactement pourquoi, le fait de connaître enfin le prénom de son si séduisant partenaire le met dans tous ses états. Cette confiance le touche, le trouble, lui redonne envie de lui plus que ce n’était déjà le cas même s’il ne pensait pas cela possible. En cet instant, c’est son Shiryu. C’est lui qui le fait gémir en l’embrassant, en le caressant. Cette nuit est la leur et nul ne le connaîtra jamais aussi bien que lui, au mois pour ce soir. Galvanisé par le désir, Brune trouve enfin le courage de se jeter à l’eau. Tout en couvrant ses blanches épaules de baisers, il guide timidement son sexe tendu entre ses fesses. Serrant les dents lorsque son gland rentre en contact avec l’œillet humide et frémissant, il commence par s’insinuer doucement en lui, le cœur battant. Pourvu que tout se passe bien. Pourvu qu’il s’y prenne comme il faut, pourvu que… Oh, Seigneur, il est tellement beau…

« Je ne veux pas te faire mal… Dis-moi si je te blesse… Je… Je m’arrêterai tout de s… »

Progressant centimètres par centimètres, Brune perd soudain le fil alors que Shiryu l’aspire dans ses profondeurs. Tous ses muscles se contractent, des vagues de chaleur fusent dans son bas-ventre et un gémissement lui échappe. Même s’il s’interrompt à intervalles réguliers pour laisser à son partenaire le temps de s’habituer à sa présence en lui, ses parois brûlantes qui l’enveloppent et le caressent lui font perdre le nord. Un soupir de bonheur lui échappe bientôt lorsque son bassin vient s’échouer contre les douces fesses du jeune homme et qu’il réalise soudain qu’il est complètement à l’intérieur.

« Aaah… C’est si… serré…  »

En cet instant, nul ne saurait être plus délicieusement captif que Brune…
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Ven 6 Jan - 21:08
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Shiryu sut très vite...

qu'il eut bien fait de décliner son identité. Brune n'en était que plus tendre et motivé, répétant son prénom comme un chant envoûtant, un poème, une promesse. De nouveau, leurs lèvres et leur langue s'unirent pour fêter pleinement leur rencontre. Le jeune homme profitait entièrement de la chaleur de leur corps, des millimètres de contact. Chaque terminaison nerveuse se rendait complice de ce toucher. L'on dit des femmes qu'elles ont une peau douce et que rien ne peut l'égaler. On peut être un homme et posséder aussi cette qualité ; chez Brune, ses grandes ailes battaient n'importe quelle peau de pêche. Sur l'instant, le rouquin regrettait d'être sur le ventre, car il lui était difficile de se contorsonner pour rendre ses caresses à son amant aussi maladroit que tendre. En attendant, il usait de son organe lingual pour participer à l'action.

Le moment fatidique arriva lorsque la bouche de Brune quitta son visage et son dos. Le membre dur et chaud prit place au seuil de l'intimité du garçon, qui respirait profondément pour se détendre au maximum. Son galant prenait soin de lui et vérifiait si tout allait bien, à chaque seconde. Shiryu, bien sûr, aurait préféré se mordre les lèvres plutôt que de renoncer. Il mourait d'envie d'être pris, uni à lui sans laisser la douleur prendre le dessus. Comme toute première fois, l'antre était serrée, les tiraillements hésitant entre la souffrance et le plaisir, malgré la lubrification. Mais il n'abandonnerait pas, il tenait bon, car il savait qu'au bout, le bonheur serait total.
Contre toute attente, il tint jusqu'au bout. Du moins le croyait-il, et même s'il grinçait un peu des dents, il ne put empêcher un soupir de soulagement quand son coeur manqua d'éclater de joie.

- Tout va bien, Brune-kun..." s'exprima-t-il dans un souffle. "Je suis à toi...", ajouta-t-il sans honte pour signifier qu'il était prêt et qu'il n'attendait que la suite. A moins que son fessier ne soit trop serré et qu'il lui soit impossible de bouger ? Diantre ! Et s'il n'arrivait pas à se retirer ? La tension, loin d'arranger les choses, resserra son emprise.
Heureusement, l'hybride ne tarda pas à effectuer, avec moult précautions, de petits mouvements qui rétablirent sa confiance et l'ivresse de leur union. Les joues rouges, les yeux brillant, la respiration pantelante, la voix échappant des cris lascifs, Shiryu s'abandonnait à la volupté et profitait des moindres secondes, des moindres mouvements, dont le chérissait le super héros. Son héros.

Quand il fut plus à l'aise avec la présence imposante en lui, le jeune homme fit quelques essais. Il exécuta, de lui-même, quelques mouvements, avec la lenteur d'une tortue, pour éviter de faire n'importe quoi. Il ne fallait pas plaisanter, tout de même, on n'était ni dans un manga yaoi, ni dans un film coquin, tout ne peut pas aller comme sur des roulettes lors d'une première fois.
Shiryu s'habitua bientôt à cette étreinte. Il écarta les jambes et montait son bassin pour aider son amant. Pendant ce temps, il l'encourageait de petits cris de plaisir significatifs.

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Raton
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Jeu 16 Mar - 23:36
Raton
De l’art de se retenir. De l’art de brider sa passion et son désir, pour mieux les guider. De l’art de résister aux petits gémissements de son partenaire. Brune se promet de mettre incessamment sous peu la main sur de tels ouvrages, ça ne pourra que lui être utile. Mais pas dans l’immédiat. Dans l’immédiat, il est à la fois concentré et transporté dans le lent, très lent mouvement de balancier qu’il effectue sur ses avant-bras au-dessus du corps palpitant de Shiryu. Ce dernier gémit si délicieusement… Les quelques mots qu’il lui a adressé pour le rassurer ont fait battre son cœur d’une chaleur nouvelle et tous ses membres en sont emprunts alors qu’il va et vient dans l’étroit passage. En tant qu’adolescent normalement constitué, c’est-à-dire bouillonnant au-delà du raisonnable d’hormones de toutes espèces, il s’est beaucoup… documenté sur l’acte sexuel et il en avait rapidement conclu que ça avait l’air cool, quel que soit le partenaire. Mais ce qu’il vit en cet instant est bien loin de ce qu’il a pu imaginer. Le plaisir n’est pas encore là, pas tout à fait. Il bouge trop lentement pour que ça soit encore bien fulgurant. Mais l’excitation qu’il ressent… la simple pensée qu’il se trouve à l’intérieur du beau jeune homme et que ce soit son membre en lui qui le fasse haleter et trembler de la sorte suffit à lui éblouir la poitrine de flashs lumineux, chaleureux. Il penche la tête pour venir mordiller tendrement le pavillon de son oreille. Il n’échangerait sa place pour rien au monde.

Bientôt, Shiryu se met lui aussi à remuer et Brune s’interrompt un instant pour lui laisser le champ libre. Le temps qu’il se redresse légèrement, semble-t-il. Docile, le chiroptère attend qu’il ait terminé pour reprendre sa houle contre son corps. Et aussitôt, le souffle lui manque.

« Aaah… Comme ça, c’est… encore mieux… »

C’est la pure vérité. Ses cuisses plus écartées, son bassin légèrement cambré rendent la pénétration plus facile, plus fluide. Et Brune commence enfin à éprouver du plaisir. Ça commence comme une vague de minuscules étincelles qui pétillent en rythme contre son pelvis, puis qui se répandent progressivement, dans ses cuisses, son ventre, ses bras, comme le ressac de la marée. Et les petits cris de Shiryu l’enivrent, son parfum lui tourne la tête. Il distingue l’expression de son visage à demi cachée derrière ses cheveux épars, si belle… Sa respiration se fait plus ample, ses mouvements aussi. Bientôt, la position devient plus contraignante, ses bras fatiguent de supporter ainsi tout son poids. Alors il se redresse à son tour, doucement, en tâtonnant maladroitement, jusqu’à se retrouver à genoux derrière lui. Les joues le cuisent aussitôt. C’est quand même assez osé, il ne sait pas s’il a le droit… Toutefois, la reprise de son va-et-vient le débarrasse vite de tous ses doutes. Les mains posées sur les hanches fines, il s’efforce toujours d’y aller lentement mais les gémissements de son Prince lui disent à quel point il a bien fait. Lui aussi se laisse emporter peu à peu par le plaisir alors qu’il plonge et replonge dans son corps. C’est si chaud, si doux et puissant à la fois… Quelques râles de plaisir commencent à lui échapper alors qu’il contemple la peau blanche de son dos cambré, les longs cheveux rouges qui coulent comme des rubans sur ses épaules. Il se mord la lèvre en gémissant alors qu’une onde de volupté plus puissante vient lui balayer la poitrine.

« Shiryu… Shiryu… Tu es si beau… »

Tiens, c’est curieux. Il n’a pas la même voix que d’habitude. Lui qui d’ordinaire fait résonner les basses, voilà qu’elle est plus claire, plus douce, moins intimidante. Il ignorait complètement que faire des galipettes avec un partenaire aussi excitant pouvait faire ce genre d’effet. Il se couchera plus savant. Mais pas tout de suite. Oh non, pas tout de suite… Sans cesser ses coups de bassin, l’une de ses mains se glisse, timidement d’abord, sous le ventre de Shiryu jusqu’à trouver en tâtonnant la hampe de son sexe dressé. À nouveau, il sent ses joues rougir et l’excitation lui picoter la colonne à l’idée d’un geste aussi impudique, alors que ses doigts se referment autour de lui pour le caresser au rythme de ses mouvements...
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Dim 16 Avr - 21:20
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Silence.

Fin de tout. Comment mettre des mots sur l'indéfinissable ? Tous ceux qui sont passés par là le savent. Envahissement et vide, tant de paradoxes flirtant dans l'arène du bonheur.
Shiryu atteignait ce stade, uni à son héros, ne faisant qu'un. Il n'était plus gêné. Il ne demandait qu'à continuer. Brune autant que lui, explorait leur plaisir commun. Une brève interruption suggéra un changement de position. Il ne bougea pas, attendant de voir ce que son amant prévoyait. Il le surveillait de biais, interrogatif, jusqu'au retour du coït. Ils reprirent où ils s'étaient arrêtés, avec la même délectation.

Une guerre, deux fronts simultanés. Le cuisinier hissait le drapeau blanc, défait par son assaillant. Jamais défaite ne fut aussi savoureuse. La présence en lui n'incommodait plus Shiryu, malgré les difficultés des premiers temps. Il regrettait de ne plus avoir Brune dans son champ visuel, d'apprécier son visage satisfait, ses yeux brillants, ses joues rougies, sa peau sombre et ses douces ailes. Mettant la vue de côté, il laissa les autres sens prendre le relais. Le toucher (évidemment) mais aussi l’ouïe, à laquelle n'échappaient ni les compliments veloutés ni les râles libidineux, ni les chants de son prénom d'une voix nouvelle ô combien séduisante. Shiryu mêla la sienne à la litanie, s'emportant bientôt par d'autres sons exacerbés par leur fusionnelle étreinte.

Ne fermant pas les yeux pour autant, le rouquin les baissa pour admirer la géante paume dissimulant presque son sexe. Il se sentit presque honteux de cette part de narcissique reluquant son pénis à la passion entretenue par la main de son galant. Combien de temps se retiendrait-il encore ? Le compte-à-rebours s'enclenchait déjà car la sève montait jusqu'à transpirer bientôt, inexorablement, comme une menace. Si seulement ce flux pouvait s'interrompre, du moins ralentir, pour ne pas arrêter trop tôt son excitation ? Quel douloureux dilemme que de vouloir atteindre l’orgasme mais perdre aussitôt son bénéfice... Comment se changer les idées ? Quelle diversion l'aiderait ? Son plaisir le prenait tout entier, devant et derrière, sans lui laisser la moindre chance, le moindre répit. Que n'eusse-t-il lu entièrement son livre qui enseignerait sa précieuse science...
Dépassé mais aux anges.

- Je... Ne peux plus... Me... retenir.... Je ... oh... Je ne veux pas arrêter... mais je...

Son amant poussa plus loin, la pénétration plus profonde, et lui ne pouvait que le remercier par un long gémissement de bien être. Pourvu que les murs soient bien isolés... Dès qu'il put récupérer l'usage conscient de ses cordes vocales, il fit une proposition.

-Je... Je veux essayer... Pour que tu te reposes...

Chaque pause entre deux phrases, un ah ou un oh de concupiscence la meublaient. Il parvint enfin à mener son héros essoufflé à se retirer (pour peu de temps). Il lui fit face et l'embrassa à pleine bouche, avant de l'inviter à s'allonger à son tour, sur le dos. Quand son beau mâle fut prêt, ses gracieuses ailes repliées, lui donnant l'apparence d'un ange de la nuit, le beau rouquin monta sur lui à califourchon. Il hésitait encore, mais revenir à des préliminaires maintenant était-ce un bon choix ? Il fixa, presque hypnotisé le phallus dressé vers le plafond, pointant la direction du Septième Ciel.

-Laisse-moi faire, mon Night Knight...

Avec maladresse, il installa son postérieur sur le bâton de plaisir. La position fut d'abord étrange et malaisée. Il ne reprit les ébats quand il ressentit à nouveau le chiroptère en lui, et profita cette fois-ci de l'action et des émotions qui défilaient sur le visage expressif de Brune.

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