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ALEXIS-SID : Mon petit engrenage

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Lun 21 Nov - 21:08
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Alors qu'il avait oublié où il était et ce qu'il faisait la pression des bras de la jeune femme se desserra. Il ne voulait pas mais il put que se laisser aller heureusement, elle ne rompit pas brutalement le contact; elle posa ses mains sur mon visage.

Ce ne fut qu'à cet instant qu'il reprit connaissance de son présent : il était chez elle, son haut était trempé de larmes, mais ses sanglots s'étaient interrompus. LA fatigue, sûrement. Avec cette même tendresse, l'ange Sidhiel le consolait. Cette femme exceptionnelle avait non seulement du cran, mais aussi un sens de l'empathie développé. Son corps, quel qu’en soit la partie, diffusait une aura bienfaisante qui l’apaisait. Ses mains, son baiser sur le front. Comme un signe d'absolution ?

Elle l'abandonna un moment ; il la laissa s'en aller à regret, mais avec l'assurance d'un retour. Exténué, il rejoignit le fauteuil où il prit à nouveau place. Toutes les paroles de la jolie brune lui revenaient à l'esprit, dans une sorte d'écho très flou. "Ça ne peut qu'aller mieux", "Vous pouvez avancer librement", "vous l'avez dépassé". Jamais personne ne l'avait autant abreuvé de paroles encourageantes et positives, pas à ce point.

L'horlogère revint, un gant à la main. Elle lui essuya le visage avec attention. Le contraste entre sa peau et la fraîcheur du linge de maison l’interrogeaient sur son état. Était-il fiévreux ? Il n'était pas rare que les gros chocs provoquent des chaleurs intempestives. Il se laissa faire, incapable e parler tout ce temps où elle lui rafraîchissant la tête, en le lavant... Non, en le purifiant.
Cette avalanche de symboles persistants avait son importance, sinon il ne recourrait pas autant à cette comparaison. Il voulait croire à cet aspect aussi bien physique que moral de la rédemption.

Quand Sidhiel eut achevé ses attentions, il s'autorisa enfin à la regarder. Dans un souffle presque inaudible, il murmura :"Merci".

Ce qu'il s'était passé en si peu de temps dans cet appartement était surréaliste. Il y était venu en étant persuadé d'avoir réussi à tourner la page sur son passé, et Sidhiel, d'une simple phrase, avait bousculé ses certitudes en quelques secondes. Il s'était cru libre en se regardant dans la glace et en buvant son café. Il n'en était rien. Certes, il avait obtenu son retrait de la mafia russe, s'était éloigné du meurtre de ce fait. Mais il n'avait pas surmonté entièrement les obstacles : les autres éventuels recruteurs (il devait très vite trouver un job), et lui-même. Il était en définitive son juge le plus sévère. Grâce à la jeune femme, il venait de le réaliser. C'était un grand pas en avant.

Une voix qui retrouvait petit à petit son timbre originel, bien qu'encore grave à cause de ses émotions et de sa gêne grandissante de s'être donné ainsi en spectacle, il lui exprima sa reconnaissance.

- Je... Ne saurais jamais comment vous remercier... Je vous suis redevable, mais... Je ne sais pas faire grand chose à vous proposer en échange. Malheureusement, à part jouer la comédie, l'argent, le tir à l'arc et les relations charnelles, je reste assez limité. - Et ne me dites pas que je ne vous dois rien. Ce serait minimiser ce qu'il vient de se passer.

Effectivement, l'argent n'était plus un problème, grâce à Enzo. Ce dernier lui avait permis de toucher vraiment son salaire obtenu à son service, et grassement payé, par dessus le marché. La période de désastre financier était derrière lui. Le tir à l'arc, malgré le retournement vicieux de sa passion contre lui, restait un de ses sports favoris, et il réapprenait progressivement à tirer sur des cibles en paille ou en bois. A ré-envisager l'activité comme un loisir. Quant au sexe, maintenant qu'il y avait pris goût, non plus comme une obligation... Il n'avait aucun tabou à le citer parmi ses compétences, puis qu’effectivement, à part tuer, Alexis n'avait pas une marge de manœuvre très grande pour faire du bien à autrui. Toutefois cela pouvait être déplacé pour les si timides interlocuteurs à qui il en parlait. A moins que Sidhiel soit comme Kiyohi, mais ce n'était pas sensiblement le genre de la maison. Toutefois, même s'il était devenu lascif avec le temps, il savait se tenir. Il n'était allé plus loin qu'un baiser avec elle, alors que ses transports auraient pu être plus poussés.
Ce portrait de lui-même était en définitive peu flatteur. Simulateur de personnalité fictive, culture générale réduite à l'essentiel et sans approfondissement, considérations pécuniaires, savoir-faire du tueur (en attaque et défense) et un aspect de son emploi à la limite de la prostitution. Beau déchet de l'humanité... Un homme de carton qui ne s'était pas encore trouvé, et qui devrait progressivement prendre du relief pour exister.

Toutefois, avec un peu de recul et d'objectivité, il revint sur son dénigrement auto-centré. Il avait eu du courage, pour tenir tant d'années. Du respect en dépit de sa tâche pour l'être humain, puisqu'il n'aimait pas faire souffrir ses victimes. Il avait conservé son humanité. Puis, il avait une capacité d'analyse fine des autres, comme il l'avait déjà prouvé en remettant en place Enzo Arriaci lui-même par des paroles d'une grande sagesse. Et qu'il avait tout de même percé les défenses de la jolie brune qui lui faisait face. Il n'était pas complètement un minable, en fin de compte.

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Lun 21 Nov - 21:08
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Encore une fois, le silence régnait entre l'opératrice en horlogerie et l'ancien assassin pourtant si près l'un de l'autre. Il n'était en rien gênant cette fois-ci. Ce n'était pas de la réflexion non plus. Elle ne disait rien par respect pour lui. Il avait besoin d'un peu de temps pour se ressaisir. C'était pourquoi, elle se contentait de le rafraichir durant plusieurs minutes et sans une parole. Quand elle eut finit, elle posa le gant de toilette sur le rebord la table basse juste derrière elle et resta à la hauteur du jeune homme, agenouillée face au fauteuil et face à lui. Au lieu de désirer une certaine distance, elle favorisa, bien au contraire, la proximité. Alexis leva les yeux vers elle, ce qu'il n'avait pas fait depuis sa confidence sur son passé et sur qui il était vraiment. Elle apprécia ce geste, aussi futile était-il. Ses lèvres bougèrent pour former un mot qui en sorti si doucement et dans un décibel si bas qu'elle manqua de ne pas le comprendre.

Mais elle le comprit et lui sourit en réponse. Il n'avait pas besoin de la remercier. C'était elle qui avait commencé ce petit jeu avec lui. Il avait accepté et c'était lui qui avait proposé les trois fameuses questions mais quand bien même, c'était elle qui était à l'origine de cette situation pour le moins inhabituelle. C'était elle qui avait lancé l'effet boule de neige. Quoi de plus normal alors que de le soutenir ? La jeune femme n'avait vraiment pas envie qu'il se sente redevable ou quoi que ce soit dans ce genre. C'était idiot. Il ne lui devait rien mais, évidemment, comme elle le redoutait, lui, ne voyait pas ça du même œil. Reprenant un peu de voix, il s'élança dans ce qu'elle espérait éviter. Il lui coupa même l'herbe sous le pied en affirmant le contraire de ce qu'elle s'apprêtait à lui dire. De ce fait, elle resta immobile, ne sachant quoi répliquer.

L'énumération de ce qu'il proposait et était capable de faire l'avait troublé, notamment la partie sur les "relations charnelles". Il déballait ça comme si c'était anodin pour lui. Elle sentit une soudaine montée de chaleur sur ses joues et espérait plus que tout que c'était juste dans sa tête et que ça ne se voyait pas. Elle avait apprécié son baiser, c'était un fait, certes, mais ce n'était pas du tout son genre de demander une telle faveur. D'ailleurs, qui le faisait ? Il était toujours aussi surprenant. Très rapidement, elle reprit un calme exemplaire. Ses deux pupilles bleutées se posèrent dans les siennes. Elle saisit ses mains. «Vous êtes entièrement libre depuis si peu de temps et vous voulez déjà m'être redevable ? »Elle lui sourit tendrement. «Mais je n'ai rien à vous demander, Alexis, il va falloir faire avec. Je ne minimise pas ce qu'il s'est passé. Au contraire. Et, je suis heureuse d'avoir pu vous aider, de vous avoir rendu totalement libre, de vous avoir écouté et de vous avoir soutenu.

Chacun de mes gestes et chacune de mes paroles étaient sincères et pour ça, il est hors de question que vous me soyez redevable en quoi que ce soit, d'accord ? Vous ne me devez rien du tout. Et puis, c'est à cause de ma curiosité intenable qu'on en est là. Vous l'avez assouvi et m'avez surprise par la même occasion. Que pourrais-je demander de plus ? De me surprendre plus encore ? Je ne crois pas que ce soit possible. »
Non, c'était même impossible. Il avait monta la barre très haute. Elle serra ses mains dans les siennes. Ses yeux ne le quittèrent pas du regard. «Vous êtes libre à présent. Faites tout pour en profiter. Faites ce que vous voulez. Faites ce que vous avez envie de faire. »Sidhiel était alors plutôt fière de l'avoir aidé et c'était peu de le dire. Elle lâcha ses mains et prit appuie sur la table pour se relever. Elle avait juste oublié qu'elle venait d'y déposer le gant de toilette humidifié sur le rebord.

Additionné à une table en verre, la chute était assurée. Et, en effet, cela ne manqua pas. Lorsqu'elle s'y appuya, le gant glissa vers l'extérieure de la table, ce qui lui fit perdre son équilibre. Étant face à elle, ce n'était pas flagrant. Le jeune homme ne dut d'ailleurs rien remarquer jusqu'à ce qu'elle arrive presque à califourchon sur lui, les lèvres collées aux siennes. Si Dieu, il y avait, pourquoi ne l'avait-il pas tué lors de la chute ? Sérieusement, après tout ce qu'elle venait de lui sortir, il fallait qu'elle tombe sur ses lèvres ?! Elles étaient chaudes... Oh, sérieusement ? C'était vraiment entrain d'arriver ? Elle se sentait horriblement gênée au vue de la situation du jeune homme. Il avait été si vulnérable il y avait encore quelques minutes. Elle ne voulait surtout pas qu'il pense qu'elle en profiterait. Et merde, elle n'osait même pas se retirer. Mais pourquoi ? Elle avait peur de se justifier ? Il n'y avait pas de raisons, ça arrivait à tout le monde ! Ok, pas comme ça. Il fallait le faire pour tomber pile sur ses lèvres ! Adieu sang-froid !  
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Rêvait-il ou la jeune femme avait rougi ? Oui, sûrement encore une fois la franchise d'Alexis sur certains actes physiques déstabilisait son entourage. En ce qui le concernait, la vision des choses avait été, comme d'autres nombreux sujets, dénaturés par son éducation assez singulière. Faire l'amour était partie prenante de son travail, et si la notion de plaisir était depuis peu prise en considération, il avait tout de même partagé les couches de nombreuses personnes, homme ou femme, sans autre sentiment sous-jacent que la culpabilité, la soumission au désir des autres, le devoir accompli. Par ce fait, il ne rougissait pas d'en parler ouvertement, et cette fâcheuse tendance indisposait autour de lui.

Elle se reprit tout aussi rapidement que les autres fois, à croire qu'elle était aussi forte de lui à cacher ses pensées et se retrouver avec un masque sur le visage. Sidhiel lui saisit les mains une nouvelle fois, et argumenta à contre-pied d'Alexis. Elle était bien maline, et presque convaincante.
Le temps s'écoulerait, mais il trouverait, qu'elle le veuille ou non, une façon de lui renvoyer l'ascenseur. Et il était plutôt tenace en son genre. Quant à la surprendre encore, elle en doutait. Pourtant, il n'avait eu de cesse de le faire, et quand elle se songeait assouvie, il alignait un nouveau rebondissement. La demoiselle le jugeait trop hâtivement.

A force de lui tenir les mains, Alexis ne parvenait plus à savoir quoi faire. Il était libre, disait-elle, et pourtant il avait toujours envie que ses mains soient captives des siennes. S'éloigner de Sidhiel, c'était comme s'éloigner de ce qui rassure. Revenir dans la réalité après avoir été dans un confortable cocon.
Pourtant, ce moment devait arriver. Sa montre était réparée. Une conversation avait eu lieu. Alexis avait ouvert une porte sur son avenir. Il n'allait pas coucher ici. Déçu à l'idée de partir, il se prépara néanmoins en amorçant une levée de siège, lorsque la jolie brune parut déséquilibrée, avant de chuter. Perdu dans ses réflexions, le russe n'en saisit pas la cause. En revanche, il saisit la mécanicienne, retombant derechef sur son fauteuil attitré. A son tour d'être surpris, tandis que leurs lèvres se touchaient, ironie du sort oblige.

Il fronça un sourcil. Chute calculée avec préméditation ou simple hasard ? Une brève analyse l’empêcha de se réjouir. Elle avait failli le repousser lors du baiser de tantôt, même si elle avait apprécié par après. Quant à son rougissement à l'évocation de la sexualité du slave, il n'était pas feint.
Seulement, Alexis était avide de reconnaissance. Et son élan de tout à l'heure était symptomatique de sa quête de l'autre via un mode de communication qu'il maîtrisait naturellement sans dissimulation. Plus la découverte de son penchant pour la chose depuis qu'il y avait octroyé une notion de plaisir.

Alors... Respect de la demoiselle qui l'avait sortie de la boue ? Ou concrétisation de son envie fiévreuse de goûter encore aux lèvres roses et tendres ? L'hésitation fut brève. Il passa outre la politesse élémentaire de s'enquérir de son état, en faveur d'un opportunisme presque goujat. Mais il se moquait bien de prendre une gifle, même s'il la méritait.
Il la serra dans ses bras et l'embrassa à nouveau. Avec une douceur infinie. L'heure de s'éloigner du corps chaleureux de l'horlogère n'avait pas encore sonné.
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Elle ne savait vraiment pas où se mettre et était tout bonnement incapable de se retirer de ses lèvres, sur lesquelles elle était malencontreusement tombée, par peur de ne pas être capable de garder son sang-froid. Quelle ironie ! Et, contre toute attente, au lieu de demander quoique ce soit, il passa ses bras autour d'elle pour la serrer tout en reprenant l'emprise sur ses lèvres. Dans cet élan inattendu, celles-ci se plièrent à cette emprise qui lui était si douce et agréable. Son geste la surpris mais seulement à moitié. Depuis le baiser qu'il lui avait volé (c'était un bien grand mot, elle ne l'avait pas empêché non plus) un peu plus tôt et, même avant, avec ses remarques, elle en déduit bien vite qu'il n'était pas du genre à être gêné de parler de sexe. Il lui semblait même, pour ce qu'il voulait bien lui montrer, qu'il était d'une nature impulsive sur le sujet. Il lui transmettait alors tant de douceur qu'elle en eut des palpitations très rapides et incontrôlables.

Que devait-elle faire ? Se retirer et élucider le mal entendu ? Elle n'était pas du genre à céder à ses pulsions...  Alors, pourquoi en ressentait-elle l'envie si subitement ? Pourquoi avait-elle envie déjà ? Ce n'était pas elle. La jeune femme posa ses deux mains sur le torse du russe et se retira très, mais vraiment très lentement de ses lèvres, trahissant cette envie folle de ne pas les quitter. Malgré tout, elle resta proche de son visage. Sa bouche s'entrouvrit. Ses yeux se perdirent dans les siens. Pourquoi dire quelque chose au juste ? Était-ce vraiment nécessaire ? Devait-elle vraiment gâcher cet instant ? Ne pouvait-elle pas céder ? Ce n'était pas elle. Mais peut-être bien qu'elle n'avait jamais vraiment été elle-même jusque là. Ne pouvait-elle pas retirer ce masque de sang-froid et de retenu, juste devant lui, juste pour cet instant ? Il était bien le seul jusqu'à ce jour à lui faire tant d'effet.

Pourquoi donc restait-elle planter là à le regarder ? Elle mourrait d'envie de se laisser aller avec lui et c'était, de tout évidence, réciproque. Qu'attendait-elle ? Ses mains remontèrent jusqu'à sa nuque puis ses joues. Tant pis pour les excuses. Ainsi, c'était comme si elle était prisonnière de ses gestes, de ses bons vouloirs. Elle ne souhaitait nullement s'en défaire. Il pouvait bien la prendre pour ce qu'il voulait. Cela lui importait peu. Elle ne voulait pas qu'il parte, pas déjà. Elle ne voulait pas rater toutes les délicieuses choses qu'il pourrait lui faire ressentir. Les autres hommes qu'elle avait pu fréquenter étaient si fades à côté de lui alors, pour l'amour de dieu, qu'attendait-elle à la fin ? Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine à tel point qu'elle n'entendait que ce bruit qui résonnait dans chaque parcelle de son corps. Il était assourdissant.

Elle n'arrivait pas à le calmer, à le faire taire. Plus elle le regardait et plus il se faisait entendre. Elle n'avait qu'à se laisser entraîner... Elle n'avait plus envie d'être forte. Elle avait envie de céder à la tentation, d'être faible. Elle finit alors par couper subitement cours à ses pensées qui lui faisait perdre son temps et alla à la rencontre des lèvres d'Alexis, l'embrassant d'abord avec douceur et tendresse, collant le haut de son corps contre le sien. Elle ne comptait pas s'en éloigner. Ses doigts se perdirent dans sa chevelure tandis que sa langue se glissait contre celle du beau russe, trahissant une passion montante, qu'elle ne se connaissait pas. Elle ne s'était jamais sentie aussi vivante.
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